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Pour en finir avec la «culture de la gratuité»

Robert Dutrisac   11 avril 2008  Québec
Québec — Il faut mettre fin à la «culture de la gratuité» au Québec ainsi qu'aux bas tarifs pour les services publics comme l'électricité et l'éducation universitaire. Il faut aussi relever les frais des services de garde, tarifer l'eau et envisager des péages pour entrer dans l'île de Montréal. C'est à un profond changement de mentalité que convie le rapport du Groupe de travail sur la tarification des services publics, rendu public hier par l'économiste Claude Montmarquette et l'ancien ministre péquiste Joseph Facal alors que l'autre auteure, la consultante Lise Lachapelle, était absente.

«La tarification utilisée de façon efficace et équitable constitue un outil d'enrichissement collectif et d'amélioration du bien-être de tous», a fait valoir Claude Montmarquette. Ne pas hausser les tarifs de façon appropriée entraîne des «rattrapages brutaux», note le groupe de travail.

«Nous vivons dans ce que j'appellerais une culture de la gratuité», a souligné Joseph Facal, parce que le coût des services publics est «noyé» dans les contributions fiscales. «Cette perception des choses, largement décrochée du réel, est encore plus forte chez ceux qui ne paient pas d'impôt.»

D'une façon générale, les auteurs veulent que la tarification ne soit plus soumise à la pression politique ou, à la rigueur, le moins possible. Ils souhaitent que le gouvernement adopte une loi-cadre pour fonder une nouvelle politique de tarification basée sur six principes: la couverture des coûts, la transparence, la solidarité envers les plus démunis, l'affectation des revenus de la tarification aux services visés, la reddition de comptes et l'évaluation des futures politiques qui comporteraient un volet tarifaire.

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, qui a commandé ce rapport l'an dernier sous la pression de l'Action démocratique du Québec, a indiqué hier que la hausse des tarifs n'apparaissait pas sur son «écran radar» et qu'elle se contenterait d'une loi-cadre qui rendrait moins «opaque», plus «franche», la fixation des tarifs. «Ne surestimez pas le rôle que je joue au sein du gouvernement», a lancé Mme Jérôme-Forget lors d'un point de presse. La commission des Finances publiques devrait être saisie du rapport, comme le souhaite la ministre, les deux partis d'opposition s'étant montrés ouverts à l'idée.

Il faut dissocier le tarif de l'aide aux plus démunis, estime M. Montmarquette. «La vraie solution, ce n'est pas des tarifs bas pour tout le monde mais d'aider spécifiquement les plus démunis», a renchéri M. Facal. «Disons que nous nous engageons dans un long chemin.»

Les revenus tarifaires s'élèvent à 22 milliards au Québec, dont les tarifs d'électricité comptent pour 9,4 milliards. Or il existe un écart de près de cinq milliards par année avec la moyenne canadienne, ou 651 $ par habitant.

Les services publics ne sont pas gratuits: si les tarifs ne couvrent pas les coûts, ce sont les impôts et les taxes qui les paient, rappelle le groupe de travail. Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis. Et ils portent au gaspillage, comme c'est le cas des tarifs d'électricité. «Qui a les moyens de gaspiller? Précisément les plus nantis», a avancé M. Facal. Des tarifs adéquats entraînent de l'efficacité, une plus grande qualité des services et un usage plus judicieux du bien offert par «l'utilisateur-payeur».

De même, les droits de scolarité universitaire peu élevés sont une subvention directe aux plus nantis, soutiennent les auteurs. Le statut économique des parents joue pour beaucoup dans la fréquentation de l'université, tout comme la qualité des écoles fréquentées, notamment les écoles privées, font-ils valoir. C'est d'autant plus vrai pour les disciplines les plus contingentés comme la médecine, celles qui assurent les meilleurs revenus sur le marché du travail.

Le rapport recommande donc de hausser les droits de scolarité mais de façon différenciée, beaucoup plus pour la médecine, la dentisterie et le génie, par exemple, que pour les sciences sociales, l'agronomie ou les lettres. D'après une étude de 2004, la différence de revenu pour un étudiant qui décroche un doctorat en médecine est de 2,3 millions, contre un million pour l'étudiant en droit et 205 000 $ pour le diplômé en lettres. En outre, il en coûte beaucoup plus cher pour enseigner la médecine dentaire (24 554 $) que le droit (5210 $) ou les sciences humaines (4213 $).

Les auteurs estiment que la hausse graduelle des droits, associée à une augmentation des prêts et bourses, n'aurait pas d'effet sur la fréquentation des universités au Québec, d'ailleurs une des plus faibles au Canada. Si ces droits atteignaient la moyenne canadienne, les universités québécoises empocheraient 415 millions de plus par année.

En matière de tarifs d'électricité, le rapport Montmarquette est radical. Les Québécois devraient payer non pas le coût de production et de distribution d'Hydro-Québec (à l'heure actuelle, ils versent d'ailleurs davantage que les coûts réels assumés par la société d'État) mais le «coût d'opportunité», c'est-à-dire les tarifs qu'Hydro-Québec pourrait tirer de la vente d'électricité à New York ou en Ontario. Or le prix de l'électricité à New York est 3,5 fois plus élevé qu'au Québec. Les auteurs comparent l'électricité du Québec au pétrole de l'Alberta: les Albertains paient le prix mondial pour le pétrole qu'ils consomment chez eux. De façon plus réaliste, ils notent que si les tarifs d'Hydro-Québec atteignaient la moyenne canadienne, soit un tarif résidentiel supérieur de 50 %, la société d'État encaisserait deux milliards de dollars de plus chaque année.

En matière de péages routiers, le rapport recommande que le ministère des Transport reçoive le mandat d'étudier la possibilité d'implanter un péage urbain autour de l'île de Montréal ou de l'agglomération. Les revenus de ces péages serviraient à investir dans les transports en commun.

Les auteurs proposent que toute nouvelle infrastructure routière soit à péage dans la mesure où il existe une voie alternative. Le gouvernement devrait aussi envisager de moduler les droits d'immatriculation en fonction du kilométrage annuel parcouru.

Les municipalités du Québec devraient munir de compteurs d'eau non seulement les industries et les commerces mais aussi les résidences. Le rapport indique que le comptage universel de la consommation d'eau permet de réduire celle-ci de 15 à 30 %.

En ce qui a trait aux garderies, le rapport Montmarquette propose d'augmenter périodiquement la contribution des parents, fixée à 7 $ par jour à l'heure actuelle. Le groupe de travail voit dans les services de garde subventionnés «l'exemple parfait d'une politique publique dont le coût a été mal évalué lors de sa mise en place et dont la tarification est directement soumise à la pression politique».






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  • Martin Larivée
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 01h51
    La bureaucratie et la bourgeoisie réclame une cessation du concept de 'culture de la gratuité' ?
    « Une cessation de la gratuité ? Je suis outré et ma dignité est flouée.

    Je vous invite fortement à lire l'article 'Combien gagne un professeur d'université' paru ici même dans Le Devoir. Guy Laperrière, professeur au département d'histoire de l'Université de Sherbrooke nous fait mention de son salaire ainsi que celui de ses homologues ou la plupart. En ce sens, j'aimerais noter que votre propre salaire, mesdames et messieurs consistant la bourgeoisie ainsi que la bureaucratie est semblable, sinon plus. Quel est le lien entre votre salaire et la culture de la gratuité ? Il est bien facile, pour vous, de demander un système ou les prolétaires ainsi que le reste de la population doit payer davantage, alors que vous avec votre salaire vertigineux vous êtes pratiquement aucunement affecté. Arrêtez de vous donnez des milliers et des millions de dollars. La richesse est là et il suffit de la partager comme il se doit.

    L'éducation n'a pas de prix. Sur ce, je vous rappelle qu'à la base, ce sont ces mêmes professeurs et cette vie de 'culture de la gratuité' (spécifiquement au niveau scolaire) qui ont fait de vous ce que vous êtes et vous ont offert votre place actuelle. L'argent est là au Québec. Il est mal géré, voilà la réponse. Quand allons-nous arrêter de nous entre courir après nos queues et comprendre qu'il faut taper sur ceux d'en haut et non nos propres pairs qui en arrachent assez eux aussi.

    Ceux qui ne paient pas d'impôt ? C'est vous et la bourgeoisie qui ne pait pas l'impôt de façon équivalente. Ce sont les multinationales et les multiples fruits de la mondialisation qui viennent ici et nous ne disons rien. Un jour viendra où l'action et la révolte seront inévitables. Le point de rupture social, économique et politique est sur le point de subvenir. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 02h08
    Tiens les vendeurs d'eau, d'énergie et bétonneur en tout genre ont parlé
    « On veut faire en sorte que l'énergie soit plus dispendieuse, on veut vendre l'eau et on veut faire sorte que les gens ne se déplacent que très peu et qu'ils payent un max quand ils le font.

    Pourtant, les compteurs d'eau n'ont aucune impact sur la consommation, ce ne serait qu'une taxe déguisée qui affecterait surtout les pauvres. La hausse du prix de l'électricité renderait les patentes à énergie solaire, les cellules photovoltaiques et les moulins à vents résidentiels plus attrayant. Et surtout encore là, les plus pauvres et les familles nombreuses vont être les plus affectés. Pour les péages, ils seraient probablement fait en PPP ce qui fait que l'argent fait serait en bonne partie redistribué aux actionnaires, donc pas sur les routes.

    Pour les CPE, une simple abolltion reglerait le probleme, un retour aux allocations pour les enfants qui peuvent être utilisé pour faire garder l'enfant ou pour rester à la maison et s'en occuper »

  • Louis N. Hébert
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 02h58
    Franc tireur
    « Fin à la culture de la gratuité est mon souhait afin que le Qc devienne une province de première place au lieu du dernier rang, dans le rouge comptable. Dans cinq ans, espérons que nous n'en serons pas à faire du sur place, au duel verbal et l'inaction. Bravo à ces auteurs! »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 04h50
    Faisons payer les pauvres
    « Culture de la gratuité?

