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Docteurs, juges, dentistes...

Jean-Robert Sansfaçon   28 mars 2008  Québec
À entendre les revendications successives des médecins, des pharmaciens, des professeurs d'université, des juges et aujourd'hui des dentistes, il y a de quoi s'inquiéter du sort éprouvant que l'État québécois socialisant réserve à son élite. Encore un peu et on croirait nos professionnels soumis à la rééducation par le travail de la terre, comme leurs homologues chinois du temps du Grand Timonier.

Depuis quelque temps, tout le monde parle de rattrapage salarial dans le monde des professionnels à l'emploi direct ou indirect de l'État québécois. Comme tous les autres salariés du secteur public, ces gens ont subi les contraintes imposées par la lutte contre les déficits, mais maintenant que la situation a cessé de se détériorer, les voilà qui font la queue pour «rattraper» les conditions de leurs homologues d'ailleurs. Même le premier ministre, disent certains, devrait être payé comme les juges de la Cour du Québec qui, eux-mêmes, revendiquent le salaire des juges de la Cour supérieure. C'est dire combien l'injustice frappe haut dans la pyramide!

Le pire, c'est qu'ils ont tous raison: personne au Québec, sauf les joueurs du Canadien et les amuseurs du petit écran, n'est payé à sa juste valeur. Or, d'entre tous, ce sont les employés de l'État qui sont les plus mal traités, victimes de l'autoritarisme d'une machine politique au service de la brutalité économique. Seuls ceux qui savent se tenir debout réussissent à se faire entendre. Les médecins, par exemple.

Il y a quelques mois, après des semaines de moyens de pression justifiés, Québec a finalement compris le bon sens et signé une entente milliardaire grâce à laquelle les disciples d'Esculape et de Norman Bethune récupéreront une partie du retard gargantuesque accumulé. La correction vaut jusqu'en 2015, mais comme elle est loin d'être satisfaisante, on renégociera la grille d'honoraires dès 2010. Les bureaucrates fantoches n'auront qu'à bien se tenir: l'équité, c'est une affaire de principe et non d'argent!

De même pour nos professeurs d'université, ceux de Montréal par exemple, qui ont récemment arraché une petite correction qui porte leur salaire annuel à 120 000 $. Quand on y songe, c'est la moindre des choses pour qui a eu la courage de consacrer cinq ans de sa vie à un doctorat! Pendant ce temps, l'Université de Montréal vient d'enregistrer un des plus gros déficits de son histoire parce que Québec refuse obstinément «de réinvestir massivement dans l'éducation», comme les étudiants le répètent sans cesse. Le budget de l'éducation a beau grimper de plus de 3 % chaque année malgré la baisse de la fréquentation scolaire, rien n'y fait.

Il était temps que justice soit faite, et c'est pourquoi les étudiants de l'UQAM, les profs de Concordia et ceux de l'UQTR sont en grève ces jours-ci. Le mépris n'aura qu'un temps!

À propos de mépris, c'est par ce terme on ne peut plus juste dans les circonstances que le président de la Fédération des dentistes, le Dr Serge Langlois, a qualifié l'attitude égoïste du ministre Philippe Couillard dans une lettre publiée au début du mois.

Cette fois-ci, il est question de professionnels qui ne parviennent à tirer qu'un tarif ridicule de 10 $ l'heure des 100 millions de dollars que Québec consacre chaque année au régime dentaire des enfants et des assistés sociaux. Serait-ce cette condition de lumpenprolétariat qui expliquerait qu'un nombre croissant de nos dentistes ne travaillent plus que trois jours par semaine?

Comme pour les médecins et les professeurs, les pharmaciens, les avocats et les juges, nos dentistes ont droit à plus de respect de la part des élus. C'est donc sans hésiter que nous leur accordons notre appui dans leurs revendications.

Quant aux enfants et aux assistés sociaux pris en otage par l'absence totale de compassion des politiciens, eh bien, que voulez-vous, toutes les grandes batailles de l'histoire humaine ont fait des victimes. Souhaitons que celle-ci se termine par la victoire de la justice et de l'équité pour les dentistes contre la bêtise étatique... le plus vite possible!






