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Bernard Descôteaux   10 avril 2008  Québec
La présidente de l'Office de la langue française, France Boucher, affirmait en conclusion de sa comparution mardi devant une commission de l'Assemblée nationale ne pas avoir d'états d'âme en ce qui a trait à la situation du français au Québec. Voilà tout un aveu, qui confirme l'impression qu'elle a créée en présentant il y a quelques semaines le bilan quinquennal dressé par son organisme à propos de la situation du français au Québec. La froideur avec laquelle elle exécute son mandat ne serait pas différente si elle dirigeait une fabrique de conserves de petits pois. Chargée de l'application de la Charte de la langue française, ce qui sous-entend une obligation de défendre et de favoriser la langue française, elle n'a apparemment guère d'enthousiasme pour cette responsabilité.

Rien d'étonnant à cette absence d'états d'âme. L'exemple vient de haut. Le gouvernement de Jean Charest, s'il n'est pas indifférent à l'état du français, est le champion des demi-mesures. L'a illustré encore récemment la ministre responsable de l'application de la loi 101, Christine St-Pierre, qui nous présentait un bouquet de mesures de soutien au français méritant bien le qualificatif d'anémique. On ne s'étonnera pas non plus que d'autres organismes gouvernementaux appliquent alors avec indulgence certaines dispositions de la loi 101.

La pratique mise au jour cette semaine par notre collègue Robert Dutrisac, qui consiste à inscrire automatiquement comme ayant droit à des services gouvernementaux en anglais tous les immigrants allophones qui le demandent, est le fait de cette indulgence. Elle incite les fonctionnaires à appliquer avec libéralité, si on peut employer ce mot ici, des politiques conçues pour répondre à des cas d'exception mais qui deviennent la règle. Lorsque ce sont près des trois quarts des immigrants allophones qui reçoivent leurs communications en anglais, que ce soit de la Régie de l'assurance maladie ou de la Société de l'assurance automobile, il y a un problème. Les efforts du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles en matière d'intégration des immigrants à la majorité francophone sont fragilisés.

Pris en flagrant de délit de contradiction, le gouvernement Charest nous promet de réévaluer cette pratique qu'il a tolérée. C'est le moins qu'il puisse faire. Il faudrait aussi qu'il soit vigilant. Pourquoi faut-il que ce soient les médias ou des groupes militants qui attirent l'attention sur des situations anormales ou irrégulières? Plusieurs ministères ont ainsi dû mettre fin à cette pratique dite du «press nine» qui permet de sauter les messages d'accueil téléphoniques en français. Devant ce manque de vigilance de la part du gouvernement, il ne serait pas inutile qu'une commission parlementaire de l'Assemblée nationale se penche sur l'application de la loi 101 et s'assure de son respect par les ministères et les organismes gouvernementaux.

***

bdescoteaux@ledevoir.com
 
 
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  • Luc Boyer
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 06h16
    Et voilà.
    Je suis moi-même fonctionnaire et la règle c'est le respect du droit absolu de ceux qui veulent être servis en anglais. Point à la ligne. Même si on sait qu'ils parlent français. Ces gens aiment bien servir la leçon et faire comprendre qu'on est ici au Canada ''first'' et non au Québec.Car n'est-ce pas,comme c'est diabolique le français et ce nationalisme québécois. Et cette connotation culturelle française. C'est ça leur multiculturalisme.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 07h49
    Pourquoi Montréal s'anglicise:
    Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec ; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec ?

    C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas un mot de français. Mais comment expliquer que l'on connaisse une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français ?

    C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10km autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais grâce au gruyère macéré par la Cour Suprême), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville de Montréal, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais, bien branchés sur l'Amérique et totalement coupés de la tribu de Presqu'Amérique.

    Chaque jour le ghetto est en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais autochtones et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicians, Jamaicains et... Anglos unilingues de Montréal ? L'ANGLAIS !

    Pendant qu'on voyait partir des Anglos uniligues, on accueillait des Allos unilingues, qui ne veulent pas plus rien savoir de nous que les Anglos d'antan. Le même mépris pour les Nègres blancs d'Amérique, mais cette fois venue du pauvre sud. Le mépris exposant deux.

