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L'esprit des lois

Marie-Andrée Chouinard   27 mars 2008  Québec
La marmite linguistique bout si fort au Québec qu'il faut des efforts titanesques pour atteindre en cette matière l'ombre d'une pensée cartésienne. C'est pourtant à une logique cohérente, dénuée d'insécurité maladive, qu'il faut s'en remettre pour décrypter l'agitation politico-linguistique.

Ces jours-ci, les nouvelles à caractère linguistique n'en finissent plus de se croiser, créant un enchevêtrement qui alimente la peur des uns et provoque l'indignation des autres. En cette délicate matière, il ne faut ici-bas que dévoiler un tout petit bout du tableau pour exciter les cavaliers de l'Apocalypse.

Les faits: la commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier diffuse une offre de consultation auprès des parents de son territoire. Au bout d'une ligne 1 800, une employée dépêtre les citoyens confus devant les nombreux articles de la loi 101 et conforte les «élus» vers l'école anglaise publique, s'ils y ont accès.

Cette nouvelle suivait de près cette autre information: puisant dans leur budget, cinq commissions scolaires anglophones ont décidé de soutenir financièrement le recours judiciaire destiné à faire invalider la loi 104. Quatre autres n'ont pas franchi cette étape délicate.

La requête, destinée à la Cour suprême, vise à confirmer un jugement qui a consacré un odieux subterfuge: moyennant quelques milliers de dollars, faire transiter un enfant vers une école privée anglophone l'espace d'un an pour le pousser ensuite, tout bonnement, vers le réseau public anglais. Tout à fait contraire à l'esprit de protection du français consacré par la loi 101, le jugement a attisé les ardeurs de la communauté scolaire anglophone, qui craint de manquer d'inscriptions.

On le sait, la minorité anglophone du Québec s'articule solidement autour de son réseau d'écoles. Elle a beau s'ébrouer pour protéger le financement de la réussite de ses élèves, directement proportionnel au nombre d'inscrits, ces soubresauts ne devraient pas faire trembler la majorité. Si elle doit assurément veiller à ce que des incohérences ne troublent pas l'esprit des lois, la majorité francophone aurait toutefois intérêt à ne pas trembler devant la moindre trépidation anglophone.

Convenons qu'il est normal qu'une communauté scolaire s'active pour défendre son destin. Faisant appel à la plus cartésienne des logiques, recalons toutefois tout dénigrement et tout détournement de l'essence d'une loi.

Le même sens commun s'applique pour l'engouement apparent des étudiants français pour les universités québécoises... anglaises. Radio-Canada révélait mardi qu'à la grâce d'une entente de réciprocité, de jeunes Français s'inscrivent à peu de frais dans nos établissements. Cette belle idée a aussi permis à des milliers de Québécois de goûter aux études à la française.

Mais voilà! À l'époque où l'entente fut conçue, à la fin des années 70, les trois quarts des étudiants étrangers présents au Québec fréquentaient les universités anglaises. Le privilège financier consenti à la France avait pour but de mettre précisément l'accent sur les études en français, histoire de viser un meilleur équilibre.

Trente ans plus tard, les Français, attirés par l'anglais comme idiome de l'avenir économique, ouvrent les portes de l'Amérique en faisant le détour par le Québec. 3000 $ par année à McGill plutôt que les 35 000 $ exigés par Harvard? L'aubaine, pardi!

Des ententes plus récentes négociées par Québec avec d'autres pays prévoient qu'un pourcentage maximal d'étudiants (20 %) ait accès au réseau anglais. Pour respecter le sens premier de ces accords, qui consistait précisément à consolider le fait français au Québec, des ajustements seront peut-être indispensables. Nul besoin toutefois de hurler avec les loups: l'insécurité linguistique est bien assez ancrée.

***

machouinard@ledevoir.com
 
 
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  • Claude Tremblay
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 06h33
    Les Français préfèrent l'université anglophone
    Qu'à cela ne tienne! Ne pourrait-on pas obliger l'Université McGill et les autres universités anglophones du Québec de charger des frais de 35 000 $ (comme Harvard le fait) aux étudiants étrangers qui viennent s'y inscrire? Et continuer de privilégier les Québécois de frais universitaires ridiculement bas. De la sorte, on ferait d'une pierre deux coups. Les Français opteraient pour l'université francophone, et les universités anglophones continueraient d'agir dans le sens de leur fonction première, celle de former des diplômés anglophones.