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Vos réactions

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  • Benoît Gagnon
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 04h58
    "Le mépris n`aura qu`un temps"
    « M. Sanfason, votre analyse du salaire des élites de notre société est conforme à l`idéologie de l`enrichissement individuelle. Cependant, la richesse que procure à l`individu l`acquisition de savoir a une valeur non quantifiable pour la formation de la qualité d`êtres humains.Or la formation d`une belle personne par l`acquisition de connaissance devrait impliquer que vivre une vie humaine veut surtout dire que le travail doit être la réalisation de notre état d`être d`humain. Elle veut dire aussi que la richesse collective doit être partagée équitablement.
    En fait le "Bien vivre ensemble" a comme, a priori, un milieu qui permet à tous de regarder l`autre comme une richesse de l`être et non pas une richesse de l`avoir.Une belle personne et non pas une belle maison.
    Imaginons que notre société considère que la source du bonheur est une "BELLE PERSONNE" et non pas la possession des objets de luxe, notre vie sociale sera fondée sur l`Éducation.
    Une telle vision utopique de notre"VOLONTÉ de BIEN VIVRE ENSEMBLE" doit faire partie de nos décisions politiques."Soyons réaliste souhaitons l utopie".Ainsi dans nos décisions sur le salaire de nos "élites" seront plus équitables et ceux-ci de par leur formation comprendront que leur la qualité de cette formation est plus importante que la richesse matérielle. Mais les évidences sont parfois difficiles à reconnaître. »

  • Parisien Jaque
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 05h37
    Faut-il en rire ou en pleurer?
    « Je n'ose pas imaginer que votre article est sérieux. Vous ironisez n'est-ce pas? Vous n'êtes pas sérieux? Dites-moi que je dois rire de votre ironie mordante et ne pas me mettre à pleurer de dépit. Parce que si vous pensez sérieusement ce que vous écrivez, je me jure de ne jamais en arriver là. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 06h38
    "réinvestir massivement dans l'éducation"
    « Et si on bouchait les trous dans le système percé?

    1) 6200 Français viennent maintenant étudier au Québec à tarif discount comme on dit à Paris contre seulement 800 Québécois en France (il y a longtemps que les universités françaises ne sont plus compétives à l'échelle internationale: aucune parmi le top 60 mondial, alors que McGill se classe 12e).

    Cet écart de 5400 étudiants, à une moyenne de 12k par année, coûte aux contribuables québécois la bagatelle de 64,8 millions$ par année! Sur 15 ans, c'est plus d'un milliard de dollars que les contribuable québécois ont payé pour former... des étudiants français! Dont un cinquième en anglais please!! Et ce à l'heure où nos universités n'en finissent plus de crier famine!

    Pendant ce temps, à l'UQAM 14,000 étudiants font la grève pour s'opposer à une augmentation de $460$ par année, à peine 6,4 millions. Dix fois moins!

    Autrement dit, on paie 10 fois plus pour éduquer les Français icite que ce contre quoi manifestent nos étudiants!

    2) Des milliers de Français, de Belges, de Magrébins et d'Africains débarquent ici comme immigrants chaque année. Ils ont été sélectionnés à partir du pointage qu'on connait: en gros on demande l'équivalent d'un cegep, la connaissance du français, un peu d'anglais, moins de 49 ans, une bonne santé et du fric pour tenir 3 mois (2700$). C'est pas plus compliqué que ça pour rentrer au Canada.

    Une fois ici, une fois leurs trois mois passés, ils décident de retourner aux études. Plus question de travailler et de venir enrichir le pays comme ils avaient dit à l'agent d'immigration là-bas.

    Là non seulement ils ont droit à l'université au tarif québécois, i.e. 2k plutot que 14k, mais -tenez-vous bien- ils ont droit au régime de prêts et bourses mur à mur.

    Ils n'ont jamais travaillé ici, ils n'ont jamais payé une cenne d'impot mais ils ont droit à l'université presque gratos et aux frais de subsistance pour 3 ans, voire 5, gracieuseté des contribuables québécois.

    3) Au lieu de fermer des cegeps en province, on les remplit d'étudiants africains. Dans la Beauce, 11% des étudiants sont maintenant des Africains! Idem à Matane, Shawinigan et Rouyn!

    Bienvenue chez les cocus d'Amérique.. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 06h44
    Mais où va tout cet argent?
    « Avec ses trois-quarts de la population et ses impôts plus élevés qu'en Ontario, comment se fait-il que tous les professionnels, à tous les échelons de la société, sont moins payés au Québec qu'en Ontario, et qu'ils aient un monumental et impossible rattrapage à faire? Pourquoi la qualité des services prodigués à sa population laissent-ils tant à désirer?

    Alors, où va donc l'argent? Il y en a plus qu'en Ontario, la population est de beaucoup moindre, et pourtant, les Québécois se plaignent constamment d'être mal servis. Et avec raison. Qui se graisse la patte? Qui pige dans la boîte à biscuits? Pourquoi le système est-il si mal administré? Une question qui pour moi, restera sans réponse, car au Québec, l'argent a tendance à couler dans les goussets de gens sans scrupules, dont la culture est celle de l'enrichissement rapide et plus ou moins légal, dans une province où l'économie au noir remplace l'économie de marché.

