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Corriger le tir

Marie-Andrée Chouinard   19 mars 2008  Québec
L'activité politique des derniers mois aura laissé sur le Québec quelques impressions fortes. Dans le sillage de la commission Bouchard-Taylor, l'image d'un Québec échouant lamentablement à la délicate mission d'intégrer ses nouveaux arrivants. Dans le tumulte parlementaire, le sentiment d'un gouvernement niant et minimisant un dérapage apparent du français.

Il suffit d'ajouter à ce tableau les pénuries de main-d'oeuvre appréhendées pour mieux comprendre l'esprit du plan de francisation dévoilé lundi par la ministre de l'Immigration, Yolande James.

Suspecté de vouloir sacrifier la protection du français sur l'autel de la croissance économique, le gouvernement de Jean Charest agit là où il peut en ménageant les deux fronts. La francisation en milieu de travail, pourquoi pas? Ouvrir les vannes à plus d'immigrants mais veiller à ce que le roulement des turbines économiques ne se fasse pas au détriment de la santé linguistique.

Il faut saluer un plan d'action qui soulagera une portion des gigantesques besoins en matière de francisation des immigrants, une demande appelée à croître. Sitôt énoncé, cet accueil favorable doit toutefois être suivi d'un brutal rappel des faits: l'ajout de 23 millions fut précédé d'une douloureuse traversée du désert. Incontestable parent pauvre au sein du gouvernement, le ministère de l'Immigration (MICC) a davantage nourri les manchettes pour d'innombrables compressions qu'une poussée de ses budgets.

Dans une étude dévoilée hier, l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) juxtapose d'ailleurs la diminution des budgets du MICC à la hausse parallèle des nouveaux arrivants. Il conclut à «dix ans de négligence» au cours desquels chaque nouvel immigrant a subi une baisse de financement de l'ordre de 18 %.

Le plan de Mme James compte abattre une portion de l'épais mur bureaucratique auquel se heurtent des immigrants sans ressources, tout à fait vulnérables dans leur état de nouveaux venus. Souhaitons que le «guichet unique» annoncé mettra fin à quelques incohérences, liées notamment aux intérêts croisés des dispensaires de services.

Le crédit d'impôt de 30 % destiné aux entreprises qui pratiqueront la francisation est une mesure incitative intéressante... pour ceux qui auront les reins assez solides pour assumer les 70 % du coût de la formation. La francisation «spécialisée», adaptée à la terminologie du travail, répond aussi à de réels besoins mais elle ne doit pas occulter le français de la rue, tout aussi vital en terre d'accueil.

Le plan dévoilé hier abat aussi les barrières temporelles qui empêchaient des immigrants reçus depuis plus de cinq ans de s'adonner aux joies et caprices du français. Bravo! Un défi colossal attend toutefois Québec: joindre cette population, qui compterait quelque 150 000 individus.

Le gouvernement aura-t-il les moyens de ses ambitions? La question demeure en suspens, car malgré un cadre théorique respectueux de la volonté d'accueillir de plus en plus d'immigrants, le retard causé par des années d'indifférence sera long à rattraper. Avant de révolutionner, il faut corriger le tir.

machouinard@ledevoir.com






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  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 07h29
    26,8% de nos assistés sociaux sont des immigrants
    « Dans la mythologie populaire, un BS c'est un Bougon, c'est Rémy Girard en camisole sur son balcon, en train de boire une bière. La réalité est bien différente. Plus d'un assisté social sur quatre, apte au travail, est maintenant né à l'étranger. Et la situation ne cesse d'empirer
    En un an seulement, le % d'assistés sociaux immigrants est passé de 25,7% à 26,8%. LE QUÉBEC IMPORTE DES BS!

