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Pauline Marois a confirmé son emprise sur le PQ au conseil national

Robert Dutrisac   17 mars 2008  Québec
La présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois, Isabelle Fontaine, aux côtés de la chef péquiste, Pauline Marois, hier à Saint-Hyacinthe, où se tenait le conseil national du parti.
Photo : Jacques Nadeau
La présidente du Comité national des jeunes du Parti québécois, Isabelle Fontaine, aux côtés de la chef péquiste, Pauline Marois, hier à Saint-Hyacinthe, où se tenait le conseil national du parti.
Saint-Hyacinthe — Pauline Marois a triomphé au terme de son premier conseil national à titre de chef du Parti québécois. Les militants péquistes ont adopté de façon presque unanime ses grandes orientations: social-démocratie rénovée, axée sur la création de la richesse, et abandon de l'obligation de tenir un référendum.

Qui plus est, toutes les propositions qui auraient pu embêter la chef péquiste ont été écartées samedi dans les ateliers avant la plénière d'hier à laquelle 480 militants avaient droit de vote. De façon éclatante, Pauline Marois a confirmé toute l'emprise qu'elle a sur son parti.

«Tu te dis: "qu'est-ce qui se passe dans mon parti?"», a lancé, hier, Pauline Marois au cours de la conférence de presse de clôture, habituée qu'elle est des conseils nationaux houleux. La chef péquiste a souligné que la plupart des propositions avaient été adoptées en plénière «avec une sorte d'unanimité quasiment — quand tu as deux, trois personnes qui votent contre et que personne ne se présente au micro contre».

«J'ai prouvé que j'aimais ce parti-là», a déclaré Mme Marois alors que l'émotion lui faisait monter les larmes aux yeux. «Ça fait 30 ans que je le fréquente. Je les aime, ces gens-là. Je les aime pour leurs convictions, je les aime pour leur engagement même si [certains d'entre eux] ne sont pas d'accord avec moi.»

Dans son discours devant les militants hier, Pauline Marois a affirmé que le PQ avait pris le «virage de la social-démocratie moderne», celle qui «se donne les moyens de prendre soin de son monde».

«Nous nous sommes entendus pour parler de création de la richesse, pas pour la voir comme une fin en soi, mais comme un outil, cependant, essentiel à des fins d'une plus grande justice sociale», a-t-elle poursuivi. Personne n'a claqué la porte non plus, pas même Marc Laviolette, du SPQ libre, qui avait courageusement défendu, samedi, un amendement pour que la démarche de «conversation nationale», un terme remplacé par «débat», débouche sur un processus de référendum d'initiative populaire. Pauline Marois, qui ne voulait rien entendre, a tenu à faire le débat sur-le-champ. «Peut-on se faire confiance et remettre le cap sur le projet de pays?», a-t-elle conclu sous les applaudissements lors de l'atelier sur la souveraineté et la culture. Un coup de cuillère à pot, et c'en était donc fait de la résolution du SPQ libre. «Je me suis immolé pour la chef», a blagué Marc Laviolette. Trois personnes seulement ont voté en faveur de son amendement, dont l'ex-député de L'Assomption Jean-Claude St-André. Plus isolé que jamais, M. St-André dénonce la «démission» de Mme Marois et du parti à l'égard de l'indépendance nationale.

Dans l'entourage de Mme Marois, on jubilait hier. On a soutenu que la chef péquiste récoltait les fruits de sa façon de diriger: montrer la voie sans imposer, favoriser la collégialité plutôt que l'affrontement; c'est ce qu'elle a toujours fait dans les ministères dont elle a été la titulaire. «Le parti est dirigé par une femme, ça fait une différence», a avancé, hier, la députée de Rosemont, Rita Dionne-Marsolais. «C'est moins belliqueux, c'est moins confrontant.» Un conseiller de Mme Marois jugeait hier qu'elle avait eu le mérite de rallier ses anciens adversaires, François Legault, par exemple, ou Stéphane Bédard, qui avait appuyé André Boisclair.

Chacune des 79 propositions qui ont abouti à la plénière, a été adoptée, la plupart sans véritable débat, du jamais vu dans un conseil national. Pauline Marois a expliqué que ces résolutions avaient fait l'objet au préalable de discussions soutenues dans les ateliers. En outre, elles avaient d'abord été formulées dans les circonscriptions, puis elles ont passé le filtre des associations régionales.

Plusieurs éléments des 242 propositions présentées au départ au Conseil national allaient à l'encontre des positions de la chef. C'est le cas de certaines propositions discutées dans l'atelier sur l'éducation que les membres du Comité national des jeunes (CNJ) avaient investi. On réclamait la pleine gratuité de l'enseignement universitaire et le gel des droits de scolarité. La porte-parole pour l'éducation, Marie Malavoy, et le whip Stéphane Bédard, ont veillé au grain. La notion de gratuité a été évacuée. Le gel des droits est inscrit dans la proposition adoptée, hier, mais, il est temporaire. Rapidement après une victoire du PQ, la tenue d'un Sommet sur l'éducation y mettra fin, et le gouvernement tranchera par la suite.