    Quelle mauvaise présentation de la réalité: parler de "culture de la gratuité".

    La vraie question n'est pas la gratuité, mais plutôt le partage des richesses.
    Que va donc changer la politique de "l'utilisateur payeur"?

    Comment comprendre qu'on puisse dire:
    «ce n'est pas des tarifs bas pour tout le monde, mais d'aider spécifiquement les plus démunis»
    Aider les plus démunis???
    Les démunis se laveront moins? et on sauvera de l'eau?
    Les démunis prendront moins d'électricité pour se chauffer et cela les tiendra en meilleure santé?
    Aider les plus démunis???
    Voyons!

    «si les tarifs ne couvrent pas les coûts, ce sont les impôts et les taxes qui les paient, rappelle le groupe de travail»
    Exact. Et ceux qui paient des impôts, ont les moyens de payer.
    Si une partie de ceux qui paient les impôts n'a pas les moyens de payer leurs impôts, c'est qu'il faut hausser l'exemption de base.

    Cette politique de l'utilisateur payeur n'aide absolument pas les démunis. C'est une politique d'aide aux nantis, c'est une politique de réduction d'impôts.

    «Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis.» Mais c'est totalement ridicule d'affirmer une telle chose. Les bas tarifs coûtent cher en impôts aux nantis et si les tarifs sont haussés, alors plusieurs démunis ne pourront plus se payer ces services de base.

    C'est-à-dire que ceux qui ont les moyens ne paieront plus pour ceux qui ne les ont pas.
    Ceux qui peuvent tout se payer, se paieront encore tout et vivront bien, tandis que ceux qui sont sans le sou ou sans grands moyens, vivront, et dans certains cas, survivront avec beaucoup de difficulté.

    On ne voyage plus parce qu'on ne peut prendre les autoroutes.
    On ne peut faire garder ses enfants parce qu'on n'a pas les moyens.
    On ne va pas à l'Université parce qu'on ne peut se la payer.
    Si on est né dans le trou, on y reste.
    "Oublie ça l'université mon p'tit gars, on n'a pas les moyens"
    "Ceux qui peuvent étudier et devenir médecins comme tu aimerais, he bien! Ce sont les riches! Pas nous!" Et v'lan!

    Pour ceux qui sont nantis, il n'y a aucun problème. C'est même d'ailleurs, un bon avantage. En réduisant les choses "subventionnées pour tous", les impôts diminuent.
    Ceux qui ont les moyens de gaspiller continueront à gaspiller.
    Ceux qui ont les moyens de se rendre au centre-ville avec leur limousine auront toujours les moyens de polluer avec leur grosse bagnole dans le trafic. Ce n'est pas une hausse de tarif qui peut changer leurs habitudes, d'ailleurs, bien souvent, ils ne savent pas ce que coûtent les choses. Tout ce qu'ils savent c'est combien ils peuvent économiser d'impôt.

    «De même, les droits de scolarité universitaire peu élevés sont une subvention directe aux plus nantis, soutiennent les auteurs.»
    Une telle déclaration est une preuve éloquente comme quoi, le ridicule ne tue pas!


    Quand on dit "les impôts diminuent", il faut bien comprendre que pour la plus grande majorité de la population, cela ne change rien, parce qu'il faut avoir de bons revenus pour payer de l'impôt.

    Donc, cette politique qui semble toute logique, n'a qu'un grave effet, celui de creuser allègrement le fossé entre les riches et les pauvres.
    Ceux qui vivent bien et ne se privent de rien, ne se priveront de rien, tandis que ceux qui tirent le diable par la queue, auront de plus en plus de portes fermées.

    Ce rapport suggère l'implantation d'une des pires politiques anti sociales des dernières années.


    Ce qu'il faut changer, c'est "la culture du toujours trop d'impôt".
    Il faut refaire l'image de l'impôt, il faut rendre conscients les payeurs d'impôts de leurs rôles sociaux.
    Je sens déjà les tomates me siffler près des oreilles, mais si on a un peu d'altruisme et un goût d'une certaine équité sociale, il me semble qu'il soit normal que si on bénéficie d'une bonne situation, on puisse donner un peu plus pour aider les moins favorisés.

    Il faut vraiment que ce fossé des classes sociales, cesse de se creuser. Je crois que tous en bénéficieraient.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Nicole Poirier Société Alzheimer de la Mauricie
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 06h19
    Juste et équitable
    « Bravo pour ces propositions qui m'apparaissent plus équitables et ne favorisent pas (pour une fois)) les mieux nantis. Les exemples sont clairs et incontestables. C'est de cette façon qu'il faut présenter les choses à la population. La réaction de Mme Jérôme-Forget est classique, politique et à courte vue.
    Nicole Poirier
    Trois-Rivières »

  • Gérald Vézina
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 07h04
    Ou vit M.Montmarquette et cie.
    « Claude Montmarquette et cie doivent demeurés ailleurs qu'au Québec, de quelle gratuité est-il question? N'oublie-t-ils pas que nous vivons dans la province la plus taxée. La seule aubaine au Québec ces l'électricité, pour ce qui est des péages sur les autoroutes il existent déjà, la taxe sur la vente des pièces et services que vous devez payé lors de la réparation de votre voiture qui à subit des dommages à cause du mauvais entretien de nos routesde vrais bien suffire à combler les coffre. Je pourrais délirer comme cela pendant des heures, mais je vais aller droit au but les vrai problèmes au Québec s'ont la productivité qui est étouffé par un syndicalisme trop puissant et la bureaucratie gouvernementale qui à coup de commissions et d'études sur études deviens de plus en plus lourde. Si M.Montmarquette et cie vous avez des solutions à ces deux problèmes parler sinon de grace taisez-vous. »

  • Gilles Néron
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 07h04
    Encore la pensée magique de l'Institut
    « Ce rapport est le pur fruit de la doctrine néo-libéraliste de l'Institut économique de Montréal largement subventionné par la grande entreprise, dont Power Corp. Il magnifie le rendement des contributions publiques au détriment de leur redistribution comme cela été le cas depuis Keynes. Sans dire que le véritable but est une réduction des impôts, il y conduit directement.
    En effet, ce qui est payé par les tarifs ne l'est plus par les prélèvements directs et indirects. De plus, les tarifs pèsent encore plus fort que les impôts sur la classe moyenne puisqu'ils ne tiennent pas compte des revenus payeurs. Cette classe contribue ainsi davantage aux dépenses publiques, elle qui a toutes les misères du monde d'améliorer son sort malgré ses efforts de travail sur dans sa tranche de base. Combien de citoyens vivent autour du salaire minimum?
    Quand on compare l'électricité du Québec avec le pétrole et le gaz de l'Alberta on devrait préciser que si les prix de ces derniers produits sont mondiaux, les Albertains touchent une importante ristourne en matière fiscale.
    Les riches auront toujours le loisir de ses payer les meilleurs services car les hausses de tarif leur sera indifférente à cause des limites forcées de la consommation de ces services alors qu'elles deviennent obérantes pour les gens qui touchent un revenu dans la moyenne.
    Il est pourtant facile de voir les faiblesses du néo-libéralisme, on a qu'à constater les effets de cette doctrine sur l'économie américaines ces temps-ci. L'entrepreneur à tout crin n'est pas la panacée aux problèmes de développement économique.
    Il faut se méfier des doctrines elles conduisent toutes à des jugements erronés lorsque ces derniers sont généralisés.
    Gilles Néron
    Québec »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 07h17
    Insensibilité
    « 650$ par année, pour quelqu'un qui gagne 100,000$, il ne le sentira presque pas. Mais pour la moyenne des Québécois à 30,000$ annuellement, ça cogne. On le sait tous, le problème c'est que ceux qui gagnent plus de 100,000$ et les entreprises paient moins d'impôts que la classe moyenne. Voulons-nous d'une société É.-Unienne et ses dizaines de millions d'itinérants? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 07h19
    Dans la bonne direction mais pas trop vite s.v.p.
    « Quelques bons points comme l'affaire des CPE à 5 $ maintenant à 7 $ qui n'ont jamais profité à tous ceux qui en avaient besoin, ce qui créait une injustice. Faudrait, au moins, que tous puissent en bénéficier sans trop les augmenter pour ne pas pénaliser les parents pauvres et même, de classe moyenne. »

  • Guy Gilbert
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 07h38
    Ne surestimez pas le rôle que je joue .....
    « Comme ça, les politiciens ont le pouvoir de prendre de mauvaises initiatives qui auront des conséquences désastreuses, mais n'ont pas le pouvoir de réparer les pots cassés ou d'apprendre des expériences...... Curieux comme réponse. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 07h39
    Est ce que je me trompe?
    « La génération babyboomer a profité de la gratuité ou a endetté la prochaine génération? La génération PQ à imposé ses idéologies et vie de société irresponsable pour que la prochaine génération devienne responsable? Rien de nouveau sous le soleil, ce qu'ils ont rejeté en masse va revenir pour et les futur bâtisseur de la société seront tout le contraire d'eux, des personnes de foi et non de loi. (P.S. mais heureusement ce ne sont pas tous les babyboomers qui sont comme cela, c'est pourquoi il y a une vrai relève qui vient.) »

  • Jacinthe Latulippe
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 07h46
    Culture de la gratuité !!!
    « Messieurs,
    Sur quelle planète vivez-vous pour parler de culture de la gratuité ? C'est vraiment incroyable ! Payez-vous de l'impôt ? Le problème se situe peut-être à ce niveau.
    Je pense qu'il faut chercher l'argent òu il se trouve, pas dans les poches des étudiants ni dans celles des familles modestes avec enfants en bas âge ...
    Une société équitable ne fait pas vos choix. Le poids relatif aux tarifs de l'électricité (dont on a payé nous même les infrastructures), d'eau, de la garderie, de l'éducation ... n'est certainement pas le même chez les gens a revenu modeste et à revenu élevé.
    Si vous êtes prêt à payer plus pour les tarifs payez donc des impôts et laisser le gouvernement répartir la richesse équitablement selon les choix que nous faisons collectivement ...
    Jacinte Latulippe »

  • Jean Sauvageau
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 07h58
    Encore la classe moyenne qui trinque
    « Je veux bien qu'on allège le fardeau tarifaire des plus démunis. Je n'ai pas lu le rapport, mais d'après le résumé qu'en fait l'article, il semble que nos valeureux chavaliers du capitalisme mondial réserve encore un chien de leur chienne tarifaire à la classe moyenne.