    Au finish on se retrouve avec un problème en double : non seulement on n'a pas réglé la question linguistique, mais on y a ajouté un problème ethnique qui est en train de nous exploser en pleine face, des accommodements déraisonnables aux gangs de rue, en passant par la ghettoïsation du nord de l'Ile et l'anglicisation du centre-ville. Maudite belle réussite.

  • Robert Benoït
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 08h11
    Press 9
    Professeure de Français aux immigrants pendant de nombreuses années et avec bonheur, je suis maintenant installée dans ma retraite très active.

    Une simple réaction à votre propos.

    Beaucoup d'étudiants adultes nous disaient et se plaignaient du fait que dès le moment où ils amorçaient une conversation ... avec un accent venu de ....... l'interlocuteur/trice continuait la conversation en anglais ........ Si décevant pour tous ceux et celles qui ignoraient totalement cette languel

    Et ça continue!!!! Pas de surprise.... malheureusement!

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 08h18
    Rappel
    Je vous rappelle que Charest est un émissaire envoyé en 1996 par les Canadians(sic)pour mater les Québécois. À cette époque, le Canada n'offrait rien de mieux que la Constitution imposée de 1982, que le Québec devait s'en contenter et le multiculturalisme, où le français importe autant que le serbo-croate, en faisait partie.

  • Peter Langford
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 08h18
    Here we go again
    Si un Québécois francophone demande à n'importe lequel des bureaux gouvernementaux divers d'envoyer la documentation en anglais et il a le droit de faire ainsi, comment quelqu'un peut-il dire qu'un allophone, soit-il un immigrant nouveau arrivé ou un citoyen de troisième génération, n'a pas ce même droit ?

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 08h30
    Les lois sont faite pour être contournée
    Et l'exemple vient de haut....
    Dans mon jeune temps on nommait cela du jésuitisme, dire oui et faire non-oui.
    la seule façon pour les libéraux de garder un pied dans la politique est de dire qu'ils vont appuyer le français ( pas l'imposer, là est toute la nuance) mais en fait vont favoriser les anglophones de souche ou pas. Et L'ADQ est au même régime, mais pour d'autre clientèle.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 08h36
    I demand in english - j'exige en français
    Je suis un de ceux dont M. Boyer fait référence, tous mes service gouvernementaux québécois je les demande en anglais, et à l'opposé j'exige que tous mes service provenant du fédéral le soit en français.
    Nous vivons dans un pays libre et bilingue, dont j'exerce ma liberté. Que certain veulent défendre le français bravo je les encourage et suis derrière eux, mais cette défense ne doit pas et ne peu pas se faire avec des lois et en brimant le libre choix. Il doit se faire avec les forces du marché. On a qu'à le demander et l'exiger sinon on va ailleurs c'est ce que je fais. Mais si l'on tente de me l'imposer, comme client, payeur de taxe (donc patron des fonctionnaires) alors je refuse. Au Lac St. Jean je me suis présenté à un dépanneur et commandé en anglais, le jeune d'un ton agressif m'a répondu que c'est est français seulement ici et que si je ne suis pas content d'aller ailleurs. Alors en français je lui ai dit que c'est ce que je ferai. Après mon retour de vacance j'ai lancé une campagne de e-mail et posting au Canada et aux USA demandant de boycotter la région pour son inhospitalité.
    Le gouvernement doit respecter le choix des citoyens, et non suivre les demandes des autres de brimer ce choix. Tant et aussi longtemps qu'on tentera d'imposer par des lois ou en brimant les libertés individuels, j'exigerai mes service en anglais et encouragerai tout ceux que je peu atteindre à le faire.

  • Bertrand Leger
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 08h49
    Pas sûr....
    À la RRQ, le français prime. Si un immigrant insiste pour être servi en anglais, on essaiera de lui trouver quelqu'un qui parle l'anglais mais, règle générale : le français sera utilisé tant que la personne n'aura pas fait la preuve qu'elle ne sait pas un mot de français. Quant aux autres langues, il sera très, très difficile de se faire servir en espagnol, par exemple.
    On trouve même beaucoup de préposés à la clientèle de la RRQ qui ne parlent que le français.

