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Francisation: Québec mise sur la bonne volonté

Robert Dutrisac   21 mars 2008  Québec
«Je ne suis pas dans un horizon d’avoir des mesures coercitives pour les petites entreprises», a dit la ministre Christine St-Pierre.
Photo : Clément Allard
«Je ne suis pas dans un horizon d’avoir des mesures coercitives pour les petites entreprises», a dit la ministre Christine St-Pierre.
Québec — La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a dévoilé hier un plan d'action pour la francisation des entreprises et des commerces qui mise sur la promotion et la bonne volonté.

Doté d'un peu moins de 12 millions de dollars pour deux ans, ce train de mesures incitatives, d'activités de promotion et d'efforts de sensibilisation ne vise aucun objectif précis. La cible, «c'est le maximum», a indiqué Christine St-Pierre. La ministre n'a pu préciser le nombre d'entreprises qui pourraient être francisées au terme des deux ans, ni combien de travailleurs pourraient être touchés.

Chose certaine, le gouvernement n'a aucune intention de modifier la loi 101, a répété Christine St-Pierre. Aucun moyen coercitif n'est envisagé. «Je ne suis pas dans un horizon d'avoir des mesures coercitives pour les petites entreprises, a-t-elle signalé. Et je suis convaincue qu'avec l'accompagnement que nous allons faire des petites entreprises, nous allons voir la situation s'améliorer.»

Le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, estime que la ministre «porte des lunettes roses» quand elle décrit la situation du français. Mais il est essentiellement d'accord avec le gouvernement pour que les petites entreprises n'aient pas à subir des mesures coercitives. Le chef de l'Action démocratique du Québec a toutefois déploré le fait que le plan d'action ne comporte aucune cible.

Lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a qualifié le plan d'action de «faible et ridicule». Elle a accusé le premier ministre, Jean Charest, de vouloir «mettre le couvercle sur la marmite plutôt que de défendre et d'améliorer le fait français au Québec». Le porte-parole péquiste en matière de culture et de langue, Pierre Curzi, a parlé de «mesurettes» qui serviront de «cataplasme».

En vertu de ce plan d'action, l'Office québécois de la langue française embauchera 20 nouveaux inspecteurs, que l'on dénomme conseillers, qui s'ajoutent aux 60 personnes chargées de surveiller l'affichage commercial et de veiller à la francisation des entreprises. Il s'agit d'une dépense d'un million par année.

En 2008, le gouvernement tient un «rendez-vous de gens d'affaires», au coût d'un million, afin de soutenir la francisation des entreprises de moins de 50 employés. Exclues de l'application de la loi 101, ces entreprises n'ont aucune obligation légale de se franciser. Pour l'heure, le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, qui prête main-forte au ministère de la Culture et des Communications pour organiser l'événement, ne sait trop quelle forme prendra ce salon de la PME pour la francisation, a-t-on indiqué au cabinet du ministre Raymond Bachand. Les chambres de commerce seront mises à contribution.

Deux millions seront consacrés au soutien financier des entreprises de 50 à 99 employés qui n'ont pas de certificat de francisation ainsi qu'aux entreprises de 10 à 49 employés lorsqu'elles remplacent leurs logiciels, claviers, interfaces de langue anglaise pour du matériel en français. On subventionnera aussi les entreprises qui traduisent leur site Internet ou Intranet.

Le gouvernement lancera une campagne publicitaire, au coût de 250 000 $ par année, pour promouvoir le service des clients en français dans les commerces sur les thèmes «J'achète en français» ou «J'accueille et je vends en français». En outre, l'OQLF entreprendra «une démarche ciblée de sensibilisation», au coût de 600 000 $ pour deux ans, auprès des commerces de la région de Montréal puis de la région de l'Outaouais.

Les centrales syndicales, qui reçoivent déjà 250 000 $ par an pour coordonner les comités de francisation dans les grandes entreprises, auront droit désormais au double pour se pencher sur des secteurs moins francisés.

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a bien accueilli le plan d'action de la ministre. «Elle vise juste», a-t-il dit. M. Roy a rappelé que le gouvernement Bouchard, dans la foulée des compressions visant l'atteinte du déficit zéro à la fin des années 90, avait réduit de moitié le nombre d'agents de l'OQLF (alors dénommé l'Office de la langue française], un nombre qui n'a guère varié depuis.

