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Courchesne l'impétueuse

Antoine Robitaille   5 avril 2008  Québec
Photo : Jacques Nadeau
Québec — Quiconque a travaillé avec l'impétueuse Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation, commencera par parler de sa détermination et finira par aborder la question de son «émotivité». Lorsqu'elle était ministre de l'Immigration, certains fonctionnaires la qualifiaient carrément de «Crazy Courchesne» en raison de directives changeantes. Un fonctionnaire qui fut son subalterne pendant six ans, lorsqu'elle était sous-ministre à la Culture, parle d'une fille «très très entière» qui se «donnait à fond».

«Sauf que sur le plan de la gestion, c'était assez particulier, parfois.» Une gestion par «coups de sang», explique cette source. «Elle était quand même assez colérique [...]. Moi, je n'avais pas souvent rencontré de fonctionnaires de ce style-là. Chose certaine, elle tolérait mal que les choses traînent ou n'aillent pas dans le sens qu'elle souhaitait.»

À l'Orchestre symphonique de Montréal, où elle fut directrice générale, ses impatiences sont aussi entrées dans la légende. Au ministère de l'Éducation, certains fonctionnaires craignent que, dans un accès de colère, elle ne «commette d'importants précédents». Au reste, lorsque la crise de l'UQAM a éclaté, Mme Courchesne a passé quelques savons bien sentis à la rectrice par intérim, racontent plusieurs sources. «Même si c'était légitime, c'était très tendu.»

Colérique, peut-être, mais efficace, Michelle Courchesne. Nommée ministre de l'Éducation du gouvernement minoritaire le 18 avril 2007, la crise budgétaire n'était pas encore résorbée, le 30 mai suivant, qu'elle pouvait déjà annoncer le retour du bulletin chiffré, unique, ainsi que la réintroduction du redoublement. Elle n'avait pas perdu de temps, c'est le moins qu'on puisse dire. L'application a certes été chaotique, mais peu à peu, les chiffres et les moyennes de groupe entrent dans les moeurs. «On l'a fait», dit-elle aujourd'hui avec fierté. Il n'y a pas que les éditorialistes qui la célèbrent. Son dernier adversaire péquiste dans Fabre, l'universitaire Guy Lachapelle, reconnaît qu'«elle fait une bonne job à l'Éducation».

Réussite et fougue

La sénatrice libérale Lise Bacon était ministre de la Culture lorsqu'elle a sacré Michelle Courchesne sous-ministre adjointe. Elle l'avait remarquée lorsque cette dernière était conseillère municipale à Laval. «Je trouvais que c'était une femme efficace, qui travaille fort, qui n'a pas peur d'avancer dans des dossiers, qui n'a pas à se faire dire quoi faire.» Et le résultat a été très satisfaisant, selon Lise Bacon. Michelle Courchesne a réussi «avec doigté» à décentraliser le ministère de la Culture après avoir fait une grande tournée dans toutes les régions du Québec.

Émotive? «Oui, elle a des émotions. De grandes émotions qui la font réagir un peu rapidement parfois.» Mme Bacon, par exemple, doute que la première réaction de la ministre, dans le cas du hockey junior, était la bonne. «Elle s'est reprise par après.» Au fond, dit la sénatrice, «sa rationalité prend finalement le dessus et l'aide à passer au travers».

L'émotivité, au demeurant, est nécessaire en politique: «Si on n'a pas d'émotions pour ce qui se passe autour de nous... ça ne sert à rien d'être en politique.» Ce que certains appellent «émotion» chez Michelle Courchesne se confond avec une grande sensibilité. «Elle a une qualité qui ne s'enseigne pas: elle écoute la population. C'est une véritable représentante du peuple», dit une source.

Lorsqu'elle était la ministre de la Culture de Robert Bourassa, au début des années 90, Liza Frulla fit de Michelle Courchesne sa sous-ministre «en titre». C'était un tandem redoutable: deux «"émotives positives", c'est comme ça que je nous décris. On a le sens du devoir et on veut que ça marche!». Malgré la crise budgétaire, le duo Frulla-Courchesne a réussi à aller chercher des crédits «neufs» pour l'application de la nouvelle politique culturelle qu'elles venaient de définir.

Toutefois, le fait qu'on revienne toujours sur le caractère émotif de son amie exaspère Liza Frulla. «Pour le même comportement, on dira qu'une femme est émotive et qu'un homme est déterminé! Ça m'énerve.» Michelle Courchesne est une femme «convaincue et qui aime convaincre fermement», croit l'ancienne ministre.