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 08h54
    D'une pierre deux coups: franciser, angliciser.
    D'une pierre deux coups: franciser et angliciser.
    Le Gouvernement du Québec joue double jeu. La francisation pour la façade, et des services en anglais pour tout et pour tous. On peut vivre en autarcie anglaise au Québec. Les Anglos du Canada le savent , les immigrants l'apprennent dès leur arrivée, beaucoup en tirent la conclusion. On leur offre l'anglais sur un plateau, sous prétexte de service à la clientèle. Le pli est pris, le reste s'ensuit : on vote libéral, on voterait « non » dans la même ligne.
    La persuasion a ses limites. Une séduction qui n'use pas de force joue contre ses propres intentions. Outre qu'elle est un signe de faiblesse, elle autorise à passer outre, à s'en moquer impunément.
    Le Québec, s'il veut conserver son caractère français, doit changer ses méthodes. Le Canada et ses alliés ont toujours combattu la loi 101, ouvertement ou de façon détournée, en ne l'appliquant pas, en la rendant inopérante par les tribunaux.
    Il faut ne recevoir que des individus et des familles qui parlent déjà le français, leur bloquer l'accès aux services en anglais. L'électorat enfin doit cesser de jouer double jeu : franciser des lèvres et voter libéral, ou péquiste bilinguisant.
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 08h59
    France Boucher et Jean Charest : même parti, même indifférence !
    Si France Boucher, qui est une bonne petite libérale, demeure présidente présidente de l'OLF, c'est sans doute uniquement parce que ce poste lui procure un bon salaire, car la défense du français - elle a l'avoué elle-même aux journalistes - ne provoque pas chez elle d'importants états d'âme. On pourrait en dire tout autant de Jean Charest !

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 09h27
    Pas d'état d'âme?
    J'ai vraiment été consterné par ces propos tenus en commission parlementaire, et de manière assez désinvolte, sinon effrontée, par madame Boucher. Effectivement, si elle n'a pas d'état d'âme au sujet de la situation du français au Québec, eh bien, elle n'est pas en mesure d'insuffler des orientations vivantes à l'organisme qu'elle dirige. Je dirais qu'elle n'est pas en mesure d'inspirer, point à la ligne et qu'à ce titre elle devrait tout simplement céder sa place ou le gouvernement devrait la démettre de ses fonctions. Bien sûr, ceux qui l'ont envoyée au front n'ont pas davantage de considération à l'égard de la langue; alors, pas étonnant qu'on ait la vive impression, dans toute la gestion de ce dossier délicat, d'une vaste servilité désengagée et cela, du premier ministre à la présidente de l'organisme, en passant par la ministre. Notre peuple va mourir asphyxié, inspiré et servi par tous ces "sans âme"! On devrait les mettre dehors au plus vite!

    Fernand Bélair, Québec

  • Yves Leclerc
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 09h42
    I prefer English
    Mme Boucher a fourni lors de sa parution devant le comité parlementaire au moins implicitement sa définition de ce qu'est le mandat de l'Office de la Langue Française. Je n'ai entendu de sa part qu'un bref extrait de ce qu'elle avait à dire là dessus, mais si ce qu'elle a dit est conforme au texte officiel de la loi, il faut de toute urgence amender cette loi ou bien encore l'abolir tout simplement.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 09h50
    Le loup dans la bergerie!
    Si cette dame avait le moindre soupçcon de conscience professionnelle, elle démissionnerait illico! "Présidente de l'Office de la langue française", dites-vous? Comment peut-on afficher pareil cynisme dans un poste si névralgique et agir aussi cavalièrement? C'est confier au loup, le soin de garder la bergerie!

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 10 avril 2008 10h36
    À Luc Boyer
    C'est certain, M.Boyer, que si tous les fonctionnaires pensaient comme vous, le français ne serait pas dans cette déroute. Également, nous aurions un président de OLFQ qui aurait à coeur de défendre notre langue, d'en appliquer les règles et de la faire respecter. Pourquoi les gens ne comprennent-ils pas la richesse de parler français et le défendent-ils si peu? Qu'est-ce qu'on attend pour exiger du Gouvernement et à ses valets un peu plus de fermeté dans l'application des règles? Il faudrait que les fonctionnaires participent à cette demande car ils sont en première ligne.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 11h04
    Être gentils
    Dressés à la soumission sur quatre siècles, les Québécois ne peuvent qu'être gentils avec allophones et anglophones qui considèrent ne pas avoir à parler en français au Québec. Pourquoi les indisposer inutilement ? Pitoyable !