Ce plan d'action de la ministre St-Pierre fait suite aux investissements annoncés par la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, qui a ajouté 65 millions en cinq ans pour la francisation et l'intégration en emploi des immigrants. De son côté, la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a annoncé en février 22 mesures, pour une dépense annuelle de 39 millions, afin d'améliorer l'enseignement du français.






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Vos réactions

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  • Gilles Malo
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 06h11
    laissez-aller
    « La déroute du français se poursuit au québec. Même philosophie molle et insipide de la promotion de notre langue dans une amérique anglophone. Comme si la bonne volonté suffisait. Manque de courage du gouvernement,il va falloir que la population se saississe du dossier. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 07h44
    Mauvaise foi
    « Depuis que la loi 101 existe, les Canadians (sic) du Québec prétendent en comprendre l'importance mais avec les années, ils l'ont réduite à l'état squelettique et inefficace grâce à Ottawa. Et Charest compte sur cette mauvaise foi maintes fois démontrée pour arrêter le recul du français au Québec. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 21 mars 2008 08h16
    Modifications à la loi 101
    « Les modifications à la loi 101 n'ont pas besoin de venir de notre gouvernement très provincial Libéral, elles viennent de nos cours de justice, par des juges nommés par le fédéral, qui en réduisent la portée afin qu'elle finisse inopérante. »

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 21 mars 2008 09h20
    Un génocide culturel
    « Il s'agit ni plus ni moins que d'un génocide culturel comme au Tibet. La seule différence se situe au niveau des moyens utilisés. Et rappelez-vous les troubles d'octobre?????... Ont-ils hésité à envoyer l'armée pour nous écraser???? NON.

    Marie Mance Vallée »

  • Michel Vézina
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 09h21
    De la mollesse des Canadiens-Français
    « Extraordinaire d'entendre une ministre canadienne-française, espérer, souhaiter avec beaucoup de mollesse que les anglos du west Island et les immigrants de Montréal adoptent le français...Les Canadiens-français dans leur inconscient et en majorité ne croient plus en l'avenir de leur langue. Ils s'en fout éperdument. Continuons à souhaiter un Canada fort et bilingue anglais, continuons à envier l'Alberta! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 09h28
    Liberté individuel
    « Si une loi brime trop les libertés individuelles, c'est du devoir des juges de renverser ces lois. Comme j'ai déja dit souvent, on ne peu imposer par une loi une langue, une langue est quelque chose qui se vie, et qui a une vie. C'est au gens qui la parle de la faire vivre et non de l'imposer par des lois.
    Qui est dérangé par un groupe de personne qui font affaire entre eux dans une autre langue? Si seulement eux en sont concernés? Vivre et laisser vivre.
    Personne ne m'impose une autre langue que et je n'impose pas le français, mais je le demande quand il ne m'est pas offert.
    La loi du plus fort gagnera toujours et le pouvoir d'achat des francophone gagnera à la fin sans qu'une loi vienne foutre le bordel. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 10h30
    La ministre aux mains liées
    « Dans le dossier linguistique, la ministre Christine Saint-Pierre sait très bien que les mesures annoncées hier sont insuffisantes (un coup d'épée dans l'eau !), mais elle ne peut faire plus car cela heurterait la minorité anglophone, la seule clientèle électorale qui reste encore fidèle aux libéraux.

    Madame Saint-Pierre réalise peut-être maintenant qu'elle aurait dû, lors des élections, se présenter pour un autre parti politique ! »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 10h59
    Saint-Pierre, Pelletier et Charest, même combat inutile
    « Il y a feu dans la demeure et ces politiciens timorés trouvent des formules sans conséquences pour ne pas déplaire aux électeurs loyaux des Libéraux de la région de Montréal. Ces pleutres préféreraient que le Québec glisse calmement dans l`assimilation. Le Québec s`est fait à force de batailles continues pour assurer l`avenir de son peuple. Ces fédéralistes déterminés nous offrent une recette de dépit. Ils n`ont aucune intention de soumettre aux canadiens des autres provinces et d`Ottawa une liste d`exigences minimales pour protéger le français au Québec. Même Bernard Lord a mieux saisi l`opportunité pour faire une requête de $1 milliard dans son rapport de Commission sur l`état du français au Canada. Il faut maintenant se fier au politiciens canadiens-français hors Québec pour assurer notre pérennité. Minable résultante que celle des Libéraux timorés sans fierté ni culot. Belle peau de chagrin comme dirait Balzac! »

  • Denis Biron
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 11h15
    Gros parleurs .. petit faiseurs
    « Vous, les 18 45 ans, me faites rire avec vos coups d'épée dans l'au, concernant l'état de notre langue nationale au Québec.

