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Tarifs ou impôts ?

Jean-Robert Sansfaçon   12 avril 2008  Québec
Un autre rapport pour les tablettes, se sont empressés de prédire plusieurs commentateurs à la suite de la publication, jeudi, de l'étude du Groupe de travail sur la tarification des services publics, présidé par l'économiste Claude Montmarquette. Sans doute, puisque le gouvernement Charest est minoritaire et que cette question de taxes ou de tarifs est bien plus complexe que ce que la logique économique laisse croire.

Le rapport Montmarquette avait été commandé par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, en réaction aux propositions de l'ADQ et en guise de contribution au débat sur la meilleure façon de financer les services publics pour un gouvernement qui a promis de réduire les impôts.

L'étude produite par le groupe de travail est intéressante parce qu'elle fait l'inventaire d'un certain nombre de programmes importants financés à la fois par les impôts et par les tarifs selon des ratios dont on ne comprend pas toujours la logique. Et pour cause, puisqu'il n'y a pas vraiment de logique économique dans plusieurs de ces tarifs imposés aux utilisateurs de services. Qu'il s'agisse des droits de scolarité, des permis de conduire, des permis de pêche, des droits de coupe de bois, des tarifs d'électricité ou du coût d'une place en garderie, aucun ne répond aux règles de fixation des prix par le marché.

Or voilà plus ou moins ce à quoi les auteurs du groupe d'étude voudraient qu'on en arrive. «Le message n'a rien de rigide ou de doctrinaire», prend-on la peine de préciser, puisqu'il vise surtout à «permettre une utilisation collectivement efficace» de ces biens et services fournis par l'État. Après tout, il est vrai que des tarifs d'électricité trop bas, par exemple, conduisent au gaspillage et privent l'ensemble des Québécois, actionnaires d'Hydro-Québec, de centaines de millions de dollars par année au profit des gros consommateurs d'électricité.

En nommant deux des signataires du désormais célèbre manifeste Pour un Québec lucide, publié en 2005, soit Claude Montmarquette et Joseph Facal, la ministre des Finances connaissait la couleur des recommandations avant même le début des travaux. Les «lucides» n'ont jamais caché leur parti pris pour le concept de l'utilisateur-payeur. Déjà, en 1996, alors qu'il était premier ministre, leur leader, Lucien Bouchard, prônait des augmentations de tarifs pour éviter de devoir augmenter les impôts. La même année, le ministre responsable d'Hydro-Québec haussait les tarifs d'électricité de 2,5 %, puis de 1,8 % l'année suivante.

Cela étant, un an plus tard, le même gouvernement a pris la décision de geler les tarifs d'électricité pour au moins trois ans, période qui fut même prolongée deux autres années... Que s'était-il passé? Rien, sinon deux élections générales, en 1998 et en 2003.

Il n'y a pas que les élections pour influencer les décisions des politiciens: leurs convictions jouent aussi un rôle important. Ainsi en a-t-il été des frais de garde, qu'on a voulus peu élevés pour aider les femmes à intégrer le marché du travail, ou des tarifs d'électricité aux alumineries, destinés à soutenir l'emploi en région. Si d'aventure un gouvernement tentait d'imposer à ses clients résidentiels des tarifs d'électricité calculés selon les lois du marché, il ne ferait pas de vieux os, à moins de faire de même pour les grands consommateurs que sont les papetières et les alumineries.

L'autre facteur déterminant dans la part des coûts qui peut être refilée aux utilisateurs sous forme de tarifs, c'est l'historique de son financement. Autant il allait de soi que les garderies, l'assurance médicaments ou les congés parentaux ne soient pas gratuits au moment de leur création tardive, dans les années 1990 et 2000, autant il est encore à peu près impossible aujourd'hui d'imaginer l'imposition de frais modérateurs en santé, pas même pour les repas pris à l'hôpital.