    Quant verra-t-on un véritable appel à la taxation et à l'imposition des revenus des grandes corporations qui s'en tire toujours en payant le moins possible, et qui souvent ne paient rien du tout en plus de ramasser les subventions gouvernementale - qu'elles gaspillent trop souvent effrontément pour se tirer ensuite, laissant le gouvernement (e.g., encore nos $) réparer les pots cassés. Alors quand on me parle du 'gaspillage' supposément causé par les bas tarifs, je suis loin d'être convaincu. Ce que les auteurs du rapport font n'est que confirmer la bonne vieille méthode capitalo-capitaliste de la privatisation des profits et de la socialisation de la dette. Si les auteurs en sont conscients, et qu'ils proposent des solutions, tant mieux, et que les journalistes nous le disent.

    Rien de neuf, donc, sous le soleil d'un tardif printemps québécois.

    Jean Sauvageau
    Fredericton, NB
    Autrefois du Québec, maintenant du NB (Notez que le NB n'a rien à envier au Québec sur le plan de la fiscalité : Irving, McCain, etc.) »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 08h14
    Les tarifs
    « Je ne prends jamais l'autobus. Malgré celà, nous contribuons par le renouvellement de nos permis de conduire au financement du transport public. Jusque là, ce n'est pas trop choquant, même si nous savons que les employés jouissent de salaires et de conditions de travail supérieurs à ce qu'on retrouve dans le secteur privé, ainsi que d'une sécurité d'emploi mur à mur. Le plus choquant, c'est de voir que les autobus, en dehors des heures de pointe, circulent toute la journée et toute la soirée à peu près vides. Alors, moins de pollution mon oeil.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 08h25
    Aucun problème...
    « Aucun problème, si le gouvernement retourne 650 $ par individu en impôts. Mais comme d'habitude, il va baisser les impôts de 200 $ par famille seulement et tarifer les services en plus.
    Imaginez Hydro qui est censée être contrôlée par la régie de l'énergie, lorsqu'elle pourra tarifer librement.
    Tant qu'à y être, pourquoi ne pas abolir le gouvernement et engager une firme comptable, privée évidemment. Sur la base du plus bas soumissionnaire évidemment! »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 08h25
    6k pour un Acadien, 2k pour un Français
    « Est-ce normal qu'un Français paie seulement 2k pour venir étudier au Québec alors qu'un Acadien en paie le triple?
    6,400 Français étudient présentement au Québec contre seulement 1,000 Québécois en France. La différence de 5,400 à une moyenne de 12,000$ par année coûte 65 millions aux contribuables, soit un milliard de dollars depuis 15 ans!!

    Autre trou dans le système: les prêts et bourses aux nouveaux immigrants.
    Un certain nombre d'immigrants, après avoir été sélectionnés à partir de leurs diplomes et formations, débarquent ici et ne travaillent pas. Ils décident de retourner aux études (en fait c'était leur intention première). Non seulement ils ne paient que le tarif québécois (ce qui représente une subvention de 12k par année) mais ils ont droit au régime complet de prêts et bourses!

    Bref, on bouchant ces deux trous, on pourrait facilement aller chercher 100 millions par année. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 08h32
    Si au lieu de régler la culture de la gratuité on «se penchait» sur la culture de la myopie financière étatique?
    « L'hydro?
    Pourquoi l'augmenter?
    On en fait cadeau à l'industrie de l'aluminium jusqu'en 2040 et cette industrie appartient à des capitaux étrangers. De plus, on la «vend» à moins cher qu'à «nous» à l'extérieur du Québec, alors...mollo, un état n'est pas l'armée du salut (copiez l'Alberta, là bas les entreprise paient des impôts). Commencez là où il faut et quand ça sera mon tour (de citoyen du Québec) je paierai les augmentations, mais le gros de l'argent, il n'est pas dans mes poches et VOUS le savez!
    Selon la dernière nomenclature de «Léo Paul Lauzon et les entreprises au Québec» (il y a un mois), elles ne paient «pratiquement» pas d'impôts et...elles roulent sur les subventions pour faire leur travail! Exemple : Bombardier qui nous annonce des contrats mirobolants et qui est à négocier pas loin de 6 ou 700 millions de subventions entre le Fédéral et le Québec, et Bachand qui se dit prêt à donner plus!
    Faut pas avoir de respect trop, trop pour nous pour se la faire aller de telle façon.
    Y a pas un problème quelque part? Qu'on nationalise «toutes les business» qui dépendent de NOS impôts et Ô surprise, il y a pas mal plus de fonctionnaires que le décompte officiel qui déjà nous place en tête du «per capita» des pays industrialisés! En fait quand on garde à flot des entreprises grâce à l'argent public, c'est (presque) des employés de...l'état, non? Ouais, il perçoit de l'impôt sur les emplois «sauvés». Le point mort il est où? Il n'existe pas, on récupèrera jamais l'argent.
    Les solutions :
    1) Faire payer «ceux» qui ne paient pas = les entreprises.
    2) Couper les subventions bidon et contrôler les salaires des dirigeants d'entreprises roulant avec nos deniers. En fait, ce sont des hauts fonctionnaires multi millionnaires qui n'ont JAMAIS crée de richesse, ils sont des super «quêteux», c'est tout! Désolé de détruire le mythe des grands bâtisseurs du Québec et de l'establishment québécois.
    3) Couper dans les coûts de l'État dixit M. Pariseau qui a évalué que les retraités de la fonction publique représentent grosso modo la moitié du déficit et apporta comme solution ...leur départ massif pour un monde meilleur. Il s'est fait actionner par ces derniers par la suite. Sacré lui, toujours le bon mot.
    Après seulement, si ça ne suffit pas, vous pourrez demander aux Québécois(e) de payer plus pour les services.
    Lien pour l'article du Devoir qui publia la recherche de Léo Paul Lauzon:
    http://www.ledevoir.com/2008/03/05/178951.html?fe=3306&fp=214994&fr=71293 »

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 08h39
    Augmentation des tarifs = augmentation de salaire
    « Si je suis d'accord avec certaines mesures proposées par le groupe qui visent nos ressources et notre environnement (compteur d'eau, péage à Montréal) je ne peux qu'exprimer la plus vive opposition à l'augmentation des tarifs de services proposées. Le groupe parle des garderies comme d'un exemple de coûts mal évalués. Ont-ils vraiment bien évalué les coûts de leurs propres mesures?
    Ils citent l'Alberta en exemple!! Les albertains paient très cher leur énergie sale qui coûte très cher à produire, nous aussi nous devrions payer cher notre électricité propre dont les coûts de productions sont très bas... Facal ne nous a pourtant pas habitués à de tels sophismes. Se rend-t-il compte que les salaires en Alberta sont beaucoup plus importants qu'ici? Que dans la plupart des familles un parent -la femme en général- doit quitter son emploi pour rester à la maison avec les enfants parce que les garderies coûtent en moyenne 1500$ par semaine? Le groupe a-t-il seulement consulté l'industrie avant de proposer de telles mesures qui auraient un impact important sur leurs dépenses? Ont-ils seulement réfléchis plus loin que la conférence de presse coup de poing qu'ils voulaient donner?
    C'est dans ces cas-ci que je suis heureux de savoir qu'une nouvelle ne dure en moyenne que 12h dans les médias. Demain, cet artifice médiatique déguisé en débat de société sera éteint... »

  • karim boujrada
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 08h41
    Une faillite morale et intellectuelle
    « Une fois que les gens qui vivent avec des salaires de McDo et de Couche-Tard auront fini de payer l'eau, l'électricité et tous ces services aux taux fixés par nos sages néolibéraux, ou est-ce que nos valeureux exploités trouveront l'argent pour consommer tout ces gadgets et produits qui fait rouler notre économie?

    Charger les gens pour des services essentiels est déjà d'une morale douteuse. Augmenter les prix c'est et parler de culture de la gratuité cest insulter les gens normaux, ceux qui ne fréquentent pas le Hilton et les membres de l'IEM.

    C'est une faillite morale et intellectuelle »

  • Bertrand Lavoie
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 08h56
    Les arbres à dollars sont à Westmont
    « Il y a de l'argent au Québec, beaucoup d'argent.

    Il faut aller la chercher la ou elle est! Dans la poche des riches et des entreprises!!!

    Assez la persécution des plus pauvres! »

  • Guillaume Boucher
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 09h19
    Sophistes en la demeure
    « M. Facal ne prêche pas pour les mêmes pauvres que moi. Les exemples sontnombreux, mais allons-y des plus choquants:

    «Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis.»
    Et selon cette logique, les hauts tarifs profiteraient aux plus démunis? Les plus démunis ne peuvent pas se permettre autre chose que les bas tarifs. J'en parle par expérience moi qui redoute mes factures à chaque mois.
    Et les impôts progressifs? N'est pas déjà là une forme d'utilisateurs-payeurs? Plus les gens ont des revenus, plus ils participent à la bonne marche des services publics.
    Un système à proprement parler d'utilisateurs-payeurs, où on paye directement pour un service en fonction de son utilisation, avantage nettement les plus riches...et le gaspillage. Qui donc peut payer sans sourciller et faire fit du gaspillage (parce que conditionnel au pouvoir de dépenser) que les mieux nantis?


