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La nouvelle carte électorale à la poubelle

Robert Dutrisac   10 avril 2008  Québec
Québec — La nouvelle carte électorale, présentée il y a à peine trois semaines par le directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet, est bonne pour la poubelle. Les députés du Parti libéral du Québec n'en veulent pas, et ceux du Parti québécois non plus. Quant aux élus de l'Action démocratique du Québec, ils ne se sont pas encore fait une tête.

Au cours d'un point de presse hier, le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Benoît Pelletier, a annoncé qu'il entreprend auprès des deux partis d'opposition «une démarche» qui pourrait aboutir «à la révision des critères ou des paramètres qui sont en ce moment établis dans la Loi électorale».

M. Pelletier a indiqué que la nouvelle carte électorale, confectionnée, conformément à la loi, par la Commission de la représentation électorale (CRE), elle-même présidée par le DGE, avait suscité «de très, très vives réactions un peu partout au Québec», et en particulier dans les régions qui se dépeuplent. «On est très préoccupés par cette situation où certaines régions risquent effectivement de perdre du poids politique à l'Assemblée nationale», a laissé savoir le ministre.

La nouvelle carte électorale ne fait donc pas l'affaire. Or, à compter du 21 avril et jusqu'à la mi-juin, le CRE doit parcourir le Québec afin de mener des consultations sur ce projet qu'on sait maintenant mort-né. Ces consultations doivent aboutir à une carte électorale qui entrerait en vigueur au printemps.

Cette réforme de la carte électorale, que M. Blanchet avait décrite comme la plus ambitieuse des 30 dernières années, abolit trois circonscriptions (en Gaspésie, dans le Bas-du-Fleuve et en Beauce) et en ajoute trois autres (dans Lanaudière, à Laval et en Montérégie). En outre, elle modifie les frontières de 86 des 125 comtés.

En vertu de la loi, la CRE doit redessiner la carte pour faire en sorte que les circonscriptions ne comptent pas plus ou pas moins de 25 % de la moyenne d'électeurs par comté, soit 45 207 électeurs. En ce moment, 20 comtés ne respectent pas ce critère.

La Loi électorale stipule que le CRE doit s'en tenir au nombre actuel de 125 circonscriptions. Si on doit créer de nouveaux comtés en raison de la croissance démographique, on doit en éliminer d'autres.

Benoît Pelletier n'a rien écarté: hausse du nombre de députés, critères quant à la superficie maximale des circonscriptions, comtés protégés, maintien de la carte actuelle. Il a rappelé qu'il y a aujourd'hui un million d'électeurs de plus qu'en 1989, alors qu'on avait porté à 125 le nombre d'élus à l'Assemblée nationale, un argument qui milite en faveur de l'augmentation du nombre d'élus. En revanche, l'Ontario, plus populeux que le Québec avec ses 12 millions d'habitants, adopte la même carte électorale que le fédéral; il se contente de 107 députés.

Le ministre Pelletier a rappelé que la nouvelle carte doit concilier le principe de la représentation selon la population et celui du poids politique des régions moins peuplées.

La carte électorale du Québec est une des moins respectueuses du poids de la population, le fondement de la démocratie représentative. Selon les calculs du DGE, pour que la Gaspésie conserve ses quatre comtés tout en se conformant à la règle des 25 %, il faudrait que l'Assemblée nationale accueille 150 députés.

Le leader parlementaire du PQ, François Gendron, s'est réjoui que M. Pelletier se soit enfin «réveillé» parce que «ç'a brassé en étoile» au sein du caucus libéral et dans plusieurs régions. Le PQ est disposé à discuter de toutes les avenues avec les autres partis. «Je suis ouvert sur tout», a dit M. Gendron.

Le leader a évoqué l'idée qu'on puisse accepter que 10 ou 12 comtés ne respectent pas le critère du nombre d'électeurs. «Il n'y aurait pas de péché mortel», a-t-il dit. «Je m'en vais dans un Québec qui respecte les régionaux, qui n'affaiblit pas leur pouvoir de représentation», a-t-il fait valoir. On ne doit pas s'en tenir à «une considération purement mathématique» dans la délimitation des comtés, a-t-il plaidé. La superficie et la composition des circonscriptions ont un effet sur «la qualité de la représentation» du député, estime M. Gendron.