    Qu'attendez-vous pour descendre dans la rue et pour manifester ? Dans les années '60 et '70 nous avons envahi les rues de Montréal pour exiger la francisation - ce qui nous a donné la loi 101. En tant que cadre dans une multinationale (comme beaucoup d'autres) j'ai risqué la perte de mon emploi et de ma maison en manifestant dans les rues, en affrontant la "matraque" des forces policières qui avaient pour objectif de protéger ls institutions anglaises.

    Si vous voulez que Montréal (et tout le Québec) soit une ville où notre langue nationale soit respectée LEVEZ-VOUS DEBOUT et PROTESTEZ au lieu de "gueuler" bien assis confortablement dans votre salon.

    C'est le seul moyen efficace. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 12h39
    La Loi 101 n'arrive pas à percer le ghetto anglo
    « Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec?

    C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas un mot de français. Mais comment expliquer que l'on connaisse quand même une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français?

    C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10k autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais!), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais.

    Chaque jour ils sont en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicans, Jamaicains et...Anglos unilingues de Montréal? L'ANGLAIS!

    Tant et aussi longtemps qu'on leur offrira des services publiques en anglais, ils continueront de refuser d'apprendre le français. Pas caves eux autres... Pourquoi se mêler aux autochtones lorsqu'on est si ben dans le ghetto anglo? »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 12h44
    Mesures incitatives et actions en cour Suprême
    « Deux poids deux mesures. Saint-Pierre, Pelletier et Charest veulent que la Loi 101 et la Loi 104 soient renforcées par des mesures incitatives. Les anglos de Montréal utilisent l`argent des écoles anglaises pour poursuivre leur employeur jusqu`en cour Suprême. Mais alors que fait cette équipe de timorés Libéraux pour s`assurer que les fonds publiques soient utilisés à des fins d`éducation exclusivement. Ou se trouve la déclaration de principe du gouvernement du Québec pour récupérer ces fonds. Quelles sont les conséquences du genre pénalité que ces joyeux abuseurs du système légal devraient connaître? Et puis, réduire l`impacte des Lois qui devraient protéger la majorité francophone du Québec ne peut qu`assurer l`assimilation de ce peuple? Mais ça exige du courage politique que ces politiciens sans couilles ne peuvent concevoir. »