Dire tout haut...

Lorsqu'on lui demande si elle est «émotive», Michelle Courchesne se dit «un peu agacée». D'une part, à ses yeux, plusieurs confondent «émotivité» et la capacité de «dire tout haut, avec intensité, ce que plusieurs pensent tout bas». Lorsqu'elle a reconnu que la piètre maîtrise du français des élèves de la «réforme» l'inquiétait, lorsqu'elle a dit que cette réforme avait besoin de «réalignements», elle estime avoir brisé des tabous qui empêchaient la société québécoise de se regarder en face.

Elle concède toutefois ceci: «Probablement que, parfois, il y a des vérités que j'ai dites trop rapidement.» Il demeure que, pour elle, «être en politique, c'est une affaire de conviction, et il faut se battre, il faut parler, il faut défendre son point de vue, il ne faut pas se retenir dans ce qu'on a à dire. Il faut savoir choisir le bon moment, d'accord».

L'«émotivité» a au moins une vertu: Michelle Courchesne décode rapidement une situation et agit vite. Le jour de son assermentation, le 18 avril 2007, elle dérape en commentant le caractère paritaire du conseil des ministres: «Les femmes, en politique, sont généralement déterminées [...]. J'espère franchement que nous apportons — et je crois que nous le faisons — une valeur beaucoup plus humaine à la politique.» Plus humaine? Votre humble serviteur, qui assistait au point de presse, grimace. «Les hommes sont moins humains, donc?» Je n'étais pas retourné à mon bureau (situé dans l'édifice derrière l'hôtel du Parlement) que mon téléphone cellulaire sonnait. En ligne, la ministre elle-même, presque en proie à la panique: «Écoutez, Antoine [Mme Courchesne a cette habitude d'appeler les journalistes par leur prénom], ce n'était vraiment pas du tout ce que je voulais dire, là, que les femmes sont plus humaines que les hommes.»

Dure école, putsch et menaces de mort

À ses dires, elle a beaucoup mûri sur le plan émotif. «Je suis plus pondérée aujourd'hui, avec l'expérience. Mais je suis aussi tenace qu'avant», dit-elle fièrement. «La vie nous apprend à contrôler nos émotions.»

Et la vie, pour Michelle Courchesne, n'a pas été un long fleuve tranquille. Fille unique d'un foyer éclaté, elle a été élevée par une mère monoparentale et une tante célibataire, deux femmes qui «devaient gagner leur vie». Son père «vendeur de chars» à Trois-Rivières? Elle ne lui parlera pas pendant 15 ans.

«Je suis allée à la dure école. Je ne me plains pas, c'est comme ça.» Elle dit venir d'un milieu matriarcal où le message était clair: «"Toi, si tu te retrouves seule un jour, tu sauras te débrouiller." Et j'ai été élevée comme ça, à faire ma place.»

Elle deviendra une sorte de self-made woman. Conseillère municipale dans les années 80, une des cinq membres du conseil exécutif de Laval, Michelle Courchesne vient d'accoucher (une césarienne) lorsqu'une crise éclate à l'hôtel de ville. Un putsch: deux conseillers veulent renverser le maire. Deux autres veulent le soutenir. La jeune Courchesne (elle a 28 ans) est coincée. «Puis, j'ai exprimé mes convictions très honnêtement.» Et tout le monde a conclu qu'elle ne soutenait plus le maire. Elle décide de démissionner. Encore aujourd'hui, elle trouve douloureux de ressasser ces «souvenirs inintéressants». Une «expérience malheureuse» mais de laquelle, insiste-t-elle, elle a beaucoup appris. Dont une leçon politique: «Tu ne vas pas à la guerre sans fusil. Tu ne fais pas la guerre sans armée.»

Sous-ministre adjointe à la Culture, quelques semaines après le drame de Polytechnique, elle reçoit un promoteur de manifestations culturelles. La «rencontre est pourtant calme», mais l'homme perd la carte parce qu'il n'a pas eu ses subventions; il lance que les fonctionnaires devraient prendre les gens au sérieux «avant que quelqu'un ne mette la main sur une mitraillette». Mme Courchesne n'est pas «du genre à s'en faire», mais elle raconte toutefois l'épisode à sa supérieure. Dépôt d'une plainte. Procès. Le promoteur sera reconnu coupable de «menaces de mort».