    Il y a un sérieux coup de barre à donner, un virage improbable à effectuer, sinon les Québécois n'arriveront jamais à s'enrichir, ils s'endetteront de plus en plus, et nos cerveaux continueront de fuir vers des horizons plus cléments. Dommage qu'il faille le faire dans une langue étrangère! »

  • Ghislaine Ricard
    Inscrite
    vendredi 28 mars 2008 06h47
    "Et bien que voulez-vous, toutes les...."
    « Quelle condescendance, j'ai déjà entendu pareil mépris, il me semble, il y a plusieurs années et qu'était-il arrivé à 6 millions "d'otages"...

    Ghislaine R »

  • Serge-François Turcotte
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 06h57
    Saine ironie
    « Votre ironie est presque aussi efficace que les caricatures de Garnotte. Je vous en remercie et vous en suis reconnaissant. Mais ce n'est pas parce que médecins et dentistes tirent la plus grande partie de leurs revenus de services assurés par la RAMQ qu'ils en deviennent des employés de l'état, comme semblent le croire tant de gens. Ces professionnels sont des entrepreneurs indépendants dont les services professionnels leur valent des honoraires qui leur sont versés par une société d'assurance publique quand les services sont rendus à des assurés. C'est parce que l'assurance protège pratiquement toute la population, que presque tous leurs revenus leur proviennent de cette assurance. Mais il importe de comprendre que la RAMQ ne fait que son travail d'assureur: collecter d'une part des primes et verser d'autres part les honoraires dus pour services rendus, le remboursement étant normalisé selon des critères établis par négociation entre les organismes représentant les professionnels et l'organisme responsable du paiement des créances des Québécois auprès de ces professionnels, leur gouvernement.
    N'importe qui adorerait ce type de relation avec son patron, si tant est que les professionnels sont des employés de l'état. Et ce n'est pas parce qu'ils tirent une grande partie de leurs revenus de l'assurance publique qu'ils deviennent des salariés de l'état. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 08h11
    Obéir, c'est démocratique.
    « Oui,il y a une tendance plus autocratique que démocratique chez les responables politiques de tous bords ici au Québec. Nous en avons eu l'exemple jadis pour les camionneurs sous le gouvernement Bouchard. Ça frappe quand on vient de l'extérieur. Des restes de l'héritage catholique sans doute. »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 08h19
    Après la négociation à la russe, il y a la négociation à la gouvernement
    « Les russes négociaient en disant non jusqu'à ce qu'ils obtiennent ce qu'ils voulaient. Ils savaient que les américains finiraient par leur donner ce qu'ils voulaient parce que les américains avaient des élections et ils devaient arrivés avec des résultats dans les négociations.

    Au Québec de puis au moins 20 ans, à chaque fois que le gouvernement (PQ ou PLQ) négocie, ça fini par une crise. Aujourd'hui, c'est les dentistes qui se retirent du système publique et le ministre ose dire que les dentistes prennent les citoyens en otage. Et le ministre lui ?

    Le gouvernement du Québec négocie d'une drôle de manière. C'est NON jusqu'à ce que la crise éclate après 2-3 ans de négociations. Généralement un décret gouvernemental règle le problème en cédant des miettes à SA discrétion.

    En fait, il n'y a pas que chez les professionnels que ces négociations sont effectués: les soumissions publiques vivent le même effet. Après 30 ans de baisse de marge de bénéfice afin d'obtenir le contrat, la qualité des travaux effectue la même baisse.

    Le gouvernement créé les règles et, surtout, SA moralité que je ne reconnait pas mienne. Jamais je n'accepterai que mon gouvernement traite ses contractuels avec autant de mépris en mon nom.

    Eric Barnabé »

  • Richard Lauzier
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 08h25
    @jacques noel
    « Curieusement, une bonne part des étudiants français qui font leurs études supérieures dans ma Faculté de génie (Université Laval) entreprennent des démarches pour devenir résidents permanents/citoyens. En termes strictement économiques, ne sommes nous pas plutôt en train de se payer à rabais des citoyens bardés de diplômes au moment même où la fréquentation de nos universités se met à diminuer sous les contraintes démographiques? Vivement que cette mesure demeure... »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 08h27
    @ M. Jacques Noël et M. Benoît Gagnon
    « M. Noël, vos propos étant personnels, votre phrase devrait se terminer ainsi : bienvenue chez le cocu d'Amérique!