En somme, les économistes et les idéologues de droite auront beau frapper sur le clou de l'efficacité d'une tarification adéquate, comme le fait le groupe de travail Montmarquette, la plupart des programmes gouvernementaux qui ont survécu aux nombreuses vagues de compressions budgétaires ces dernières décennies comportent une composante sociale, politique ou économique qui rend difficile le rééquilibrage souhaité entre le tarif à l'utilisateur et l'impôt assumé par l'ensemble des contribuables. Des libéraux, des péquistes et des adéquistes, aucun ne peut songer à modifier radicalement ces ratios, pas même en devenant gouvernement majoritaire.

Est-ce à dire pour autant que le Québec est voué à la stagnation? Aucunement. En effet, quand on y regarde de près, la plupart des programmes créés depuis dix ans et les réformes entreprises prouvent que les Québécois sont ouverts au changement lorsque celui-ci s'inscrit dans une logique de bien commun. Avis aux politiciens.

***

j-rsansfacon@ledevoir.com
 
 
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  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 12 avril 2008 05h47
    Bravo, M.Sansfaçon!!! Vive l'esprit de collectivité!
    Merci de parler du sujet dans la perspective du BIEN COMMUN!!! C'est là l'un des objectifs importants que le Québec a construit et qu'il faut garder en tête avant de tout sacrifier au nom du capitalisme sauvage...

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 07h03
    Un milliard de perdu en Éducation
    6400 Français viennent étudier chaque année au Québec, contre seulement 1000 Québécois qui vont en France (on trouve aucune université française parmi les 60 meilleures au monde)
    Une année universitaire coutant 14k et le Français ne payant que 2k, la différence de 5400 étudiants coute aux contribuables québécois plus de 65 millions par année, soit un milliard de dollars depuis 15 ans! C'est plus que l'autoroute des Bleuets qu'on a payé pour éduquer à nos frais les jeunes de la bourgeoisie française!

    Ca c'est à part du scandale des Cegeps. Depuis une dizaine d'années, pour sauver quelques jobs de profs en région, on fait venir des étudiants de Madagascar en Beauce, à Matane, à Shawinigan, à Rouyn. Chaque étudiant coute 10k aux contribuables. Dans certains cegeps ils font plus de 10% des étudiants, soit plus d'une centaine. Faites le calcul!

    Autre trou dans le système: les prêts et bourses aux nouveaux immigrants.

    Un certain nombre d'immigrants, après avoir été sélectionnés à partir de leurs diplomes et formations, débarquent ici et ne travaillent pas. Ils décident de retourner aux études (en fait c'était leur intention première). Non seulement ils ne paient que le tarif québécois (ce qui représente une subvention de 12k par année) mais ils ont droit au régime complet de prêts et bourses!

    Ces trois énormes trous dans le système coûtent plus d'une centaines de millions de dollars par année aux contribuables

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 07h11
    Dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre?
    Un rapport pour les tablettes?
    C'est ce que l'on pourrait souhaiter de mieux!
    Et étrangement, comme ce serait ce qu'il y a de mieux qu'il aille s'empoussiérer sur une tablette oubliée, eh! bien! n'y comptez pas trop!

    Non ce rapport n'est en fait que la pointe de l'iceberg du pire.
    C'est un document honteux d'injustice sociale, une pelle mécanique pour creuser le fossé, déjà creux, entre les très riches, et les pauvres qui deviennent de plus en plus pauvre.

    Aujoud'hui, on ne peut plus parler des riches, ils sont trop près de la (jadis) classe moyenne, de nos jours, nous devons parler des «très riches». La classe "moyenne" fond sous l'économie néolibérale comme neige au soleil.

    Est-ce vraiment une "étude" que ce "Groupe de travail" nous présente sur la tarification des services publics?
    À mon sens, c'est une sorte de document de propagande néolibérale pour poursuivre le carnage économique au profit de ceux qui n'en n'ont jamais, mais jamais, assez.
    Le partage, l'équité, la justice sociale, ne semblent plus de ce monde.

    M. Sansfaçon dit:
    «cette question de taxes ou de tarifs est bien plus complexe que ce que la logique économique laisse croire».
    En effet, comme bien des choses, cette question est à la fois bien plus complexe que l'écorce qu'on nous présente et son effet est d'une simplicité déconcertante à comprendre.

