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Québec s'adresse en anglais aux trois quarts des immigrants allophones

Robert Dutrisac   8 avril 2008  Québec
Québec — Même si la francisation des immigrants demeure un objectif du gouvernement du Québec, ministères et organismes publics désignent systématiquement comme anglophones une majorité de nouveaux arrivants allophones, dont plusieurs ont pourtant une certaine connaissance du français. À ce titre, ces immigrants obtiendront, leur vie durant, que l'anglais soit la langue dans laquelle l'État québécois communiquera avec eux et leur fournira des services.

Selon les informations obtenues par Le Devoir, jusqu'aux trois quarts des immigrants allophones qui s'établissent dans la région de Montréal demandent aux ministères et aux organismes publics auxquels ils ont affaire de se faire servir en anglais, convaincus qu'ils sont que la province de Québec est un territoire bilingue. Les fonctionnaires n'ont d'autre choix que d'obtempérer; ils peuvent faire l'objet d'une réprimande s'ils ne se plient pas à la politique linguistique de l'administration publique.

C'est le cas notamment à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) et à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) qui constituent des passages obligés pour les immigrants dès leur arrivée.

La RAMQ a confirmé qu'une majorité de nouveaux arrivants allophones se font servir en anglais par les agents de l'organisme. «Effectivement, les allophones, plus souvent qu'autrement, ils parlent anglais», a indiqué le porte-parole de l'organisme, Marc Lortie.

Dès les premiers contacts d'une personne avec l'organisme, un «code de langue» lui est automatiquement attribué. Après le «bonjour» d'usage lancé par le fonctionnaire, toute personne qui s'adresse en anglais au préposé se verra décerner le code de langue qui stipule que toute communication avec cette personne se fera désormais en anglais. C'est donc le «client» qui choisit dans quelle langue — le français ou l'anglais —, il sera servi par l'État.

À la RAMQ, on ne lésine pas avec ce «droit» d'être servi en anglais. Dans une note de service datée du mois de novembre, la direction de l'organisme réitère l'importance de servir en anglais toute personne qui le demande et signale qu'elle veut être tenue au courant de tout incident où un client qui souhaite être servi en anglais le serait malencontreusement en français.

La situation est similaire à la SAAQ où un code de langue est aussi octroyé à tout client. Il est strictement interdit aux employés de la SAAQ de modifier un code anglais même s'ils constatent qu'une personne peut bien s'exprimer dans la langue officielle. Seul le client peut demander un code français.

La carte d'assurance maladie, le permis de conduire et le certificat d'immatriculation sont rédigés en français, mais toute la correspondance relative à leur renouvellement ainsi que tout document d'information sont disponibles en anglais.

Typiquement, le nouvel arrivant allophone obtiendra un bail en anglais de la Régie du logement. En tant qu'organisme quasi judiciaire, la Régie du logement, à l'instar des cours de justice, est bilingue. L'allophone pourra aussi se faire servir en anglais par le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Enfin, si certains de ses enfants naissent en sol québécois, ils se verront donner un «birth certificate» du Directeur de l'État civil.

En revanche, à leur arrivée à Montréal, les nouveaux arrivants sont accueillis en français par des représentants du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. Les fonctionnaires insistent beaucoup sur le caractère français du Québec, a souligné le porte-parole du ministère, Claude Fradette. On communique avec les nouveaux arrivants dans leur langue également, s'ils ne comprennent pas le français. On évite de passer par l'anglais pour s'adresser aux immigrants allophones. Par la suite, dans les deux ou trois semaines qui suivent, c'est en français qu'auront lieu les séances d'information sur la réalité québécoise. M. Fradette s'est montré quelque peu surpris des pratiques de la RAMQ et de la SAAQ en matière linguistique.

Selon Stephan Reichold, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, le Québec est perçu comme une terre bilingue par les immigrants qui arrivent à Montréal. «Pour les immigrants d'Europe, c'est excitant un environnement bilingue, c'est très valorisant», a souligné M. Reichold, qui est lui-même un immigrant d'origine allemande mais francophone. À cause de son nom, il lui est déjà arrivé de recevoir du gouvernement du Québec de la correspondance en anglais.