  • Gilles Théberge
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 06h58
    L'esprit... des lois
    Nul besoin de hurler dites-vous. J'en conviens. Mais compte tenu de la tiédeur manifesté par le gouvernement qui jovialise sans vergogne dans toutes les décisions qu'il prend en cette matière, la dernière loufoquerie étant le plan d'action de Christine St-Pierre à propos de la francisation des petites entreprises, il y a lieu d'être inquiet.

    Bien entendu les français à Mc Gill ne vont pas se transformer en anglos Saxons. Mais come vous le mentionez, l'esprit de la loi ce n'est certainement pas de faire financer des études universitaires en anglais par les québécois.

    Le problème est diférent toutefois en e qui a trait à la scolarisation des petits enfants dont la perspective fait manifestement saliver un certain nombre de québécois francophones, qui ne font pas la différence entre l'enrichissement culturel par l'apprentissag d'une autre langue, et l'asservissement culturel que provoque inévitablement la scolarisation complète de jeunes enfants,
    et dont les références culturelles en bout de processus, seront essentiellement angloaméricaines.

    Il y a aussi une question de cohérence. Il faut savoir clairement ce que l'on veut. Est-ce que oui ou merde on veut que s'épanouisse notre singularité ? Si la réponse est oui, il faut l'affirmer, et les gestes conséquents doivent être posés.

    Autrement à quoi ça sert de s'affirmer comme francophones, et de se contenter de hausser les épaules, à chaque fois qu'une brèche béante est créée dans le contrat social qui lie le peuple à ses institutions ?

    C'est sans relâche que les Taylor et compagnie combattent les lois du QUébec...

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 07h54
    . Nul besoin de hurler avec les loups
    Certaines facultés en France exige de leurs étudiants en terminal un stage d'un an dans une université étrangère et anglaise. McGill devient alors pour certains (pas tous) de ces étudiants français l'endroit rêvés.

  • Guibreteau Cyril
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 08h43
    Une francophonie à deux vitesses
    Cet exemple concernant les étudiants français qui ignorent leur propre langue au Québec prouve que la francophonie vit une dichotomie dangeureuse que l'on ignore en France.

    Les Français ont en effet une double attitude à l'égard de leur langue : en France, elle doit rester toute puissante, ailleurs...il suffit de parler anglais !

    En France, le débat sur la langue est uniquement axé sur le droit du sol, les concepts comme "amménagements linguistiques" ou "accomodements raisonnables" sont inconnus ou peu pratiqués.

    De manière plus générale, il semble que les Français ont du mal à se sentir minoritaires dans leur propre langue (à l'échelle d'un pays), c'est pour cette raison qu'ils ne parviennent pas à s'intégrer au Québec et beaucoup prefèrent s'installer en Ontario, où ils n'ont qu'à adopter la langue de la majorité...pour redevenir majoritaires !

    On change de langue, mais la logique jacobiniste est préservée.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 09h21
    Pensée cartésienne et compromission
    Prêcher la pensée raisonnable au-delà de faits accablants, tel le Québec qui défraie en partie les études en anglais d'étudiants français, c'est plutôt chercher à noyer le poisson. Mais c'est bien fait. Le poisson meurt sans soubresauts.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 09h49
    Tout est question de clientèle électorale
    le parti libéral a 95% des votes anglo et ethno-anglais. Il est normal que cette formation favorise sa clientèle privilégiée tout en disant le contraire en français à ceux qui sont francophone et qui profite de leur proximité et relations avec la communauté anglophone.
    Le reste des parti politique tire la couverture pour avoir le plus possible des francophones comme clientèle.
    Le fédéral et ses tribunaux, issu du monde anglophone ne peut que favoriser cette minorité anglaise et le plus possible nous envoyer des émigrants qui en dehors de leur langue maternelle ne parle que l'anglais. Et voila la principale raison pourquoi il fallait gagner le 1er referendum pour avoir une possibilité de majorité confortable.
    La loi sur la clarté du sinistre Dion ne fait que soutenir la thèse de l'émigration anglophone qui remplace les berceaux.
    Pour finir il est intéressant de noter que l'anglais est devenu la langue universelle de communication de par sa simplicité grammaticale et le peut de mot nécessaire a un dialogue entre étrangers.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 09h49
    Coquerelle...
    Il y a quelques semaines, une dame m'a adressé la parole en anglais dans l'autobus. Après lui avoir dit deux fois "pardon", j'ai été plus clair: "En français, s'il vous plaît." Alors, elle et un homme assis près de nous se sont mis à m'engueuler vertement, et en anglais, me traitant de cockroach to be stepped on, me demandant comment je pouvais savoir que cette dame n'était pas Juive ou Italienne (càd Anglaise, dois-je comprendre, alors que j'aurais pu moi-même être un touriste français, non?). Ça m'a un peu secoué, mais ce n'était pas si différent du message que je ressens chaque jour au centre-ville ou à Côte-des-Neiges. Le but de la Charte de faire du français la langue normale de communication au Québec est loin d'être atteint. Je dirais même qu'on s'en éloigne.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 09h58
    Le vrai scandale des étudiants français au Québec
    RC a fait tout un plat des 1200 étudiants français qui étudient en anglais au Québec. Comme d'habitude, RC est à coté de la track...