    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 11h17
    À monsieur Archambault
    J'imagine, monsieur, que vous ne voyagez jamais hors dans les autres provinces (y compris notre bilinguale capitale) et aux États-Unis, parce que vous aurez, j'en suis certain, beaucoup de difficultés à être servi en français dans tous les commerces. Que de campagnes en perspective!
    À propos, en vertu de quel droit exigez-vous d'être servi en anglais dans un commerce québécois? Aucune loi ne vous donne ce droit, pas plus que celui d'être servi en chinois ou en swahili. Seul le gouvernement fédéral a l'obligation de vous servir en anglais et en français, ce qu'il peine souvent à faire, d'ailleurs.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 11h26
    Ben, voyons donc ! Tout va pour le mieux...
    Monsieur Morin, vous avez oublié les Canadiens de Montréal qui sont un outil puissant de fierté pour les Québécois, ...quand ils gagnent, bien sûr. D'ailleurs, un de mes chums pas mal futé prétend que Jean Charest gagnerait à coup sûr ses élections, présentement, compte tenu de la performance des Canadiens de Montréal. Les Québécois s'amusent comme des petits fous. Alors, qui dira que les Québécois ne sont pas éduqués, renseignés et politisés ?

    Pragmatisme et flexibilité, quand vous nous tenez...

    Dans un autre ordre d'idées, je suis présentement à organiser un voyage en Italie. Bizarre, mais ces méchants Italiens s'acharnent à me servir dans leur langue maternelle alors que je m'en vais contribuer au succès de leur économie. Conclusion: j'ai dû me mettre à l'apprentissage des rudiments de la langue italienne. Je n'avais pas le choix. Ces 'tarés' n'ont pas appris à se mettre à genoux devant les étrangers, contrairement aux fiers Québécois que nous sommes !!!

    Vive le Québec à genoux ! D'ailleurs, admettons que c'est une position commode qui permet de se mettre à plat-ventre, à volonté, avec un petit effort supplémentaire de flexion du corps... Pas de problème. Là-dessus, on est fort. On est un vrai Québécois ou on ne l'est pas !

    Ne lâchons surtout pas. Et surtout vous, cher premier-ministre et votre gang, dévoués défenseurs de notre langue et de notre culture. Présentement, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, au Québec !

    Jean Desjardins

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 12h25
    To be or not to be au Royaume des Tremblay d'Amérique
    La solution serait évidemment l'indépendance nationale. Mais comme Pauline a remis ça au 3e mandat, on risque de rêver longtemps.

    Le danois n'est pas en danger au Danemark même si les 5 millions de Danois sont entourés par 80 millions d'Allemands.
    Ils ont des frontières pour se protéger et imposer leur langue nationale sur leur territoire.

    Nous on est entourés par 300 millions d'anglos, qui ont un pouvoir économique et culturel phénoménal par rapport au notre. La seule et unique façon de défendre notre langue et notre culture et de l'imposer aux nouveaux arrivants c'est de faire du Québec un territoire UNILINGUE où toute la vie publique, sans aucune exception, se ferait en français seulement.

    Or en offrant des services en anglais aux nouveaux arrivants mur à mur, on leur envoie le message contraire. On leur dit qu'on est balingues et qu'ils peuvent choisir l'une des deux langues officielles. Laquelle vs pensez ils vont choisir?

    L'immigrant qui va vivre en Irlande, choisit-il l'anglais ou le gaélique? A Barcelone, l'espagnol ou le catalan? A Joburg l'anglais ou l'afrikaneer.