La conciliation carrière-famille n'a pas été de tout repos pour Michelle Courchesne, véritable superwoman. Prenez la carrière de hockeyeur de son fils Jean-Michel Filiatrault, qui fut gardien de but pour les Remparts: 20 ans d'arénas, qu'elle ne «regrette pas une seconde», mais bon nombre de voyages éreintants, de retour chez soi en pleine nuit. Dans les arénas, Michelle Courchesne conclut qu'elle doit s'isoler des autres parents pour cesser de crier avec eux. «Je ne les boudais pas. Mais je ne voulais plus, durant le match, vivre cette intensité-là. Je réalisais que je me laissais trop entraîner par les autres.»

C'est toutefois la maladie qui l'a le plus mise au défi. Liza Frulla décrit sa bonne amie Michelle comme une «aidante naturelle». Depuis 1991, «j'ai accompagné cinq personnes de très très près dans leur voyage ultime. Et je le fais encore en ce moment [son mari est atteint de la maladie d'Alzheimer]. Alors c'est sûr que... quand t'es toute seule et que tu n'as pas de famille... ça marque», dit-elle, la gorge nouée et les yeux pleins d'eau. (Surtout que, comme un journal l'a révélé, un différend devant tribunal l'a opposée à son beau-fils, qui contestait le mandat d'inaptitude, obtenu par elle pour son mari.)

Puis, se ressaisissant, une pointe de rage dans la voix, elle ajoute: «Au fond, ça m'a toujours choquée de me faire traiter d'émotive. Parce que lorsque j'ai perdu patience ou que j'ai fait des colères, c'est parce qu'à la maison, je vivais des choses très difficiles. Ça, je ne l'ai jamais dit. Mais voilà», lance-t-elle, comme délivrée par cet aveu.






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  • Serge Brosseau
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 00h12
    Magnifique petit article
    « Très humain. Merci. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 05h50
    l'histoire se répète!
    « On ne peut quand même pas être plus émotive et colérique que sa mentore Lise Bacon, et il faut reconnaître qu'elle aussi a fait du très bon travail!!! Je me souviens de son chauffeur qui l'avait "plantée" en plein milieu du pont interprovincial d'Ottawa-Hull en jetant les clefs de la limo dans la rivière des Outaouais (ou Ottawa si c'était avant le milieu)... »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 07h07
    Femme plus humaine
    « La ministre ne croyait pas si bien dire, ce 18 avril 2007. Car suivant un récit bien connu, l'homme serait soit un fils direct de Dieu (généalogie lucienne) ou un combiné de terre et de souffle divin. Alors que la femme serait un produit plus raffiné ou plus exclusivement humain. N'ayant émané, elle, que d'humain seul (à l'exclusion de toute terre). »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 5 avril 2008 07h59
    Courchesne.... la péteuse
    « Scusez le Robert-Lévesquisme...

    Quand je l'ai vue débarquer à TLMP avec sa dictée, je me suis dit qu'elle était mauditement bien coachée. Elle se doutait bien que Guy A. allait lui imposer sa dictée et qu'elle risquait de faire patate comme l'ancien VP américain. Alors elle a amené son propre stuff et Guy A., ben nono, est tombé dans le panneau.

    L'offensive a toujours été la meilleure défensive. Surtout pour une péteuse... »

  • Serge Bouchard
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 08h08
    Bulletins chiffrés
    « Le retour des notes et des moyennes de groupe a été une décision stupide, amateure et garrochée à des fins politiques. Obliger un enseignant à inscrire sur le bulletin d'un enfant de 7 ans qu'il a 30% et qu'il est le dernier de sa classe c'est peut-être rentable politiquement mais pédagogiquement... »

  • Kris Richard
    Inscrit
    samedi 5 avril 2008 10h26
    Sabord
    « Le Sabord est un nom masculin (composé d'un élément d'origine inconnue et de bord ). Ouverture quadrangulaire, pouvant être fermée, pratiquée dans la muraille d'un Navire. S'Aborder, s'Accoster, s'Accorder, n'est pas SABORDER dont l'Action est de couler Volontairement le Navire National Québécois.
    J'invite Madame la Ministre Michelle Courchesne à venir Parler d'Éducation sur notre Forum de discussion dont Elle y est déjà Très Chat l'Heureuse ment Attendue sur
    http://17.xooit.fr/index.php