    Le vrai scandale c'est que 6200 Français viennent maintenant étudier au Québec à tarif discount comme on dit à Paris contre seulement 800 Québécois en France (les universités françaises ne sont plus compétives à l'échelle internationales: aucune parmi les top60). Cet écart de 5600 étudiants à une moyenne de 12k par année, coute aux contribuables québécois la bagatelle de 67 millions$ par année! Sur 15 ans, c'est plus d'un milliard de dollars que les Québécois ont payé pour former...des étudiants français! Dont un cinquième en anglais please!! Et ce à l'heure où nos universités n'en finissent plus de crier famine! Que nos étudiants descendent dans la rue pour refuser une augmentation de 50$ par trimestre!

    Le Québec accueille 18,000 étudiants par année, c'est 10 fois l'université Bishop! Les 6000 étudiants français à tarif québécois, c'est 4 fois Bishop!

    C'est à part des Cegeps parce que là aussi c'est bar ouvert. Dans la Beauce profonde, un étudiant sur dix au cegep vient de... l'Afrique. Idem à Matane. Idem à Shawinigan. Idem à Rouyn.

    Pour protéger quelques jobs de profs et d'administrateurs de cegep, on demande aux contribuables québécois d'allonger des dizaines de millions de dollars pour financer les études d'Africains au Québec!

    C'est fou ce qu'on est riches

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 11h36
    Montréal un délice culturel.
    J'ai plein d'amis québécois qui ont fait leurs études à McGill. Si j'avais eu à faire la même chose que les étudiants français, je serais allé à McGill aussi. C'est très bien McGill. Il y a énormément d'étudiants américains qui viennent aussi à McGill. Les prix sont compétitifs et la vie est belle à Montréal. Il fut un temps où j'ai donné des cours de français à des étudiants États-Uniens, quelle ambiance et quelles belles personnes aussi.
    Ça vitalise Montréal, ça lui donne un goût exotique charmant que les français de France aiment beaucoup. Et puis, nous sommes dans une société marchande alors on va au moins cher et c'est juste à côté des States. Alors, lorsqu'il y a relâche, on y courre. C'est la pratique des frontières européennes toutes proches ou la culture est différente, c'est très attirant. En France, on prend l'avion et hop, deux heures après on se retrouve à Marrakech, Berlin, Madrid, Rome, Londres etc. Ils ont raison ces français de faire ce qu'ils font. Il n'est pas question de créer une réciproque, là n'est pas le problème. Leur faire payer plus cher, aucun problème, ils iront ces français qui parlent le français ailleurs que diable. Montréal y perdra un petit bassin francophone de plus et la vie sera moins exotique ici. Moins de français et plus d'anglophones estudiantins.
    On parle souvent de Nôtre-Dame-de-Grâce et Côtes-des-Neiges où je vis et sachez qu'on me parle en français avec plaisir et ma femme, anglaise d'Angleterre, est ravie puisqu'elle ne perd pas son français qu'elle maîtrise. Ici à la rue Monkland à NDG comme à CDN à la librairie Olivieri ou chez le marchand de merguez, on est bien en français. Je crois qu'il suffit d'avoir l'art et la manière pour simplement montrer que chez « nous » on s'exprime aussi en français comme aussi chez « nous » en anglais. Même les petites dames charmantes me parlent toute des en bon français avec u bel accent anglais. C'est charmant ce mélange et cette harmonie culturelle avec toutes ces personnes venues d'horizons si différents. C'est toute une littérature inépuisable dont je me plais à tourner les pages chaque jour. Délicieux la vie à Montréal.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 11h44
    La réalité
    L'anglais est devenu la langue universelle de communication et la France semble se ficher éperdument de l'avenir du français. D'ailleurs la dernière fois que je suis allé à Paris en 2005, on me parlait anglais lorsqu'on entendait mon accent québécois. L'Afrique francophone bascule dans le camp de l'anglais par la force des choses (vu que c'est la langue de l'Empire). Le Québec semble un des derniers bastions du français probablement parce qu'on y sent la menace à l'identité d'une manière beaucoup plus directe. Ici, dans le nord de l'Amérique du Nord, la langue de la majorité est l'anglais, point. Un immigrant qui arrive au Canada, en Amérique du Nord et qui parle une autre langue que le français va nécessairement se tourner vers l'anglais, lingua franca internationale, s'ils décident de parler une autre langue que leur langue maternelle. Il y a des ghettos au Canada où la langue première est autre que le français ou l'anglais, comme le punjabi, le cantonais ou le mandarin etc.