Rappelons qu'en 2001, la CRE avait recommandé dans un premier temps l'abolition de la circonscription de Gaspé. Mais elle s'était ravisée, jugeant que «la géographie particulière de la péninsule gaspésienne, la faible densité de la population, la répartition linéaire de celle-ci le long de la côte [...], de même que les distances à parcourir sont autant de facteurs qui compromettent la représentation effective de la population gaspésienne». La CRE a tenu compte de la difficulté pour ces députés «d'assumer adéquatement leur double rôle de législateur et d'ombudsman».

Les refontes des cartes électorales ont toujours soulevé des remous et l'opposition de nombreux députés. En 1992 et 1998, les élus de l'Assemblée nationale avaient adopté des lois pour rejeter les cartes électorales proposées par la CRE; la carte électorale était alors demeurée inchangée.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 10 avril 2008 07h04
    Wow M. Pelletier !
    « Benoît Pelletier n'a rien écarté une hausse du nombre de députés. Est-ce possible quand on lit plus haut que l'Ontario, presque 2 fois plus populeux que le Québec a 18 députés de moins.

    Faudrait bien à diminuer le mombre de nos députés pour revenir à 110 comme avant. On en aurait encore plus qu'en Ontario. Le Québec se pense toujours plus riche que l'Ontario et dépense sans compter trop. »

  • Peter Jacobs
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 07h57
    Un autre exemple de le rejet de la émocracie
    « «La carte électorale du Québec est une des moins respectueuses du poids de la population, le fondement de la démocratie représentative.»
    Mais ils veulent agraver la situation! »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 08h29
    Tournée Blanchet inutile...
    « La tournée que la Commision de la représentation électorale se propose de faire dans tout le Québec s'avère d'ores et déjà inutile puisque les députés de l'Assemblée nationale semblent maintenant comprendre le caractère inéquitable du projet. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 08h49
    Et la proportionnalité alors?
    « Une personne, un vote c'est sur quoi notre démocratie fonctionne. Mais ici nous avons un exemple parfait que nos partis politique et les députés s'en foute tout ce qu'il pense c'est de protéger leur siège pour ne pas dire leur cul.
    Les régions on droit à une place importante dans le gouvernement mais le gouvernement ne doit pas être élu par les régions, il doit être élu par les électeurs tous les électeurs et de façon égal. Et pour une fois je suis entièrement d'accord avec M. Bousquet, ici au Québec on a des idées de grandeur au dessus de nos moyens. À Montréal un nombre excessif de con-seiller, à Québec beaucoup trop de député, dans la plus grosse fonction publique au Canada, les services sociaux les plus généreux et les plus couteux au en Amérique du nord, les impot et taxes les plus haute en Amérique du nord. Et nous sommes une des province les plus pauvre aujourd'hui........... Quel ironie. Il faut croire que nous sommes vraiment une société distincte.
    Ce qu'il faut c'est trouver une manière de représenter les régions au sein du parlement sans pour autant qu'à eux seuls ils peuvent élir le gouvernement comme c'est le cas aujourd'hui. »

  • Martin. G Cormier
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 09h22
    Plus ça change, plus c'est pareil
    « On voit ici le poids politique des régions au Québec en pleine action. Les élus "régionaux" de tous les partis ce concertent ensemble pour bloquer une réforme allant à l'en contre de leurs intérêts.

    Même avec la refonte proposée ont serait à l'extrême limite du +25% / -25% et il faudrait recommencer la prochaine fois. Telle est la réalité démographique.

    Si ont maintient le statuquo, le même débat se répèterais aussi dans 10 ans à la prochaine refonte. La solution des "régionaux" : Augmenter les exceptions ou augmenter le nombre de députés. Quelle farce ! Car encore, la démographie est contre eux, il faudrait encore augmenter les exceptions ou le nombre de députés.