    Autre aberration : «De même, les droits de scolarité universitaire peu élevés sont une subvention directe aux plus nantis, soutiennent les auteurs. Le statut économique des parents joue pour beaucoup dans la fréquentation de l'université»
    Vous avez déjà payez vos droits de scolarités? Ou appliquez sur un programme d'aide aux études? Vous auriez eu le bonheur de constater que le «statut économique des parents» ne jouent pas en faveur des nantis. Une demande de prêts et bourses tient compte des revenus familiaux, et O surprise, avoir des parents appartenant à la classe moyenne vous disqualifie du programme de bourses. Parce qu'ils gagnent trop. En quoi est-ce favoriser les plus nantis? À moins que cet argument servent à rendre caduque les frais de scolarté, vous péchez encore par sophisme.
    Et hausser les frais d'admission pour la médecine, la dentisterie ou le génie, tous des diplômes permettant une élévation du statut, est-ce favoriser l'accession à ces dites formations ou un autre exemple de ségrégation de classe? Ceux qui ont déjà les moyens vont continuer à former «l'élite» et les autres vont grossir les rangs des diplômés-chaumeurs...

    M. Facal, avec des penseurs aussi lucidement solidaire que vous, le peuple n,a rien à craindre, il est sûr de se faire avoir!

    Guillaume Boucher,
    Mtl »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 09h22
    Et la gratuité privée, elle?
    « Encore une fois, ce n'est que le gouvernement qui gêne ces penseurs. Les entend-on se plaindre des journaux gratuits, par exemple, qui non seulement nuisent sans doute aux finances des journaux payants mais qui, en plus, encombrent nos rues et les rails des métros?
    Je me rappelle avoir lu un "éditorial citoyen" français qui assimilait ces prestations à des ventes liées, chez eux interdites par la loi, parce que la publicité, on la paie quand on achète les produits annoncés, non? Pourquoi devrais-je donc payer un journal ou une ridicule émission de télé-réalité quand j'achète un meuble, par exemple? N'est-ce pas une forme de "taxation without representation"? »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 09h22
    Pour cesser le parasitisme; utilisateur-payeur
    « Trop de citoyens ne réalisent pas les vrais coûts des services publiques. Il faut cesser ce "maternalisme d'état", ce gouverne-maman avec pensée magique. Tout a un coût, et il y a toujours quelqu'un qui paye.Au Québec ce sont toujours les même qui payent; la classe moyenne qui travaille 6 mois par année pour l'état!!!!! Il serait grand temps que TOUS payent leur part, sur le principe de l'utilisateur payeur.Simple question de justice élémentaire et de faire cesser cette plaie sociale qu'est le parasitisme.

    Trop de citoyens responsables payent pour des services pour les irresponsables...Ainsi ceux qui sont responsables dans leur façon de s'alimenter et font un peu d'exercice, payent pour les irresponsables qui malbouffe et s'effouère devant la télé ou l'ordinateur. Que ceux qui décident par leur comportement d'être malades , s'assument et payent pour leur décision au lieu de lâchement et antisocialement faire payer les autres... La liberté c'est s'assumer pas parasiter!!! »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 09h31
    Ce groupe de travail semble avoir une grande aptitude à se facilité la tâche.
    « Comme vous l'écrivez: "Les Québécois devraient se résigner à payer plus cher pour les services publics." Il faudrait peut-être se demander cependant si c'est seulement de ça qu'il s'agit pour solutionner le problème. Votre conclusion, si j'en crois cet article est que les québécois ne sont pas à la hauteur de leurs exigences des services qu'ils demandent, par rapport à ce qu'ils paient.

    Permettez-moi de faire une petite caricature empruntée d'un auteur, pour parler de nos politiciens et de nos décideurs, à partir d'une citation dans un livre lu récemment: C'est comme de prendre un taxi dans une ville étrangère et d'être tout à coup saisi de méfiance pour le chauffeur. Non seulement il ne semble pas connaître le plan de la ville, mais le passager assis à l'arrière [nous, les québécois ordinaires assoiffés de services pas chers] s'alarme de l'entendre parler avec incohérence, et commence à suspecter sa sobriété. Cette nervosité est fortement augmenter quand le chauffeur soûl est armé et que le passager n'a aucun moyen de s'en sortir."

    L'auteur que je cite se sert de cette caricature pour parler de l'esprit humain et de ses aberrations. Ce petit groupe de travail aurait peut-être à revisiter les labyrinthes de leurs cogitations. Et voir les choses sous un angle, une perspective plus judicieuse par rapport à leurs objectifs de faire la lumière. Sinon, il risque d'ajouter encore plus d'ombre à force da tamiser les vrais questions. Nos politiciens et nos décideurs ont la gâchette facile quand il s'agit de dépenser. Surtout quand ils n'ont qu'à piger, quasi arbitrairement si on les laissait faire des fois, dans la cagnotte de nos impôts et de nos taxes pour renflouer les coffres.

    Il n'y a rien de pire que de monter dans un taxi avec un chauffeur qui ne connaît pas les rues de la ville. En bout de ligne, la facture risque de coûter cher... »

  • Max Roujeon
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 09h52
    Convergence? Coïncidence? Bref, la radio en a parlé
    « Une rencontre téléphonique Amir Khadir VS le défendeur de l'étude (je n'ai pas entendu le nom) à Arcand et Cie» fait sortir que :

    Le Québec INC, qui ne paie pas d'impôt est en plus, le plus grand utilisateur des paradis fiscaux «off shore» en territoire hors fiscalisation. Bingo!
    Ça tombe plutôt bien si ce n'était pas si triste.
    Dire que le fruit de nos impôts (subventions, R&D etc.)se retrouve peut-être dans bien des cas, bien au chaud aux Bahamas et qu'on traîne une dette de plus en plus lourde.
    Alors, on veut trouver une solution? Ou prétendre en chercher une tout en lui tournant le dos? »

  • Josianne Millette
    Abonnée
    vendredi 11 avril 2008 09h53
    Et où touverai-je cet argent?
    « Avec un revenu de moins de 20 000$, comme la majorité des étudiants qui travaillent en plus de poursuivre leur scolarité, comment pourrais-je : absorber la hausse des frais de scolarité et des frais afférents; payer plus cher mon électricité; plus cher ma carte d'autobus; payer pour l'eau que j'utilise; payer mon loyer (qui augmente chaque année); payer pour mes soins de santé (une perspective qui ne doit pas déplaire à ces auteurs) et, *en même temps* consommer suffisamment pour soutenir notre économie et épargner comme on me le recommande?!? Nos revenus n'augmentent pas (surtout que l'AFE n'est pas indexée) et, pourtant, des experts de la comptabilité à courte vue nous demandent d'allonger notre colonne de dépenses... Il faut comprendre que ce sont *les mêmes personnes* qui doivent absorber toutes ces augmentations de coûts. Les budgets gouvernementaux ont beau être segmentés, ceux des individus ne le sont pas.

    L'autre problème, peut-être le plus important, c'est qu'à force de se faire traiter en client, on agit et on pense en client. Par conséquent, se développe un détachement de la société, et se renforce la mentalité du "je, me moi", parce que "je paye pour". Un État n'est pas une entreprise, des citoyens ne sont pas des clients. Un tel mélange des catégories est pernicieux, glissant et dangereux pour la démocratie. »

  • coté carol
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h17
    aberration
    « C,est ajouter l'insulte a l'injure pour les plus démunis,alors que les abris fiscaux fusent de toute part pour les riches,mais dans quel monde somme nous.Notre probleme,c'est que les corporations ne paient leur juste part d'impots alors que les gouvernements empruntent pour combler ce manque et les citoyens paient les intérets de la dette,c'est la boule de neige dans les finances publics.Les néo-libéralistes allez refaire vos devoirs et venez pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes. »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 10h26
    Le Québec serait-il une colonie ou une simple compagnie à gérer.
    « C'est à se demander si le Québec n'est pas une colonie ou une simple compagnie à gérer pour ce groupe de travail. C'est aussi un peu ce que j'ai ressenti à la lecture de certaines des réactions à cet article. »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h27
    Utilisateur payeur, mais pas pour tout
    « Le principe même d'une assurance collective (SAAQ, RAMQ,CSST) est de répartir l'ensemble des coûts sur l'ensemble des utilisateurs. Ce n'est pas nécessairement "l'utilisateur" qui est le "payeur".

    Il y a aussi un autre problème qui sera très difficile à surmonter: Combien coute chaque service. Il a été démontré dans la Commission Castonguay que le gouvernement ignore totalement le coût de chaque service en santé et cela semble pareil dans la grande majorité des ministères.

    De plus, avec toutes les commissions de la dernière année: Bouchard-Taylor, Provost, Castonguay et autres, il est impossible pour le gouvernement d'appliquer le rapport de la Commission Montmarquette avant de faire le ménage dans l'administration des services gouvernementaux.

    Mais ne vous inquiétez pas, le gouvernement va engager 2 à 300 administrateurs supplémentaire à gros salaires pour les 30 prochaines années pour évaluer les coûts de chaque service du gouvernement. J'entend déjà les québécois ne plus vouloir de viaduc à 3M$ ou de pylônes d'Hydro-Québec à 1,5M$. Coute trop cher, pas besoin, pollution, etc...pendant que les gens de St-Lin ont exigés, et obtenu, un pont temporaire de 300,000$ parce qu'ils devaient faire un détour de 20 minutes pour aller faire leur épicerie pendant les 2-3 mois de construction de leur nouveau pont. Ils n'étaient même pas heureux d'apprendre qu'ils auront un pont neuf.