    Kris Richard
    2008/04/05/10H22 »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 10h34
    Pour être à la tête d'un ministère ou d'une compagnie
    « L'émotion doit passer en second. La chance de ces gens qui ne savent pas maitriser leurs émotions est qu'on veut favoriser à tout prix les femmes, même émotives.
    Il faudra s'habituer, nous les moins émotifs en action ou laisser la place ....
    le défi est l'aspect comptable qui nous rattrape, ce qui est imprimer, coute aussi chère à mettre en place qu'à jeter à la récupération.
    l'Internet et le non imprimer pour toujours sauve souvent ces émotifs de la démotion... »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 17h03
    Le piège idéologique
    « Madame Courchesne demeure l'employée de Jean Charest, le libéral le plus conservateur qu'ait connu le Québec. L'imposition du bulletin chiffré pourrait être le résultat d'une incompréhension des fondements de la réforme. Mais il est plutôt probable qu'il s'agisse d'une concession à l'électoralisme de son patron. Ce bulletin chiffré ne fait qu'envoyer la poussière sous le tapis. Comme vient de le souligner le Conseil supérieur de l'éducation, il est incompatible avec l'esprit de la réforme, avec lequel Madame Courchesne se dit par ailleurs d'accord.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 5 avril 2008 17h15
    @ M Bouchard
    « Le retour aux notes est probablement la meilleure chose qu'a faite ce gouvernement en éducation en attendant qu'il mette à la poubelle la réforme pourrie de la Marois. Les parents on besoin de savoir ou se situ leur enfant et les enfants on besoin de cette compétition pour apprendre à s'améliorer et se donner des but précis. Aussi l'idée ancienne d'avoir des classes pour les plus forts et pour les plus faibles est bonne car elle rend cette compétition plus juste. Ce que le système actuel fait c'est du nivèlement par le bas. Les plus forts, donc les leaders potentiels de demain sont retenu en arrière à cause des plus faibles. »

  • Jean-Guy Fournier
    Abonné
    samedi 5 avril 2008 23h15
    Le syndrome «tout le monde en parle»
    « Le Devoir ne nous a pas habitués à ce genre de traitement racoleur «human interest» bien à la mode. Est-ce une nouvelle politique éditoriale de première page du samedi ou un simple accident de parcours? »

  • Sophie Gamache
    Inscrite
    dimanche 6 avril 2008 08h46
    Ce n'est pas un bulletin chiffré!!!
    « Il est tellement dommage de voir que certains parlent encore du bulletin chiffré comme étant réel et valable... alors que ce n'est rien du tout. Ce n'est pas un bulletin chiffré, je répète, ce n'est pas un bulletin chiffré -une dernière fois- ce n'est pas un bulletin chiffré! C'est un bulletin où les cotes sont déguisées en chiffre. On aurait pu mettre des lapins et des bonhommes sourires, cela n'aurait rien changé. Je ne sais pas comment être plus claire... Questionnez les enseignants. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    dimanche 6 avril 2008 11h40
    @ M. Stordeur : demande de précision
    « Monsieur Stordeur,

    Il semble y avoir un message profond en votre propos.
    Cependant, la confusion de la dernière moitié en inhibe une compréhension claire.
    Lorsque vous dites que « le défi est l'aspect comptable qui nous rattrape, ce qui est imprimer, coute aussi chère à mettre en place qu'à jeter à la récupération.
    l'Internet et le non imprimer pour toujours sauve souvent ces émotifs de la démotion... »
    d'abord, est-ce « toujours » ou « souvent » ?
    Et, surtout, est-ce que ce que vous voulez dire c'est que ce serait la fugacité inhérente au non imprimé, incluant notamment Internet, qui favoriserait une certaine frivolité ou l'émotion, plus méritantes de démotion que de promotion ?

    P.S. On dirait que vous ne croiriez guère que « les grandes pensées viennent du coeur » ou qu'on puisse 'opérer' avec autant de pertinence ou d'à-propos en le faisant émotionnellement que, prépondéramment, rationnellement ? Une petite remarque à cet égard : le plus émotif ayant cours à l'ANQ n'est pas d'origine féminine. Il est plutôt ou se veut (à) 110% 'mâle', 'viril', et se passe à la Période de questions et réponses orales. Que des ministres féminines s'y adonnent aussi au même mode d'expression -- à éviter de laisser voir aux petits enfants assez souvent -- ne ressortit pas à la légendaire 'émotivité féminine', mais bien plutôt davantage au fait que des femmes-ministres considéreraient plus simple (facile) ou commode, en ce cas précis, de se faire singes d'hommes -- en se faisant aller les baguettes et le verbe haut et fort --, que de s'épuiser (en vain) à essayer de renverser cette manière, bien 'mâle', consistant à trouver plus de jouissance en la bagarre même qu'en la résolution de problèmes. Alors que ce serait l'inverse, à ce niveau, chez la gent féminine (le PM, le premier, lui-même 'bagarreur', l'ayant reconnu ouvertement en tout début d'année, lors du parlement étudiant). »