M. Reichold reconnaît les efforts que le ministère de l'Immigration déploie pour sensibiliser les immigrants sélectionnés au fait que le français est la langue officielle au Québec. «C'est clairement dit et redit. Mais une fois qu'ils arrivent ici, on est en Amérique du Nord, au Canada; l'environnement, c'est anglais», a-t-il fait remarquer.

Pour Guy Dumas, sous-ministre associé au Secrétariat de la politique linguistique, c'est pratique courante pour les ministères et organismes publics de servir ceux qui le désirent en anglais, et ce, quels que soient les gouvernements qui se sont succédé. En 1996, Louise Beaudoin, alors ministre responsable de la Charte de la langue française, a fait adopter la Politique gouvernementale relative à l'emploi et à la qualité de la langue française. Le gouvernement cherchait ainsi à renforcer le français en interdisant, notamment, les communications gouvernementales bilingues qui s'étaient multipliées. Depuis, chaque ministère et organisme étatique s'est doté d'une politique linguistique. Les communications «dans une langue autre que le français», selon la formule utilisée dans la Charte de la langue française, ne seraient permises qu'avec des personnes physiques qui s'expriment en ces autres langues. Dans les faits, le terme «autre langue» est un euphémisme pour désigner l'anglais.

«C'est sûr qu'il y a une offre de service en anglais à ceux qui le demandent dans la mesure du possible», a signalé Guy Dumas. Le gouvernement n'y est pas obligé, mais il peut le faire. Dans la pratique, il le fait. «La pratique, c'est d'essayer de servir le client le mieux possible», a-t-il dit. «La tendance, par politesse, par souci de bien servir la clientèle, pour un fonctionnaire qui maîtrise un peu l'anglais, c'est d'essayer de se débrouiller pour rendre le service.»

À l'heure actuelle, le gouvernement se targue du fait que 58 % des nouveaux immigrants connaissent le français. Mais, comme l'a démontré le démographe Michel Paillé, 38 % des immigrants récents parlent et le français et l'anglais; il en découle que 55 % des immigrants peuvent s'exprimer au moins en anglais à leur arrivée au Québec. Le quart des nouveaux arrivants ne parlent ni l'anglais ni le français.
 
 
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  • Denis Beaulé - Abonné
    7 avril 2008 23 h 39
    !
    Très « instructif ». Vraiment. Très.
    (Faudrait demander à VLB ce qu'il en pense ?...)
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  • Germain Lefebvre - Inscrit
    8 avril 2008 00 h 24
    Tromperie
    On nous dit que Québec a une politique de francisation des immigrants, à ma grande surprise, suite à la lecture de l'article de M, Robert Dutrisac, on constate que dans les fait, c'est une polique d'anglisisation que l'on pratique.
    C'est vraiment scandaleux et malhonnête de dire une chose et de faire son contraire.

    Tous les beaux discours des libéraux de M, Charest ne servent qu'à masquer la réalité et dès que l'opposition ADQ et PQ dénoncent ces aberrations, on les accuse de "flirter" avec le racisme. Toujours le deux poids deux mesures, que les autres provinces puissent angliciser les immigrants, c'est bien et normal mais que le Québec essaie de franciser ces immigrants, là ça ne va plus, donc en facade une politique de francisation mais dans le fait une politique d'anglisisation systématique.

    Bravo M, Dutrisac, vous êtes un des rares journalistes à décrire la vraie situation et à renseigner correctement la population.

    Dire une chose et faire son contraire, comment voulez-vous que les citoyens aient confiance aux politiciens. Avec la perte de confiance en nos politiciens, vient le désintéressement de la chose politique et l'affaiblissement de la démocratie. Et quand on y pense bien, n'est-ce pas ce que certains groupes d'intéret visent...
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  • J. Maurice Arbour - Abonné
    8 avril 2008 02 h 50
    Alouette en colère
    Dans son propre pays
    Il ne lui reste plus
    Qu'la belle vue sur le fleuve
    Et sa langue maternelle
    Qu'on ne reconnaît pas Et moi je sens en moi Dans le tréfonds de moi
    Malgré moi, malgré moi Pour la première fois
    Malgré moi, malgré moi Entre la chair et l'os
    S'installer la colère( Félix Leclerc )
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    8 avril 2008 04 h 05
    Welcome in Quebec !
    Une autre tuile sur la tête de notre ministre Mme St-Pierre et une autre raison pour les Québécois francophones de s'angliciser aussi vite que possible avant qu'ils ne soient très minoritaires au Québec et ne soient plus capables de gagner leur vie et se faire servir en français, ce qui ne saurait tarder avec tous ces immigrants anglophiles qui arrivent au Québec en plus grand nombre selon les volontés du PLQ et du PQ.