    Est-ce que la population veut VRAIMENT le savoir combien ça coûte au gouvernement pour les services qu'ils prennent pour acquis ?

    Eric Bsrnabé »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 10h27
    combien ça coûte ce rapport-la?
    « Je veux me mettre un peu d'argent de côté pour m'en payer une copie. Je devrais pouvoir me le payer si je prend moins d'eau la semaine prochaine. »

  • Gaetan Dagenais
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h34
    Société collectiviste vs culture individualiste
    « L'essentiel du message lancé par ce rapport est simple: c'en est fini de l'idée d'une société collectiviste. À la limite, on y encourage le cynisme devant l'appareil d'État, qu'on considère de facto comme incapable de redistribuer notre richesse collective adéquatement par le moyen d'une gestion responsable des impôts payés en fonction du revenu. Puisque plus personne ne sait pourquoi il paie ses impôts, puisque c'est toujours "l'autre" qui en bénéficie et jamais soi-même, il est plus facile de charger les coûts du système à la pièce. Il est certainement plus aisé de s'abaisser au niveau du nombril de l'individu que de s'élever au niveau de l'idée d'une société responsable, d'une collectivité qui partage sa richesse. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 10h35
    Intéressant en principe...
    « Les idées avancées sont intéressantes par contre elles sentent les PPP à plein nez.
    On privatise en douce, on fait des profits en étant partenaires sur quelques conseils d'administration bien établis et sous le couvert on déduit ses dépenses tout en ayant la bonne conscience d'aider les moins nantis. Ceux justement qui se fendent en quatre pour réduire au maximum leur consommation d'énergie pour boucler leur fin de mois. Des bons citoyens responsables quoi dans la limite où ils peuvent étirer la sauce.

    L'éducation est un droit, si une personne d'un milieu pauvre veut faire des études elle devrait être en mesure de le faire et non contrainte à travailler à temps plein pour s'offrir le luxe d'une scolarité. Certains pays paient toutes les études et les finissants remboursent en fonction de leurs revenus et s'engagent à contribuer au développement économique de leur pays par la suite. Ça motiverait une bonne quantité d'étudiants à poursuivre sans la contrainte d'une coupure des vivres éventuelle et de prêts qui tardent à rentrer.

    Les garderies ont été instaurées en premier lieu pour assurer un encadrement adéquat aux enfants et offrir un environnement social stimulant pour palier les absences prolongées des parents au travail ou simplement inaptes et offrir les outils nécessaires pour entrer à l'école par la suite.

    Pour l'électricité, on connaît le "gambling" avec les promoteurs privés d'Hydro-Québec et les petites clauses secrètes. Pour l'eau, l'or bleu, les États-Unis et même les provinces voisines ont les yeux rivés sur le Québec. On privatise les cours d'eau, on pompe et hop les rivières perdent leurs statuts patrimoniales et l'Alena négocie nos paysages liquides à rabais avec les pauvres États-Unis qui ont des piscines à remplir et dont l'économie d'énergie n'est pas la plus grande vertu. Ils ont déjà asséché et détourner des cours d'eau du Mexique, pourquoi pas nos lacs et rivières et embouteiller ça en petits formats" friendly user"...
    Soyons optimistes, les gens vont peut-être se réveiller à temps et consommer différemment. Quelques catastrophes industrielles ou naturelles finiront bien par nous secouer les neurones.

    Marie-Claude Leclerc »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 10h44
    Pas avec mes impôts...
    « Le principe de l'utilisateur payeur a clairement des vertues, mais si on veut l'appliquer, qu'on l'applique à TOUS les niveaux. Par exemple, quand j'entends tous ces gens taper sur les CPE, en disant qu'ils n'ont pas à payer pour ça parce que leurs enfants sont au postsecondaire, je pourrais leur rétorquer que je n'ai pas à payer avec mes impôts pour les cégeps et les universités, puisque mes enfants sont au CPE. Tant qu'à pousser la logique plus loin, pourquoi des couples sans enfants devraient-ils assumer les coûts de l'éducation des enfants des autres? Non, mais...

    Une vaste majorité de citoyens sous la quarantaine n'utilisent jamais les hopitaux, à part pour les accouchements. Pourquoi devraient-ils donc assumer les coûts d'un système de santé qu'ils n'utilisent pas? Que ce soient donc aux utilisateurs de payer pour ce très dispendieux système de santé: les cancéreux, les cardiaques, les diabétiques, les hypocondriaques, etc. Je suis certain que la société ne s'en porterait que mieux...

    Et les théâtres, les orchestres symphoniques? C'est subventionné avec mes impôts, et à peine 1-2% des la société (les riches) sont abonnés. Pourquoi devrais-je payer pour ça avec mes impôts? Qu'on ajuste les tarifs des abonnements pour réfléter les vrais coûts.

    Même chose pour le sport professionnel: pourquoi devrait-on accorder des traitements de faveurs aux équipes professionnelles (eg loyer du centre Bell), alors que seulement 20,000 assistent aux matches de hockey. J'en ai rien a cirer du hockey, alors pourquoi mes impôts devraient subventionner ceux qui achètent des billets?

    Je pourrais continuer ainsi, mais j'ai autre chose à faire... »

  • Marie-Eve Malenfant
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 10h47
    Decouragement
    « Je suis totalement decouragee. Je ne comprends pas comment on peut resonner de la sorte...
    "Les bas tarifs profitent en premier lieu aux plus nantis." Quelle aberration! Les mieux nantis paient des impots a la mesure de leur salaire. Comment peut-on penser que l'augmentation des frais universitaires ne nuira pas aux plus pauvres?!
    Payer des impots est une contribution sociale. Je m'en fou de payer des impots tant que l'education, la sante et les services
    aussi primordiaux que l'electricite restent accessibles pour tous! Je suis a New York depuis un an et je ne fais que constater jour apres jour les resultats nefastes de l'absence d'un systeme de sante public, des couts impossibles des frais universitaires. L'injustice est si flagrante! Je ne peux m'empecher de penser que M. Montmarquette, M. Facal et compagnie ne sont que de parfaits imbeciles! »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h52
    Étudiants français: système troué
    « Voici comment les étudiants français baisent le système.

    Max, 23 ans, est venu ici comme étudiant français à l'automne 2006.

    Comme les autres étudiants français, il jouit d'un privilège énorme ne payant que 2k par année plutot que les 14k que coutent réellement ses études. Max a tellement aimé qu'il a fait une demande de résidence permanente en avril 2007. Il a obtenu sa résidence permantente en mars 2008 sans même à avoir passé d'entrevue. Tout s'est fait par la poste. Un jeu d'enfant, sans aucun controle. (le Québec a de gros cotas d'immigration et cherche désespérément des francophones. On prend n'importe, même des séropositifs sont acceptés)

    Une fois le précieux papier en poche, il s'est viré immédiatement de bord et a demandé des prêts et bourses, comme votre enfant né ici!

    Et il a obtenu une bourse de 3000$ et un pret de 1220!!!
    Non seulement on lui subventionne des études à la hauteur de 12k par année mais en plus on lui donne un cadeau de 3k de beau cash et on lui donne un pret sans intéret de 1220. Le tout pour un gars qui n'a jamais payé une cenne noire d'impot icite!

    LE SYSTÈME EST PERCÉ. LE SYSTÈME EST TROUÉ!

    si vs allez sur ce site
    www.immigrer.com
    vs allez avoir son témoignage sous le nick UNMAXDEMAX

    installé le 29 aout 2006

    salut, justement j'ai demandé le prêt et bourses. n'ayant pas eu de revenus l'an passé (j'étais étudiant, pas ici), devenu résident permanent en mars, j'ai une bourse de 3000 dollars et un prêt de 1220dollars qui m'ont été accordés. Pas si mal. »

  • Amadeus Olivier
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h55
    Bravo!
    « Il est évident que les bas tarifs pour nombre de services publiques favorisent le gaspillage et cachent les coûts réels pour la société. L'idéal serait de hausser les tarifs proportionnellement aux revenus des particuliers afin d'épargner les plus démunis. Par conséquent, OUI au principe d'utilisateur-payeur, OUI aux péages pour accéder à l'île de Mtl, et OUI à la hausse des tarifs afin que le Qc rentrent enfin, peu à peu, dans le droit chemin comptable. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 11h06
    Pourquoi un rapport qui nous dit des choses que l'on sait déjà ?
    « Vu la l'énorme dette actuelle, nous savons déjà que le gouvernement devra continuer d'augmenter les tarifs pour les différents services qu'il offre à la population. D'ailleurs, il le fait déjà : depuis quelques années, par exemple, nous avons dû subir plusieurs augmentations du prix de l'électricité, et c'est loin d'être terminé !

    Hier, en bonne politicienne, la ministre Monique Jérôme-Forget a réagi plutôt froidement à la publication du rapport Montmarquette sur le sujet, ce qui laisse croire que ce document sera mis sur les tablettes !

    C'est fou tous les rapports que commande l'actuel gouvernement et qui sont ensuite envoyés à la déchiqueteuse, des rapports coûteux qui ne nous apprennent rien de très nouveau et qui, bien entendu, sont payés par les contribuables ! »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 11h07
    Votre culture de la gratuité = répartition des gains abusifs
    « C'est exactement cela «le socialisme», se préoccuper au niveau des états, de répartir le coût des biens indispensables aux gagnes petits à l'ensemble des contribuables en pigeant dans l'impôt pour payer la facture des plus pauvres.

    les gagnes petits sont en fait des pauvres honteux qui font le mieux possible avec pas assez.