  • michel rheault
    Inscrit
    dimanche 6 avril 2008 12h44
    Attention, madame Courchesne...
    « Depuis un certain temps, il vous arrive, hélas trop souvent, de vous en remettre au "verbiage protocolaire" et " à la lague de bois" du monde politique.
    Ce n'est pas vous ça, les phrases ampoulées, vides d'idée, ronronnantes et ronflantes, comme le font tous les ténors-séniors de votre gouvernement,à commencer par le chef à qui il arrive à l'occasion de se "tromper de disque" ou ayant oublié qu'il en existe une nouvelle version.

    S.V.P.,madame Courchesne, ne cessez pas d'être vous-même avec votre bien typique colori, dans tous les sens du terme.
    On peut vous en pardonner davantage qu'on ne doute pas que vous retrouvez la raison lorsque nécessaire. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 6 avril 2008 14h16
    Comment savoir où je me situe ...réellement !
    « Jusqu'à la fin de ma 7e année, j'avais des bulletins chiffrés avec des notes de 95% et plus. Bravo ! Au début de mon collège classique, je suis descendu subito presto à moins de 70%. Merde ! Réveil brutal. Ce fut le coup de pied au derrière qui me fit comprendre que je devais 'mettre davantage le pied sur la pédale à gaz', ce qui fut fait avec pas mal d'effort 'because' la compétition des autres étudiants. À l'université, même scénario.

    Je ne sais pas si ce sont les bulletins chiffrés qui m'ont aidé à me forcer dans la vie, mais ce qui est sûr, c'est que ça m'a permis de savoir à tout moment l'effort que je devais consentir pour ne pas me laisser devancer par le peloton. Rendu sur le marché du travail, j'avais compris le truc. Plus besoin de bulletins chiffrés, il s'agissait tout simplement de consentir à faire un effort continu pour réussir ma vie personnelle et familiale ainsi que dans ma carrière. Ce qui fut fait avec des résultats pas si pires... Merci aux pédagogues de l'époque ...et un peu aux bulletins chiffrés !

    Je crois que c'est ne pas respecter les plus faibles que de leur cacher la vérité sur leur place relative dans leur groupe, et ce, dès leur jeune âge. Tout comme il est inhumain de leur donner l'impression de réussite alors qu'ils sont en échec. Comment sauront-ils qu'ils doivent travailler davantage ? Comment seront-ils équipés pour faire face à la vraie vie ? Si on veut respecter les plus faibles en notes, qu'on mette à leur disposition le support nécessaire pour les aider à suivre leur groupe. Si, malgré un support supplémentaire adéquat, certains individus ne sont toujours pas capables de suivre le groupe, il est peut-être temps qu'on les dirige vers des études davantage orientées vers leur type spécifique de talent. L'intelligence pratique, ça existe aussi et c'est tout aussi honorable quand on sait la reconnaître et l'apprécier... Bref, j'aime mieux un 'bon soudeur' faible en notes à l'école qu'on a bien orienté qu'un 'mauvais collet blanc' qui était tout aussi faible en notes mais à qui on a compté des pipes !

    Je crois enfin qu'il est suicidaire pour la Société Québécoise, à long terme, de ralentir les moyens et les plus performants sous prétexte de ne pas perdre dans la brume les plus faibles. Je ne crois pas qu'un nivellement par le bas soit une bonne manière de former les leaders de demain et de renforcer notre Société par rapport aux autres pays avec lesquels elle est ...en compétition.

    Cependant, comment réussir à les départager autrement que par un système de notation chiffrée ? À moins que l'idée soit de soutenir que 'tout le monde, il est égal et pareil', ce qui ne correspond manifestement pas à l'observation de la réalité courante.