  • Christian Tallon
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 14h13
    Les québécois ont-ils des couilles
    « Alors que depuis le début du siècles, chaque peuple a peu ou prou retrouvé sa langue, son état ses lois au prix il est vrai parfois de violence (la liberté ne se demande pas mais s'arrache), que même l'Ecosse, l'Irlande, l'Estonie, le Kossovo, l'Erythrée que sais-je ont acquis leur indépendance, il n'y a qu'une province molle du Canada incapable de se donner les moyens de son indépendance. Alors si le Québec veut s'angliciser, qu'il le fasse et qu'il cesse de se mentir à lui-même. Vous québécois NE VOULEZ DANS LE FOND PAS ETRE INDEPENDANTS. VOUS AVEZ PEUR. VOUS PREFEREZ LA SECURITE AU RISQUE, à l'air du large. Et bien, restez dans votre niche avec la pâtée qu'on vous servira en vous persuadant que vous êtes indépendants. Et Claude Archambault (archbroca@videotron.ca) pourra parler de "liberté induviduel" (SIC) pour couvrir son goût du confort et du "sécuritaire" pendant que vous parlerez des "valeurs d'ici" (canadiennes) sans même vous en appercevoir. Une génération a essayé de se doter d'un Etat. La génération actuelle a abdiqué. C'est évident. Tous les pays de l'Union Européenne forcent progressivement les personnes vivant sur leur territoire à connaître la langue officielle, pour s'intégrer tout simplement et ne pas former des getthos et des poches de chômage incompressibles. Mais le Québec donne quelques millions pour quelques mesurettes qui n'ont pour simple raison que d'enterrer le dossier. Je connais un professeur français qui était allé au Québec et qui a fini par revenir en France. Les activités sportives aquatiques sur l'outaouais pour sa fille étaient données en anglais et il avait peur qu'en cas de problème sa fille ne comprenne pas et se noie. Un francophone de moins. CONTINUEZ DANS CETTE VOIE. LE RESULTAT à 30 ans EST ASSURE. Francophonement vôtre. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 15h11
    Faire saigner la langue le plus possible
    « Faut-il rappeler à Pauline Marois que c'est le PQ lui-même qui a mis à pied 26 personnes et coupé les budgets à l'Office de la langue française,etque ces gestes étaient non seulement "un plan d'action faible et ridicule" mais en plus d'une grande stupidité? Par comparaison, le plan de la ministre St-Pierre me semble pas mal plus intelligent, il mise sur un plan d'action non basé sur la méfiance et la reddition de comptes, mais sur l'information de la beauté et de la fierté de la langue française à travers les entreprises, à l'école, etc., il donne des moyens pour tenter d'améliorer devantage ce qui doit l'être. La ministre Courchesne veut améliorer la qualité du français à l'école et essaie elle aussi d'améliorer cette réforme Marois qu'elle traîne comme un boulet, mais tout ça prend du temps et on ne peut pas non plus y injecter tout l'argent du budget, mais c'est déjà un pas en avant, au lieu d'un recul à la Marois.

    Je comprends que le Parti québécois a tout intérêt à se gratter la langue et l'identité jusqu'au sang, car il faut que ça saigne! pour réveiller les pauvres endormis que nous sommes en créant des foyers de chicanes perpétuelles et en soufflant le plus possible sur les braises de l'intolérance.

    Quand je vois tous les drames humains et le vrai sang couler un peu partout à travers le monde, je ne peux que trouver déplorable qu'on tente par tous les moyens de créer des drames là où il n'y en a pas à des fins bassement partisanes, au lieu de mettres nos égergies pour tenter de trouver des solutions aux vrais problèmes, environnementaux et autres. Pathétique!... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 15h19
    La jovialiste et la grenouille
    « Le déclin du français, surtout à Montréal, a deux causes majeures :
    1- une immigration non contrôlée et non intégrée à la majorité
    2- le laxisme du gouvernement et des francophones quant au respect et à la primauté du français.

    Il y a un parti au Québec qui s'accommode très bien de cela, le parti libéral qui a été élu par seulement 33% de la population et qui va chercher la majorité de son appui électoral chez les anglophones et les allophones. C'est démocratique, mais c'est suicidaire pour le Québec français.

    Avec l'approche jovialiste et naïve du gouvernement libéral, la grenouille dans l'eau qui chauffe va-t-elle continuer à sommeiller dans la marmite jusqu'à ce qu'elle soit totalement cuite? »

  • André Bissonnette
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 17h57
    @ "LA" Fleurette Riverin
    « malgré que je ne sois pas de votre avis ou même de votre parti, je ne nommerai jamais madame Courchesne LA COURCHESNE comme vous le faites de façon si "mal élevée" comme d'ailleurs quelques-uns de vos collègues libéraux sur les blogues.
    C'est un manque total d'éducation, retournez à l'école! »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    vendredi 21 mars 2008 18h35
    Subventionner le respect des lois??
    « En plus de subventionner la poursuite des écoles anglaises contre nos lois linguistiques? À quoi ça sert une loi sans aucune coercition et accompagnée d'incitatifs financiers?

    Injecter de l'argent pour promouvoir le respect du français au Québec est une chose, agiter une carotte électoraliste en est une autre. Comme si les anglophones québécois n'avaient pas les moyens d'apprendre le français! Ce qu'ils doivent apprendre, c'est le respect des lois québécoises. Plus d'argent dans la francisation ne peut pas faire de tort, mais de cette manière le problème restera entier, parce qu'il est tout sauf financier.