    La complexité réside dans la mise en lumière de cette honteuse fourberie. Se camouflant derrière le bel habit de l'expertise, et employant des formules incroyablement "osées", comme: «Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis.».
    Lorsqu'on lit une telle phrase, on y revient deux fois, on se dit: "Aie-je bien lu?"
    Il faut avouer que c'est toute une prouesse de logique démagogique pour parvenir à démontrer une telle absurdité.

    Le but de cette démarche, dont ce rapport n'est qu'un élément parmi d'autres, est de justifier la baisse des impôts. Ce rapport devrait s'appeler: "Faisons payer les pauvres", car, en fait, c'est ce qu'il propose clairement.

    Les pauvres ne paient pas un sou d'impôt. Non pas parce qu'ils ont des trucs pour échapper au Fisc, mais, tout simplement, parce que sans revenu, ils n'ont tout simplement pas les moyens de payer.

    On aurait aussi pu appeler ce document qui n'a rien de "l'étude": "Comment nous pouvons nous soustraire à l'impôt". Bien entendu, le "nous", concerne ceux qui ont écrit "l'étude" et qui représentent leurs amis du même acabit, c'est-à-dire, ceux qui peuvent payer sans s'éreinter, sans même s'en apercevoir, en d'autres mots, les riches. Ben oui, "les riches".
    Il faut bien appeler un chat, un chat et un riche, un riche, même si ça sonne un peu gogauche (néologisme pour ridiculiser ceux qui ont une conscience sociale).

    La simili "étude" produite par ce groupe de travail douteux est vicieuse parce qu'elle fait l'inventaire d'un certain nombre de programmes importants financés à la fois par les impôts et par les tarifs et elle impose par une logique tordue, des conclusions néolibérales qui se résument à dire: faisons payer les pauvres pour leur utilisation (ils verront bien qu'ils n'ont pas les moyens) et cessons de payer pour eux avec ces maudits impôts. Les riches en ont ras le bol de payer pour le maudit pauvre. Ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer leurs impôts, non, pour eux, c'est une question de principe. Il n'y a rien qui fait plus chier les riches que de devoir payer des impôts, c'est-à-dire dépenser pour les autres!

    Ce rapport nous fait noter la haute (sic) conscience sociale du néolibéralisme!
    Moi, je serais gêné de présenter un tel document! Eux, pas du tout, ils en sont fiers!
    Le monde est-il rendu si bas? Si insensible à la pauvreté et à la misère?
    Ah! Bien sûr, ici, la pauvreté n'existe pas. Il n'y a que les trous-de-cul qui profitent du trop généreux système dont on n'a plus les moyens de se payer. Les B.S. chroniques!

    Il est bien intéressant de lire, côte à côte, cette autre "étude" (portant peut-être mieux son nom celle-là) de la Chaire d'études socio-économiques de l'UQAM.
    Hier, M. Max Rougeon nous invitait à consulter ce résumé que Le Devoir en faisait, le 5 mars dernier:
    "Près de la moitié des sociétés publiques paient moins de 20 % d'impôt"
    http://www.ledevoir.com/2008/03/05/178951.html?fe=

    «cette question de taxes ou de tarifs est bien plus complexe que ce que la logique économique laisse croire» en effet!

    Le titre de l'article de M. Sansfaçon résume en deux mots le rapport Montmarquette.
    Tarifs ou impôts!
    Je n'ose mettre le "?" parce qu'il me semble honteusement évident que de se poser une telle question est faire preuve d'insociabilité.
    Lorsqu'on parle de payer de l'impôt, on parle de gens qui ont les moyens et surtout "le devoir" de le faire.
    Lorsqu'on parle de payer des tarifs, on comprend facilement que ça veut dire que l'on prive une partie de la population de services auxquelles tous devraient pouvoir profiter. Et je crois, que les pauvres, bien plus que les riches, sont très conscients du gaspillage et de l'environnement. Donc, que l'on ne vienne pas nous faire chier avec le gaspillage des pauvres.