    Il y a maintenant plus d'immigrants sur le BS (62,072) qu'il y a d'assistés sociaux dans toute l'Abitibi-Témiscamingue (6,843), la Mauricie (17,995), l'Estrie (15,800), le Saguenay-Lac-St-Jean (13,868), la Cote-Nord (3,642) et la Gaspésie-Les-Iles (6,723) RÉUNIS

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-sociale/index.asp »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 09h05
    L'art de gaspiller NOTRE argent
    « Oui! Désolé, mais c'est comme ça que je vois les choses contrairement à vous.
    Au lieu de payer pour franciser les immigrants pourquoi ne pas tout simplement choisir ceux qui parlent français au départ?
    Non seulement il parlera le français sans qu'il nous en coûte un sou, mais il aura le français à coeur! Ce qui ne sera JAMAIS le cas des gens à qui on impose une langue comme on gave les oies.
    C'est un manque de respect total envers l'immigrant que de travailler à le dénaturer!
    L'imposition du français au Québec s'apparente à la révocation de l'Édit de Nantes, on impose le français comme on imposait la religion catholique, ça faisait pas des chrétiens trop dévoués. Ils reniaient leur religion pour sauver leur peau.
    De plus le français en milieu de travail se limitera toujours aux banalités, donc franciser le milieu de travail c'est payer :
    -Pour avoir «salle de réunion» sur la porte au lieu de «meeting room»
    -Pour avoir «Windows en français» mais tout ce qui y circule est écrit en anglais!
    -et autres curiosités du même genre. En faire la liste serait déprimant et dégradant pour le français, donc j'arrêterai là.
    Cibol! La belle affaire que voilà! De quoi être fier!
    On remet des prix de consolations en nous faisant croire que ce sont des «premiers prix»
    Alors, non merci, franciser comme ça, c'est reconnaître que l'on n'est pas grand-chose si on parle français. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 10h33
    Libérons-nous des libéraux.
    « À l'actuel menu 2008 de la cafétéria libérale du cordon rouge Jean Charest, tout n'est que rebus réaménagés, que cuissons en reprises, que restants gonflés, que crémages en ajouts. Depuis 2003, ces majoritaires d'alors, devenus minoritaires, actuellement grabataires et en voie de devenir l'opposition tertiaire et solitaire, on n'a fait qu'épaissir les sauces couvrant de vielles semelles de bottes traînant sur les tablettes ou repris du panier des steaks passés dates, en y ajoutant quelques légumes ramollies et salades défraîchies rehaussées de colorants artificiels. On nous offre actuellement des galettes récupérées et rassises, crémées épais et que l'on devrait se contenter de tremper dans un café réchauffé.

    Quand on regarde évoluer les sauciers (députés), les rôtisseurs (ministres) et leur Maître queue, il n'y a pas que les «impressions» qu'ils laissent sur le Québec, qui soient «fortes», Madame Chouinard. Pour comprendre, il n'y a qu'à voir dans quel état sont les convives qui n'ont pas accès et qui n'auront jamais accès au Salon Rabaska non plus qu'aux Loggias Desmarrais, Gaz Métro et autres, situées aux étages supérieurs où conduisent les ascenseurs codés, capitonnés et plaqués.

    Les quelques coulis que l'on vient d'autoriser la ministre du MICC à ajouter au menu des prochains 150 000 immigrants, n'ajouteront que fades coloris qui se fondront aux plats délavés et quasiment vides, autour desquelles on attable de nouveaux arrivants virtuellement francisés, puisque la plupart seront sans emploi ou engoncés dans les dédales protectionnistes, encombrés par un fonctionnarisme à contretemps et patronnés par les grandes corporations professionnelles et les syndicats qui commanditent la sélection épuratoire ou purgatoire, si vous préférez.

    Attendons voir les chiffres réels que cache le 70% du coût de la francisation «spécialisée», adaptée à la terminologie du travail. Quelle verbosité étanche et quel verbiage! Un autre gros bas de laine politique auquel se sont prises les broches de la lobbyiste tricoteuse Claudette Carbonneau!