    Le gouvernement libéral est vraiment à plat ventre devant son électorat anglophone peinturée en rouge; comme si on pouvait se fier à sa bonne volonté... Peut-être, mais l'effet sera marginal et de très courte durée; dès que monsieur l'inspecteur de l'OQLF aura passé, les claviers français retourneront dans le "back store" et il ne seront déterrés que par des archéologues étonnés. Déjà, combien de québécois francophones travaillent leur informatique en anglais seulement? Une minorité majoritaire contre une majorité minoritaire et colonisée: qui va gagner? »

  • Marcelin Gélinas
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 18h51
    Fleurette et Archambault
    « Je suis sidéré par l'extrême étroitesse de votre analyse « politique ». À chaque fois que je vous lis, j'ai l'impression d'entendre des enfants de sept ans qui répètent la leçon de leur papa aussi peu évolué.

    Et pour qui l'assujettissement volontaire constitue, lorsque l'on est Québécois, la loi de l'existence.

    Ce qu'on lit ici sous la plume de ces deux personnes, même si c'est quelquefois en filigrane, c'est : Canada first and foremost.

    En langage commun, on appelle ça avoir l'esprit complètement colonisé. Pour ne pas dire : lessivé. Pour paraphraser Jacques Brel, je dirais que ça ne réfléchit pas ces gens-là : ça propagande.

    Je dis deux... enfin, entendons-nous. Car il est de notoriété publique que Mme (ou monsieur ?) Fleurette Riverin possède dans son bagage de propagande au moins une vingtaine... de pseudonymes.

    Pathétiques. Mais vraiment pathétiques, ces Riverin, Archambault et cie. »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    vendredi 21 mars 2008 19h14
    À Monsieur André Bissonnette
    « J'ai écrit: "d'un recul à la Marois" et non "d'un recul DE la Marois", ce qui est fort différent au niveau de la langue française et de l'énorme injure (!) que vous y décelez.

    Ah! si vos amis péquistes étaient aussi polis que moi dans leurs grasses injures dont toutes les tribunes sont truffées, je vous jure que j'en serais bien aise.

    Quant à me reprocher un manque d'éducation, commencez par vous regarder, vous qui vous attaquez à une personne émettant un commentaire à un article alors que celle-ci ne vous a nullement attaqué personnellement. Et retournez vous-même à l'école, à votre grammaire et à votre dictionnaire, vous en avez bien besoin. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas y ajouter des leçons de bienséance? »

  • Michel Caisse
    Inscrit
    samedi 22 mars 2008 10h13
    Il ne faut pas se conter fleurette.
    « Il ne faut pas se berner d'illusions, si ça saigne dans d'autres pays, c'est souvent parce que les aspirations nationales de ces peuples ont été méprisées et foulées au pied. Faut-il attendre que des gens perdent patience ? Ça sent le brûlé au Québec, un jour l'exaspération pourrait apporter la violence chez nous. Ce n'est pas souhaitable. Prenons en conscience. »

  • Louise Hurteau
    Inscrite
    samedi 22 mars 2008 21h02
    La déroute de l'anglais se poursuit tout autant
    « Je suis toujours surprise de voir comment un information désinforme lorsqu'on y enlève certains éléments cruciaux.

    Le Français n'est pas en perte vis-à-vis de l'anglais, qui est aussi en perte, mais vis-à-vis d'autres langues ... et porte bien sur, sur la langue parlée à la maison ... »

