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2500 dentistes quittent le régime public

Louise-Maude Rioux Soucy   27 mars 2008  Québec
L'Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ) met sa menace à exécution. Un peu plus de 2500 dentistes quitteront ce matin le régime public, prenant ainsi en otages des milliers d'enfants de moins de dix ans et d'assistés sociaux qui devront désormais payer pour obtenir les soins dentaires auxquels ils ont droit. Une perspective que Québec entend bien tuer dans l'oeuf, quels que soient les moyens qu'il devra mettre en avant pour y parvenir.

En février, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait proposé une augmentation des tarifs en cours de 24 % sur six ans. Mardi, il a fait un pas de plus en proposant une bonification de 40 %, mais cette fois sur 12 ans. Cette proposition a suscité l'indignation de l'ACDQ, qui y a vu «un véritable attrape-nigaud, un nouveau miroir aux alouettes destiné à lancer de gros chiffres dans l'opinion publique pour justifier l'injustifiable».

Surpris par le ton adopté par l'association pour qualifier son offre bonifiée, le ministre Couillard a publiquement déploré la tournure des événements. «Il y a disproportion entre l'état objectif des négociations et les moyens de pression que les dentistes entendent mettre en place», a-t-il dit en marge d'une conférence de presse. Le ministre n'entend pas pour autant jeter l'éponge et promet de poursuivre les négociations.

Chose certaine, aucun des 802 000 enfants de moins de 10 ans et des 416 000 assistés sociaux visés n'aura à faire les frais de ce bras de fer, a promis Philippe Couillard. «La loi [sur la santé] comporte des mécanismes qui nous permettent de protéger les clientèles vulnérables de l'impact de ce type de moyen de pression.» La Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) travaille d'ailleurs à un plan B qui prendra la forme d'un décret gouvernemental déposé d'ici quelques jours. Le ministre en donnera tous les détails ce matin.

Dans l'immédiat, les parents devront allonger les dollars pour faire soigner leur progéniture. Ceux-ci seront ensuite remboursés selon une formule qui reste à déterminer, une situation jugée «tout à fait déplorable» par le ministre Couillard. Cette période de flottement sera toutefois très courte, a promis son attachée de presse, Isabelle Merizzi. «Le décret gouvernemental pourra être effectif dans quelques jours. D'ici là, on espère que les dentistes choisiront d'être compréhensifs.»

Mais déjà des parents et des assistés sociaux ont annulé leur rendez-vous, faute de moyens suffisants pour assumer les coûts d'une consultation, a confirmé hier l'ACDQ. Le gouvernement n'a que lui-même à blâmer pour cette situation, a tranché son président, le Dr Serge Langlois, en entrevue téléphonique. «C'est malheureux, mais nous avons toujours été de bonne foi. Il y a maintenant cinq ans que nous voulons négocier. Mais Québec a choisi d'attendre à la dernière minute pour réagir. Ce n'est pas sérieux.»

Un recul

Engagé dans un bras de fer sans précédent, l'ACDQ, entend donc rester ferme. «Il n'y a pas de retour en arrière possible», a confirmé hier le Dr Langlois. En réalité, les dernières propositions du gouvernement constituent «un nouveau recul pour les dentistes». Présentement, un dentiste qui soigne un enfant ou un assisté social reçoit une compensation qui équivaut à 10 $ l'heure une fois tous ses frais d'exploitation assumés.

Québec propose de faire passer ce ratio à 26 $ l'heure. C'est beaucoup moins que les 80 $ l'heure que font les dentistes avec leur clientèle régulière. Consciente que le rattrapage est grand, l'ACDQ réclame un tarif de 60 $ l'heure. «Nous sommes prêts à continuer à soigner cette clientèle à rabais, mais pas à n'importe quel prix. Présentement, tout mon personnel est mieux payé que moi quand je soigne une personne assurée!», a illustré le Dr Langlois. En moyenne, un dentiste gagne entre 125 000 et 150 000 $ par année.

Le noeud du problème dépasse toutefois largement la question de la tarification, insiste le Dr Langlois. Les chirurgiens dentistes réclament depuis des années que Québec distingue leur rémunération des frais d'exploitation qu'ils ont à assumer pour faire rouler leurs cliniques privées. En 2003, une lettre d'entente en ce sens avait même été mise en avant par le ministre de la Santé de l'époque, François Legault. À son arrivée, Philippe Couillard avait toutefois choisi de ne pas y donner suite.