    Surgiront, dans les semaines et mois à venir, l'incapacité astiquée et/ou le refus beurré, pour la plupart des entreprises virtuellement ciblées, d'assumer de tels coûts. Apparaîtront alors la nullité crémée des résultats et tous les fantômes déjà dénombrés, en regard de l'occultation appréhendée du «français de la rue», ce véhicule de l'intégration et de la participation active hors ghetto, quant à l'intégration efficace de tous les nouveaux arrivants, dans la vie communautaire francophone typiquement québécoise, bilingue demain et polyglotte après-demain.

    Aux fins électoralistes de placarder l'évidence de leurs gâchis tout aussi irresponsables qu'impunissables et de gagner du temps rémunérateur, il nous faut admettre que le trop peu trop tard que Yolande James et ses cuistots avaient la permission de sortir des cuisines, tient des accommodements opportunistes et constitue l'essentiel des petits tartares de viandes récupérées dont on ne sait de quelles vaches folles elles proviennent, compte tenu que les coffres du cheptel sont vides, en principe, depuis le denier budget de la malbouffe libérale.

    Avec les libéraux aux cuisines, la question n'est plus de chercher à savoir s'ils ont ou auront «les moyens de leurs ambitions», quand tout le monde, ou à peu près, au Québec réveillé, sait que «le PLQ ambitionne de trouver les moyens» d'étirer le temps, pour que son Maître queue profite des «joies et caprices» de l'assiette au beurre de son allocation forfaitaire et pour que chacun, chacune retire les plus gros mottons du beurrier des allocations de départ...

    Le retard causé par les années de leur irresponsable indifférence, sera très long à rattraper. De toute façon, les libéraux, en cette matière comme en bien d'autres, s'en foutent éperdument. Ce sont plutôt les «rabasquaises» et l'enrichissement des riches auxquels servent les frigos et congélos de leur grosse cafétéria. «Avant de révolutionner, il faut corriger le tir.», concluez-vous bien sagement. Au regard de ces traiteurs de la ré ingénierie et ces livreurs de l'indigeste malbouffe gouvernementale libérale, il vous aurait plus exactement et mieux valu conclure: «il aurait fallu faire, au lieu de laisser faire et tout se défaire»; «au lieu de réagir, il aurait fallu agir» ... Avant qu'ils nous fabriquent une récession truffée et que ces passeurs nous refilent un ralentissement économique bourré, libérons-nous des libéraux, de leurs infectes fourneaux et de leurs indigestes fournées.

    Le PLQ multipliera ce genre 5 @ 7 de bla-bla-bla qui n'intéresse que les scribes à potins des médias, en mal de gracieusetés et de gratuités réchauffées.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 10h51
    Statistiques de M. Noel
    « La page internet appropriée pour les statistiques de M. Noel est plutôt:

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-sociale/clienteles.asp

    On y lit:
    Statistiques sur la clientèle du Programme d'aide sociale
    Situation des adultes nés hors du Canada en décembre 2007 :
    * On compte 61 371 adultes nés hors du Canada et prestataires du Programme d'aide sociale, soit 339 adultes de plus que l'an dernier ( 0,6 %).
    * Leur proportion parmi l'ensemble des adultes prestataires du programme a augmenté, passant de 25,8 % en décembre 2006 à 26,8 % un an plus tard.
    * 67,9 % des adultes prestataires du Programme d'aide sociale nés hors du Canada sont au pays depuis trois ans et plus, alors que les nouveaux arrivants (moins de trois ans) et les revendicateurs du statut de réfugié représentent 32,1 % de l'ensemble des adultes prestataires du programme nés hors du Canada. »

  • Basel Al-Kana
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 11h27
    À Monsieur Jacques Noel
    « Vos statistiques ne disent pas tout. De ces 62,072 immigrants BS, comme vous dites, combien travaillent au noir? Croyez vous qu'un immigrant (on parle ici de gens venus de leur propre gré, pas de réfugiés) vienne vivre dans le froid pour un maigre 500$ par mois? Les immigrants viennent pour améliorer leur sort. Ils essaient de travailler avec leur diplôme, mais on leur refuse les équivalences. Ils se tournent vers la fonction publique (emplois bien rémunérés, syndiqués, sécurité d'emploi) mais ceux-ci sont réservés aux "De Souche". Alors que font ils? ils font les jobs pour lesquelles ont les a fait venir: Restos, entretien, taxi, depanneurs, etc. Mais à 7.50$/h, ce n'est pas suffisant, puisque ces immigrants qu'on a fait venir ont souvent plus que 2 enfants. Alors ils se mettent sur l'aide social et travaillent au noir, parfois plus que 60 heures. Et en bout de ligne, ils font un salaire à peine décent pour permettre a leur famille de vivre.