    M. Gagnon, vous faites allusions au temps où instruction et éducation étaient offertes à l'université. Aujourd'hui, nous produisons des gens instruits, sans éducation. »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 08h49
    Il n'y a aucun doute!
    « Les Québécois ne paient pas assez d'impôts! Car ce sont bien eux n'est-ce pas qui devront payer plus entre autres pour les juges nommés par le pouvoir politique qui sont les premiers à faire décider par un autre juge de les augmenter grassement.
    Que c'est donc remarquable que Le Devoir qui se veut au service de ses lecteurs s'empresse de les aider à se faire dépouiller encore un peu plus au profit des mieux nantis. Les outils de propagande de Robert Mugabé n'auraient pas pu faire mieux!
    Heureux les pauvres, qu'ils disaient! »

  • Line Légaré
    Abonnée
    vendredi 28 mars 2008 09h04
    La sélection de ces professionnels de la santé fait-elle une différence?
    « Cette semaine, écoutant un reportage à Radio-Canada à propos d'une université cubaine qui forme "gratuitement" des médecins, il était très intéressant d'entendre les étudiants parler de leurs rêves d'aller pratiquer dans les campagnes et les milieux les moins favorisés. (Très différent du Québec où les étudiants rêvent déjà du salaire avant de terminer leurs études) Ces étudiants proviennent de milieux qui ne leur permettraient pas d'accéder financièrement à ces études. Cette université base sa formation sur des valeurs différentes de nos institutions et les personnes formées semblent finir leurs études avec un bagage humaniste. Wow!!

    Il faudrait repenser nos critères de sélection pour l'accession aux études de professions nécessitant des capacités humanistes telles celles de la santé et je suis persuadée que ces personnes, en voulant toujours être payées convenablement, cesseraient de ne penser qu'à eux car, de par leur éducation de base, ils auraient acquis des valeurs différentes leur permettant de posséder une vision beaucoup moins capitaliste et surtout plus humaine et collective qu'actuellement... »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 09h15
    Lumpenprolétariat
    « Lumpenprolétariat : Partie du prolétariat formée par les personnes qui n'ont pas de ressources stables, et caractérisée par l'absence de conscience politique (Le Robert)

    Monsieur Sansfaçon,

    Votre éditorial de ce matin sur le lumpenprolétariat québécois a profondément bouleversé mes trois enfants, tellement que, pour corriger l'injustice qu'avec justesse vous dénoncez, je consens à sacrifier une partie mon salaire annuel de 36 000 $ que je tire inéquitablement d'un emploi précaire de fonctionnaire. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 09h30
    @nicolas lauzier
    « 80% des Français retournent en France avant 10 ans. Ils s'ennuient de leur famille, en ont marre de nos nids-de-poule, de notre hiver interminable, de notre joual (ils n'aiment pas que leurs enfants apprennent ce dialecte à l'école) et de nos urgences qui débordent. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 10h44
    OUF ! Quel mépris ?
    « Quels principes justifie un rattrapage . Quel rattrapage . Si c'est vrai pour eux, c'est vrai pour le restant de la population.

    Hep, je ne connais pas personne qui, au moment de leurs études, fessait un salaire de 100 000. N'est-ce pas la raison pour laquelle il y a des prêts ?

    Pour ce qui est du respect, eux devraient en avoir un peu plus pour la population qu'ils desservent. Vos propos sont méprisants. Tous ces professionnels ne sont pas en manque de moyens.

    Quel raisonnement désolant ! Au lieu de se comparer avec ceux qui gagnent plus, ils devraient se comparer avec ceux qui gagnent moins ! Ou, encore mieux, qu'ils se comparent avec la population qu'ils desservent.

    En passant, votre femme est-elle dentiste ? »

  • Erika Leclerc-Marceau
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 11h28
    Au pays de la peur et de la soif
    « Faites vous dans l'ironie ou dans le cynisme avec votre éditorial ?

    Je suis producteur, travailleur social et musicien (maîtrise, 22 ans d'expériences). Je termine un contrat qui consistait à former professionnellement et personnellement de jeunes adultes sans emploi. Comme tant d'autres, j'ai été payé plus ou moins 15 % du salaire que gagnent actuellement les professionnels dont vous parlez (dentistes, juges et cie). Le travail d'un travailleur social, d'un professeur ou d'un créateur est-il moins important pour l'avancement d'une société que celui d'un pharmacien ou d'un dentiste?

    Je rêve ou quoi ?! En quoi les revendications actuelles centrées sur le "je, me, moi" des médecins, des pharmaciens, des professeurs d'université, des juges, des dentistes et cie sont-elles de « grandes batailles de l'histoire humaine » ? En quoi elles vont faire avancer le bien commun, la justice sociale? Vivons nous sur la même planète ? Vivons nous dans le même pays ? Pendant qu'on braille sur notre nombril comme des adolescents attardés et qu'on se chicane sur ce qu'on pense valoir, l'interdépendance humaine et environnementale s'étiole un peu plus au quotidien. Est il si compliqué d'adopter un mode de vie simple, équitable socialement et viable au niveau environnemental ? Est ce si dur de se réjouir de ce qu'on a plutôt que de jalouser les autres et d'en vouloir « toujours plus » ? Je crois que nos vies professionnelles devraient être au service d'un monde à améliorer, plus grand que nos intérêts individuels ou corporatistes. On fait dur culturellement et comme pays, non pas parce qu'on gagne moins qu'ailleurs, mais parce qu'à force de narcissisme, on oublie les valeurs édifiantes que sont l'entraide, le partage, la justice sociale, le service et l'amour du prochain ... Nous sommes bien au pays du confort et de l'indifférence... Pire, nous sommes au pays de la peur et de la soif...