    Augmenter les tarifs ne servirait en fait qu'a mieux remplir les poches des dirigeants de ces sociétés, qui doivent être jaloux de leurs collègues qui peuvent profiter de la manne des acheteurs qui payent trop chère.

    Je ne donnerai qu'un exemple frappant, l'arrivée au Québec des magasins à 1.00$ à fait baisser le prix de milliers d'articles que certains magasins continuent à vendre à prix d'or.
    Là on a put réaliser la manière dont on volait le monde avant la généralisation de ces points de vente.

    Avec 40% de bénéfice et 15.00 en moyenne par acheteur, cette compagnie fait des profits encore plus que raisonnable.


    En fait votre augmentation est un nouvel impôt indirect, comme la TPS qui permet au gouvernement de dire qu'il n'augmente pas ses impôts et aux dirigeant de se remplir les poches de dividendes automatiques sans aucune compensation pour le client, puisque ce sont des biens indispensables à la vie.

    Il y a juste a se demander ou la tranche énorme des gens qui ne paye pas d'impôt sur le revenu irait chercher l'argent pour payer ces augmentations de tarifs et vous aurez la réponse à votre réflexion. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 11h20
    Quelle belle logique.
    « Utilisateur payeur. Ils ne seront contents que lorsqu'ils nous auront tout pris. Je vois que M. Fakall profite bien de sa pension du gouvernement. À quoi sert un gouvernement ? À payer les pensions de pauvres tar... Et bien si je suis « utilisateur payeur », je demande un remboursement pour cette étude insipide. De plus, je demande un remboursement de la pension de tous ces gens qui ne font plus rien pour nous que de nous traiter de bas peuples.

    Le plus grave dans tout cela, c'est qu'ils y croient. Ils croient qu'ils sont intellectuels et ils croient qu'ils ont raison. Ça fait froid dans le dos. »

  • Robert Parenteau
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 11h49
    Utilisateur-payeur?
    « Lorsqu'on parle de biens vitaux, je crois que ceux-ci devraient être gratuits pour les individus, mais pas pour les compagnies et industries qui les utilisent et souvent à profusion. Si demain, on hausse le coût de l'eau ou de l'électricité, ces utilisateurs gargantuesques refileront cette hausse aux acheteurs de leur produit, l'individu payant ainsi deux fois cette hausse. Mais quels sont ces besoins vitaux? Et pourquoi faudrait-il que seuls les individus aient à payer pour les plus démunis via nos impots alors qu'on sait que les compagnies et les plus riches profitent de moyens pour payer moins, toutes proportions gardées? On nous répète à satiété que nous sommes les plus taxés et d'un autre côté que nous avons les plus bas coûts pour les services offerts par le gouvernement. Notre idéal est-il les USA et autres pays à l'économie maîtresse de tout et au diable les moins nantis? »

  • marc belliveau
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 12h43
    Une seul intérêt
    « La seule chose que je trouve intéressante dans ces avenues est une possible réduction dans l'utilisation des services publiques, ainsi que de la consommation en eau et en électricité. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 13h39
    Totalement d'accord
    « Oui, il faut en finir avec la culture de la gratuité. Il est grand temps que les plus démunis de la société soient clairement identifiés parce qu'incapables de payer les services publics dont ils auront malheureusement dans la culture du « tout a son prix », même les pauvres.
    Roland Berger »

  • Lefevre Thierry
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 13h53
    méfiez-vous des néo-vautours
    « Encore une fois, on nous baratine des propos alarmistes, on créé des comparaisons pernicieuses et on traite luxe et nécessité de la même manière. Néo-conservateurs nous demandent de payer plus chers, Néo-libéraux demandent à l'état de léguer au privée, tels des vautours tournoyant au-dessus de l'État coâssant leurs arguments afin de nous prendre un morceau.

    La société québécoise choisi de rendre les services à la population moins chers et accessibles à tous en échange d'un impôt plus élevé. Or, si par exemple nous diminuons l'impôt et augmentons les frais de scolarité de manière différenciée, nous limiterons qu'aux familles les plus nantis la possibilité de nous fournir un médecin, alors que l'intelligence peut naître dans toutes les strates de la société. Au net, moins de médecins. Est-ce là une vraie solution de société?

    Ne me parlez plus de la moyenne canadienne! Dans les autres provinces, les services coûtent plus chers alors que les gens paient moins d'impôts. Par exemple, En Colombie-Britannique, un salaire de 50 000$ ne paie que 24% d'impôt. toutefois, l'assurance maladie coûte 50$ par personne par mois et l'université près de 4 000$ par année. En comparaison, le coût de vie au Québec est nettement supérieur malgré l'impôt perçu.

    Ne mélangez pas luxe et nécessité! Certains services tels que l'éducation et les soins de santé sont des nécessités. le transport automobile sur l'ile de montréal est un luxe. je suis d'accord pour les ponts à péage. Voilà une idée brillante.

    Mais enfin, où ce situe réellement le problème? Les services ne coûterons jamais assez cher pour qui gère mal les deniers publics ou pour qui est trop complaisant avec le privée. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 15h39
    Pourquoi pas?
    « L'utilisateur payeur j'en suis mais pas de la manière proposée: d'accord qu'il faille tarifer tous ceux qui circulent en auto aux heures de pointe dans tous les grandes ville, tarification modulée en fonction du revenu et des enfants, tarifer tout type de production énergivore et sans récupération, bref tarifer les rebuts pour en favoriser le recyclage, tarifer la grosse cylindrée, tarifer tous les utilisateurs de moteurs à deux temps, don je suis, afin de forcer leur disparition, tarifer les propriétaires de piscine, de grosses maisons chauffé à l'électricité alors qu'on aurait les moyens d'avoir la géothermie, bref tarifer la surconsommation et le gaspillage.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Yvon Moreault
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 15h58
    Ah ces grands penseurs!
    « Comment peut-on être si borné et prétentieux ?
    Avec tous les moyens à leur disposition, on croirait qu'ils verraient
    un peu plus loin que leur nez, plus loin que leur état modèle sur le bord de la faillite, les USA.

    Ils pourraient peut être regarder la Finlande qui prend des positions sociales tout à fait opposés à ce que nos grands penseurs veulent nous faire avaler. Le succès Finlandais avec la gratuité scolaire et universitaire, des salaires très élevés comparés aux nôtres, un respect de l'environnement exemplaire etc. Ils diront que c'est à cause de leur ressources pétrolières. Or, le Canada, dont nous sommes encore, baigne aussi dans le pétrole, de l'Alberta à Terre-Neuve! Le Canada avait aussi ses riches forêts avant qu'ils laissent une horde de vauriens les piller en moins de vingt ans!

    Pour nous convaincre, ne devraient-ils pas d'abord recommander que tous les grandes compagnies paient un frais de récupération équivalant au montant d'impôt qu'ils devraient payer sur l'argent caché dans les paradis fiscaux? Mais comment déterminer ces frais de façon équitable? C'est simple, de façon arbitraire comme on le fait pour les assistés sociaux!

    Et alors...

    Yvon A. Moreault »

  • Mi Dec
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 16h11
    Mesieu Facal n'aime pas la classe moyenne
    « les pauvres veulent continuer d'avoir tout gratiss ( entendre aussi subventionné, tel le logement, le dentiste, chèques de tps et tvq et on peut continuer longtemps ....)

    les riches veulent continuer à ne rien payer, donc facturerons à d'autres les frais ou les deduirons de leur impot d'une façon ou l'autres.

    Et la classe moyenne qui arrive de moins en moins à se mettre de l'argent de côté, continurons à subventionner tout ces gens et rejoindrons bientot de cette façon les pauvres pendant que la nouvelle bourgeoisie profiterons de ce que on leur aura payer.

    La justice n'est pas sur terre, mais moins d'impot et plus de tvq serait plus équitable. Et la rendre plus progressiste en fonction de la non-nécessité du produit ou de son luxe dirons certains serait mieux. Appelons-la la tvq ascenseur :-) »

  • Gérard Guay
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 16h45
    Bien d'accord !
    « L'eau est une richesse collective de tous les Québecois. C'est à peu de chose près ce qui nous reste puisque les forêts ont été rasées grâce à l'incurie de nos dirigeants. J'en ai plein le pompon d'entendre les "gestionnaires" de tous azimuths nous dire que nous sommes bien chanceux d'avoir l'électricité à ce prix car en Californie...et à New York...etc. et tout le monde connaît le refrain.
    Tant qu'à être conséquent, il faudrait aussi taxer les bleuets et ...la neige puisque nous avons tout cela en abondance et que les Californiens n'ont pas cette chance.

    Je suis bien d'accord avec M. Montmarquette d'augmenter les tarifs à la condition qu'à chaque hausse des coûts de l'électricité, les salaires de tous les employés de la très grasse Hydro Québec soient baissés dans la même proportion. Et il en sera de même pour le nombre d'employés et ce, à chaque augmentation. Et que le tout soit rétroactif à l'année 2000... Cette très occulte société d'état pourrait d'abord mettre de l'ordre dans sa division Hydro International qui crèche à l'étranger dans des hôtels 5 étoiles et tout ce qui va avec.

    Monsieur Montmarquette, vous êtes drabe et pâle. Allez voir le médecin. S'il n'y a plus de sous dans la caisse, on se cotisera. »

  • Denis Brault
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 17h02
    Se responsabiliser: pas très populaire!
    « Rappeler que rien n'est gratuit devrait être banal. Hum! Je serais très d'accord avec le rapport si a) on pouvait faire en sorte de de pas écraser les démunis b) utiliser réellement les sommes ou surplus générés pour des projets précis comme la réduction de la dette québécoise qu'on trasfert aux générations futures, ou encore améliorer notre réseau routier sous-développé, ou encore améliorer vraiment le transport en commun dans une optique écologique. »

  • François Beaulé
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 17h31
    Hydroélectricité: Et Alcoa, Alcan et tutti quanti
    « Avant de proposer de faire payer le «coût d'opportunité» aux citoyens québécois pour l'électricité, Montmarquette et cie auraient dû remettre en question les tarifs préférentiels accordés aux alumineries. Leurs camarades de l'Institut économique ultralibéral se taisent aussi sur cette question.