    Alors on importe pas des BS, comme vous dites, on importe des gens acharnés qui veulent se battre pour vivre. Et si on ne leur donne pas les moyens de le faire, alors ils prendront les moyens eux mêmes.

    PS: Mon père est ingénieur civil. Il a immigré ici en 1988 et avait a l'époque 25 ans d'expérience partout dans le monde. Il a fait ses équivalences à l'ordre des ingénieurs mais en plus de 7 ans, il n'a jamais eu UNE entrevue pour un emploi d'ingénieur. Il a alors travaillé au noir à faire des muffins à la gare centrale et a pris du BS. Ma mère aussi a travaillé comme caissière. On avait un revenu de 2500$ par mois pour une famille de 5 (3 enfants dont 1 bébé). Aujourd'hui, les 3 enfants sont devenus ingénieurs et nous payons en une année d'impôts l'équivalent de tout le BS recu en 7 ans (durée de temps qu'on a passé sur le BS). Lâchez moi les 25% d'immigrés et regardez le pourcentage de vrais bougons. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 12h09
    Francisation des immigrants: un faux problème, et une excuse
    « Citation:

    'Dernière absurdité dont personne n'a parlé: même s'il est de bon ton de parler de francisation, ce n'est pas là que le bât blesse vraiment. Le sujet chaud de la francisation éclipse des problèmes d'intégration économique qui sont beaucoup plus criants, notamment pour les immigrants d'Afrique du Nord dont le taux de chômage est de 28%. Or, le plus souvent, ce sont de candidats francophones et diplômés. Au-delà de deux gouttes d'eau lancées hier dans l'océan, si Québec veut vraiment continuer à attirer des candidats francophones, il faudra qu'il s'attaque à cette absurdité au plus vite.'

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/
    CPOPINIONS05/803180684/6751/CPOPINIONS05

    Rien à rajouter je crois... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 12h19
    79% plus de revendicateurs du statut de réfugiés sur le Bs en 3 ans!
    « Alors que l'industrie de l'immigration ne rate jamais une occasion de souligner la dureté du régime, la fermeture de nos frontières et la perte des droits de "réfugiés", le nombre de revendicateurs du statut de réfugiés sur le BS a bondi de 79% en trois ans, passant de 5574 à 9982!

    Le Québec importe des assistés sociaux qui, dans trois ans, vont se transformer en braves électeurs libéraux, chargés de garder la forteresse rouge sur les 3/4 de l'Ile.

    Pourquoi seul Mario comprend la game? Pourquoi Pauline est-elle complètement absente de la game?

    Parce qu'au PQ, l'ethnie est taboue. On est nationalistes, mais nationalistes gauche-caviar, nationalistes-naifs, nationalistes 55 pieds au-dessus de la réalité du peuple.

    On s'empêche de critiquer nos politiques absurdes d'immigration qui ont produit 70,000 Bs par pure peur de se faire traiter d'intolérants, de xénophobes, de racistes. Pendant ce temps, le PQ se fait sortir de l'Ile par des Bs importés des quatre coins du monde, payés avec l'argent de la classe moyenne péquiste. Plus cocus tu meurs. »

  • Aziz Djaout
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 12h48
    Et le chômage des francisés ?
    « Il est vain de travailler sur la francisation quand on laisse les communautés maghrébines (algérienne, marocaine et tunisienne), dont les membres arrivent déjà avec une excellente maîtrise de la langue française, enregistrer des taux chômage non pas dramatiques, mais tout simplement honteux (pour les pouvoirs publics) quand on sait que les taux de scolarisation de ces communautés sont, et de loin, plus élevés que la moyenne nationale !