En 2003, le rapport Mallette avait reconnu que les frais d'exploitation augmentent d'au moins 3,5 % par année. À ce compte, les 3 % par année proposés par Québec n'assurent même pas le statu quo, a dénoncé hier le Dr Langlois. «De toute évidence, le ministre ne cherchait pas un règlement mais un positionnement favorable aux yeux de l'opinion publique et de ses collègues du conseil des ministres», lit-on dans le communiqué diffusé en matinée par l'ACDQ.

Chaque année, Québec verse environ 100 millions de dollars en rémunération aux dentistes pour acquitter les soins dentaires fournis gratuitement aux enfants et aux assistés sociaux. Cette clientèle ne pèse pas très lourd puisqu'elle ne constitue en fait que 10 % de toutes les consultations faites dans les cabinets de dentiste.

***

Avec La Presse canadienne






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  • Parisien Jaque
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 05h33
    Un peu d'ironie
    « Bravo! Je constate que la «solidarité» bat son plein. Comme dit le Panglos de Voltaire : «tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible». Non mais... Qui pourrait s'élever contre des demandes aussi raisonnables et le fait qu'un 10% de la population «profite» des ces pauvres chirurgiens? N'ont-ils pas, eux aussi, de la difficulté à arrondir les fins de mois? Ne sommes-nous pas à l'ère de la compétition et des profits? Allez! Réjouissons-nous! »

  • Yves Poitras
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 05h59
    Rage de dents
    « Et que se passera-t-il lorsque dix, vingt, cinquante assistés sociaux auront toléré une rage de dents pendant plus d'une semaine?

    Faudra-t-il engager des fonds publics pour que l'armée ou une légion de policiers vienne protéger les commerces de profiteurs qui gagnent 80$ l'heure de revenus nets contre de pauvres gens qui, aveuglés par la douleur, en viendront aux briques, pelles et pioches?

    Seront-ce les organismes communautaires qui devront recevoir les plus démunis sur des chaises d'écoliers armés d'une pince monseigneur? Qui seront ensuite sans aucun doute traînés en justice pour mauvais traitements.

    Tout cela n'a aucun sens.

    Yves Poitras
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 07h42
    qui sont NOS bs?
    « Dans la mythologie populaire, un BS c'est un Bougon. C'est Rémy Girard en camisole sur son balcon, en train de siroter une bière avec Tita et Mao, seule minorité visible su'l bs de la série-culte. La réalité est bien différente.

    A Montréal près d'un BS sur deux aptes au travail est un immigrant (40,655/91,113, soit 44,6%). Mais vous n'en verrez jamais un seul dans le monde imaginaire de Fabienne Larouche et François Avard....

    Au Québec plus d'un assisté social sur quatre, apte au travail, est maintenant né à l'étranger. Quand même incroyable: ON IMPORTE DES BS!!!. Et la situation ne cesse d'empirer puisqu'on ne cesse d'en importer! Alors que Sam Hamad se casse la tête pour vider ses listes, à Dorval et Lacolle c'est la grande passoire.

    En un an seulement, le % d'assistés sociaux immigrants est passé de 25,7% à 26,8%. Alors que le lobby de l'immigration fait accroire à la galarie naive que les frontières sont fermées, le nombre de revendicateurs du statut de réfugié (presque tous des immigrants illégaux qui sont nullement des réfugiés politiques menacés de morts ou d'affreuses tortures, et qui viennent abuser scandaleusement d'un système troué de part en part) a doublé en trois ans, passant de 5574 à 9982.

    Il y a maintenant plus d'immigrants s'ul BS (62,072) que de BS dans tout l'Outaouais (9337), l' Abitibi-Témiscamingue (3893), le Nord du Québec (1410), la Mauricie (11,173), Lanaudière (10,308) la Capitale nationale (14,771), le Saguenay-Lac-St-Jean (7983) et la Cote Nord (2201) RÉUNIS!!! En d'autres termes, on a importé plus de BS des Tropiques qu'il y a de BS sur à peu près tout le territoire québécois au nord du St-Laurent!.