La proposition principale sur l'éducation comprend également la possibilité pour un étudiant de reporter jusqu'à la toute fin de ses études le paiement des droits de scolarité lorsque son revenu sera suffisant. On veut aussi supprimer le principe de la contribution parentale de l'aide financière aux études. Mais ces mesures, qui sont onéreuses, ne seront arrêtées qu'à la suite du Sommet, a indiqué hier Mme Marois.

Dans l'atelier sur la santé, la porte-parole en matière de services sociaux, Lisette Lapointe, et le critique pour la santé, Bernard Drainville, ont bien manoeuvré pour éviter qu'une proposition visant un régime universel d'assurance médicaments n'aille plus loin. De subir le même sort une résolution voulant que le gouvernement ait recours à la clause dérogatoire («nonobstant») pour se soustraire aux obligations imposées par le jugement Chaoulli de la Cour suprême relativement aux assurances privées en santé.

Le porte-parole en matière de finances et de développement économique, François Legault, épaulé par son allié François Rebello, s'est assuré en atelier que des propositions centrales, souhaitées par la chef péquiste, soient adoptées sans encombre, soit l'élimination immédiate de la taxe sur la capital et la baisse du taux d'imposition des entreprises.

En matière de souveraineté et de culture, la proposition du conseil exécutif national a été adoptée sans faire de vagues. Le PQ rédigera un Manifeste sur la souveraineté, engagera un «débat sur la souveraineté avec la population» et organisera une tournée nationale. Les 12 gestes de «gouvernance nationale» feront partie de la prochaine plate-forme électorale du parti, notamment l'adoption d'une constitution et d'une citoyenneté québécoises. Les péquistes exigeront le rapatriement de pouvoirs d'Ottawa en matière de langue, de culture, d'immigration, de communications et, aussi, d'assurance emploi.

La proposition sur l'identité réitère la volonté du PQ de renforcer la Charte de la langue française, comme le stipulait le projet de loi 195, en resserrant les règles relatives à la langue de travail pour les entreprises de 49 employés ou moins.

Le porte-parole pour la langue et la culture, Pierre Curzi, est intervenu samedi pour s'opposer au projet d'enseigner à l'école la «langue standard québécoise», un abâtardissement de la langue française dénoncé par nombre de linguistes. On se contentera de «renforcer résolument l'enseignement du français». Point à la ligne.

Avec la proposition sur l'identité, le PQ durcit le ton: le gouvernement ne transigera pas avec des entreprises qui ne détiennent pas de certificat de francisation. Les communications gouvernementales avec les citoyens ne se feront qu'en français sauf pour «des organismes identifiés comme bilingues». La prépondérance du français sera exigée dans les dépliants, feuillets et autres documents publicitaires.

Enfin, la volonté de Mme Marois d'instaurer des cours intensifs d'anglais à la fin du primaire ou au début du secondaire figure dans cette résolution. Mais comme un militant vigilant l'a fait observer samedi, les cours d'anglais n'ont rien à voir avec l'identité québécoise, du moins au PQ. La proposition a été votée telle quelle hier, mais on a promis que cet encouragement au bilinguisme se retrouverait dans la section sur l'éducation.






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  • Michel Lebel
    Inscrit
    dimanche 16 mars 2008 22h56
    Unanimisme!
    « Quel unanimisme! Tout le monde est beau et gentil! Plus soporifique qu'un conseil du Parti libéral, c'est tout dire. Je m'imagine la tête de VLB dans son Trois-Pistoles! La conversation nationale aux orties, finie la rigolade! Comme diraient les Français, le PQ est devenu un parti de gens sérieux et assez vieux, portant tous le même costard! »

  • Marc-André Provost
    Inscrit
    dimanche 16 mars 2008 22h59
    Un renouveau au Parti Québécois
    « j'ai eu la chance d'assisté au conseil national du parti québécois cette fin de semaine et je peux vous assurer que nous avons pu voir un nouveau parti québécois uni avec des propositions à la fois ambitieuses et actuels dans tous les ateliers. Les positions adoptés sur la langue, la culture, l'éducation, l'environnement, la santé, la famille, la gestion de l'état, la création de richesse, ect... sont colorés d'une nouvelle vision de la social-démocratie et font concensus chez les délégués. J'aimerais aussi porter votre attention sur la nouvelle position du financement des études poste secondaire. Cette position qui a été le cheval de bataille du comité national des jeunes du parti québécois propose aux étudiants de maintenir le gel des frais de scolarités jusqu'à un sommet sur la question. celà va permettre à tous les acteurs du domaine de pouvoir discuté et débattre à une table de facon à en arriver à une solution duranble pour règler cette enjeu. De plus, la proposition remet en question le calcul des prêts et bourses en proposant de soustraire du calcul de l'AFE le revenu parental pour une demande d'aide financière. Voilà une position qui défend les intérets des étudiants et qui à la fois permet de trouver une solution à long terme dans le financement des études poste-secondaire. Le C.N.J.P.Q viens encore une fois de montrer que c'est le groupe jeunes qui représente le mieux les jeunes dans un parti politique. Pauline Marois a aussi prouvée à toute la population du Québec qu'elle est la plus compétente pour prendre les reines du Québec. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 07h46
    15 ans de rtêve, 25 ans de dérive
    « Hier encore, les Québécois c'étaient nous autres. Les Tremblay du Saguenay et les Lavoie de Ste-Foy, les Dumont de Rosemont et les Landry de Gaspésie. C'était le "viens icite chose" sous la Tour Effel et le "ayoye tab..." sur un tesson de bouteille à Acapulco.