  • Mattias Dahlstrom
    Inscrit
    dimanche 23 mars 2008 12h57
    Move on ! Passons à autre chose
    « Parcours un journal québécois pour la première fois en 12 ans...d'abord je relance mon browser...il doit y avoir un blocage...mais non, c'est toujours de la même chose dont on parle, Loi 101, francisation, indépendence ou pas...incroyable!...le monde c'est arrÊté dans la belle province...(pourtant ailleurs il roule plutôt vite depuis 15 ans!)
    Sérieusement, le francais au Québec n'est pas menacé (sauf par les québécois...s'ils n'arrivent pas á garder une culture forte...c'est bien à eux (nous québécois) de porter le blâme.
    De plus, de nos jours je connais peu de gens de moins de 50 ans dans la belle province qui ne sont pas fonctionnellement bilingues, au moins...Une bonne partie sont trilingues ( soyons fiers de notre cosmopolisme)
    La loi 101 a toujours été boîteuse...on passe pour des fondamentalistes, et pire...l'effet linquistique est négligeable...(si le francais se parle au Quebec c'est pas a cause d'une loi ...disons le , " débile". En fait, l'effet de badwill (en bon francais) est exponentiellement pire.)
    Finalement, le tout revient bien à la question, toujours entre-ouverte de l'indépendance ou de la non-indépendance (non, oui, oui mais non association, dollars canadiens, passeport canadiens, mais indépendants ou autres statuts magiques discutés au cours des 40 dernières années). Cette polarisation Québec Canada est dépassée.
    On fait partie de L'Alena, le monde est global, il faut foncer. Le Canada Francais n'a qu'à aborder le monde, aller de l'avant, exporter ses créations, ses produits, sa culture et recevoir le monde à bras ouverts...pas en petit peuple fermé. En francais, bien sur, mais aussi en Anglais, en Italien, en Arabe, en Chinois, aussi.
    L'indépendance on n'en veut pas...par 3 fois(personne ne nous a contraint par les armes à voter non...on l'a fait nous même..peuple peureux? peut-être, peuple sage,,qui sait?, mais la Norvége n'a pas tergiverser et s'en ai bien tirer, pas une goutte de sang non plus, la slovakie aussi, les ex républiques russes même, avec un peu plus de mal, mais si on a un rêve il faut l'assumer et il le font..pour le meilleur et pour le pire..de toute facon, pour le Québec, l'indépendance ou pas? ce n'est qu'une distraction, une ombre qu'on tente de saisir... et cela ne sert à rien ...dans un monde global. Les frontières véritables sont mentales...pourquoi les scandinaves sont à l'assaut de nouveaux marchés en Russie, en Asie, en Amérique Latine, tandis que les Québécois restent chez eux à chialer? le niveau de vie, les salaires en spirale négative, le chômage vers le ciel? ...pourtant, les atouts devraient être là (francais, anglais, liens avec la francophonie, avec le commonwealth, faisant partie des Etats Unis (ne nous embourbons pas de détails), liens historiques forts avec l'Europe, population cosmopolite, etc...bref..
    OubliEz la Loi 101, maîtrisez votre culture, votre langue et tous la respecteront, l'adopteront...ouvrez vous vers le monde, allez vers le monde...ayez l'ambition du succès...pour une fois dans notre histoire.

    Ne pas passer á autre chose, c'est là le vrai suicide culturel du Canada francais...