    Jean Desjardins »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 6 avril 2008 14h37
    @ Sophie
    « Alors si ce n'est que les cotes déguisées en chiffre, alors les profs ne font pas leur jobs. Ce que l'on veux c'est savoir ou est notre enfant en comparaison avec les autres et comment il s'amilliore. Aussi comment il maitrise le sujet comment est la classe et la valeur des prof. Car les profs sont les seuls à résister à une évaluation périodique de leur compétence. Et seul le taux de réussite à un examen pan-provincial peu mesurer cela. »

  • Marie-Charlotte De Koninck
    Abonnée
    dimanche 6 avril 2008 18h48
    Le côté rétrograde du bulletin chiffré
    « Cher Monsieur Robitaille. Il n'y a pas de problème avec le bulletin chiffré. Que l'on mette des lettres, des chiffres ou des bonhommes sourire, c'est la même chose. Ce qui est grave, c'est qu'avec des chiffres, on peut réintroduire la moyenne de groupe à partir de laquelle on peut situer un élève par rapport à sa classe. On avait mis cinquante ans pour se défaire de cette mesure inadéquate, inefficace et anti-pédagogique pour un enfant du primaire. Qui est responsable du retour de cette mesure rétrograde? »

  • Annie Bourque
    Abonnée
    lundi 7 avril 2008 21h18
    Courchesne l'impétueuse
    « Bel article ou l'on découvre qui elle est vraiment.
    Beau travail! »

  • Sophie Gamache
    Inscrite
    lundi 7 avril 2008 21h30
    @ M. Archambault
    « Malheureusement, les enseignants n'ont pas de pouvoir là-dessus... Les ordres viennent d'en haut. Pour vous dire toute la vérité, lorsque nous faisons les bulletins (je suis enseignante), nous donnons au système informatique une cote. Ce dernier transforme la cote en chiffre. Donc, si vous me suivez bien, une cote=un chiffre; chaque commission scolaire décide de l'équivalence. Si vous me suivez toujours, vous réalisez déjà l'ampleur du dégât que nous allons devoir ramasser dans deux ans, lorsque nos finissants du secondaire voudront entrer au Cégep. Le A de mon école vaut peut-être 90, alors que celui de mon voisin qui fréquente une autre Commission scolaire vaut peut-être 93, qui sait? Chacun décide! Voulez-vous m'expliquer la valeur de la moyenne là-dedans? Moi, je n'y arrive pas...
    Allez lire l'opinion qui traite de ce sujet dans Le Devoir du 14 novembre 2007. Je m'apprêtais à écrire cette même lettre -presque mot pour mot- lorsque je me suis fait devancer par cette charmante dame... La ministre ne sait pas ce qu'elle fait, car cela voudrait dire qu'elle rit de tous les parents du Québec. Dites-vous que je suis polie...
    Au plaisir! »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 11 avril 2008 16h03
    Courchesne Hanover
    « Sous cette dentition et ce sourire chevalins se cache une redoutable libârale activiste qui fait un peu oublier l'ineptie idéologique caractéristique du parti libâral provincial depuis le take-over de Robert Bourassa étayé pour ne pas s'écrouler tout de suite par Paul Des Rochers dans les années '70 et par Paul Des Marais et consorts depuis les années '80.

    Des petites médèmes en tailleur rouge nous prommettent dans un futur proche une société consitiuées de gros chars roulant sur des autoroutes payantes (donc exemptes de pauvres travaillant au salaire infinimum et de leurs minounes qui stâllent le trafic, tous justes bons à prendre le transport en commun tout en ayant le choix entre la classe bétail et la classe Auschwitz) menant aux beaux steak houses du boulevard Saint-Martin avant de se reposer et se coucher dans l'immense, hideuse et immonde monster home squattant la rive et privatisant la vue, en attendant de prendre le VUS pour aller soit au chalet à Saint-Sauveur, soit au compound récréationnel pour ûber-riches friqués et anglos de Mont-Tremblant ou Memphrémagog (et bientôt Orford), ou encore vers l'aéroport pour aller exploiter encore plus honteusement un péquenot de pays chaud, en vue de mieux réfléchir à la recommandation pour nomination dans la machine gouvernementale du ti-n'ami libâral tout aussi inculte qu'incomptétent qu'on va récompenser pour service (ou financement) rendu et qui va continuer de foutre le bordel dans la fonction publique et dans l'organisation de l'État, affamer le cochon de payant, lui passer un Rabaska en passant en plus du traditionnel sapin (merci Mr le Forestier en Chef) et trouver des nouveaux moyens d'exploiter le travailleur aliéné par les compagnies mulitinationales accueillies à bras ouverts par les ti-n'amis libârals "nominés" par les acolytes de madame Courchesne Hanover, les voici here they are ! »

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