    Les immigrants sont pas caves. Mais nous autres on l'est en maudit

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 12h26
    À M. Archambault
    À vous lire, on dirait que pour vous, le français et l'anglais ont la même force d'attraction, ce qui est loin d'être le cas : le français sera toujours en situation précaire en Amérique du Nord, d'où la nécessité de voter des lois pour l'imposer et le protéger, même si cela peut déplaire à certains. L'anglais, lui, est une langue envahissante, et pas seulement au Québec.

    Quand j'étais petit, la vaste majorité des immigrants à Montréal ne voulaient rien savoir de l'apprentissage du français. Si, maintenant, ils sont beaucoup plus nombreux à pouvoir le parler, c'est parce que le gouvernement de R. Lévesque a pris des mesures pour les forcer à le faire, sinon ils ne l'auraient jamais fait par eux-mêmes.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 12h57
    @ M. Leclair
    Vous dite et je vous cite : 'À propos, en vertu de quel droit exigez-vous d'être servi en anglais dans un commerce québécois?'
    Et vus ajoutez : 'Aucune loi ne vous donne ce droit'

    Êtes-vous en train de me dire que l'on n'a aucun droit de l'exiger ? Qu'aucune loi ne me donne ce droit ?

    Vous me faite grand plaisir par cette déclaration elle me donne un petit coup d'oeil sur que serait un état Québécois indépendant et totalitaire.

    Seule ma liberté en tant que citoyen canadien protégé par notre Charte des Droit et aussi mon pouvoir de client. Un commerce vit que par la grâce de ses clients et donc doit se plier aux exigences raisonnables de ses clients s'il veut survivre. Si un client ou un groupe de client exige qu'on lui parle en swahili ou en chinois, ce commerce servira dans cette langue si les clients sont assez nombreux pour mettre en danger son commerce.

    La même chose pour le français, si on ne le demande pas c'est notre problème, mais on ne peu l'imposer par des lois, c'est alors qu'au nom des libertés individuelles je me battrai contre cette loi. Car pour moi comme pour plusieurs les libertés individuel prime sur tout autre causes et que seul cette liberté individuel sauvera le français, les lois feront le contraire.

    Pour ce qui est des voyages, pendant 20 ans mon travail me demandait de voyager 3 semaines par mois partout aux USA, au Canada, Toronto en particulier et ailleurs dans le monde. Aux USA j'ai été servi au restaurant en français à Atlanta, New York, Memphis et Chicago, mais le français n'est pas une langue du pays alors il n'y a pas de cas à en faire, me faire servir en espagnol alors là pas de problème. Pour ce qui est de Toronto, une fois sur trois j'ai eu du service en français dans les restaurants, et à 100% dans les hôtels.

    Avez-vous voyagé ? En Ontario tout est bilingue, permis de conduire, carte d'assurance maladie et direction routière...... sortez un peu les choses change dans le monde...

    Même en France il y a des parkings, des drugstores, ils brake pour évité un accident de voiture et plus encor, et quel scandale ils font un STOP au coin de la rue.


    En conclusion, quoiqu'en dise le gouvernement avec ses lois, ou plusieurs personnes qui aimeraient bien que le Québec soit un pays officiellement unilingue français. Le Québec n'est qu'une province d'un grand pays nommé Canada, qui lui est officiellement bilingue. À deux reprises nous avons fait notre choix et encor aujourd'hui les sondages indiquent que ces notre choix.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 14h44
    @ M. Perrier
    Vous dite qu'il y a 7.5% de WASP et que 93% des Québécois parlent le français. Alors ou est le problème ? Faut-il l'éradication de toute présence de l'anglais ? On dit que 6% de chômage est le plein emploi alors 93% des personnes qui parlent français serait une francisation presque complète du Québec.
    Alors si le la pénétration du français est si forte alors ou est le problème d'avoir des services en anglais surtout si il n'y a aucun cout supplémentaire et aucun effet autre que de former encore plus de personne parfaitement bilingue ?
    Quel est l'objectif ? Pour les francophones ou ceux qui veulent se faire servir en français n'est pas un problème, et 93% des gens peuvent communiquer avec eux.
    Veut on forcer tous à devenir francophone de souche, parler le français à la maison ? Si c'est le cas c'est l'état totalitaire que l'on nous propose.
    Et vous qui vivez à Québec que connaissez vous de la situation à Montréal ? En quoi elle vous dérange ?
    Comme plusieurs commentateurs sur ce site, la situation à Montréal apparaît catastrophique alors j'en suis certain ils n'y ont que très rarement mis les pieds.

