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Politique du «ni-ni» - Dumont s'interroge sur les intentions de Charest

Robert Dutrisac   3 avril 2008  Québec
Québec — Le gouvernement Charest a-t-il l'intention de «canadianiser» les relations entre le Québec et la France alors que le président français, Nicolas Sarkozy, s'apprêterait à s'éloigner de la politique de «non-ingérence et de non-indifférence» à l'égard du Québec, vieille de 30 ans?
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  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 3 avril 2008 09h02
    Honneur au ni-ni
    Il est à se demander pourquoi des vedettes politiques voudraient s'en prendre au ni-ni qui tient lieu de la position de la France envers le Québec. Le « Ni ingérence ni indifférence » devrait plutôt figurer au sommet des trouvailles passe-partout du monde de la politique. Elle permet de dire sans ne rien dire. Qui dit mieux ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    jeudi 3 avril 2008 12h52
    Dans le monde
    Ce n'est pas la place dans la Francophonie que le Québec recherche, c'est partout sur la planète. Si ça passe par la Francophonie, tant mieux. Aujourd'hui, avec Internet, on peut avoir accês à la planète. Pourquoi s'en priver?

    Le Québec veut sa place sur la planète, non pas comme un pays, mais comme l'État regroupant la majorité des français minoritaires d'Amérique. Depuis le cri du général de Gaulle en 1967, la France nous a beaucoup aidé à gagner une reconnaissance internationale. Il est le temps d'aller plus loin. Le projet d'accord bilatéral entre la France et le Québec sur la mobilité de la main-d'oeuvre et la reconnaissance des compétences de M. Charest est une piste intéressante. En fait, ça ouvre une porte vers l'Europe. La France peut aider le Québec à être plus présent en Europe. La France et le Québec doivent aussi se consulter sur les États-Unis. Trop souvent, des français établis aux États-Unis ne connaissent rien du Québec.

    En conclusion, si la venue du président français peut être l'occasion de brasser la cage, c'est une bonne idée. Cela fera un pont avec 1967.

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