    Welcome in Quebec, ladies and gentlemen !
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  • côté-martin suzanne - Inscrite
    8 avril 2008 05 h 31
    une marque de savoir-vivre, de respect et de reconnaissance élémentaire
    Connaître la langue du pays d'adoption est la moindre des obligations pour un immigrant et la pratiquer au quotidien est un signe de santé... d'intégration, de volonté de participer activement à la vie sociale, politique... Le Québec possède une majorité francophone et je ne trouve pas aberrant que cette réalité entraîne des règles strictes en matière linguistique. Je pense qu'il faut exiger une connaissance du français - ce qui après n'empêche personne de communiquer également dans une autres langue, en anglais ou autre. Parler plusieurs langues est une richesse et c'est une chance de vivre dans un environnement qui en favorise l'apprentissage. Mais commençons par le plus élémentaire savoir-vivre, lequel passe par l'apprentissage et la pratique de la langue de la communauté d'accueil. La liberté de choisir se manifeste quand un immigrant décide d'aller vivre dans un pays plutôt qu'un autre ; parler la langue de ce pays ne devrait pas relever d'un choix... c'est un signe d'intelligence, d'intérêt porté à autrui, d'ouverture, de respect, de volonté d'intégration -de plein épanouissement.
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  • jacques noel - Inscrit
    8 avril 2008 06 h 31
    ou comment l'immigration anglicise Montréal
    Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec ; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec ?

    C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas un mot de français. Mais comment expliquer que l'on connaisse une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français ?

    C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10km autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais grâce au gruyère macéré par la Cour Suprême), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville de Montréal, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais, bien branchés sur l'Amérique et totalement coupés de la tribu de Presqu'Amérique.

    Chaque jour le ghetto est en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais autochtones et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicians, Jamaicains et... Anglos unilingues de Montréal ? L'ANGLAIS !

    Pendant qu'on voyait partir des Anglos uniligues, on accueillait des Allos unilingues, qui ne veulent pas plus rien savoir de nous que les Anglos d'antan. Le même mépris pour les Nègres blancs d'Amérique, mais cette fois venue du pauvre sud. Le mépris exposant deux.