    Les étiquettes
    Les "lucides"! Quelle étiquette frauduleuse.
    C'est comme ceux qui ont dénaturé le mot démocratie.
    Les dits lucides, endorment pour mieux sévir. Il est temps que leurs beaux habits de l'expertise (sic), leur beaux mots somnifères et leur logique démagogique, n'est plus d'emprise sur la saine réflexion.
    Il est temps que tous nous nous ouvrions les yeux même si on s'acharne à nous les fermer.

    Dans quelle sorte de monde voulons-nous vivre?
    Avis aux électeurs.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 07h16
    Rapport inutile
    On aura beau augmenter les tarifs de permis de conduire et d'enregistrement,quand le gouvernement s'aperçoit qu'il y a un surplus dans un service financé à tarifs, il va chercher les surplus pour ses opérations courantes et ensuite il augmente les tarifs pour tenir compte de périodes déficitaires de cet organisme.
    Le consommateur payeur n'a jamais raison contre un monopole. Quand cesserons-nous de dépenser l'argent des contribuables pour des rapports inutiles

  • Eric Allard
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 07h29
    Quelle dépense inutile!!!
    Une fois de plus, on paie un groupe d'étude pour trouver une façon de présenter l'orientation néo-libérale de droite qui toucherait une corde sensible... Apres la lucidité, on vient nous parler de gaspillage.
    Mais le but réellement recherché est de réduire nos impots, notre couverture sociale, afin de libéraliser (et surtout privatiser) l'état. Ce n'est pas la logique qui dirige toutes ces attaques a la social démocratie, mais bien une idéologie.
    Pourtant, le libéralisme est un échec social partout dans le monde. Économiquement parlant, évidemment que ça se tient. Mais seulement en évitant de parler de l'écart entre les riches et les pauvres, de la disparition progressive de la classe moyenne, de l'acces de plus en plus difficile a la couverture sociale...
    Combien de rapports vont être commandés sur le sujet? Combien de versions différentes du même rapport, devrais-je dire. Et combien d'argent gaspillé? Seul l'avenir le dira.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 08h00
    Avant de grimper le prix de l'électricité
    Il serait plus que nécessaire de s'assurer que les gens a faible revenu ont des logements bien isolé et pas une bâtisse faite du temps du mazout, sans isolation, qu'on a convertit au chauffage individuelle à l'électricité pour que le locataire paye le chauffage.
    Avant de laisser convertir un logement à l'électricité on devrait s'assurer de son isolation. En tout état de cause le propriétaire devrait payer une partie du chauffage si il a pas isoler le logement louer.
    Pour ce qui est des services de garderie, il devrait être modulé par l'impôt suivant le revenu de la mère.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 08h16
    Tarifs ET impôts ET taxes
    Pourquoi choisir quand nos bons gouvernements peuvent avoir les 3 en même temps et dépenser le tout gaiement avec primes de séparation et pensions full-généreuses à eux et à leurs gros salariés et trop de fonctionnaires de tous les côtés qui ne fonctionnent pas tout trop trop.

    Il n'y a que les paradis fiscaux pour "gros comptes de banque et gros bateaux" et autres évasions pour que nos riches puissent s'en éviter en bonne partie et faire payer la classe moyenne.

  • Baptiste1
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 08h31
    La culture de la gratuité
    Les politiciens québécois seront toujours frileux à l'idée d'imposer des tarifs suffisamment élevés pour qu'ils permettent de défrayer vraiment une partie importante sinon la totalité des coûts associés aux services de l'État selon le principe de l'utilisateur-payeur ou des frais modérateurs. Il faudra bien s'y résoudre un jour surtout en santé.

    À mon point de vue, un seul parti est susceptible de s'y atteler sérieusement, c'est celui qui a fait des pressions pour que cette étude se réalise,l'ADQ. Avis aux citoyens.