    Autre incohérence, les auteurs de ce rapport se plaignent que se soient les riches qui profitent le plus des universités. Pourtant, avec un impôt proressif en fonction du revenu, ce sont aussi les riches particuliers qui paient le plus d'impôt et donc subventionnent les universités. Une hausse des droits de scolarité réduirait encore davantage la place des pauvres et de la classe moyenne dans les universités. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 17h48
    De la parole aux actes
    « Ces dignes représentants du néolilbéralisme n'ont pas l'esprit concret. De beaux discours et aucun moyen pour atteindre leurs nobles visées. Ils auraient pu par exemple suggérer que l'État se porte garant de prêts que les démunis des institutions financières pour payer les services publics auxquels ils sont forcés d'avoir recours. Ces institutions feraient ainsi de l'argent sur le dos des plus pauvres de la société. Un peu d'imagination voyons !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 17h59
    À quand le saut chez les libéraux ?
    « Monsieur Facal est coincé. S'il veut continuer de défendre le néolibéralisme, il devra renier ses convictions politiques et faire le saut chez les libéraux. En voudront-ils ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Isabelle Régo
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 18h51
    Payons plus pourquoi pas?!
    « Monsieur Dutrisac,

    j'admet que les mieux nantis doivent sûrement dépenser plus mais je trouve cela abérant de trouver comme solution une tarification plus élevée. D'après moi, cela ne servira absolument à rien, la preuve est le côut du pétrole. Cela m'étonnerais que la plupart de gens prennent l'autobus ou le métro au lieu de leur auto parce que le pétrole est plus cher. Ensuite, je trouve que nous payons assez comme ça et de faire payer plus la population pour une mauvaise gérence de l'argent parce que nous avons des dirigeants stupides qui ne savent pas comment faire, je trouve que c'est de l'injustice totale! En ce qui concerne d'élever les droits de scolarité à l'Université c'est vraiment ''se foutre de la gueule'' des étudiants! Déjà qu'il y a une pénurie de médecins au Québec, et que ce n'est pas donné à tous de pouvoir aller à l'Université, ça serait vraiment intelligent d'endetter encore plus les étudiants et de leur donner encore moins le gôut d'aller en médecine, vu le nombre d'années d'études pour pratiquer ce métier!

    Bref, je trouve que c'est une très mauvais idées de faire payer la population pour des fautes que le gouvernement commet. »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 18h54
    Montmarquette, Facal et Lachapelle: biaisés, de mauvaise foi, ou demeurés consommés?
    « Les trois auteurs du rapport dont le présent article fait l'objet sont soit biaisés par ceux qui ont commandé et payé ledit rapport et en connaissaient les conclusions avant de débuter, soit intéressés a obtenir comme suite un autre lucratif contrat de consultation, soit de mauvaise foi, soit influencés par la droite américaine, soit paresseux au point de ne pas être allés voir ce qui se fait ailleurs, excluant les USA, soit dénués de toute créativité, ou soit, finalement, très mou du bulbe.

    Si je suis leur raisonnement, il faudrait que le prix des maisons soit, en moyenne, de 1,5 millions de dollars, car c'est le prix du marché a Tokyo. Poursuivons dans la même veine. Un bon parent devrait payer les études de l'enfant du voisin plutôt que du sien, si celui du voisin a plus de potentiel que le sien: les économistes appellent cela le coût d'opportunité (applicable aussi aux tarifs d'Hydro-Québec).

    Tiens, parlant d'Hydro-Québec, les alumineries devraient payer le même coût que celui payé par l'industrie lourde aux USA, ou en Allemagne, ou la ou c'est le plus cher; comme ça, nos alumineries arrêteraient de prendre tout pour acquis et cesseraient de gaspiller.

    Oui, il faut être comme le reste du Canada. Donc, quand est-ce que nos impôts vont être abaissés au niveau de l'Alberta, i.e. 0% au provincial, et aucune taxe de vente provinciale? Il faut dire que les Albertains sont bien malheureux: ils paient l'essence au même prix que nous.

    Nous gaspillons la nourriture; allons-y, triplons le prix des céréales, comme en Égypte.

    Et tant qu'a idoler le modèle américain, allons-y jusqu'au bout, et faisons en sorte que, tous comme aux USA et ici avant l'avènement de l'assurance-santé, la moitié des faillites personnelles soient dues a des factures médicales que les gens sont incapables de payer.

    Pour ce qui est de la tarification de l'eau, faisons comme en Grande-Bretagne, et octroyons-en la gestion par l'industrie privée. Ainsi, tous comme les Britanniques, nous laisseront la merde flotter dans la bolle toute la journée parce que ça coûte maintenant une livre (plus de 2$) a chaque chasse d'eau. En passant, notons que l'avènement du privé dans la gestion de l'eau au UK n'a pas vraiment fait diminuer sa consommation, cela a juste triplé les tarifs, tout en enrichissant une poignée de déja méga-riches.

    Par contre, si on veut être comme le reste du Canada, il y aurait certains avantages: enfin, les fonctionnaires provinciaux verraient enfin leur salaire élevé au niveau de celui des fonctionnaires fédéraux et des autres provinces, soit une augmentation de facilement 40 èa 66%. Les médecins ne seraient plus les seuls a avoir des augmentation de privilégiés dans le systeme de la santé: les infirmières seraient enfin reconnues.

    Et l'inflation dans tout cela? D'accord avec Montmarquette et cie: les tarifs d'Hydro-Québec ne devraient pas dépasser l'inflation; les augmentations de salaires (incluant primes et autres) des hauts dirigeants du privé NE devraient PAS dépasser l'inflation; et les employés de ces derniers devraient avoir des augmentations d'AU MOINS l'inflation. Sur ce dernier point, notons que beaucoup de banques canadiennes n'offrent même pas cela a leur caissières; plutôt, elles donnent de petits bonus. De cette façon, le salaire comptabilisé pour les avantages sociaux et la retraite n'augmente jamais. Et comme le bonus est sur le salaire, le bonus n'augmente jamais lui non plus.

    C'est de cela qu'on devrait parlé. Pas des stupidités de Montmarquette et cie. Je rappelle ici que l'économie est la science qui consiste en la maximisation du BIEN-ËTRE sous la contrainte d'utilisation de ressources limitées, ET NON PAS la maximisation de valeurs monétaires sous la contrainte d'enrichir ceux déja riches, les lucides devrais-je dire!. A ce sujet, nos économistes sont pitoyables, car tout leurs systèmes, modèles et projections sont fondés sur une croissance éternelle, tant du PIB que de la démographie (immigration grandissante incluse), alors que même Carla Bruni sait que la planète est limitée, ses ressources et son territoire avec. Quelle crédibilité peut-on accorder a des économistes vivant encore dans ce miroir aux alouettes?

    Pour terminer, comme l'a dit un autre intervenant avant moi, allez donc voir, Montmarquette et cie, ce qui se fait ailleurs, et non pas seulement aux USA. Et lors de vos années sabbatiques, au lieu de choisir une destination en fonction de la présence d'autres chercheurs qui encensent obséquieusement vos obscurs papiers de recherche ou d'un endroit que vous aimeriez bien visiter, au lieu d'écrire ces obscurs papiers pour épater vos étudiants ou être publiés ou obtenir des subventions, prenez donc 5 ou 10 K$ de vos poches et aller voir le vrai terrain et le vrai monde, èa l'extérieur du réseau académique ainsi que de celui de ceux qui vous subventionnent. »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 19h50
    ...je n'avais pas fini...
    « Un raisonnement, s'il est valable, doit être valable pour tous, et dans les deux sens, i.e. on utilise, on paye... et on ne travaille pas, on n'est pas payé.

    Donc:
    1) Lorsque le prof. Montmarquette est en année sabbatique, il ne devrait pas être payé par son employeur premier, son université, puisqu'il n'y est pas. De surcroît, pendant cette année divine, il est probablement payé par l'autre institution ou il a débarqué (ah! le double dip!). De plus, lorsqu'il fait de la consultation sur ses heures de travail, comme probablement il l'a fait pour l'élaboration de l'odieux rapport concerné, les heures qu'il n'a pas passées a travailler pour son université devraient être déduites de sa paie. Ça serait déja un début d'économie pour la société. La même remarque vaut pour le prof. Facal.

    2) Parlant du prof. Facal, est-ce que d'être chroniqueur a la défunte émission Indicatif présent avec Mme Bazzo, entre 9AM et 11AM, comptait pour une tache académique? De plus, si Monsieur Facal est logique et conséquent avec lui-même, il n'acceptera pas une pension de l'Assemblée nationale et une de l'université puisque, en bout de ligne c'est le même employeur! Si on utilise, on paie; si on ne rend le service qu'une fois, on ne peut pas en être récompensé deux fois. Ça marche dans les deux sens. »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    vendredi 11 avril 2008 20h33
    Où allons-nous?
    « Tarifer en aidant les plus démunis, tout à fait d'accord mias là où j'ai un problème, c'est que la tarification sera imputée aux classes dites non démunies, c'est-à-dire celles qui gagnent plus de 16 000$! Ils vont se vanter d'aider les plus démunis mais pour être aidé, il faut vraiment vivre dans la pauvreté... C'est encore la classe moyenne incluant la petite moyenne et la très petite moyenne qui va payer! Dites-moi comment feront les gens qui gagnent entre 16 000$ et 40 000$ pour payer tout ça???
    Moi, je crois qu'il faut arrêter de parler d'augmenter les tarifs des particuliers d'Hydro-Québec et faire payer tous les acheteurs d'électricité hors-Québec et ainsi remplir les caisses de l'État Québécois. Nous avons les moyens de produire de la richesse électrique et nous la vendons à l'extérieur à bas prix tout en parlant d'augmenter les tarifs pour les Québécois, c'est assez insensé, non? »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 02h11
    D'autres cultures à abattre, en priorité.
    « Une autre Commission compression ou Commission compromission du Gouvernement Charest. Un autre rapport dont les conclusions n'apparaissent pas dans l'écran pistard de la «gère mène» libérale des Fiances dont la CULTURE DE L'AUTORITÉ se célèbre sur l'autel du sacrifice des NÉCESSITÉS ET PRIORITÉS CITOYENNES, suivant l'horaire des basses-messes de ses QUOTIDIENNETÉS PARTISANES.