    Au finish on se retrouve avec un problème en double : non seulement on n'a pas réglé la question linguistique, mais on y a ajouté un problème ethnique qui est en train de nous exploser en pleine face, des accommodements déraisonnables aux gangs de rue, en passant par la ghettoïsation du nord de l'Ile et l'anglicisation du centre-ville. Maudite belle réussite.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    8 avril 2008 06 h 32
    Colère du matin.
    Un vrai laxisme. Dans la pratique les fonctionnaires ne font strictement aucun effort pour s'exprimer largement en français. C'est ça qui est énervant. Le fait que le gouvernement prend les gens pour des imbéciles et qui dit que c'est par "politesse" qu'on s'exprime en français, ça irrite. Il est dommageable que les québécois aient peur d'être ce qu'ils sont. C'est-à-dire des francophones tout aussi américains que des anglophones. On est américain lorsqu'on vit et est citoyen d'un pays se situant en Amérique. Autrement dit, le brésilien avec son portugais est tout aussi américain que le chilien avec son espagnol, que l'États-Uniens avec son anglais et le québécois avec son français. Le gouvernement québécois est un gouvernement imbécile et plus con que ça, tu meurs. Ce qui est dommageable et grave, c'est qu'il y a des luttes entre immigrants et québécois qui n'ont pas lieu d'être parce que le gouvernement est responsable de son irresponsabilité. Quand donc ce mensonge se terminera-t-il un jour avec une réelle politique digne de ce nom. Actuellement au Québec on se demande vraiment comment c'est possible d'avoir de tels clowns (paysans en anglais d'origine)au pourvoir. On s'interroge vraiment sur la capacité des québécois à avoir de vrai "homes/femmes politiques" au pouvoir. Bientôt le pire arrive ou la même chose en réalité puisqu'icitte on n'aime pas trop se battre pour un vrai changement, et on aura Mario Dumont. À en pleurer de rage et de honte.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    8 avril 2008 08 h 05
    Que dira la ministre Saint-Pierre ?
    La ministre Christine Saint-Pierre aime bien se faire rassurante sur la francisation des immigrants. Cependant, dans les faits, on voit bien les libéraux, surtout Charest, se foutent pas mal de la protection du français au Québec ! Bravo à M. Dutrisac de nous révéler certaines données que le gouvernement aimerait mieux cacher !
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  • Mario Tremblay - Abonné
    8 avril 2008 08 h 14
    Dire une chose et faire son contraire
    C'est le propre des politiciens. Et c'est vous, l'électeur, qui voulez entendre ce qui fait votre affaire, même si vous savez qu'ils mentent!
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    8 avril 2008 08 h 17
    Le Québec est un État bilingue...
    ...peu importe ce qu'il affirme. Tous les documents sont accessibles en anglais. Quand on téléphone aux organismes publics, on nous propose toujours l'anglais (il pourrait bien plutôt y avoir une ligne générale en anglais, avec un numéro différent; mais je pense que même le PQ n'oserait pas aller jusque-là). La nouvelle urgence de l'hôpital Sainte-Justine porte fièrement le nom bilingue de Urgences-Emergency. Les documents reçus de mon arrondissement, pourtant officiellement unilingue, sont parfaitement bilingues, en tête-bêche, comme ceux du fédéral. Et l'OLF ne peut rien y faire. Et, après cette offre généralisée de services en anglais, on s'étonne encore que des immigrants ne se francisent pas! Mais pourquoi le feraient-ils?
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  • Ouhgo - Inscrit
    8 avril 2008 09 h 39
    @Suzanne Côté-Martin
    Vous déclarez: "...liberté de choisir se manifeste quand un immigrant décide d'aller vivre dans un pays plutôt qu'un autre ; parler la langue de ce pays ne devrait pas relever d'un choix... c'est un signe d'intelligence, d'intérêt porté à autrui"
    Attention: Le pays qu'ils ont choisi, c'est le CANADA! Pays officiellement bilingue... Et en entrant à Montréal, Canada, ils se font offrir le choix de langue. Le PARADIS!
    Les ÉPAIS, ce sont nous, Québécois, incapables de se libérer d'un pays oppresseur et assez carpettes pour assimiler nous-mêmes les arrivants à la culture raciste canadienne.
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  • Steve Fortin - Abonné
    8 avril 2008 09 h 46
    @ côté-martin suzanne et Bousquet
    Nous savons tous que la plus simple et élémentaire marque de respect serait que les immigrants apprennent la langue de la "société " d'accueil. Mais qu'elle est-elle cette société d'accueil ? C'EST LE CANADA !!!!! Par deux fois les québécois se sont refusés cette marque de noblesse. Si nous voulons que l'immigrant nous respecte, encore faudrait-il que nous ayons les couilles de nous affirmer nous-même !!!

    Il n'y a pas de substitut au concept de "nation". Les promesses édulcorées et les verbillages vides des "autonomistes" ne sont que poudre aux yeux. Un peuple qui se respecte se donne les outils de sa survie, s'affirme et accueille les immigrants selon sa prérogative. Quand les québécois auront eu le courage de se respecter, les immigrants le feront aussi. S'ils tiennent tant à vivre en anglais UNIQUEMENT, il y a un autre pays, le Canada, qui les accueillera gaiment.