    Martin Ferron
    Producteur, travailleur social et musicien professionnel »

  • coté carol
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 11h54
    Chacun son tour
    « Fini le temps ou on construisait une société organisée,structurée ou l'engouementpour un avenir meilleur.Aujourd'hui c'est chacun pour soi,l'éthique a pris le bord,on ne structure que le chacun pour soi.Je veux ma part du gateau.La sociale démocratie prends le bord et le fait francais part le fait meme. »

  • Gilles Théberge
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 12h08
    Merci beaucoup
    « Merci monsieur Sansfaçon.

    Une claque sua gueule et un coup de pied au cul bien mérités.

    Ça fait du bien! »

  • Paul Charron
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 12h14
    Paranoia
    « Je crains que nombre de dentistes et de leurs représentants ne soupçonnent la présence d'ironie derrière vos propos. Quelle paranoia!

    Paul Charron, Lévis »

  • Marc Ouimet
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 12h38
    Merci !
    « Moi aussi je suis tenté de verser quelques larmes sur le sort de d'une nouvelle classe sociale aisée mais sincèrement malheureuse. Je me retenais cependant en pensant aux travailleurs ordinaires qui se font continuellement rabrouer avec le prétexte falacieux du contexte économique. Quel imbécile je fais. Je vais maintenant laisser déborder mes émotions. »

  • Marcotte Marie-Eve
    Inscrite
    vendredi 28 mars 2008 12h43
    Un salaire injuste ?
    « Eh oui, il est tout à fait déplorable que les enfants et les assistés sociaux soient les dommages collatéraux de ce tiraillage de couverture entre le gouvernement et les médecin-dentistes. Tout comme il était déplorable qu'étudiants et patients soient pris en otage par la grève des médecins spécialistes l'an dernier. Ont-ils raison de vouloir être payés plus?? À entendre plusieurs honnêtes travailleurs de salaires modestes, médecins et dentistes sont d'ignobles fourbes capitalistes, égoistes de surcroît, ne cherchant qu'à gonfler un salaire déjà faramineux. Sans aucune pensée ou conscience pour les patients qu'ils se doivent de traiter.

    Eh bien je m'excuse, mais ce genre d'opinion sans nuance, mue peut-être par de la jalousie, du moins par de l'ignorance, oublie plusieurs faits importants. L'horaire de travail plutôt contraignant de ces professions, entre autre. Oubliez le 9 à 5 les jours de semaines, il faut aussi être disponible soirs, fin de semaines, nuits, parfois plusieurs de suite. La nécessité demande des semaines beaucoup plus longues que du 40 h par semaine. N'oublions pas non plus la longueur des études, où malgré les prêts, on s'endette aussi auprès d'institution financière ( il est faux de croire que tout professionnel de la santé a grandit dans un milieu aisé pouvant défrayer le coût de ses études ), et pendant les 7 années ou plus que dure ces études, pas d'investissement de REER, pas d'achat de maison, bref, tout un projet de vie est retardé, par les études pour commencer, puis par le remboursement des dettes. Étant moi-même étudiante en médecine, j'en sais quelque chose. Pour ensuite recevoir, oui, un bon salaire, mais sans aucun avantage social y étant rattaché. Ce qu'on retrouve surtout, ce sont des contraintes. Aussi, je ne crois pas que toute augmentation demandée soit injustifiée, bien au contraire.

    Il est certes beaucoup plus réconfortant de s'indigner contre ces demandes que de se demander quelles priorités seraient nécessaires pour faire face à une telle situation. Loin de moi l'idée de dénigrer les autres travailleurs, quels qu'ils soient, mais il me semble que le salaire se doit d'être proportionnels aux sacrifices demandés par la profession. Et il y en a beaucoup, pour ceux d'entre nous qui ne se foutent complètement pas de leurs patients...