    Il faut que les élus du grand Montréal ce tiennent debout et qu'ils exigent pour la Métropole sont vrai poids politique. Ne vous inquiétez pas, ça n'arrivera pas, tous les chefs de partis sont dans l'autre camp (et oui, le poids politique des régions le force). »

  • Jean-Marie Bergman
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 09h23
    Taxation sans représentation
    « Comme par hasard ce sont les circonscriptions qui paient le plus d'impôts qui ont le plus grand nombre d'electeurs( donc sous représentés) et celles qui reçoivent le plus de subventions qui en ont le moins donc sur représentées! Ce genre de discrimination est totalement intolérable, et je m'étonne qu'on ose proposer des exceptions à la régle une personne=1 vote, à Montréal une personne=½vote »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 09h27
    La lâcheté de nos politiciens à leur meilleur
    « Quelle est la cause de la remontée miraculeuse des Libéraux signé John Parisella?

    Ils ne font plus rien. On est sur le pilote automatique. On dérange le moins possible. Alors ils vont pas aller enlever 3 sièges au Bas-St-Laurent, mettant le feu à toute la région »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 09h43
    Un scandale
    « Le magouillage des élus visant à perpétuer une situation de déséquilibre démocratique flagrant, qui désavantage principalement Montréal et sa région est scandaleux. Il n'est pas normal qu'un vote à Montréal vale la moitié d'un vote en région. Et le fait est que la carte électorale viole la loi du Québec viole la Loi, un point c'est tout: ou bien l'on modifie la Loi, ou bien l'on modifie la carte.

    Mais il est de plus en plus clair que les citoyens de la région montréalaise devront aller devant les tribunaux pour obtenir justice. »

  • Yohanna Loucheur
    Inscrite
    jeudi 10 avril 2008 09h59
    Le PQ a-t-il donc tellement renié René Lévesque?
    « Ce qui est remis en question par le PQ (encore plus que le PLQ), c'est le principe fondamental de la démocratie représentative: une personne = un vote. Ce que monsieur Gendron défend, c'est l'idée qu'il faut 2 ou 3 votes urbains pour chaque vote gaspésien. Je veux bien qu'on garde un certain poids politique aux régions, mais doit-on le faire au détriment des règles démocratiques fondamentales? René Lévesque s'est battu pour changer le mode de scrutin, pour assurer que la partie "représentative" du concept de démocratie représentative ne soit pas minée par notre mode de scrutin (où, rappelons-le, un parti "majoritaire" gagne avec moins de 50% des voix, et où de nombreux électeurs ne sons pas représentés). La carte électorale est au moins aussi importante que le mode de scrutin. Tant qu'à remettre en question les principes qui doivent guider ce découpage du territoire aux fins de représentation, faisons-le pour vrai! De nombreuses idées ont émergé au fil du temps: par exemple la proposition du Comité citoyen de la Commission spéciale sur la Loi électorale sur le découpage de la carte électorale (axée sur les structures régionales dont les MRC). Le moment est venu d'un vrai débat sur les principes démocratiques que nos institutions incarnent.
    Yohanna Loucheur, membre du Comité citoyen de la CSLE »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 10h26
    Benoît Pelletier
    « Le grand maître de la réforme constitutionnelle nous a ébahi encore une fois. Il se dépasse par son insignifiance légendaire. Mais alors que fait-il dans la vie à part de démontrer son inutile contribution? »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 10h35
    Le poids d'un député ne pèse pas lourd
    « A l'époque, le député avait un impact important dans son comté. C'est lui qui donnait presque tout les contrats du gouvernement et le patronage était roi. De nos jours, ce son les fonctionnaires qui octroient les contrats et les politiques gouvernementales arrivent directement des ministres à Québec.

    Puisque la gestion du Québec passe maintenant par le parti politique au pouvoir, le poids démographique d'une région n'a plus la même valeur. Une répartition le plus prés possible du 1/125 de la population du Québec me semble souhaitable.

    Evidemment, le travail de représentation d'une partie de la population par le député sera modifié puisque les liens de comté seront brisés. Des parties de régions ayant des besoins opposés risquent de se retrouver dans un même comté.