    Bien sûr, la francisation des lieux de travail pourrait avoir un effet positif sur l'employabilité de ce type d'immigrants. Mais, selon moi, cela n'est pas suffisant.

    Aziz Djaout »

  • Pierrot7
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 14h58
    Bs pure-laines
    « En somme , ce que dit M. Noël, c'est que la très vaste majorité des gens sur le bien être social sont des québécois d'ici. Est-ce qu'il en est fier? Si les immigrants décrochent un emploi, ils volent nos "jobs", s'ils ne travaillent pas, ils profitent de la situation, donc, nos xénophobes ne seront jamais contents de toutes façons... Certains utilisent les statistiques à leur façon, aveuglés par leur haine. Pourtant, Statistique Canada souligne que le taux de chômage des immigrants établis au Canada depuis moins de cinq ans est de 11.5 pour cent, mais chute à 7.3 pour cent pour ceux établis depuis cinq à dix ans. Donc, la très vaste majorité des immigrants finissent par trouver un travail, payent des taxes et des impôts et souvent, créent de l'emploi, malgré toutes les embûches et le racisme de certains pure-laine. L'Alberta et la Colombie-Britannique se battent pour en attirer plus et plusieurs villes du Québec manquent de main-d'oeuvre qualifiée.
    Je crois que dans un sens large, nous sommes plus riches de l'immigration que d'émules de Jean-Marie Le Pen. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 15h59
    @Pierre desautels:
    « Il y a 229,074 assistés sociaux aptes au travail au Québec. Si on enlève les 61,371 immigrants (une population sélectionnée soit dit en passant, donc nettoyée de tous ses paresseux, drogués, fuckées..) il reste 167,753 "autochtones"

    Les Anglos forment 7% de la population du Québec mais parce que le Québec est plus généreux que le ROC en BS, il attire des bums anglos. On n'a pas les stats malheureusement, mais si on suppose que 8% de nos Bs sont anglos, on a 18,000 bs anglos

    S'ajoutent les Indiens. Je n'ai pas les stats. Mais ils sont 80,000. Si on en met un quart sur le Bs, ca donne 20,000 indiens sur le BS. On a donc un gros 150,000 Bougon s'ul Bs, même pas les deux-tiers des Bs du Québec alors qu'on fait 80% de la population.

    Toute société humaine compte son lot de fuckés, de sous-doués, de losers. Il n'y a aucune honte à ce que 150,000 Québécois soient sur le BS. La problématique est complètement différente pour les immigrants qui constituent une population choisie, triée sur le volet, venue enrichir le pays. En théorie, il ne devrait pas avoir un seul immigrant sur le Bs ou sur le chomage puisque le discours officiel c'est "on vieillit, on fait plus d'enfants, on va disparaitre, les boomers prennent leur retraire, il va y avoir 700,000 jobs de disponible et patati et patata."

    Tout ca est de la bouillie pour les chats. Or il se trouve que nos petites élites bouffent tout ce discours bidon sans rouspéter, sans vérifier surtout. Le portrait de la nouvelle immigration au Québec est catastrophique. Au lieu de prendre un bon respire, d'établir un moratoire de trois ans pour voir où l'on va, on ouvre au contraire les portes au maximum.


    Au recensement de 2006, le Québec comptait 851,560 immigrants sur 7,435,900 hab, soit 11,5%

    83,285 avaient 65 à 74 ans et 65,820 avaient 75 ans et plus
    149,105 avaient donc 65 ans et plus
    17,5% des immigrants sont donc des "vieux" alors que le Québec ne compte que 14,3% de vieux. Voila pour ceux qui nous racontent que l'immigration rajeunit le Québec!