  • François Le Blanc
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 08h52
    Mantras de M. Sansfaçon
    a) « Après tout, il est vrai que des tarifs d'électricité trop bas, par exemple, conduisent au gaspillage [...] »

    Pas sûr. Y-a-t-il des rapports qui appuient ce que vous dites? De toute manière, les grands consommateurs, c.-à-d. des entreprises (p. ex., des alumineries), ont des contrats négociés (à la baisse) avec Hydro-Québec, c'est connu. Un certain Robert Libman l'avait signalé, je crois. De toute manière, s'il s'agit de ne pas « priver les Québécois de centaines de millions de dollars », alors on devrait encourager le « gaspillage », non?

    b) « et privent l'ensemble des Québécois, actionnaires d'Hydro-Québec, de centaines de millions de dollars par année au profit des gros consommateurs d'électricité. »

    Quelqu'un va-t-il un jour nous dire pourquoi on a nationalisé l'électricité? Je crois que le fait d'approvisionner en électricité des régions snobées par les entreprises privées (because pas assez rentables) a développé le Québec, qui, à l'époque, en avait bien besoin. Et il en a encore besoin.

    Ce n'est pas le fait de facturer plus cher l'électricité qui développera le Québec, ce sont les activités (économiques, urbaines, sociales, etc.) que nous pourrons faire grâce à l'énergie abordable. Moins cher qu'en Ontario et qu'à New York? Tant mieux! Nous sommes gouvernés par des taupes minables. Je m'excuse auprès des taupes : même si elles sont myopes, elles ont une vision. Ce n'est pas le cas de nos fameux ténors "lucides" (Bouchard, Facal, Montmarquette, l'Institut économique de Montréal, etc.) et notamment de ceux qui les appuient au Devoir (Sansfaçon, Descôteaux, Michel David, etc.).

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 09h26
    Ça fait pitié!
    Bin oui, nous semblons être devant l'axiome qu'intelligence et éducation ne vont pas de pair. L'éducation, ça s'acquiert; alors que l'intelligence on nait avec ou, ...sans. Ces messieurs, semble avoir été absents le jour de la distribution.
    Leur approche «problème-solution» leur vaudrait un gros zéro au primaire. Car ils ne règlent rien, ils le «patchent». Comme M. Castonguay a «patché» l'assurance maladie.
    Alléluia! Merci! La preuve est faite. Car il faut bien l'avouer devant cet infâme ramassis de clichés à bon marché, on aurait pu confier la tâche à un cégépien, que l'on aurait eu une meilleure réflexion stratégique, le cégépien ayant...les pieds sur terre.
    Madame Forget un seul conseil, avant de mandater de brillants cerveaux de théoriciens,
    rappelez-vous la morale de la fable du corbeau et du renard de Jean de La Fontaine.
    «Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute».
    Et le renard est parti avec le fromage, laissant le corbeau dépité comme un couillon. «jurant, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.»
    La prochaine fois, mandatez un groupe intègre et libre d'expression, objectif, ni de droite ni de gauche si vous voulez avoir espoir de lire un embryon de solution dans sa recommandation qui ne vous fera peut-être pas plaisir mais...si c'est la bonne ?

  • Froggy Frog
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 10h30
    vous et tout ceux qui ont le pouvoir
    Bonjours M. Le Premier Ministre,
    Vous et les PQ avez créer tout ses programmes,et lâ vous me demandez de payer encore plus cher les taxes et impôts de toute sortes,parce que cela coute trop cher ,je n`ai pas demander ses services, sais vous et les fonctionnaires qui les avez créer ses programmes.Si vous voulez les gardez, faites payer ceux qui veulent les avoirs.J`en ai plein le Q de payer pour tout le monde.Je paye pour ceux qui ne travaille pas,je paye pour ceux qui roule trop vite avec leur véhicule,je paye pour ceux qui prenne de l`alcool,je paye pour les dangereux en moto,paye paye paye.pu capable.
    On nous a dit qu`on étaient pas assez productif.Alors moi et ma conjointe on a redoubler d`effort et on a amilioré notre revenu de 60,000. dollard à 80,000. et pour récompense ont doit payer en impôt encore 1,100.00.On a travailler 50 à 60 heures par semaine,qu-est-ce que vous pensez qu`on va faire la prochaine année.
    Tout est en augmentation à un rythme accélérer,mon épicerie,mon électricité,immatriculation,permis,taxe scolaire,taxe municipal,école,pétrole et autre bien diverse,je ne peu tout les nommés.
    Mes augmentation de salaire ne suffise pas à comblé votre soif de pouvoir et d`argent.Vous contrôlez les médias,vous leur faites dire se qui vous intéresse et non la vérité.À quand la vérité, à quand la justice,la vrai justice.À quand un vrai gouvernement qui va prendre le pouvoir ,non pas pour le pouvoir et l`argent,mais pour faire en sorte que tout change avant la faillite du gouvernement.
    Vous voulez contrôlé l`internet,tout comme la chine et autre pays communiste.Vous nous enlevez des libertés tout les jours,en contrôlant les médias ecrit,radio et télévision.
    De plus en plus de gens commence à sens rendre comptes et il y aura une grande réaction.Vous allez perdre le contrôle.
    Exemple, vous essayez de nous faire croire que le manège militaire est important pour la population.On s`en fiche pas mal du manège militaire personne n`allait voir se bâtiment.Et là vous allez mettre des millions de mes impôts pour reconstruire se bâtiment,bien sur avec ça ,on va mettre en place une commission d`enquète,qui va couté des millions aussi.
    À quand le changement,qui va nous dire la vérité,quelle sorte de média va nous dire la vérité,qui va faire les premiers pas,faire face au homme de pouvoir et arrêter de leur servir comme homme de main.
    froggy
    Beauté est la vérité
    et la vérité est la beauté