    Donc, à moins d'efforts concertés de la francophonie dans son ensemble, il ne fait pas de doute qu'à long terme elle est menacée de devenir marginale et folklorique. Il ne faut pas blâmer les cousins français qui viennent au Québec (Canada) pour étudier en anglais; ils sont prévoyants et ils voient le Canada tel qu'il est, un pays dominé par l'anglophonie, comme les États-Unis et, en devenir, le reste du monde. Les francophones vivant dans le ROC peuvent vous en parler ad nauseam!

  • Nicolas Papav
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 13h27
    Le vrai scandale des étudiants français au Québec - Avis d'un étudiant français
    Le débat sur la protection de la langue française continue de faire rage !

    Etudiant français, j'ai suivi durant 5 années l'enseignement dispensé par l'université française avant de venir au Québec pour suivre un an de cours à McGill.

    Ce qui m'a motivé en premier lieu est, il est vrai, l'enseignement dispensé en langue anglaise pour une somme relativement modique par rapport aux frais de scolarité exigés par les universités américaines.

    En résulte t'il réellement une perte pour le contribuable Québécois?

    J'ai tout d'abord dû emprunter, pour effectuer cette année d'étude, 30.000 dollars entièrement dépensés au Québec. Au niveau macro-économique, c'est j'en conviens une petite contribution pour la Province, mais comme le soulignais Jacques Noel, est-on assez riche ?

    Ensuite et surtout, la différence de 12K n'est-elle pas le prix à payer, l'investissement à faire pour attirer des étudiants étranger au Québec?
    La plupart du temps ces étudiants français sont en fin de cycle et donc déjà formés et qualifiés. Français, ils parlent désormais aussi l'anglais et n'auront aucune difficulté à trouver un emploi au Québec.

    Car c'est aussi cela la réalité. Le Québec attire et retient de nombreux français qui viennent chaque année s'installer, travailler et payer leurs impôts au Québec.
    En France, cela est appelé la fuite des cerveaux, ici on semble s'en plaindre.

    Pourquoi ne pas cesser de crier au loup et plutôt se réjouir d'avoir sur son sol la 12ème meilleure université du monde?

  • Xyz Abc
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 14h02
    Merde alors
    N'en n'avons-nous pas les moyens? Après tout.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 mars 2008 15h06
    Une autre passe en Éducation
    Si le scandale des 6000 étudiants français qui viennent étudier à nos frais est déjà gros, il y a encore plus gros.

    Des milliers de Français, de Belges, de Magrébins et d'Africains débarquent ici comme immigrants chaque année. Ils ont été sélectionnés à partir du pointage qu'on connait: en gros on demande l'équivalent d'un cegep, la connaissance du français, un peu d'anglais, moins de 49 ans, une bonne santé et du fric pour tenir 3 mois (2700$). C'est pas plus compliqué que ça pour rentrer au Canada.

    Une fois ici, une fois leurs trois mois passés, ils ont droit à la carte-soleil. Puis là, oh surprise, ils décident de retourner aux études. Plus question de travailler et de venir enrichir le pays comme ils avaient dit à l'agent d'immigration là-bas.

    Là non seulement ils ont droit à l'université au tarif québécois, i.e. 2k plutot que 14k, mais -tenez-vous bien- ils ont droit au régime de prêts et bourses mur à mur.

    Ils n'ont jamais travaillé ici, ils n'ont jamais payé une cenne d'impot mais ils ont droit à l'université presque gratos, gracieuseté des contribuables québécois.