    Ciao »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    lundi 24 mars 2008 12h06
    @ Fleurette Riverin d'une souverainiste
    « Vous semblez madame Riverin avoir écouté l'émission Larocque-Lapierre du 16 mars dernier mais ne pas lire les arguments et répliques vous étant destinés par les lecteurs du Devoir?
    Alors que Jean Lapierre déclarait à Madame Christine St-Pierre que le P.Q. était reconnu comme le parti ayant défendu la langue française, elle a eu le culot de les accuser de coupures entre 1994 et 1998 alors qu'ils étaient au pouvoir. Une insulte à l'intelligence de ceux pour qui le JE ME SOUVIENS n'est pas qu'une plaque d'immatriculation. Je me souviens d'être né sous le lys et d'avoir grandi sous la rose...( et ses épines je rajouterais) Il n'est pas à l'avantage des fédéralistes de mentionner qu'aucun gouvernement québécois ne peut gouverner à sa pleine mesure et efficacité dans le cadre fédéral et ses contraintes.
    Le parti québécois n'aurait pourtant jamais attendu 18 mois pour intervenir devant le constat d'échec de l'OLFQ. Il aurait agi avec rapidité et transparence, se portant à sa défense. Il est plus facile de détourner le sujet que d'admettre son immobilisme et impuissance à défendre notre langue commune. Jean Charest n'aurait d'ailleurs pas obtenu l'appui à 97% s'il avait fallu bousculer et déplaire à la majorité de leur électorat, soit les anglophones. Comment un congrès digne de ce nom (PLQ) au Québec peut-il banaliser notre langue au point d'en faire abstraction??? À moins que leur langue ne serve qu'à lécher....pour ne pas déplaire à leur électorat (anglophone il va sans dire).
    Madame Riverin tout comme la ministre madame St-Pierre, pouvez-vous remettre les évènements et paroles dans leurs contextes (vérifiables car ce sont des faits et non des opinions)? Autrement, il y a toujours danger de déformations de la réalité, de faire prendre aux évènements des proportions démesurées....
    Comment madame St-Pierre peut-elle être de si mauvaise foi?
    D'abord, faut-il lui rappeler, à moins qu'elle l'ignore (permettez-moi d'en douter), les coupures scandaleuses durant cette période par le gouvernement fédéral dans ses transferts aux provinces dans le but de réduire sa dette. Que ce soit à la caisse de l'assurance-emploi (juridiction fédérale dans la constitution), alors qu'ils en ont réduit l'accès au détriment des chômeurs ( environ $45 milliards de surplus à Ottawa sur le dos des travailleurs la première année ), qu'ils ont ni plus ni moins volé à ceux-ci puisque cet argent était le fruit de leurs contributions. La plupart d'entre eux pour subsister, n'ayant plus accès au chômage, ont fait appel à l'aide sociale.( juridiction provinciale, donc aux frais des provinces.) Les provinces ont subi l'odieux de payer la dette fédérale.
    Ne nous faisons pas d'illusions, il doit être agréable pour le fédéral de taper sur le gouvernement québécois alors qu'il est péquiste et souverainiste! C'est son jeu de le faire mal parraître, ils n'ont aucun scrupule même s'il fallait en faire souffrir la population. On n'a qu'à rappeler à quel point la loi 101 a été amendée et persécutée par les tribunaux et le gouvernement fédéral, avec la Charte de droits et libertés canadienne suite au rapatriement uniltéral de la constitution par Pierre Elliot Trudeau et son malheureux acolyte Jean Chrétien. Rapatriement unilatéral et anti-démocratique jamais signé par aucun gouvernement de quelque allégeance politique que ce soit, fédéraliste autant que souverainiste! Ce n'est pas un hasard madame! Pour la bonne raison qu'il serait inadmissible de cautionner un tel recul pour le Québec, un tel danger pour sa spécificité, sa survie!!! C'est de cela qu'on parle madame Riverin, ne comparons pas des pommes et des oranges. Vérifiez les affirmations de Jean Allaire (fondateur de l'Action démocratique), relatant les répercussions pour notre peuple de ce qu'il qualifie comme étant l'arnaque politique du siècle par les dirigeants fédéraux de l'époque! ( Messieurs P.E.Trudeau et Jean Chrétien ). Documents et preuves à l'appui madame! Nous sommes en Amérique du Nord 2% de francophones dans une mer anglophone. Le danger d'extinction n'est-il pas là??? Nous en sommes encore aujourd'hui à subir les répercussions d'actes unilatéraux en provenance d'Ottawa et de ses tribunaux dont les juges sont nommés par le premier ministre du Canada! Belle démocratie!!!Encore à subir les pressions de certains de la minorité anglophone qui ne peuvent supporter d'être minoritaires au Québec...(colonialisme oblige!) et cela malgré le traitement royal qu'on leur accorde, incomparable à celui de notre minorité francophone hors-Québec.