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-sociale/index.asp »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 08h50
    Mauvaise foi de chaque côté!
    « Je ne connais pas tous les chiffres du gouvernement ni ceux de l'ACDQ. Par contre, une lecture rapide du présent article me pousse à faire les remarques qui suivent.

    1. Notre bon ministre Couillard envoie en effet de la poudre au yeux car une augmentation des tarifs de 24 % sur 6 ans correspond à une augmentation annuelle de 3,65 %, alors qu'une augmentation des tarifs de 40 % sur 12 ans correspond à une augmentation annuelle de 2,87 %. Il faudrait par contre analyser en détail pourquoi les coûts d'opération augmentent plus vite que l'inflation!

    2. M. Langlois dit que "Présentement, tout mon personnel est mieux payé que moi quand je soigne une personne assurée." Si M. Langlois veut faire de cet argument son fer de lance, il faudrait aussi qu'il accepte de réviser drastiquement à la baisse la tarification professionnelle de certains actes de dentisterie qui dépassent de loin la moyenne des 80 $ de l'heure qu'il mentionne. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 08h53
    Trop cher et sans concurrence
    « Les dentistes sont rendus tellement dispendieux que seuls les assistés-sociaux, les enfants moins de 10 ans et les riches peuvent avoir recours à leurs services...

    J'ai connu dans les années 80, la transition entre les dentistes raisonables et les dentistes pour les riches uniquement.

    Mon vieux dentiste avait des meubles en bois dans la salle d'attente, pas des fauteuils en cuir pour riches. Il n'avait pas besoin de couteuses machineries de tout acabit pour réparer ou arracher une dent. Aujourd'hui les dentistes sont "full equip chrômé" et nous font payer le prix, même si comme client nous n'avons absolument pas besoin de ces gadjets de millionnaires.

    Les dentistes, en effet, ne réparent pas mieux les dents. Au contraire, les nouveaux alliages pour les plombages sont archi conducteur de chaleur et de froid, ça prends des semaines à s'adapter à cette technologie qui fut très peu songée...et est carrément inférieure à la précédente....mais plus coûteuse!!!

    Quand mon vieux dentiste me faisait un plombage, c'était un prix fixe, peu importe que le plombage fut à un ou deux endroits sur la même dent. Aujourd'hui les dentistes peuvent vous faire payer jusqu'à 100$, voir plus, pour plomber qu'une seule dent!!!! Aucun bon sens!De plus, jamais je n'ai eu à me faire refaire un plombage de mon vieu dentiste, alors que ma fille est prise avec ce problème causé par des dentistes moins compétents...mais plus chers!! Aucun bon sens!

    Quand mon vieux dentiste a pris sa retraite, j'ai entendu sa remplaçante dire :"moi je vais m'arranger pour prendre ma retraite plus jeune..." En faisant payer les clients beaucoup plus cher, évidemment. Un simple examen et nettoyage de dent est passé en une semaine de 25$ à 60$ !!!

    Ce que je déplore le plus c'est le manque de VÉRITABLE COMPÉTITION entre les dentistes. Comme pour les avocats et notaires et autres proffessionels,on se croit au-dessus de la libre concurence. Donc jamais de publicité avec des rabais
    comme les entreprises normales qui jouent le jeu sans tricher, et sans collusions cachées. C'est profondément injuste pour les autres entreprises qui elles doivent être en compétition.

    Un conseil, éviter le sucre, mangez bien, brosser vous les dents pour éviter de vous faire vider les poches par une visite au dentiste. Je me croise les doigts, car depuis les dernières 25 années je n'ai été obligé d'aller chez le dentiste que 2 fois...j'ai donc économisé des centaines , voir des milliers de dollars! »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 09h27
    Pauvres parmi les riches
    « Il faut comprendre les dentistes québécois de se percevoir comme pauvres aux côtés des riches médecins à qui le gouvernement vient de consentir d'alléchantes augmentations salariales, pardon, de revenus. Malheureusement pour eux, les dentistes ne peuvent compter sur le prestige dont jouissent les médecins auprès de la population. Bonne chance quand même !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 10h09
    Sur le dos des enfants
    « Ce qui est désolant dans cette affaire, c'est que ce sont les jeunes enfants qui souffriront des déboires financiers de nos pauvres dentistes qui roulent en BMW ou en Mercedes, quand ils ne sont en vacances dans le sud. C'est d'autant plus triste que c'est en bas âge que doivent débuter les bonnes habitudes d'hygiène dentaire. Quant aux assistés sociaux adultes, ça m'inquiète moins: en utilisant la soie dentaire et la brosse à dents adéquatement, ils réduiront grandement les risques de caries. »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 10h24
    Ironisons, encore.
    « Je ne savais pas que la clientèle des dentistes n'était constituée que de «BS» et d'enfants. Je croyais que leur clientèle était en majorité des gens avec des assurances privées.