    Une dernière chose. Bien qu'il plaise à l'esprit de romancer les aspirations des étudiants en médecine cubains, il serait bon de se rappeler qu'une fois leurs études terminées, plusieurs d'entre eux décident de se recycler dans le tourisme, qui dans cet état, communiste faut-il le rappeler, demeure le domaine le plus payant pour quiconque parle un tant soit peu l'anglais. "So much" pour leur vocation humaniste.... »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 12h45
    les enfants pauvres ne doivent pas représenter une grande part de leur pratique
    « Je comprend que ce n'est pas cher payé mais je suis certain qu'ils ne doivent pas compter la.dessus pour payer leur loyer. Et en plus ce sont des clients potentiels »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 12h49
    la petite mafia de l'Éducation
    « Entre 1982 et 2000, le nombre de naissances au Québec a chuté de 20%, passant de 90,450 à 72,010. Pareille chute aurait dû se traduire par une baisse spectaculaire du budget de l'Éducation. Moins d'élèves, donc moins de classes, donc moins de profs!

    Mais c'est mal connaitre l'incroyable capacité du système à protége son c....

    D'abord on a réduit les classes: moins de 20 élèves pour les 1er, 2e, et 3e année (et 18 dans les quartiers pauvres). On a ainsi sauvé les jobs de 2000 profs! A 50k chacun, c'est une facture de 100 millions par année

    Puis on a ouvert les portes toute grandes à l'immigration. On a doublé le nombre d'immigrants en 10 ans.

    Enfin, comme tout ça ce n'était pas assez, on est allé repêcher à l'étranger. On finance les études de riches américains qui viennent étudier à prix d'aubaines à McGill. On finance les études des Français gonflés au gros euro. On va chercher des étudiants à Madagascar pour remplir les cegep en Beauce, à Matane, à Rouyn.

    Résultat: loin de baisser, le budget de l'Éducation n'a cessé d'augmenter. Et on a en plus le culot de dire qu'on est sous-financé!! »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 13h10
    la vérité c'est que notre dollars ne vaut plus rien
    « Quand un hockeyeur parvient sur 10 ans a se faire un salaire de 80 millions et qu'un chirurgien se fait chichement 8 millions, cela démontre que l'argent n'a plus de valeur.
    Pousser une rondelle avec brio ne sera jamais comparable à une opération au cerveau de ce pousseur de rondelle...
    Donnez un pourboire de 1.00$ à un serveur a Cuba et il remerciera bien plus que son homologue de Montréal qui apporte la même bière fraiche.
    En fait que vous fassiez 20.000$ par an ou 100.000$ les deux dépasseront leur limite de crédit a chaque mois, un aura une cavalier à payer et l'autre une mercedes, etc... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 13h45
    La médiocrité comme modèle de Société...
    « Il est clair que vous ironisez joyeusement, monsieur Sansfaçon, et je vous donne raison. Tant qu'à y être, en voici un peu plus...

    En effet, pourquoi s'offusquer des demandes de ces élites ainsi que celles de tous les boulimiques de la consommation (ce qui n'est pas l'apanage exclusif de l'élite, d'ailleurs...) quand on choisit la médiocrité dans tant de domaines, comme peuple. Après tout, ce n'est qu'une brique de plus dans l'édifice de la Société libre et individualiste que les Québécois choisissent et défendent contre vents et marées 'ad nauseam'... Au plus fort la poche, non ? C'est pas ça l'idée ?

    Un peu plus, un peu moins... Pourquoi pas ?

    Quand on choisit la médiocrité comme modèle de Société et que, somme toute, on s'en accommode fort bien, faut être conséquent et ne pas se surprendre que l'élitisme et surtout, le 'lumpenprolétariat' soient si répandus et si valorisés chez les Québécois. Et ce, aussi bien auprès des individus, que des regroupements professionnels, que des syndicats, que des divers groupes de pression et, finalement, auprès de ces gouvernants génétiquement faibles et complaisants !!!

    D'ailleurs, parlant de lumpenprolétariat dans notre conscience collective toute québécoise, comment expliquer autrement la remontée soudaine de Jean Charest dans les sondages, à partir du moment où, enfin, il a décidé de ne pas gouverner et de faire du 'sur place', sans faire de vague... Un support providentiel du prolétaire Tartempion, quoi. C'est un tout autre sujet, dirons-nous. Certain ???

    Pessimiste et cynique... Eh bien, non. Tout simplement réaliste (ironique, peut-être) et les deux pieds bien plantés 'sur terre'. On a présentement le type de Société qu'on mérite, aussi bien dans ce qu'elle a de meilleur que ce qu'elle comporte de pire.

    Pourquoi s'en faire ? On a qu'à 'flusher' les perdants jusqu'à ce que ces derniers se réveillent, un jour... L'apprentissage par la douleur poussé à son meilleur !


    Jean Desjardins. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 14h35
    10 $ de l'heure, dites-vous?!
    « «Cette fois-ci, il est question de professionnels qui ne parviennent à tirer qu'un tarif ridicule de 10 $ l'heure...»