  • François Dorion
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 14h51
    l'immigration profonde
    Si l'on cherche pourquoi les immigrants préfèrent l'anglais, on trouvera que c'est souvent un moyen de protester contre le sort réservé par les francophones du Québec à leurs plus ardents défenseurs et aux défenseurs de leurs libertés.

    François Dorion

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 16h01
    Mme Boucher et l'imparfait du subjonctif
    Mme France Boucher et l'imparfait du subjonctif.
    Madame Boucher utilise peu l'imparfait du subjonctif si l'on en juge par ses propos à la Commission que l'on sait! Une langue carrée, sans nuances, presque populacière : « Plus clair que ça, tu meurs ». La dame paraît fourvoyée dans un contre-emploi.
    Ne devrait-elle pas manier une langue à la hauteur de son poste? On peut comprendre qu'elle n'ait pas « d'états d'âme » pour le français. Plus étonnante est la méprise de ceux qui l'ont nommée. Un gouvernement élu par des comtés d'Anglos et d'immigrants non-intégrés ne défendra le français que pour la forme. Il doit feindre l'action et laisser faire. On attend de lui qu'il ferme les yeux sur la loi 101, qu'il accroisse le secteur anglais en y agrégeant toujours plus d'immigrants. Qu'il vénère la Clause Canada et les ukases de la Cour suprême.
    On est stupéfait de la faiblesse du Parti québécois, du quasi silence de l'ADQ. Quelle illusion s'ils croient s'attirer le vote étranger en jouant le profil bas et en n'envisageant que des demi-mesures? Pourquoi ne pas s'adresser exclusivement aux vrais Québécois? Dire notre vérité sans masque, - son exigence. Que ceux qui nous aiment nous suivent!
    Hubert Larocque, Gatineau.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 16h39
    Rêve ou cauchemard ?
    Il y a des jours où on se demande s'il ne serait pas mieux de s'angliciser comme notre immigration à la place de résister sans fin à l'assimilisation et de s'enrager pour les injustices faites aux francophones du Canada en général et du Québec en particulier.

    Si on parlait tous anglais au Canada, ils ne pourraient plus discriminer les francophones "il n'y en aurait plus". Plus besoin de réaliser la souveraineté, plus besoin d'être full-bilingue, plus besoin du Bloc à Ottawa, on pourrait enfin voter pour les Libéraux de M. Stéphane Dion sans se sentir mal, plus besoin de traduire les lois et règlements, plus de commissions scolaires séparées "anglaises et françaises" et j'en passe.

    On pourrait angliciser nos noms comme l'on fait nos cousins franco-américains, partis du Québec pour les factories de coton, devenus des anglos qui ne comprennent plus le français même s'ils ont encore une petite nostalgie de leurs origines québécoises : Julien Lapierre pourrait devenir Julian Therock Albert Tranchemontagne, Bert Cutthemountain, Gilles Bousquet, Gil Bousceto etc...

    If you can't beat them, join them...amen

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 16h44
    Le colonisé de service
    On sait tous qu'il y a encore passablement d'esprits colonisés au Québec. Mais colonisé comme Claude Archambault, j'avoue que je n'en avais pas rencontrés depuis une bonne trentaine d'années.

    Un vrai Québécois comme les aime notre premier ministre Charest, quoi.

    Ça va finir par une révolution l'histoire de ce pays à naître.

    Car ce n'est plus possible de baisser les yeux devant tant de bêtise.

    Non, ce n'est plus possible.
    C'est trop. Vraiment trop.