    Toutefois, dans une représentation proportionnelle, le poids des régions et des députés n'a plus aucune valeur. Seul l'équipe ministériel n'a de l'importante, ce qui est déjà sensiblement le cas au Québec.

    Eric Barnabé »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 11h33
    Coup d'état dans une république bananière
    « La ministre Normandeau a déjà annoncé qu'elle s'opposerait à la réforme:

    "Si le directeur des élections se limite à redessiner la carte en fonction de la démographie seulement, ça signifie que des régions comme la mienne, l'Abitibi-Témiscamingue, perdront toujours des sièges."

    Un peu curieux quand-même qu'une ministre qui n'est même pas de premier rang se permette d'engager à priori la responsabilité du gouvernement sur une question aussi fondamentale. Et ce grand flanc mou de Jean Charest qui ne trouve pas pertinent de mettre le holà à de telles niaiseries!

    De plus, l'argumentation des élus régionaux, comme la mairesse de Matane Linda Cormier, sent la mauvaise foi à plein nez: on veut bien comprendre qu'il ne soit pas toujours trivial de gérer des dossier comme la foresterie ou les pêcheries, mais en quoi diable est-ce plus compliqué que de piloter le dossier du transport régional à Montréal ou à Québec? Fouillez-moi... et Mme Cormier de proposer de but en blanc de changer la loi évidemment, histoire sans doute de légaliser la situation de taxation sans représentation que vivent les citoyens des grands centres urbains.

    Le système démocratique québécois est malade, ces pressions inadmissibles sur un fonctionnaire qui tente de faire son travail au mieux en témoignent. En particulier, on voit ici une conséquence de l'absence de Chambre haute, seule façon de faire obstacle à ce qui s'apparente à un coup d'état collectif d'une junte de députés provinciaux, dans cette république bananière qu'est devenue le Québec.

    Le PQ a t'il quelque chose à proposer, dans son mystérieux 'projet de constitution'? Gageons que même Jean-François Lisée restera bouche cousue sur le sujet, on ne crache pas dans la soupe n'est-ce pas? »

  • Michel Décarie
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 12h11
    Aberrations????
    « Et pourquoi-pas un petit député pour l'île d'Anticosti??? N'a-t'on pas assez d'un député pour les """"Iles enchanteresses de La Madeleine"""" que nous faisons vivre.

    Il faut dire qu'ils fournissent le meilleur homard au monde,
    (tendance québéçoise au nombrilisme) et qu'ils attirent l'attention avec leur chasse aux phoques... Cela vaut bien sans doute un député??? A t'on évaluer le coût au trésor d'un de ces fonctionaires? Nous en avons déjà plus qu'en ontario avec prés de la moitié moins de population.. Que nos politiciens mettent leurs culottes et pour mieux faire avaler la pilule, qu'ils remanient la carte au complet en réduisant le nombre de députés pour le mettre a niveau avec celui de la province voisine et en enlevant bien évidemment le député des "Iles". Franchement. Et s'ils ne sont pas contents offrez l'île à la France, ils en ont déjà plein les bras de ces 5000 revenchards de St-Pierre-et-Miquelon et ils savent ce qu'ils leur en coûte, un petit 15,000 de plus ne devrait pas y paraître trop???? »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 12h36
    Mouriale sous-représentée mon oeil
    « La presse mourialaise entretient deux grandes légendes urbaines. La première veut que le référendum ait été perdu dans la ville de Québec. Et la deuxième veut que Montréal soit sous-représentée à l'Assemblée nationale (les journalistes sont paresseux et ne font pas la recherche)

    La réalité c'est que le référendum s'est perdu dans la périphérie de Québec, sur la Rive-Sud de Québec et que ce n'est pas du tout l'ile de Montréal qui est sous-repésentée mais plutot la couronne de Montréal qui l'est.