    Non qu'il faille être contre les revendications des dentistes, surtout à ce compte-là, mais n'oublions pas que, pendant ce temps-là, ON permet au Marché-providence de payer un salaire minimum de moins de 10 $ l'heure!... Est-ce que les professionnels seraient prêts à faire front commun, eux, pour abolir la pauvreté? »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 15h33
    Réplique à Un salaire injuste ? -de Marcotte Marie-Eve
    « Réplique à Un salaire injuste ? -de Marcotte Marie-Eve

    « (..) Une fois leurs études terminées, plusieurs (médecins cubains) se recyclent dans le tourisme...»

    Diantre ! C'est donc pour arrondir ses fins de mois que le président du Collège des médecins du Québec, le docteur Yves Lamontagne, chante à l'occasion au Casino de Montréal aux bénéfices des touristes américains venus l'applaudir ... »

  • Jean Cencig
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 15h51
    Bravo
    « Quel monde étrange où la simple collection des discours revendicateurs donne un brillant exercice d'ironie! »

  • Normand Desjardins
    Abonné
    vendredi 28 mars 2008 17h00
    Complètement déconnecté...
    « Je le dis et le répète : "Je reconnais de moins en moins mon Devoir". Il semble que ce journal oublie ses racines et tente désormais bien des percées plus à droite en défendant toujours davantage les ultra-nantis. Après l'absolution du Devoir pour le salaire caché de PM Charest, je me questionne sérieusement.

    Comme les autres, j'espère que c'est de l'ironie. 40% des salariés du Québec ne sont pas assez riches pour payer de l'impôt. Mais, nous devrions pleurer sur le sort de professionnels qui adhèrent volontairement aux programmes publics pour bénéficier de l'argent facile de l'État et de la clientèle assurée de ces moins nantis?

    Un bel exemple, s'il en faut encore un, d'incohérence de la théorie des PPP - public-privé. Je rêve du jour où toutes ses professions libérales vivant au crochet du système public soient mises devant un véritable choix : Fonctionner comme une vraie entreprise (en assumant risques et financement) OU être carrément au service de l'État comme employés, ex. les infirmières. Quand ces milliers de professionnels, sortis du système public, n'auront que les quelques riches à se partager, ils apprécieront davantage la clientèle captive et nombreuse des gens ordinaires.

    Si on augmente le salaire minimum à 25$/heure et qu'on interdit les lois et décrets anti-grèves, je veux bien qu'on augmente aussi l'élite professionnelle, autrement, pfff... Faîtes la ligne comme tout le monde.

    Quand nos gouvernements décideront de reprendre le contrôle sur la création de la monnaie des mains des banques privées et que la création de la richesse ne sera plus basé sur l'endettement, le débat sur les finances publiques sera tout autre. Mais d'ici là, tout le monde, riche comme pauvre, devra se contenter de quêter.

    Dernier point. Pourquoi les dents, qui font encore partie du corps humain, ne sont pas complètement couvertes par le système d'assurance-maladie pour la classe moyenne? Pour moi, c'est un mystère. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 28 mars 2008 21h39
    Un salaire injuste..?? je n'en suis pas certaine..
    « travail plutôt contraignant de ces professions, entre autre. Oubliez le 9 à 5 les jours de semaines, il faut aussi être disponible soirs, fin de semaines, nuits, parfois plusieurs de suite.
    Mme Marcotte...Je suis patiente dans une clinique MF, depuis plusieurs lunes, un r.v. demandé pour une visite annuelle en janv. 2007, ne m'avait pas encore été donné en janvier 2008..
    j'ai dû aller à leur urgence, m'a fallu aller chercher un No à midi, j'étais la 5e et dernière pour cet p.m. j'ai vu la dre entre 16h30 et 17h.. et j'ai eu l'impression de déranger (c'était la 1ère fois..) ils travaillent que 4 1/2 jrs/sem., jamais le soir.. le bureau ferme à 17h. et enore moins les fins de semaine..Si vous faîtes des sacrifices pour étudier, sachez que beaucoup de travailleurs-euses en font en gagnant des salaires au salaire minimum, et une ptie de leur impôt sert à vous permettre d'aller à l'Université, quand vs aurez fini d'étudier, vous gagnerez en peu de temps ce que ces personnes gagnent en plusieurs années.. et ce grâce à tous ceux qui paient impôt et taxes pour vous permettre l'accès à l'université, eux qui n'ont pas eu les moyens d'y aller malgré qu'ils en avaient le goût et l'intelligence.. Je me permets de vous dire que vous ne me ferez pas pleurer avec votre salaire injuste.. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    vendredi 28 mars 2008 21h51
    médecins à Cuba..
    « Madame Legaré...savez-vous quel est le salaire d'un médecin à Cuba ? En 2001, un dr gagnait 30$/mois..une infirmière 20$/mois et elle voyageait à son hôpital en faisant 40km sur le pouce matin et soir.. s'ils ont eu une augmentation depuis, elle ne doit pas être très élevée..! Il y a 45 000 drs à Cuba, bien sûr tout le monde est scolarisé, mais la très grande majorité ne souhaite qu'une chose : quitter.. pour un monde meilleur.. avec la venue de Raul, la vie leur sera un tant soit peu plus facile, et je me demande pkoi on ne fait pas venir des drs de Cuba pour le Québec, ils sont brillants et apprendraient le français facilement, l'espagnol
    ressemblant au français.. ils n'en demanderaient pas mieux..de plus on dit que c'est Cuba qui a la meilleur médecine.. cè pkoi une agence de voyage organise des voyages médicaux pour aller se faire traiter à Cuba.. Il y a un monde de différence entre les cubains et les québécois médecins.. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 29 mars 2008 15h14
    @Jean Desjardins
    « "Pourquoi s'en faire ? On a qu'à 'flusher' les perdants jusqu'à ce que ces derniers se réveillent, un jour... L'apprentissage par la douleur poussé à son meilleur" (Jean Desjardins)