    Combien de gens comme ça? Le chiffre reste à sortir mais si je me fie à ce que je vois, on parle de milliers de personnes qui ont f.. le système et pas à peu près.

  • Roland Côté
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 16h23
    Vous n'etes pas tanné de mourrir..............
    Petit à petit langue française se fait écraser et il y a toujours des 'têtes heureuses' qui croient que ce n'est pas grave. Ce sont toujours de petits details.
    Madame Chouinard quand allez vous publier Le Devoir en anglais. Un autre petit détail.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 27 mars 2008 17h31
    Passer par l'anglicisation?
    Est-ce que le Québec devra passer par l'anglicisation, comme l'Irlande et l'Écosse, avant de devenir indépendant?

  • salim Houari
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 11h43
    N'importe quoi, les propos de Jacques Noel
    Je n'ai jamais rien entendu d'aussi malhonnête queles propos de Jacques Noel. les méchants étrangers se font payer des études gratutement sans payer d'impots. pourtant ces méchants étrangers paient le interets sur une dette qu'ils n,ont jamais contractés, ils paient des soins de santés à des gens agés qui ne sont pas leurs parent et contribuent au bien être des ces gens agés qui ne sont toujours pas leurs parents. ils paient des soins de santés à des enfants qui souvent ne sont pas les leurs (les leurs sont agés). et des bébés, ça en consomme de la médecine. ces méchants étrangers n'ont pas été à l'école maternelle, au secondaire ni au CEGEP et pourtant ils paient pour les enfants des autres. et je peux continuer ainsi très longtemps. quand on fait un bilan, on le fait au complet ou on ne dit rien.
    quand aux systèmes de pointage qui est mentionné pour sélectionner les immigrants, je ne peux que le traiter de mensonger tellement il est faut.
    N'IMPORTE QUOI! Mais surtout insignifiant comme propos!

  • Peter Langford
    Inscrit
    vendredi 28 mars 2008 13h03
    La marmite linguistique bout si fort au Québec because
    certain people in the media keep stirring it and adding fuel to the fire. Why don't you find something else to talk about? It is so frustrating to see this talk, over and over and over and over and over.

  • François Perrier
    Inscrit
    lundi 31 mars 2008 11h28
    De l'esprit des lois injustes à abattre !
    Le 28 mars 2008. Copie corrigée + C.C.C.

    De l'esprit de lois injustes à abattre ! Se réfère à l'éditorial de Mme Marie-Andrée Chouinard, intitulé "L'esprit des lois", dans Le Devoir du 27 mars 2008.

    Mme Chouinard, il est évident que vous êtes soudoyée par vos maîtres canadiAns, pour oser écrire des éditoriaux aussi malhonnêtes que les vôtres, banalisant les injustices commises à l'endroit de votre nation québécoise de souche française, laquelle souffre terriblement des trahisons généralisées de ses 'zélites' ! Êtes vous rémunérée directement par la famille canadiAn Desmarais pour écrire ces éditoriaux à la Ponce Pilate, ou comme un Judas se faisant discret, vous en remettez-vous à l'éditorialiste-en-cheuf-du-Devoir-de-plier - Descôteaux - pour toucher vos 30 deniers ? Il serait tout a fait indiqué, si ce n'est que pour vous assurer d'un futur bassin de lecteurs de langue française et préserver votre emploi de garde-chiourme de l'orthodoxie fédéraste, que de voler au secours de votre propre nation québécoise ! Ou est-ce une idée trop noble, une notion d'amour des vôtres trop intelligente, pour que vous pigiez !?

    Vous portez des jugements à la Salomon contre votre propre communauté québécoise de souche française de 79 %, assaillie de toutes parts, autant par (1°) ses élites hostiles, que par (2°) ses ennemis héréditaires anglo-infâme du Québec ne totalisant que 8 % de la population ou (3°) ce ramassis de 11 % de groupes ethniques canadiAns-in-Quebec. Lesquels sont tous (entre 1°, 2° et 3°) à la solde d'Ottawa, avec le but avoué de 'minoriser' la nation française du Québec sur son propre territoire national ! Ça va faire, NON !? Vous taisez lâchement des contournements de la Loi 101, et vous les encouragez avec vos éditoriaux fallacieux ! Puis vous avez le culot de trouver drôle que des profiteurs français ("l'aubaine pardi !") jouent sur le flou de lois infâmes votées au PQ-péculat, pour venir de France étudier en anglais à McGill, À NOS FRAIS ! Y a t-il une limite a votre goujaterie de valet à la solde du Canada-anglais !?