    Est-ce normal qu'un vote dans Viau (42 619 électeurs), Mont-Royal (42 323), D'Arcy McGee (41 445), Mercier (41 115), Pointe-aux-trembles (40 495), Outremont (40 498 électeurs), Westmount (40 455) Hochelaga-Maisonneuve (40 272), NDG (39 392) et Lafontaine (39 114) vale beaucoup plus qu'un vote dans Lévis (49 497), Charlesbourg (50 702), Louis-Hébert (51 615) ou Chauveau (51 689)?

    Est-ce normal qu'un vote dans Hochelaga-Maisonneuve vale 26% de plus qu'un vote dans Charlesbourg? Un vote dans NDG, 31% de plus qu'un vote dans Louis-Hébert? Un vote dans Lafontaine, 32% de plus qu'un vote dans Chauveau? »

  • Michel Décarie
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 13h33
    Remettre les pendules..
    « Un brin de réalisme s.v.p. Afin de ménager les susceptibilités de tous, pourquoi ne pas redéfinir au complet la carte électorale du québec en retenant comme il se doit dans un cadre supposément démocratique le facteur démographique comme seul et unique critére pour définir les limites des comtés. Pas de passedroit pas de chicane et surtout pas de député pour les "Îles de la Madeleine" Merci »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 14h24
    Déductions d'impôt pour personnes sous-représentées...
    « Le dossier de la carte électorale est un bel exemple d'hypocrisie de la part de TOUS les partis politiques. Je dis TOUS, car même si le très plateau-montréalais Québec solitaire ne s'est pas prononcé, ça m'étonnerais beaucoup qu'ils disent quoique ce soit d'intelligent.

    Donc,non seulement les personnes en régions sont sur-representées à l'Assemblée nationale, elles ont droit à des déductions d'impots parce qu'elles vivent en région. À quand une déduction d'impot pour personnes sous-représentées? »

  • André Ouellet
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 14h24
    Le cirque
    « Au lieu d'équilibrer le poids démographique dans l'exercice démocratique, je vous gage que tout ça va se terminer par une augmentation du nombre de clowns à l'assemblée Nationale!
    André Ouellet »

  • Félix Dugas
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 16h00
    Aux abattoirs...
    « Une carte électorale qui ne prend pas compte du travail effectué par les députés en région comparativement à plusieurs de leurs collègues élus en centres urbains, une logique mathématique qui fait fit de la distribution d'une population sur son territoire.Voilà, en plus d'une récurrence de l'oubli des citoyens habitant loin des centres décisionnels, le sort que l'on réserve aux gens qui demeurent dans leur région natale et qui se démènent tels de vrais petits diables dans l'eau bénite pour tenter de dynamiser leur petit coin de pays. Merci, à tout le moins, de nous donner la chance de rester en vie artificiellement encore quelques temps! »

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    jeudi 10 avril 2008 17h36
    Et pourquoi pas des Réserves régionales
    « Je suggère que Montréal particulièrement, et Québec, la capitale fassent des régions du Québec des Réserves... puisqu'elles ont trop de poids politique, semble-t-il.

    Ce sont les touristes et les agences de voyages qui seront contents de visiter d'authentiques autochtones français, des Métis et des Indiens.