    Dès que les RATTRAPAGES, impliquant des grosses piastres, ciblent les BIEN NANTIS, autrement appelés LES PLEINS, lesdits RATTRAPAGES, normalement justifiés par l'équité et la justice distributive, sont immédiatement qualifiés de BRUTAUX. N'avez-vous donc pas remarqué que c'est instantané? Ce sont LES PLEINS que le principe UTILISATEUR=PAYEUR doit rattraper, puisque plus de 40% des Québécois ne payent pas d'impôts! D'ailleurs, au rythme où va la déchéance sociale et les dégringolades des classes moyennes, des retraités désindexés et des aînés prestataires de la maltraitance, c'est possiblement en moins d'une décennie et demie que 51% des Québécois ne payeront pas d'impôts et que cette nouvelle balance du pouvoir surprendra et confrontera nombre de potentats exclusifs si intimement liés aux obligeances des «gangs de rues» politiques. J'ose espére que ceux et celles qui ont amené le Québec dans ce cul-de-sac tiers-mondiste, ne s'imaginent pas s'en sauver sur les rails de l'immunité ou fuir sur les ailes de l'impunité... ... ...

    Par ailleurs, ce docte rapport «compteur du plein» et «comptable du vide», porté au compte des contribuables $$$, au nom de la CULTURE DE L'IRRESPONSABILITÉ libérale, conclue au principe utilisateur=payeur. Quand on connaît toutes les acrobaties fiscales et contorsions comptables dont sont capables les escortes fiscalistes des bien nantis; quand on sait à quel point les dépenses des pachas sont pratiquement toutes comptabilisés sous les abris fiscaux auxquels ils ont libertin accès, la seule évocation du principe UTILISATEURI=PAYEUR devient de l'humour très noir, pour ne pas dire une grosse farce plate. Ledit rapport, si comptable, si économiste, si Facal et Montmarquette soit-il, a eu un culot à l'égal du gouvernement sans culotte de Jean Charest. D'une part, Montmarquette semble bien intentionné et vouloir se ranger du côté d'un certain rationalisme, aux qualités pédagogiques inconstestables, mais auquel je préfère la lucidité terre-à-terre de Lucien Bouchard. Par contre, quand l'ex ministre Facal, pompeux comme pas un, joue à la Mère Theresa et s'aventure dans un plaidoyer en faveur de la protection des démunis, ça provoque le grotesque et convoque l'incrédibilité autant que l'irrecevabilité. Ce docte sociologue de Paris-Sorbonne, ex-ministre et ex-président du Conseil du Trésor du Québec, aurait mieux fait de passer une loi contrant systématiquement la croissance galopante de la pauvreté au Québec et affirmant les droits fondamentaux des Québécois démunis et laissés pour compte, dans les ghettos du paupérisme institutionnalisé, que de s'empresser à formuler et à faire passer la loi 99, sur l'exercice des droits fondamentaux et des prérogatives de son parti sécessionniste d'un État dit Québec, issu de son imaginaire séparatisme à tout prix, ne profitant qu'aux Souverains ainsi qu'aux quelques républicains laquais de leur cour.

    Dans l'ordre et avant que ne soit rognée la CULTURE très improprement timbrée et très vicieusement libellée «DE LA GRATUITÉ», ne faudrait-il pas plutôt et au plus tôt, s'attaquer à la CULTURE DES FATUITÉS & DES VANITÉS, cette culture (des plus agraire) des poussas légumineux et légumineuses d'une champêtre gouvernance provinciale des plus rétro?

    Ne faudrait-il pas boycotter systématiquement la CULTURE DES PROXIMITÉS et de leurs cortèges de gracieusetés et de gratuités qui favorisent et profitent si largement aux richards médecins spécialistes, aux magnats de la magistrature, aux goujats de la pharmacologie et autres poussas branchés aux lobbys de la CULTURE DES MITOYENNETÉS?

    Ne faudrait-il pas mettre fin à la CULTURE DES COMMUNAUTÉS patronales, corporatives, syndicales et autres, qui ont débordé de leurs lits, pour finalement envahir un Québec maintenant inondé d'endettements et pour acculer son économie et son équilibre social aux abords d'une faillite qui étouffe tous les projets de société?

    Ne faudrait-il pas mettre un point (KO) final à la CULTURE DE L'IMMUNITÉ ET L'IMPUNITÉ dite CULTURE DE LA PERVERSITÉ, dont se gavent les accros dépensiers qui dilapident les $TAS$ de l'ÉTAT québécois, qui gouvernent à grands coups d'orgies anémiantes, qui «pètent au-dessus du trou» et qui obligent les gouvernés nauséeux, à en gérer les odeurs, sans mot dire?

    Ne faudrait-il pas verrouiller à double tour la CULTURE DES COMPLICITÉS, avalisant les LIBÉRALITÉS et cautionnant les BONTÉS qu'empochent les Commissionnaires et Thuriféraires qui s'adonnent à la fabrication des tablettés produits de la futilité et de l'inanité, de l'inefficacité et de l'inutilité, fabrications et co-fabrications TRÈS GRASSEMENT ET SCANDALEUSEMENT RÉMUNÉRÉES, quand elles sont mises en lien avec leur opportunité, l'à-propos de leur dictée et la réalité de leur aboutissement?

    C'est pour quand un SOMMET,sans clôtures ni murailles, sans gazes, ni chiens, un SOMMET DE LA CITOYENNETÉ et un AGENDA BUDGÉTISÉ DES PRIORITÉS CITOYENNES OBLIGÉES?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Richard Larouche
    Inscrit
    samedi 12 avril 2008 08h48
    Pour en finir avec la destruction de nos acquis sociaux
    « Je n'en revient pas de voir apparaître pareille sottise dans la belle province. Le pire, c'est la tarification de l'eau. La bolivie l'a essayé et le résultat fut tellement affreux que cette mesure épouvantable fut abandonnée un an plus tard. Augmenter les frais de scolarité : autre erreur monumentale. Je ne comprend pas pourquoi le Québec voudrait niveler par le bas plutôt que de rejoindre au sommet les pays scandinaves où le système d'éducation est gratuit de A à Z. justement, dois-je rappeler que ce sont les finlandais qui présentent la meilleure réussite scolaire???

    J'en ai plus qu'assez d'entendre ces économistes qui veulent détruire les acquis sociaux du Québec en privilégiant une poignée de riches au moeurs souvent douteuses (pour ne pas employer un mot plus fort) au détriment de la collectivité. De surcroît, ces foutus économistes ne connaissent rien à l'économie, qui signifie une saine gestion des ressources, car ils font le culte de la surconsommation. S'il est un culte avec lequel il faut en finir au plus vite, c'est bien celui de la surconsommation.

    Et pour prévenir cette surconsommation, vivement que ce rapport incommensurablement stupide finisse dans le bac de recyclage! Ceci porterait également un dur coup à un autre culte intolérable, soit celui voué aux sophistes de l'Institut Économique (sic) de Montréal par nos 125 députés de droite présents à l'Assemblée Nationale. »

  • Jules Bois
    Inscrit
    mercredi 16 avril 2008 20h56
    Sophisme 101
    « Ce texte devrait être étudié en philosophie pour enseigner aux étudiants ce qu'est un sophisme, ce qu'est la bullshit, et, incidemment, ce que les macaques de l'Institut économique pondent comme torchon prétendumment sérieux.
    En lisant ce texte, j'ai eu un haut le coeur.
    Comment peut-on mettre dans le même panier l'éducation, les services de garde, l'électricité et les systèmes de péages?
    Encore heureux, on a pas parlé de la santé. Mais ce que le rapport aurait dit à ce sujet est limpide: privatisons à tout prix, et vite.
    Le titre est un sophisme en soi: la culture de la gratuité? Quelle gratuité? Mes frais de scolarité ne sont pas gratuits. L'électricité non plus à en voir ma dernière facture d'Hydro-Québec.
    L'aberration, c'est de faire comme si l'utilisateur-payeur était le seul concept valable. Quelle horreur.
    Pour ce qui des frais de scolarité, je mentionnerais simplement que le rapport commandé par la ministre de l'Éducation, des Loisirs et du Sport dit le contraire. Mais il a été sorti sans tambours ni trompettes alors ces Messieurs ne l'ont probablement pas lu. Surtout que la conclusion était que même en augmentant drastiquement les prêts et bourses la hausse des frais de scolarité fait rapidement baisser la fréquentation post-secondaire, surtout chez les jeunes des milieux défavorisés.
    On ne dit pas non plus que si les mieux nantis ont les moyens de gaspiller, ce sont aussi eux qui paient le plus d'impôts, et donc qui financent les plus les services, ce n'est donc pas une subvention qu'on leur accorde!
    Si cet atroce rapport se met en place, je considère l'exil. »

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