    Intéressant comme prémisse....! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 29 mars 2008 15h29
    Quelle prétention.
    « Pourquoi Le Devoir devrait-il s'afficher comme gauchiste. Il y a bien assez des syndicats pour ça.

    "Dernier point. Pourquoi les dents, qui font encore partie du corps humain, ne sont pas complètement couvertes par le système d'assurance-maladie pour la classe moyenne? Pour moi, c'est un mystère" (Normand Desjardins)

    Et que faites-vous aussi des yeux qui font partie du corps humains et du remboursement du coût des lunettes et des dentiers, tant qu'à y être???? Mystère et boule de gomme! »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 30 mars 2008 11h08
    Raymonde, une fois de plus...
    « Pathétique Raymonde,

    Une fois de plus, vous n'avez rien compris ou vous êtes tout simplement de mauvaise foi. Ou peut-être un peu les deux.

    Si vous ne savez pas (ou voulez pas ) faire la différence entre l'ironie et la lecture au premier degré, je crois qu'il vaudrait mieux pour vous de vous abonner à l'hebdomadaire "La Semaine". Vous auriez alors plus de facilité à saisir le sens réel (et profond...) de ce qui s'y écrit. Tsé, le loft... De plus, saviez-vous que citer quelqu'un 'hors contexte' est souvent l'arme futile des tricheurs au premier degré ? À cet égard, on se rapproche un peu plus de la mauvaise foi, cependant...

    Enfin, je comprends de mieux en mieux votre attachement obsessionnel au Canada et au statu quo. Ça semble moins exigeant pour les synapses et c'est plus facile de suivre la parade des colonisés cocus contents !

    Bon, fini de me bidonner. Basta ! Faut que j'aille nourrir mes poissons ...rouges.

    Kapitch ?

    Jean Desjardins. »

  • Line Légaré
    Abonnée
    dimanche 30 mars 2008 17h51
    Répondre à Mme Trottier concernant les étudiants en médecine de Cuba
    « Bonjour,

    J'avais oublié de spécifier qu'à Cuba cet hôpital fait la formation universitaire "gratuitement" aux personnes provenant de tous les pays dont les États-Unis et même le Canada... Ces étudiants retournent pratiquer dans leur pays après leurs études. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 31 mars 2008 13h22
    Très cher Jean Desjardins
    « "(..)je crois qu'il vaudrait mieux pour vous de vous abonner à l'hebdomadaire "La Semaine". Vous auriez alors plus de facilité à saisir le sens réel (et profond...) de ce qui s'y écrit. Tsé, le loft..." (Jean Desjardins)

    Dommage, je n'ai pas eu l'opportunité à date, contrairement à vous, on dirait, d'évaluer la profondeur des textes de cet hebdomadaire dont vous faites référence et de me permettre de juger s'ils se comparent avantageusement ou pas à la profondeur des vôtres! Et donc, je ne puis en parler en connaissance de cause.

    En fait, et le "loft" c'est quoi çà? Excusez mon ignorance en la matière. Est-ce que j'ai manqué quelque chose....!

    Une chance que vous avec des poissons à nourrir, ça vous fait faire de l'exercice et ça décongestionne les méninges... Moi, ce sont des chats! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 4 avril 2008 12h33
    Au plus fort la poche
    « C'est à savoir qui aura la plus grande part de la tarte gouvernementale. Pendant ce temps nos politiciens négocient, imposent ou font semblant d'être pour leurs élus.. »

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