    Alors que les immigrants au Québec devraient s'assimiler à "nous", se taire, nous baiser les mains, et remercier avec tant de salamalecs, pour l'accueil qu'ils reçoivent, compte tenu de nos circonstances nationales précaires ! Pourtant Madame, vous insistez sur une pseudo entente linguistique qui ne fonctionne qu'à sens unique, toujours en faveur de la langue anglaise. Pire, vos éditoriaux taisent le détournement impudique de 50% des deniers publics vers le Centre hospitalier universitaire unilingue anglais de McGill, au dam de la majorité et au profit mesquin de ces 8 petits pourcent de Wasps, dont l'appellation ETHNIQUE douteuse DOIT être contrôlée de plus près. Comme d'ailleurs l'avait fait Mme Harel en 2001 au West Island, avant qu'elle ne soit désavouée et trahie par l'apatride acadien Bernie Landry, qui passera à l'histoire québécoise comme un Benedict Arnold et un Quisling de la pire espèce !

    Vous banalisez le "nous" québécois, (de ceux qui "hurle avec les loups", dites vous !), au même titre que les Chinois achèvent physiquement et culturellement les Tibétains dans leur pays. Au Québec pourtant, les seules langues patrimoniales qui doivent être protégées outre la langue française, sont celles des TRIBUS amérindiennes, lesquelles invoquent elles aussi, comme "nous", le lien du sang (le jus sangui), pour se protéger contre la rapacité de leurs ennemis canadiAns impitoyables. Ces amérindiens représentent le 2 % manquant dans mon équation ci-dessus. Des tribus auxquelles un René Lévesque particulièrement mal remis d'une "grosse brosse", avait affublé du titre exagéré de NATIONS !

    Vos capitulations éditoriales Mme Chouinard, sont dans la foulée des étourderies du recteur gauchiste-à-droite, de la Montreal University, untel Roch Denis, (un prestidigitateur qui a fait disparaître $ 50 millions des argents publics québécois, au profit de petits amis affairistes). Denis est celui qui avait demandé qu'on enseigne en anglais à des milliers d'étudiants latinos à son Université de langue française, au nom de profits à consolider entre élites internationalistes corporatistes ! Puis il y a la 'cheuffe' Marois, suggérant qu'on enseigne une Histoire québécoise aseptisée, dans la langue anglaise de notre proverbial ennemi canadiAn. Chouinard, Denis, Marois - graines d'élites incultes n'ayant aucune fierté ! Des élites québécoises veules, vendues jusqu'à l'os et médiocres, empêtrée dans leur patois franglais-joual, qu'elles ont eu le culot, d'accoler honteusement à la classe moyenne de la nation québécoise !

    Le Devoir-de-tous-les-accommodements-déraisonnables, tait honteusement l'ethnocide pratiqué contre les siens, prétendant préserver une paix sociale qui n'existe pas, alors que son silence à ce sujet sape la nation et promeut discorde et guerre civile. Parce que ça n'est pas vrai, que puisque nos élites sont poltronnes, que la nation française du Québec va accepter indéfiniment de se laisser (littéralement) manger la laine sur le dos ! Si nous avons peur, c'est une peur attisée par tant de couardise généralisée chez nos élites, plutôt que la peur des Anglos. Une peur démesurée qui mène à des actes désespérés, quand une communauté nationale asseulée comme l'est la nôtre, est complètement abandonnée à son sort par ses propres élites. Le sang qui va couler sera reconductible à nos élites québécoises abjectes. Qu'est-ce qu'on a bien pu faire pour mériter des élites aussi médiocres et collabos que les nôtres ?!

    PITIÉ Madame ! Vous et Le Devoir-capitulard devez vous taire à défaut de mener la lutte POUR la nation, puis vous ranger sagement derrière notre nation française québécoise afin de préserver ce qu'il y reste de paix politique, culturelle et sociale ! Foin de votre pensée (sic !) cartésienne, alors que hypocrite et calculatrice, elle exacerbe notre "insécurité maladive" (dites vous Mme) par rapport à VOTRE logique éclairée par des Lumières blafardes, pour "décrypter notre agitation politico-linguistique" (selon vous), qui serait propre à des "cavaliers de l'Apocalypse" (que "nous" serions). Entre votre pensum pénible tout croche Mme, et le désordre civil au Québec, il n'y a qu'un saut (ou une sotte) - et vous avez SAUTÉ !

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