    M. Bousquet, nous savons où vous logez politiquement. D'associer dans ce dossier PQ et PLQ relève uniquement de la mauvaise volonté et de la basse partisanerie, qui, du reste, sied bien le discours vide des adéquistes desquels vous vous réclamez. Dois-je vraiment faire ici la longue listes des inepties adéquistes...
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  • Ouhgo - Inscrit
    8 avril 2008 09 h 50
    @ Mario Tremblay
    En lien avec ce que vous dites: N'oublions pas le Pont d'Or!
    Saurons-nous jamais ce qu'il nous en a coûté pour dévoyer la carrière de Jean Charest. Pour renoncer à son rêve de devenir PM du Canada, il a accepté de consacrer sa carrière politique à éliminer définitivement le français du Québec, la grande épine dans le pied de son CANADA.
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  • coté carol - Inscrit
    8 avril 2008 09 h 58
    aucunement surprenant
    Tres bientot nous allons trouver cela scandaleux et incongru l'administration de ce gouvernement.Est ce que c'est les fonctionnaires qui mene a québec ou les élus.
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  • Pierre-Jules Lavigne - Abonné
    8 avril 2008 10 h 05
    Une NACHUN enrichie
    Ah oui, il faut absolument tenir compte du contexte nord-américain...
    Ah oui, c'est vrai qu'on s'enrichit avec l'apprentissage de plusieurs langues...
    Ah oui c'est vrai, l'immigration nous enrichit...
    Ah oui, il faut respecter le client d'abord...
    Comment veux-tu t'enrichir quand t'es à plat ventre... Le réalisme politique oublie notre réalité... Le réalisme administratif marchande notre langue auprès de personne même pas encore citoyenne...On est une NACHUN vraiment accomodante !
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  • - Abonné
    8 avril 2008 10 h 39
    Au bureau de Montréal de la RAMQ
    Ayant perdu ma carte soleil, il y a 2 ou 3 ans, j'ai dû me rendre au bureau de la RAMQ, rue de Maisonneuve ouest, à Montréal, pour la remplacer.

    J'ai vraiment eu l'impression de me retrouver soudainement dans une ville anglophone, en Ontario peut-être, dès que j'ai ouvert la porte du vaste bureau. Celui-ci, bondé d'une bonne centaine de personnes, presque toutes immigrantes, semblait fonctionné essentiellement en anglais. Même l'employé qui ma servit au comptoir était anglophone et parlait difficilement le français.

    Je suis retourné chez mois avec l'impression tenace qu'au Québec, c'est en anglais que ça se passe et que le français c'est une langue tolérée pour quelques temps encore, pour satisfaire quelques ringards.
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  • Guy Fafard - Inscrit
    8 avril 2008 10 h 51
    Le gouvernement se prostitue! Ça vous surprend?
    allophones, anglais, Langue, Immigration, Québec (province)

    Et après un demi-siècle on ose encore se poser encore la question. - Un tel aveuglement est déplorable!

    Les québécois ne savent pas ce qu'ils veulent, ils récoltent ce qu'ils ont semé avec le fameux proverbe Normand du
    * "P't ête ben qu'oui, p't ben qu'non".
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  • Claude Stordeur - Abonné
    8 avril 2008 11 h 08
    Je connais depuis longtemps plusieurs émigrant français
    qui pour faire instruit, se dise francophone, mais parle en public en anglais pour faire bien, ou se montrer instruit.
    La même remarque s'adresse a des Montréalais de la haute société qui veulent montrer qu'ils sont intégrés à la riche bourgeoisie anglaise de Montréal.
    Je n'en revient pas de voir à une terrasse une personne qui parle parfaitement le français s'adresser en premier au serveur en anglais et fait la fine bouche si celui-ci répond en français...sur la rue st Denis...
    Il est certain que la ministre St Pierre pour réussir dans son plan de carrière doit favoriser les anglophones possesseur de grand bureaux d'avocat.
    je me demande, mais je m'en doute, quelle est la langue de travail dans les bureaux d'avocat de Montréal!!!
    Les vrais défenseur de la langue française sont les unilingues francophones des régions, les autres par facilité ou opportunisme, pratique le plus souvent l'anglais made in USA
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  • bernardjeangeorges bochatay - Inscrit
    8 avril 2008 11 h 27
    Deux mondes
    Chacun devrait se souvenir qu'il y a deux mondes, l'anglo-saxon et le latin et reconnaitre l'impérialisme du premier. Chaque fois que l'on franchit la frontière canadienne en entrant au Québec, les préposés fédéraux ne vous parlent qu'anglais et font montre de surprise lorsqu'on leur repond en français, qu'ils ne parlent pas tous. Lorsque l'on franchit la frontière suisse, les fonctionnaires fédéraux vous parlent en premier l'une des 4 langues suisses, celle de la région du poste frontière. Je me refuse a croire que l'impossiblite notoire a maitriser la langue français est la raison de l'usage abusif,par l'admnistration canadienne, de l'anglais et il me plait a penser que ce n'est que son refus dans un dessein de domination.
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  • Raoul Mesquita - Abonné
    8 avril 2008 11 h 30
    Français et l'allophonie
    Il suffit de regarder le canal 14 (videotron) pour remarquer que la publicité du gouvernement du Québec.....est en Anglais!
    On aura tout vu!