    Le Québec se partitionne lentement, pourquoi pas donner un coup de barre sérieux. »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 19h57
    La réforme électorale cache des pièges envenimés.
    « On traite actuellement la réforme de la carte électorale que selon une forme mathématique. On sait que la loi autorise 125 députés dans autant de circonscriptions, ce qui selon les données démographiques donne un ratio de 1 député pour 45,000 de population. Toujours selon la carte actuelle, il y a des comtés (13) où le député ne représente que plus ou moins 27,000 électeurs, électrices soit au-delà de la limite permise (+ou- 25% du ratio moyen) et d'autres comtés (9) dont le député représente 57,000 plus ou moins électeurs, électrices.
    Face à cette iniquité, on veut remodeler la carte électorale de façon à équilibrer les représentativités. Le geste est de prime abord fort louable mais en y regardant de près, c'est une réforme empoisonnée pour les régions éloignées qui se verront diminuée dans la représentativité au parlement au profit d'une augmentation de députés représentants le Grand Montréal. Les véritables victimes seront les électeurs et les électrices des régions éloignées (Gaspésie, Bas du Fleuve, Abitibi, Côte Nord, Ungava etc.) qui devront parcourir une plus grande distance ou attendre plus longtemps que présentement pour avoir accès à son député. Est-ce acceptable ou allons-nous faire l'autruche en se disant que tant que ce n'est pas dans ma cour? Cela sous-entend une autre question. Advenant une réforme favorisant une augmentation du nombre de comtés dans la grande région de Montréal, allons-nous laisser le Grand Montréal décider par leur poids politique pour les régions ?
    Les députés des circonscriptions plus populeuses se plaignaient de la trop grande charge de travail quand ils se comparaient au travail du député des régions éloignées. Je trouve que les députés de la grande région de Montréal ont tort de se plaindre ainsi car il ne tienne pas compte de la grandeur du territoire qu'a à parcourir le député et/ou les électeurs et électrices des régions éloignées.
    Basée sur strictement des considérations mathématiques, je ne peux accepter cette réforme. Il faut donc voir ailleurs comment on pourrait répondre aux besoins des comtés plus populeux. Je suggère d'augmenter dans les comtés plus populeux les services à la population en nommant (ce qui deviendrait la prérogative du gouvernement élu) un « député adjoint au député élu» sans droit de vote à l'Assemblée Législative mais ayant certains pouvoirs lui permettant de faire cheminer les dossiers du comté au nom de son député. Cela dégagerait le député élu d'une certaine tâche de travail.
    Certes mon idée n'est pas parfaite mais elle a le mérite d'être débattue. Elle permet de ne pas pénaliser les régions éloignées d'un poids politique égal à celui qu'il a présentement. Elle permet aux comtés plus populeux de faire cheminer une partie des dossiers dans l'appareil parlementaire sans avoir à surcharger le député élu occupé à siéger à l`Assemblée Nationale.
    Mais au plus profond de moi-même la réforme devrait prendre une toute autre forme que celle qui nous est proposée mais je doute que notre quotidien puisse la publier compte tenu de l'espace texte qu'elle prendrait. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 07h58
    Loin d`une sous représentation régionale
    « Les politiciens se reproduisent comme des lapins. C`est le temps des accouplements selon Pelletier. 107 élus en Ontario pour 12,5 millions de citoyens. Ici 125 représentants pour 7,5 millions d`abusés. Ici 16 ou 17 régions administratives et 6 ou 7 en Ontario. Ces surcharges administratives coûtent une fortune aux électeurs et payeurs de taxes. Il faut cesser cette prolifération inutile et désordonnée. Prenez la folie des arrondissements de Montréal et des abus de dépenses de cette faune d`élus. Fini les folies n`arrivera que lorsque des politiciens genre Pelletier et Normandeau seront remerciés, avec pont d`or naturellement. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 11 avril 2008 10h41
    Sur représentation locale et régionale (bis)
    « Nos élus sont d`une générosité déplacée. Quelques exemples: Toronto a deux fois moins d`échevins pour une plus grande ville. Laval a deux fois moins d`échevins que Longueuil pour une population identique. La ministre Normandeau des affaires municipales vient d`une petite municipalité de Gaspésie pour tenter de comprendre les besoins toujours exigeants de ces municipalités sur représentées. Que fait-elle? Elle éteint les feux en donnant plus de pouvoir de taxation à ces politiciens qui ne se gênent jamais d`abuser des payeurs de taxes, tout en négligeant les besoins du peuple. Par exemple le déneigement à Montréal et Longueuil. Bien que l`on chercher à taxer d`avantage avec des frais d`entrée à Montréal. Trop d`élus à Québec et dans les municipalités veut dire plus de taxes et moins de services. La belle affaire! »

  • Donald Jobin
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 11h13
    comptés particuliers= conditions particulieres
    « Par exemple on pourrait faire UN compté avec Grand-Nord-Iles de la Madeleine,scindé en deux sections,chacune élisant son représentant.Ce compté aurait deux representants, chacun de sa section et chacun aurait en chambre 0.5 vote pour representer un juste béquilibre par rapport aux autre régions. »

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