Québec embarassé par le congédiement d'un ami de Charest
Québec — Embarrassée, la ministre Monique Gagnon-Tremblay a refusé hier de dévoiler les raisons qui ont motivé le congédiement en catastrophe du délégué général du Québec à New York, Bruno Fortier.
Ami personnel du premier ministre Jean Charest, M. Fortier était en fonction depuis moins d'un an. Il a été récemment «rappelé» au Québec «pour des raisons administratives», a martelé la ministre des Relations internationales, résistant aux assauts des partis d'opposition qui exigeaient des précisions .
«M. Fortier a entrepris des modifications, des transformations de la délégation générale, je dirais, sans l'approbation et sans le consentement du ministère des Relations internationales. (...) Il a entrepris ces démarches, et le sous-ministre a décidé de le rappeler, m'a fait des recommandations que j'ai acceptées», a expliqué Mme Gagnon-Tremblay pendant la période de questions à l'Assemblée nationale.
Du même souffle, la ministre a ajouté que la décision de remplacer M. Fortier avait été prise pour «le bon fonctionnement et le climat» à la délégation générale, ainsi que dans l'intérêt «de tous les événements qui auront lieu entre New York et Québec» dans les prochains mois.
Le député péquiste Sylvain Simard s'est par la suite demandé comment le représentant du Québec dans la métropole américaine avait bien pu s'y prendre pour semer la zizanie à la délégation neuf mois à peine après en avoir pris la direction. «Seulement neuf mois auront été suffisants à Bruno Fortier, ami d'enfance du premier ministre, pour mettre le chaos dans la délégation du Québec à New York, et ce, au moment même où les échanges commerciaux avec notre voisin du Sud prennent une importance capitale», a dit M. Simard.
«Depuis quand la ministre est-elle informée des nombreux problèmes de la délégation générale du Québec à New York et pourquoi a-t-elle attendu à la dernière minute, au point de devoir lui expédier ses effets par FedEx?», a-t-il lancé, sur le ton de l'ironie.
Quant à l'Action démocratique, le leader parlementaire Sébastien Proulx a dit soupçonner «une affaire grave» se cachant derrière ce congédiement soudain. «Jamais il n'a été fait un congédiement aussi brutal pour une divergence d'orientation. Est-ce que le premier ministre peut nous dire, lui qui connaît très bien M. Fortier, quel est le fond de cette affaire-là, s'il vous plaît?», a-t-il dit, sans obtenir de réponse de la part de M. Charest.
En début de soirée, le cabinet du premier ministre a par ailleurs confirmé la nomination de Robert Keating comme successeur de M. Fortier à titre de délégué général du Québec à New York. M. Keating était jusqu'ici le directeur Amérique-Asie-Pacifique au sein du ministère des Relations internationales.
Ami personnel du premier ministre Jean Charest, M. Fortier était en fonction depuis moins d'un an. Il a été récemment «rappelé» au Québec «pour des raisons administratives», a martelé la ministre des Relations internationales, résistant aux assauts des partis d'opposition qui exigeaient des précisions .
«M. Fortier a entrepris des modifications, des transformations de la délégation générale, je dirais, sans l'approbation et sans le consentement du ministère des Relations internationales. (...) Il a entrepris ces démarches, et le sous-ministre a décidé de le rappeler, m'a fait des recommandations que j'ai acceptées», a expliqué Mme Gagnon-Tremblay pendant la période de questions à l'Assemblée nationale.
Du même souffle, la ministre a ajouté que la décision de remplacer M. Fortier avait été prise pour «le bon fonctionnement et le climat» à la délégation générale, ainsi que dans l'intérêt «de tous les événements qui auront lieu entre New York et Québec» dans les prochains mois.
Le député péquiste Sylvain Simard s'est par la suite demandé comment le représentant du Québec dans la métropole américaine avait bien pu s'y prendre pour semer la zizanie à la délégation neuf mois à peine après en avoir pris la direction. «Seulement neuf mois auront été suffisants à Bruno Fortier, ami d'enfance du premier ministre, pour mettre le chaos dans la délégation du Québec à New York, et ce, au moment même où les échanges commerciaux avec notre voisin du Sud prennent une importance capitale», a dit M. Simard.
«Depuis quand la ministre est-elle informée des nombreux problèmes de la délégation générale du Québec à New York et pourquoi a-t-elle attendu à la dernière minute, au point de devoir lui expédier ses effets par FedEx?», a-t-il lancé, sur le ton de l'ironie.
Quant à l'Action démocratique, le leader parlementaire Sébastien Proulx a dit soupçonner «une affaire grave» se cachant derrière ce congédiement soudain. «Jamais il n'a été fait un congédiement aussi brutal pour une divergence d'orientation. Est-ce que le premier ministre peut nous dire, lui qui connaît très bien M. Fortier, quel est le fond de cette affaire-là, s'il vous plaît?», a-t-il dit, sans obtenir de réponse de la part de M. Charest.
En début de soirée, le cabinet du premier ministre a par ailleurs confirmé la nomination de Robert Keating comme successeur de M. Fortier à titre de délégué général du Québec à New York. M. Keating était jusqu'ici le directeur Amérique-Asie-Pacifique au sein du ministère des Relations internationales.
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