  • Raoul Mesquita
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 17h30
    Félicitations
    Félicitations Monsieur Descoteaux. C'est la réalité qui on vit chaque jour depuis bonne lurette.
    C'est temps que ça finisse.
    Comme exemple, si vous arretez une fois aur le poste de TV communautaire (14 sur videotron) vous trouverez de la pub du gouv. du Québec en...anglais.
    J'ai été stupéfait...et je suis immigrant (depuis presque 37 ans mais, immigrant pareil, et enfin le Québec est Français, un point c'est tout)

    Raoul Mesquita
    Laval

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 17h50
    La fameuse Charte des Droits
    Ah bon, la charte fédérale, celle selon laquelle le droit à la vie et à la liberté est moins essentiel que le droit à l'enseignement en langue anglaise (en langue française, théoriquement aussi, mais montrez-moi les groupes d'immigrants qui le revendiquent dans le ROC). À propos, dans lequel de ses articles garantit-on le droit d'être servi dans la langue de son choix dans le privé et de diffamer des régions entières? (Scusez, je suis pas mal monté)? Nulle part.
    Notez ceci: L'ANGLAIS N'EST PAS UNE LANGUE OFFICIELLE AU QUÉBEC. Quand on parle des deux langues officielles, on fait référence à celles du GOUVERNEMENT FÉDÉRAL, et à rien de plus. Je ne connais aucune loi qui nomme l'anglais et le français langues officielles du Canada (j'ai cherché dans la Loi sur les langues officielles) et, d'ailleurs, cela irait à l'encontre du fédéralisme.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 10 avril 2008 18h04
    La prison
    Pour les commis dans les magasins qui osent nous adresser la parole en anglais. Une journée de prison pour chaque parole prononcée dans la langue de Shakespeare.''Ç'a leur apprendra qu'icitte, on parle frança.''
    Paul Lafrance
    Québec

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 10 avril 2008 18h55
    M. Archambault --- En Italie, ça se passe en italien ...
    Monsieur Archambault,

    En Italie, ça se passe en italien. Vous devez vous en accommoder, quels que soient les droits de votre majestueux nombril ...

    J'ai déjà séjourné en Italie et j'y retournerai bientôt. Les Italiens avec lesquels je fais affaire présentement communiquent avec moi dans la langue de leur pays, l'italien. Parfois, avec insistance de ma part si je ne comprends pas, ils baragouinent un peu le français et un peu l'anglais... On finit par bien se comprendre même si ça se passe dans la langue d'accueil. Ce qui est somme toute acceptable ne serait-ce que par respect pour ce beau peuple... Que ces gens me fascinent par leur dignité, leur fierté et ce qu'ils sont ...dans l'âme ! Pourtant, ils semblent bien réussir dans leur business, même s'ils font affaire en italien avec des Français, des Britanniques, des Allemands, des Américains, des Japonais, ...et même avec des Canadiens pas trop butés. Bref, leur attitude digne me donne le goût d'apprendre l'italien. Pourquoi le Québec serait-il différent en regard de la langue française ?

    Je gagerais fort qu'en Italie, ils doivent être rares les poltrons qui s'assoient sur leurs droits individuels pour être servis exclusivement dans une autre langue que l'italien, simplement parce qu'ils maîtrisent une deuxième langue !

    Il n'y a que des colonisés cocus contents et des sans-gênes comme vous pour soutenir vos thèses, pour le moins fumeuses, en regard de l'usage de l'anglais au Québec sous le couvert de la protection sans limites des droits et des libertés individuelles. Exiger le français au fédéral et l'anglais au Québec, vous êtes sûrement de formation juridique (avec majeure en 'avocasseries') pour être tordu à ce point ! Quant à moi, les droits collectifs et le droit des peuples à survivre, ça existe aussi. Et ce n'est pas être totalitaire, comme vous le prétendez, que de refuser de se faire cracher dessus. D'ailleurs, je connais personnellement beaucoup d'anglophones et d'allophones respectueux du fait français au Québec qui seront toujours les bienvenus dans un Québec indépendant. N'ayez crainte; un Québec indépendant demeurerait démocratique. Tellement démocratique qu'il endurera même des mutants tarés comme vous !

    Finalement, en regard de votre attitude triomphante quant aux deux derniers référendums, il n'y a pas de quoi pavoiser. En effet, comment applaudir sans aucun remord des voleurs futés qui auraient réussi à voler la même banque, deux fois de suite ? Et, qui plus est, s'ils ont été aidés dans leur méfait par des employés-complices pas trop scrupuleux de ladite banque ...