    Je comprends, maintenant, leurs demandes raisonnables. Voilà un autre bel exemple de système à deux vitesses. On pige dans l'assurance privée pis on extirpe du trésor public. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 10h52
    Les citoyens laissés à eux-même
    « C'est la deuxième mauvaise nouvelle pour la santé dentaire de nos québécois.

    Mardi, c'était les élus du RMQ de la Ville de Québec qui refusaient de continuer à fluorer leur eau alors qu'aucune mauvaise expérience n'a été détectée après 36 ans de fluoration de notre eau potable. On sait les bénéfices de la fluoration de l'eau potable pour la carie des dents et les édiles municipaux sont sopurds à leur responsabilité de maintenir une eau de qualité pour la santé de leurs citoyens. La partie fluorée de la Ville (50% de la ville) a pu permettre de démontrer que la fluoration a fait diminuer de 40% le secteur ainsi protégé sous les conseils des spécialites de la santé.

    Maintenant que le gouvernement ne dicte plus la conduite des villes suite aux représentation de Jean Drapeau qui voulait préserver l'autonomie des villes propriétaires des réseaux d'eau potable, les élus ne prennent pas leur responsabilité. Faudra t'il revenir au crois ou meurs et obliger par une loi ces villes irresponsables. Comment se fait t'il que quand ces spécialistes de la santé parlent de la malbouffe, les mêmes édiles municipaux se hâtent d'interdire la malbouffe dans leur aréna et ce sans que le gouvernement les oblige ??? C'est quoi ce double discours...

    Maintenant la situation devient catastrophique avec le retrait des dentistes ce matin. Nous dépensons 40% de nos impôts pour un régime de santé qui craque de tout bord. La tempête s'élève et les citoyens sont laissés à eux-mêmes avec la facture... »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 11h03
    Pourquoi un hockeyeur gagne beaucoup plus qu'un médecin ou un dentiste ?
    « Nous avons pas évolué d'un pouce depuis que les romains de la rome antique allaient au Colisée (oups c'est le non de l'amphithéatre à Québec) assister au spectacle de gladiateurs luttant dans l'arène (maintenant ce sont des hockeyeur dans les arénas).

    Est-ce qu'un médecin qui doit obtenir des diplômes universitaires, faire de longues études et ne pas faire aucune erreur médicale sans être poursuivi est-il beaucoup moins rénuméré qu'un hockeyeur dont certain ont de la misère à s'exprimer correctement faute d'avoir poursuivi ses études et qui n'ont qu'un talent athlétique? Jacques denmers a appris à lire récemment après avoir été entraineur pendant des années et gagner plus qu'un dentiste. J'essaie de comprendre mais je ne peux pas... »

  • Serge Bernier
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 11h51
    Payer ce que cela vaut
    « Lorsque le gouvernement décide d'offrir des services aux citoyens, il devrait accepter d'en payer le vrai coût. Dans le cas des services dentaires, comme dans bien d'autres cas, le gouvernement se sert de son pouvoir pour obtenir des services à rabais, ce qui est totalement incacceptable.

    Le gouvernement devrait payer aux dentistes les mêmes tarifs que les citoyens non couverts par l'assurance gouvernementale. Ces tarifs représentent la valeur des services offerts et il n'y a pas de raison pour laquelle le gouvernement payerait moins.

    Le fait que les dentistes aient de revenus élevés ne justifie le fait que le gouvernement les paie à rabais, contrairement à ce que plusieurs pensent. Si nous voulons avoir des dentistes en quantité suffisante, nous devons les payer suffisamment, sinon moins de personnes pratiqueront cette profession et il y aura des pénuries de dentistes semblables à celles que nous connaissons dans d'autress domaines.