    Il y avait 60,610 immigrants de 0 à 15 ans et environ 28 000 de 16 et 19 ans.
    On a donc 613,845 immigrants de 20 à 64 ans. De ce nombre 50,000 sont en chomage et 71,063 su'l bs. En d'autres termes, un immigrant sur 5 en âge de travailler, soit 121,063 sur 613,845, est soit en chomage soit su'l Bs.

    Maintenant si on enlève toutes les conjointes au foyer et tous les étudiants de 20 ans et plus, on peut facilement monter à 1 sur 4. Si vous ajoutez les 150,000 vieux qu'il faut soigner et les 100,000 enfants qu'il faut éduquer on a une petite idée du cout phénoménal que représente l'immigration pour notre société.

    Voilà on nous ont mené nos politiques d'immigration depuis 20 ans!


    http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/topics/RetrieveProductTable.cfm?Temporal=2006&PID=89441&GID=837953&METH=1&APATH=3&PTYPE=88971&THEME=72&AID=&FREE=0&FOCUS=&VID=0&GC=99&GK=NA&RL=0&d1=2

    http://www12.statcan.ca/francais/census06/data/highlights/Immigration/Table403.cfm?Lang=F&T=403&GH=4&SC=1&S=99&O=A »

  • Pierrot7
    Abonné
    mercredi 19 mars 2008 19h31
    @M. Jacques Noel
    « Avec une analyse comme la vôtre, M.Noel, vous donnez(malheureusement) raison à Pierre-Elliott-Trudeau, qui ne cessait de répéter, malgré les assurances de René Lévesque, que le nationalisme finit toujours par pencher à droite. Dans votre cas, c'est l'extrême-droite. Les phalanges ne sont pas loin... »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 19 mars 2008 20h35
    @Jacques Noël
    « Eille mon beau blanc, ça te fait enrager tous ces immigrants qui votent cont' le PQ pas vrai? Ben t'es mieux de t'y faire bonhomme, inutile de te coller un ulcère d'estomac. »

  • Christian Gingras
    Abonné
    jeudi 20 mars 2008 00h25
    Écoeurée du "bashing" des "pure-laine"
    « Toute ma vie j'ai travailé avec des immigrants , pour des immigrants, pour des "pure-laine", etc, et du racisme J'en ai observé dans tous les groupes, alors cessons de taper sur les "pure-laine". En passant j'ai passé le cap des 65 ans, je sais donc de quoi je parle. Je suis très fière de mon peuple et je n'aime pas qu'on le dénigre.

    Pour ce qui est de la communauté magrébine, peut-être n'y a t'il pas d'ouvrage correspondant à leur diplômes. La génération X a souffert elle aussi de chômage malgré ses diplômes universitaires, qu'elle continuait à engranger, en attendant de l'emploi. Le taux de chômage au Québec était à cette époque de 13%. Pour ce qui est du taux de diplômation supérieur à la moyenne chez les magrébins, c'est normal puisque il est comparé à l'ensemble des citoyens qui est composite et que beaucoup d'entre eux viennent de familles nombreuses qui n'avaient pas les moyens de les faire instruire et plutôt comptaient sur leur maigres salaires pour subsister.

    Beaucoup de jeunes diplômés non immigrants ont été obligés de s'expatrier pour trouver de l'emploi correspondant à leur compétences. Alors patience!

    La plupart des personnes que je connais s'est donné de la formation continue qui n'est pas comptabilisée. Je mets donc en doute: "les taux de scolarisation de ces communautés sont et de loin, plus élevées que la moyenne nationale!"

    Et ces québécois, qui, par milliers sont mis au chômage, dû aux trop nombreuses fermetures d'usines, à l'aube de la retraite, avec encore de lourdes charges familiales, dont des enfants à l'université, entre autre...Trouveront-ils de nouveau du travail, à 50, 55 ans et plus ce n'est pas évident!

    Plutôt que d'aller chercher des immigrants à des coûts élevés, concentrons-nous sur les décrocheurs, à les valoriser, à les remettre dans la bonne voie en leur fournissant des programmes spéciaux, qui se font de toute façon à petite échelle avec succès. »

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