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 11h31
    Faire de l'argent avec de l'eau
    Après nos cerveaux, l'électricité est la première richesse du Québec. Hélas on la gaspille.

    Si on augmentait le cout du kw de 50% au cours des 5 prochaines années, on commencerait enfin à l'épargner. Hydro pourrait faire des campagnes-monstres de pub nous montrant comment l'épargner.

    Ceux qui suivraient la recette verraient ainsi leur facture augmenter de seulement de 20 à 30%. Avec les surplus dégagés, associés aux nouvelles constructions à la Baie James, associés à la création d'un Éole-Québec (présentement les Ontariens nous volent notre électricité) on pourrait dégager d'importants surplus qu'on pourrait vendre à gros prix, à 14-15 cents le kw, à l'extérieur.

    Les modestes profits de 2,5 milliards d'Hydro, grimperaient rapidement à 5, 7, voire 10 milliards par année. Avec ce fric,


    1) On continuerait à remettre 2,5 milliards en dividendes au gouvernement

    2) On mettrait 2,5 milliards dans le fonds des générations ce qui permettrait de régler la dette d'ici une trentaine d'années

    3) On mettrait 2,5 milliards dans un fonds des infrastructures. On pourrait ainsi financer 50% du nouveau Colisée à Québec, 50% du petit stade de baseball que Montréal a besoin ou 50% d'une salle de spectacle Chicoutimi.

    4) On distribuerait le 2,5 milliards en ristournes de richesse à chaque Québécois adulte en fin d'année, soit environ 400 piasses, juste avant les Fêtes

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 12h09
    Différence douloureuse
    Les plus démunis savent que toute augmentation de tarif dans les services publics les coulent un plus profondément dans la merde, alors que l'impôt progressif (s'il était vraiment appliqué) leur permettrait de survivre. Mais n'importe quel bel éditorial peut brouiller cette distinction à ne plus savoir qui a raison des Facal ou des Lauzon.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 14h06
    Votre titre M. Sansfaçon, est plus que biaisé!
    Désolé de vous ramener sur terre mais c'est:
    Tarifs ET impôts! Pas «ou». Je vous rappelle qu'on est pris avec les 2. Par contre, si vous me donnez le choix, c'est une autre histoire ...selon...
    Au fait, pourquoi ce soudain engouement pour des «tarifs et l'utilisateur payeur»? Parce qu'aucun gouvernement aussi suicidaire soit-il ne peut augmenter les impôts!
    Alors on cherche des tarifs. Ce qui prouve que NOS impôts sont mal utilisés!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 16h34
    Pour une augmentation graduelle socialement acceptable
    Les tarifs d'électricité au Québec: une anomalie économique

    Il est plus que temps que les tarifs d'électricité au Québec soient établis sur la base de vrais critères économiques, et amenés à un niveau de saine compétition. Il n'est pas sain au point de vue économique qu'un bien comme l'électricité soit vendu à un prix inférieur à celui de tout autre bien compétiteur. À long terme, cela devient insoutenable et même ridicule.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est récompenser le gaspillage de l'électricité.

