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L'administration publique québécoise et les allophones - Le roi est-il anglais ?

Robert Dutrisac   12 avril 2008  Québec
L’administration publique québécoise s’adresse en anglais à une majorité de nouveaux arrivants.
Photo : Jacques Nadeau
L’administration publique québécoise s’adresse en anglais à une majorité de nouveaux arrivants.
Québec — La propension de l'administration publique québécoise à s'adresser en anglais aux immigrants allophones à Montréal tient beaucoup à l'approche client adoptée par le gouvernement. Le client est roi et le roi veut qu'on s'adresse à lui en anglais.
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  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 08h08
    Il me semble que c'est facile ...
    Dès qu'un immigrant a terminé son cours d'apprentissage du français, un document est envoyé au fichier central du gouvernement où l'on s'assure que la langue de communication est « français ».

  • Robert Mayrand
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 09h15
    Tempus fugit
    On peut cogiter, spéculer, rêver, s'étonner, se mettre en colère, etc., mais en bout de ligne, l'avenir d'une langue est fonction de son attrait et de son utilité. Si le français était perçu comme une langue attrayante et utile au Québec, tout le monde l'utiliserait correctement, y compris les Québécois de souche. Mais dans le terrible quotidien des Québécois, la gigue linguistique québécois est plus utile et attrayante que le menuet linguistique à la française. Les qualités intrinsèques d'une langue ne lui sont pas d'un grand secours pour lutter contre les comportements d'un peuple, d'un groupe, d'une communauté. On aurait bien aimé que le latin perdure et dure éternellement, mais les Français, les Espagnols, les Roumains, les Portugais et même les Italiens n'ont pas hésité à se donner une langue plus attrayante et plus utile. Pourtant, l'éducation se faisait en latin, les messes et autres blabla religieux se déclinaient en latin, les notaires rédigeaient les contrats en latin et les philosophes ergotaient en latin. Mais le bon peuple en a décidé autrement, comme toujours. Le français a eu ses heures de gloire. L'anglais vit les siennes. Le mandarin s'éveille. Bref, malgré les citations latines de Bernard Landry, les efforts de nos puristes pour bien perler le français, les humoristes québécois vont continuer à démontrer l'attrait et l'utilité de la gigue linguistique québécoise. Mais il est agréable de se souvenir du temps où le latin régnait en maître en Occident. Alas! Tempus fugit!
    rmayrand@sito.qc.ca

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 09h24
    L"approche clientèle
    Bien évidemment, les allophones sont servis en anglais parce qu'ils sont considérés comme des clients par les fonctionnaires. Comment peut-il en être autrement quand le très conservateur gouvernement libéral conçoit la gestion de l'État comme celle d'une entreprise. Les PPP, vous connaissez ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 17h10
    "For English service, press 9" ?
    À quand la disparition du "For English service, press 9" ? Ou l'encadrement de son utilisation abusive?

    On l'entend de plus en plus, dès les premiers mots du répondeur téléphonique automatique des services gouvernementaux, des commerces, chez Desjardins, etc ...

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    dimanche 13 avril 2008 10h12
    À force de ramper
    Comme dit le proverbe chinois, à force de ramper, faut pas s'étonner qu'on nous marche dessus.

    Henri-B. Boivin

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