    Jean Desjardins.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 12h33
    M. Archambault --- Si j'écrivais le français comme vous l'écrivez...
    Monsieur Archambault, si j'écrivais le français comme vous l'écrivez, avec autant de fautes d'orthographe que vous en commettez, je m'abstiendrais de me présenter comme modèle de Canadien 'full-bilingue'. D'ailleurs, vous devriez savoir que le statut de colonisé passe toujours par des phases de mutant déchu, aux yeux du colonisateur. L'une d'elle est la perte progressive de sa langue maternelle, signe d'une assimilation 'in progress'...

    Vous êtes sur la bonne voie. Continuez votre combat...

    Mais, j'y pense, avez-vous déjà pensé d'émigrer au Canada anglais ? Vous y trouveriez sûrement votre compte en accélérant votre processus d'assimilation. Vous-même, vos enfants et vos petits-enfants connaîtriez, bien sûr, les affres de la déchéance momentanée de l'assimilé 'in progress'. Mais avez-vous pensé au cadeau merveilleux que vous feriez à vos arrière-petits-enfants ? C'est pas ça l'idée, non ? Si ce n'est pas cela votre objectif, c'est que vous êtes un fichu nombril individualiste ou un inconscient ...sélectif ! Choisissez.

    D'ailleurs, pour vous faciliter la transition et préparer le terrain à votre progéniture, vous pourriez traduire votre nom pour celui de: 'A field beautiful' (traduction littérale mais non conforme à la syntaxe anglaise: ça paraîtrait trop...), 'I feel nice'(traduction tordue mais assez près de la réalité du cocu content. Pas bien inspirant...) ou 'Mr. Glib Talker' (un peu loin du nom original mais conforme au personnage...). On convient que l'exercice n'est pas facile avec un nom français comme le vôtre, mais que voulez-vous, quand on a honte de ses origines, on fait ce qu'on peut pour les camoufler...

    Bonne continuation !

    Jean Desjardins.

  • Marie-Louise Lacroix
    Inscrite
    samedi 12 avril 2008 13h32
    M. Claude Archambault
    M. Archambault, chacune de vos « prestations » renvoie le Québec cinquante ans en arrière, et constitue à chaque fois une injure tout en un à la dignité et à l'intelligence.

    Aussi, face à un aveuglement intellectuel et politique aussi abyssal, constant, et pour tout dire surréaliste, je finis par me dire que vous ne pensez pas un mot de ce que vous écrivez.

    Et que vous vous amusez à écrire n'importe quoi simplement pour le plaisir de voir comment les gens réagissent à la bêtise la plus crasse.

    Et si je fais erreur, eh bien pardonnez-moi. Et permettez-moi alors de plaindre - très sincèrement - un homme affublé d'une telle « pensée ».

    Bonne chance à vous, M. Archambault.
    Si tant est, bien sûr, qu'il s'agisse de votre identité réelle.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 12 avril 2008 23h17
    Je vous trouve bien généreuse, madame Lacroix...
    Bien sûr que ça existe des êtres aussi tarés que ça !

    Comment expliquez-vous autrement que ce n'est pas la très grande majorité des Québécois francophones qui ait voté pour la reconnaissance explicite du peuple Québécois francophone, de ses origines , de sa fierté et de sa raison d'être lors des deux derniers référendums ?

    Je vous suggère de vous renseigner sur l'histoire navrante d'une partie des esclaves américains affranchis. Vous verrez. Certaines personnes préfèrent servir un maître, à tout jamais. C'est cela leur destinée. Ce sont des êtres faibles qui trouvent leur sécurité dans la dépendance et la servilité. Gênés, parce que malgré tout conscients, certains trouvent une pseudo-consolation dans la bravade de bas étage et/ou la confrontation disjonctée avec ceux, de leurs concitoyens, qui ont de l'âme, de la dignité et du coeur au ventre. Cela leur donne l'impression d'exister à rabais..., bien sûr, mais d'exister quand même ! Quitte à ce que ce soit dans une insignifiance crasse.

    Cela semble manifestement le cas, vous en conviendrez, de notre désolant monsieur Archambault...

    Jean Desjardins

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