    Vendre l'électricité à bas prix, c'est priver l'État québécois de sommes dont il a cruellement besoin pour son réseau d'éducation et son réseau de la santé.

    Pour être acceptable socialement parlant, l'augmentation des tarifs d'électricité devrait cependant être graduelle et devrait absolument être accompagnée de mesures (allègements fiscaux ou allocations fiscales) pour ne pas pénaliser les personnes à faibles revenus.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 16h38
    La tragédie du Tiquébéc: droit dans le mur, pis drette dans le fond
    C'est clair qu'il n'y a pas d'alternative a une augmentation modulée et programmée des tarifs publics au Québec, ainsi qu'à une refonte de la stratégie d'aide au bas revenus:

    1) l'impot sur le revenu est beaucoup trop élevé au Québec, et fait fuir les entreprises et les contribuables 'rentable' (désolé, mais faut bien qu'il y'en ai qui paient pour les autres, le Québec c'est pauvre-pauvre-pauvre; si vous le faites partir, accrochez-vous à vos tuques; l'impot sur le revenu est rendu dans la zone des retours négatifs, avec une assiette fiscale qui s'atrophie de plus de 1% par an (ce qui est énorme).

    2) On ne peut pas augmenter les taxes a la consommation, comme cela s'est fait dans plusieurs pays comparables au Québec (Norvège, Suède, Irlande, NZ), car dans le contexte nord-américain ceci provoquerait une épidémie de magasinage trans-frontalier (y compris en Ontario et au NB voisins), et le secteur des services et de la distribution ne tiendrait pas le coup (tiens, Legault y'avait pas pensé à ça coudonc). À la rigueur, le gouvernement aurait pu faire un bon coup en récupérant les 2% de TPS abandonnée par le fédéral, mais pour ça il aurait fallu qu'il ne soit pas complètement émasculé... ce qui ne risque pas de s'arranger vu qu'on est promis pour une loooongue série de gouvernements minoritaires, entre un parti de pissous, un parti de fous, et un parti de twit, la politique provinciale québécoise passe le mur du çon à toutes les semaines.

    3) Les tarifs publics québécois sont non seulement les plus bas au pays, ils constituent l'équivalent d'un boulet que la province se met elle même au pieds: sans tarifs universitaires concurrentiels, c'est pas les pogroms contre les étudiants français, comme proposés par Mr. Jacques Noël, qui vont rétablir les finances des universités. Avec des tarifs d'électricités qui ne suivent pas la musique, c'est l'équivalent de puiser dans le bas de laine des Québécois pour investir *exprès* dans une business non-rentable; avec l'absence de péages pour financer les route, Le Burkina-Faso nous fera bientôt honte.

    Bref, vous pouvez bien grimper dans les rideaux et hurler au néo-libéralisme sauvage, c'est ça ou les coupures à blanc dans les services publics. Or avec un gouvernement qui gère la province comme une équipe de macaques ivres manoeuvrant un supertanker dans les récifs, ça s'en va pas juste dans le mur, ça s'en va dans le fond.

    Alors à en juger par le nombre d'autruches qui commentent l'article de Mr. Sansfaçon, il est préférable de sauter du navire ou d'enfiler son masque à oxygene tusuite. Donc, râlez, râlez petits bolides, ça vous réchauffera quand vous barboterez dans l'eau glacée, comme les passagers du Titanic après l'iceberg.

  • David Lépine
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 18h48
    vive le gaspillage
    Continuons d'encourager le gaspillage en facturant l'électricité un quart de son coût marginal de production et un hutième de son prix à l'exportation. Vive le petit peuple , leurrons-nous en pensant que nous aidons les plus démunis en étant les plus gros consommateurs d'électricité au monde. Bravo modèle québécois!

    Au lieu d'augmenter les tarifs pour décourager le gaspiillage et exporter à très gros prix le surplus dégagé, on préfère croire que cela encourage la justice sociale. Quel idiocie, une autre grosse vache sacrée à abattre!