    Raoul Mesquita
    Laval
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  • Wabush - Abonnée
    8 avril 2008 11 h 31
    Ça dépend qui dirige...
    Quand Jacques Parizeau est devenu premier ministre en 1994, j'ai été nommée attachée politique à la correspondance du premier ministre et je m'occupais justement du courrier reçu en anglais. Je peux vous affirmer que l'on répondait TOUJOURS en français au Québec, le français étant la SEULE langue officielle au Québec. On répondait en anglais à des lettres provenant des USA ou de la Chine, c'est à peu près tout. Et ce n'est pas parce que je n'étais pas capable de répondre en anglais, je suis traductrice de formation. Et monsieur Parizeau est sans doute le plus bilingue des Québécois... Si on veut que la langue officielle du Québec soit le français, il faut s'affirmer.

    Sylvie Brousseau,
    Île d'Orléans
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  • Gilles Malo - Abonné
    8 avril 2008 11 h 34
    conforme à la réalité
    L'article de Dutrissac est conforme à la réalité. La nature de mon travail me met en contact à tous les jours avec les immigrants. Je peux lire les documents qui leur sont envoyés par le qc et ses organismes et effectivement ils sont en majorité rédigés en anglais. Nous faisons parti des peuples imbéciles de la terre.
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    8 avril 2008 12 h 02
    L'immigration interne anglicisée à Montréal!
    Les Montréalais eux-mêmes, francophones de souche y inclus, bloquent le marché du travail à un immigrant interne (surgi des profondeurs régionales!) qui, même tout à fait bilingue fonctionnel dans sa spécialité, n'aurait pas une conversation anglaise assez spontanée et fluide à leur goût! C'est tout simplement scandaleux! Ne vous étonnez pas que le site Web de la Ville de Montréal s'affiche de prime abord en anglais! Et ces connards se demandent pourquoi leur ville périclite face à Toronto! Ils se tirent dans les pieds! Ils gomment leur différence gagnante, pourtant! Quel beau principe marketing, n'est-ce pas? Il va falloir que Montréal se francise autant que Québec, vite et bien! Il faut arrêter de basculer automatiquement en anglais avec les Allos!
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  • Bernard Gervais - Abonné
    8 avril 2008 12 h 37
    Les libéraux n'osent pas déplaire à leurs plus fidèles électeurs !
    Nullement surpris des faits rapportés par M. Dutrisac. Les libéraux ont tout intérêt à servir les anglophones dans leur langue car ceux-ci constituent la seule clientèle électorale vraiment fidèle à leur parti !!!
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  • côté-martin suzanne - Inscrite
    8 avril 2008 12 h 47
    je dis "pays"
    "Attention: Le pays qu'ils ont choisi, c'est le CANADA! Pays officiellement bilingue... Et en entrant à Montréal, Canada, ils se font offrir le choix de langue. Le PARADIS!"
    Quand j'écrivais "pays" je pensais qu Québec - je ne le conçois pas autrement...
    Le Canada est officiellement bilingue, mais le Québec a un statut particulier qui devrait justifier un traitement de l'immigration particulier.
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  • Dominic Pageau - Abonné
    8 avril 2008 14 h 18
    Vive le bilinguisme
    Ou l'assimilation tranquille
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  • Bernard Desgagne - Abonné
    8 avril 2008 15 h 38
    Colonisés à l'os
    Incapables de se rendre compte collectivement de leur état de colonisés à l'os, les Québécois approchent du point de non-retour en ce qui a trait à l'assimilation linguistique.

    Déjà, ils ont largement intégré la logique insidieuse du bilinguisme individuel qui favorise systématiquement l'anglais. Les élites québécoises ont pratiquement démissionné à ce sujet, y compris au sein des partis indépendantistes.

    Si le Québec ne devient pas indépendant sous peu et si un sérieux redressement n'est pas opéré pour normaliser l'usage presque exclusif du français dans toutes les sphères de la société québécoise, comme cela s'est fait depuis longtemps avec l'anglais au Canada anglais, il sera vraiment trop tard pour sauver le français en Amérique et pour empêcher une dénaturation de la nation québécoise.