    L'on ne doit pas ignorer également que plusieurs parents d'enfants de moins de 10 ans ont les moyens de payer pour leurs soins dentaires ou sont couverts par des assurances privées. Est-ce que ce n'est pas leur responsabilité première de payer pour les soins dentaires de leurs enfants. Il me semble que c'est un bien privé bien plus qu'un bien public.

    Si le gouvernement veut économiser, il devrait peut-être ne payer les soins dentaires des personnes démunies. »

  • Paul Racicot
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 13h01
    Je n'arrive toujours pas à comprendre...
    « Je n'arrive toujours pas à comprendre comment on peut en arriver à de telles impasses !

    Les revendications des chirurgiens-dentistes me semblent, à vue de nez, tout à fait raisonnables, et même «bonnasses». Une simple analyse comptable des coûts d'opération des cliniques - en fonction des régions, sur une base annuelle et en regard de la clientèle considérée - aurait dû mettre tout le monde d'accord à la table des négociations depuis belle lurette, analyse qui aurait dû permettre des ajustements annuels conséquents.

    Je trouve par ailleurs particulièrement choquant que notre gouvernement ne respecte pas une lettre d'entente. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 13h45
    un milliard$ divisé par 2500 dentistes
    « si le 100 millions versé par le gouvernement équivaut à 10% du revenu des dentistes, leur revenu global est donc d'un milliard. Divisé par 2500, ça donne donc une moyenne de 400,000$ par arracheur de dent!! Ayoye! »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 19h58
    @ M. Jacques Noël
    « M. Noël,

    Vos chiffres demandent certaines corrections.

    1. Il y a 3294 dentistes au Québec. En fait, ce sont environ 75 % des dentistes qui se sont désaffiliés du plan d'assurance de la RAMQ.

    2. D'après l'article, les soins dentaires fournis aux enfants et prestataires de l'aide sociale représentent 10 % des consultations, et non pas des revenus des dentistes. Si le coût en est de 100 M$, alors il y a quelque chose qui cloche car ça ferait un revenu brut pour les dentistes de beaucoup supérieur à ce que vous estimer.

    Par ailleurs, il faut considérer que les chiffres dont on parle ici sont des revenus d'exploitation, et non pas un profit net avant impôt. Le 400 000 $ que vous avancez est raisonnable car, avec des frais d'exploitation tournant autour de 60 %, cela laisse un profit net avant impôt (l'équivalent d'un salaire, donc) d'environ 160 000 $/an, ce qui ressemble aux chiffres de 125-150 K$/an avancés par M. Langlois.

    Quant à savoir si cette rémunération est justifiée, il s'agit d'un autre débat. Ce qui est sûr, c'est que les dentistes ont un monopole protégé par le gouvernement; à ce titre, leur risque est inférieur à celui d'un entrepreneur en général. Pour que les dentistes puissent être considérés comme des entrepreneurs, il faudrait que tous ceux qui veulent exercer cette profession et qui ont les pré-requis académiques ainsi que la capacité nécessaires soient acceptés à une école de dentisterie, avec comme condition d'en payer les pleins frais afférents. On pourrait envisager l'ouverture d'autres écoles de dentisterie, ainsi se créerait un équilibre entre l'offre et la demande. Là on pourrait parler de concurrence et de situation de non-monopole.

    En contraste, les dentistes étant en situation de monopole, le gouvernement est tout à fait justifier d'avoir son mot à dire dans ce qu'il va payer. Par analogie, on peut penser au CRTC qui régissait la tarification lorsque Bell Canada était en situation de monopole, pou encore à la régie de l'énergie qui fait de même avec Hydro-Québec. Sinon, on le sait, toute situation de monopole crée des abus. »

  • David Pouliot
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 22h56
    pauvres dentistes...
    « Avec un si faible salaire, je ne comprend pas du tout pourquoi quelqu'un, aujourd'hui, choisirai cette profession! Si par malheur, vous êtes dentiste, je vous dis de fuir le Québec au plus vite, car il en va de votre plus grand luxe!

    Cette menace mise en exécution me pue au nez. J'aimerais obtenir la liste des dentistes qui ont décidé de se retirer du régime publique pour m'assurer que plus jamais je ne fréquente une de leur clinique! »

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