  • Tim Yeatman
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 07h35
    Augmentez les tarifs d'électricité, s'il le faut, mais aidez ceux qui produisent du renouvelable!
    Depuis la tempête de verglas de 1998 surtout, beaucoup de citoyens ne veulent plus se fier sur Hydro-Québec pour leur fournir l'électricité vitale à leur survie.

    Beaucoup de moyens alternatifs sont disponibles pour ceux qui ont l'argent: l'éolien, le solaire, la mini-turbine, pour en nommer quelques-uns. Les coûts de démarrage sont prohibitifs, mais la paix d'esprit de savoir qu'on sera mieux en cas de panne prolongée compense largement.

    Par contre, il serait agréable de pouvoir vendre ses surplus pour aider à compenser les frais d'installation. Au lieu d'encourager ces initiatives de débrouillardise, les gouvernements et Hydro-Québec nous obligent à payer les inspections et les installations nécessaires pour pouvoir vendre nos surplus.

    Donc, les citoyens débrouillards (qui contribuent à baisser la consommation de l'Hydro-électricité) doivent payer leur équipment, les inspections, l'équipment obligée par Hydro-Québec en plus de voir leur tarif d'Hydro augmenter plusieurs fois par année(car c'est très dispendieux d'être complètement "off the grid")!

    Si seulement les conditions étaient plus favorables, je verrais facilement des panneaux solaires sur au moins un toit d'une maison par village au Québec qui pourrait vendre ses surplus d'électricité solaire à Hydro: imaginez les rivières sauvages du Québec sauvées des barrages grâce à cela!

    Mon père me disait: on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Et l'âne avance mieux avec une carotte au bout du nez plutôt qu'un baton sur les fesses!

    Johanne Dion
    sur le courriel de son conjoint

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 11h03
    En 1995, la passoire coutait 100 millions en Éducation
    L'Éducation au Québec c'est une immense passoire. On vient étudier au Québec, à prix d'aubaine, aux frais des cochons de contribuables québécois, déja les plus taxés en Amérique du nord et les moins riches du continent. Déjà, en 1995, La Presse estimait le trou en éducation à 100 millions par année. Ca c'était avant l'invasion française!


    "Les étudiants étrangers sont de plus en plus nombreux à s'inscrire dans les universités du Québec, ce qui n'est pas étonnant puisque les pouvoirs publics leur font cadeau cette année de quelque 100 millions de dollars en exemptions de frais de scolarité et en subventions."

    "Aux études supérieures (maîtrise et doctorat), le Québec accueille 37% des étudiants étrangers venant au Canada, surtout en génie, administratio, économie, informatique, médecine et mathématique."

    "Au moins les deux tiers de ces étudiants, qui accaparent le quart des places au doctorat, bénéficient de subventions directes de Québec et d'Ottawa."

    "Moins du tiers d'entre eux versent la totalité des frais de scolarité exigés des étrangers qui peuvent atteindre 8000$ par année. Les autres ne payent, en vertu des ententes internationales, que les frais exigés par des étudiants québécois (environ 1600$ pour des études à temps plein), ou reçoivent des fonds de l'Agence canadienne de développement international (ACDI)."

    "Etant donné qu'il en coûte aux universités 12 300$ par année par étudiant en moyenne, selon le ministère de l'Education, le coût annuel des étudiants étrangers est de l'ordre de 100 millions pour les gouvernements du Québec et du Canada, sans compter les subventions au logement ou à l'alimentation." (La Presse, François Berger, 15-1-96)


    "Quarante deux pour cent des étudiants de l'Université McGill proviennent de l'extérieur du Québec et une très forte proportion sont des Ontariens. Ils sont attirés ici par la réputation de la maison et par la vie à Montréal... mais aussi parce que c'est un "très bon deal".
    (Gilles Paquin, La Presse, 15-1-96)


    Qui sont les crétins de fonctionnaires qui négocient toutes ces ententes bidons? Et qui sont les politiciens qui les approuvent?

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    dimanche 13 avril 2008 18h07
    Il a raison Jacques Noël
    Faut augmenter les tarifs à l'université aussi. Merci mon vieux.

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