    D'ailleurs, il est peut-être déjà trop tard. Le Québec est actuellement sur la pente savonneuse qui conduit à l'irlandisation. Même après avoir réalisé son indépendance, l'Irlande n'a pas pu ressusciter le gaélique, et son territoire a été partitionné parce que les colons britanniques étaient devenus majoritaires en Irlande du Nord.
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  • Francois Lamoureux - Inscrit
    8 avril 2008 16 h 32
    Au diable le français
    Quel bande de cons,c'est pas possible. Tirons-nous dans le pied pis marchons à genoux pauvre de nous.La fin est proche.
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  • Peter Jacobs - Inscrit
    8 avril 2008 16 h 50
    On peut oser dire autrement?
    La uniformité des opinions est telle que des dialogues et présentations d'autres opinions ne sont pas vraiment possibles. Même si nous avons des des appréciations de réalités différentes il me semble que ce forum n'acceptera une autre version des faits. Quel dommage!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    8 avril 2008 17 h 10
    @ Steve Fortin
    M. Steve Fortin écrit : «M. Bousquet, nous savons où vous logez politiquement. D'associer dans ce dossier PQ et PLQ relève uniquement de la mauvaise volonté et de la basse partisanerie»

    Je ne loge pas politiquement à un endroit en particulier M. Fortin. J'ai nommé le PQ et le PLQ parce que ces 2 partis veulent augmenter le nombre D'entrées de nos immigrants par année de 45 000 à 55 000. Ils finissent par préférer l'anglais à 75 % comme l'indique ce reportage. Je me demande bien pourquoi le PQ accepte cette idée puisque la grande majorité de ces immigrés votent Libéral.

    En passant M. Fortin, le bon n'est pas dans un parti et le méchant dans les 2 autres. Chacun a ses bons et ses mauvais côtés.
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  • côté-martin suzanne - Inscrite
    9 avril 2008 09 h 03
    à M. Jacobs
    Allons, Monsieur, vous baissez les bras d'entrée ! Essayez de défendre votre point de vue. Nous sommes adultes et consentants. Une bonne bagarre ferait d'avantage avancer le dossier. Il faut cesser de jouer à "c'est moi le plus persécuté, pas vous". C'est normal que les francophones cherchent à défendre leur langue, non? Ils sont quand même un peu menacés de disparition, à long terme. Personnellement, je pense que les lois en matière linguistique et d'immigration doivent être plus strictes et favoriser le maintien du français autant que possible. Mais il y a les lois et il y a la vie et la réalité : les Québécois (vous, moi) sont pacifistes, ouverts, tolérants : la plupart des francophones continueront à s'exprimer en anglais s'il le faut dans une réunion, s'il y a un locuteur anglophone égaré et incapable de commander une salade en français ! Ils le feraient en mandarin ou en espagnol, s'ils maîtrisaient aussi ces langues... mais qu'on leur accorde leurs droits les plus fondamentaux. Qu'en pensez-vous?
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  • Ouhgo - Inscrit
    10 avril 2008 23 h 26
    @ M. Thomas Nordlum
    Bravo pour votre culture personnelle, ouverte à l'une des plus grandes langues du monde. Merci de nous prévenir contre cette mollesse devant l'invasion de l'anglais. Cependant, il y a un os! Les décideurs en matière de langue, au Québec, sont les membres du Parti Libéral du Québec. Ce parti est financé par le West Island unilingue anglo de Montréal. Et le Premier Ministre en est Jean John Charest, qui a délaissé son poste de chef du Parti Conservateur d'Ottawa(aspirant PM) pour consacrer sa nouvelle carrière, sous la pression canadienne, à une mission avouée d'anéantir, au Québec, cette spécificité française si répugnante aux yeux des promoteurs d'un Canada unilingue anglais from coast to coast to coast.
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  • Thomas Dean Nordlum - Abonné
    11 avril 2008 18 h 05
    A M. St-Pierre
    Je savais pas cela, moi, ce dont vous avez parlé de Jean Charest. Merci pour me le dire.
    (et je vous remercie pour votre commentaire, cela m'encourage.)
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  • Tête Carrée - Inscrit
    14 avril 2008 22 h 29
    @Thomas Nordlum
    Ne perdez pas le temps ni la raison.
    www.iloveloi101.blogspot.com
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