    Pour en revenir aux coupures... C'est le gouvernement TRUDEAU qui a endetté le pays au point qu'ils n'aient plus de marge de manoeuvre! Donc, ils ont fait des coupures dans les transferts d'impôt aux provinces. Dois-je vous rappeler que cet argent est le nôtre, celui des impôts payés par les contribuables québécois? Le fédéral ne nous fait pas de cadeaux! Au contraire, nous lui en faisons. Le Québec n'a-t-il pas été sa vache à lait tout au long de son histoire!
    Madame St-Pierre a également répondu à une question de Jean Lapierre à savoir si cela la dérangeait de voir des raisons sociales telles SECOND CUP etc... Elle a mentionné que même le P.Q. n'avait pas légiféré en ce sens et bien d'autres...Ne nous attendons pas à ce que des fédéralistes avouent l'acharnement du fédéral, et replacent les évènements dans leurs contextes précis!
    Rappelons-nous également les coupures scandaleuses du gouvernement fédéral dans les transferts en santé et dans les programmes sociaux à cette même époque dans le but de réduire sa dette en la transférant aux provinces. Le P.Q. a de toute évidence sous-estimé le nombre de départs des infirmières à l'époque de son virage ambulatoire. Il y a un danger de désinformation lorsque des demi-vérités et des interprétations d'évènements hors contextes sont rapportées à des gens qui n'en ont pas toujours été témoins, donc crédibles à leurs yeux. Il a coûté excessivement cher au Québec de défendre ses intérêts et sa spécificité dans le cadre fédéral tout au long de son histoire. Le Québec n'a-t-il pas toujours été autonomiste n'en déplaise à Mario Dumont qui dit que le vrai changement passe par là. Il a sorti ce mot tout droit de nos livres d'histoire! Du déjà vu!
    Le P.Q. pour l'instant est le seul parti à porter à bout de bras le seul vrai rapport de force contre Ottawa et les fédéralistes, ce n'est surtout pas dans l'encadrement du gouvernement fédéral que la marge de manoeuvre adéquate se trouve. Ils ne veulent plus entendre parler de souveraineté car c'est la seule manière de se tenir debout, le seul réel rapport de force dans la défense de nos intérêts. Nous nous devons de remettre les évènements dans leur propres contextes avant de comparer quoi que ce soit. Des milliards de surplus entassés dans les coffres du gouvernement fédéral à chaque année sur le dos des contribuables des provinces, et, son acharnement centralisateur dans leurs champs de compétence. Ne comptons pas sur la ministre St-Pierre et ses acolytes pour avouer leur impuissance à renforcer la loi 101, qui sera encore bafouée devant les tribunaux canadiens...! Ils n'ont d'ailleurs pas la volonté de bousculer et déplaire à leur électorat à majorité anglophone. Agissons donc puisque le gouvernement élu n'en aura jamais le courage, jusqu'au moment de le mettre dehors! Attention qu'il ne nous revienne pas minoritaire encore une fois par ricochet et division des votes. Jean Charest n'a-t-il pas gagné sa circonscription avec l'aide et l'appui indirect de Québec Solidaire, qui se dit souverainiste alors qu'il éloigne le pays à naître en divisant nos votes! Les votes qui auraient fait gagner le P.Q. dans Sherbrooke sont allés à Québec Solidaire. Jean Charest n'a pas de quoi se péter les bretelles comme on dirait!
    Ne dépensons pas lorsqu'on ne nous respecte pas! Nous avons ce pouvoir de décision qui leur fera mal car provenant directement des poches de ces récalcitrants à la loi 101. Nous avons le droit d'utiliser notre argent aux endroits respectant la langue française! Ne tombons pas dans le piège de culpabilité qu'on nous tend à chaque fois que nous défendons notre spécificité, notre appartenance. S'il y a des xénophobes, ce ne sont pas nous les francophones!
    Je tiens à rajouter qu'un seul parti au Québec n'a jamais commis d'erreur à la gouvernance,l'ADQ , n'ayant jamais eu à gouverner il va sans dire.
    Les péquistes n'appuient pas nécessairement aveuglément chacune des actions du P.Q. lorsqu'ils sont en désaccord! Il y a des échanges d'idées au sein de ce parti démocratique. De mon côté, je suis souverainiste d'abord et avant tout!
    Il n'est pas à l'avantage des fédéralistes de mentionner que le P.Q. a aussi accompli de grandes réalisations malré le cadre contraignant du fédéral...Le P.Q. possède pour l'instant le seul vrai rapport de force, il est la seule locomotive pour nous amener à la souveraineté ( il y aura d'autres alternatives d'élire d'autres partis par la suite dans un système démocratique ).
    Pour l'instant, nous sommes divisés entre nous pour permettre aux anglophones de mieux régner, à subir leur pression colonialiste en tendant constamment l'autre joue. Leur désir sombre d'assimilation...est que le soleil se couche définitivement sur l'empire britanique!
    Ils finiront bien par exaspérer les plus conciliants des nôtres! Je rëve de ce jour!
    Souverainement
    Lorraine Dubé »

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