    C'étaient nous avec nos grandeurs et nos misères, notre naturel désarmant et notre naïveté exceptionnelle, notre génie propre et notre quétainisme légendaire. "Cette pente au coeur qui ne trahit pas" disait Fernand Dumont.

    Les choses ont commencé à se gâter après le Non de 80 lorsque les grands libérateurs de peuple sont passés du nationalisme linguistique, légitime et tout à fait inoffensif pourtant, au nationalisme civique, plus in pour la galerie.

    Le projet initial, qui visait enfin à donner un Homeland aux Tremblay d'Amérique, après deux siècles de survivance et un éparpillement aux quatre coins du continent, s'est subrepticement transformé en nationalisme territorial. Comme si soudain les Sikhs de DDO, les Antillais de Côte-des-Neiges, les Italiens de St-Léonard, les Loyalistes de l'Estrie, les Jersiais de la Baie des Chaleurs et les Cris de la Baie James s'étaient mis à crier à la "nécessaire indépendance".

    Et surtout comme si l'Etat-nation, qu'on réclamait en compromis à l'ennemi héréditaire, au prix de l'abandon d'un pays grand comme un continent et du largage de nos frères de la diaspora de Malliardville à Chéticamp aux mains des Red Necks francophobes, était devenu tout à coup une tare honteuse, trop réac dans les beaux salons, anachronique dans les grands colloques.

    Une tare qu'il fallait maquiller dans un "État multiculturel francophone et moderne" (sic), un mini-Canada avec une fleur de lys à la place et le français d'icite en haut de l'affiche. Une tare qu'on ne pouvait même plus montrer à Puerto Rico, en Catalogne, en Corse, en Écosse, en Slovaquie, en Slovénie, en Arménie, en Kabylie, en Palestine, dans les Pays Baltes, au Pays basque, au Tibet, au Timor, chez les Kurdes et chez tous les p'tits peuples qui se cherchent désespérément une structure politique pour asseoir leur avenir (dire que depuis la moitié de ces peuples se sont libérés alors que nous, partis avant tous dans les crazy sixties, et sans Armée rouge sur le dos pour refroidir nos ardeurs, sommes toujours poignés dans le Gros Caca jusqu'au cou, avec maman Pauline comme nouvelle mère de la nation impuissante...)

    Ça continué à déraper lorsque, dans un effort d'ouverture totale, on a établi une première mondiale en fêtant les autres la journée de la Fête nationale! Les rouleaux impériaux, les tacos et le couscous en plein 24 juin! Vas-y à fond mon Jean Dorion, t'es pas la moitié d'un con. Au fond, dans le coin, à l'extrême-droite, sur une nappe à carreaux, de la poutine et quelques pâtés à viande. S'il vous reste un petit creux... Pas dérangeants les Tremblay.

    On a atteint le summum du ridicule à la fin des années 80 lorsque, suite à une enquête poussée de la Mère de la nation nous annonçant la disparition prochaine, on s'est mis à appeler "Québécois" le dernier-Tamoul-débarqué-sans-papiers-à-Mirabel. Sous prétexte qu'il habitait maintenant le territoire, qu'il allait bientôt fréquenter le COFI, travailler pour un maudit boss anglais itou, avant de fonder deux PME de cinquante-deux employés et engendrer une belle famille de six enfants vivants, tous premiers de classes à l'école française! Sahid au pays des merveilles? Non, Jean-Claude Leclerc et Gérald Leblanc trois fois par semaine.

    On est descendu encore plus creux, la veille du référendum de Charlottetown, quand Bernard Landry et autres-grands-libérateurs-de-peuple sont allés danser la salsa et le meringue pour des peanuts. Pour un mirobolant 5% de compassion nationaliste! Moins que les sondages du National Enquire sur le fantôme de Memphis.

    Mais le fond du baril on l'a vraiment atteint en 2007 avec le grand-niais-au-nez-blanc qui, en pleine crise des accommodements raisonnables, proposait de sortir le crucifix de l'Assemblée nationale! Le coup de kirpan dans 400 ans d'histoire. Doux Jésus! O secours Bénarès, on brûle!

    C'est immanquable, à chaque fois que quelqu'un rentre dans la maison, au lieu de faire visiter, d'expliquer l'architecture et les fondations, pour finalement intégrer et assimiler la descendance comme chez tout peuple normalement constitué, on se cache sous la table pour réapparaître dans une pièce plus petite, sous un autre vocable. Comme si on était rien. Des deux de piques. Une tribu de croque-morts, de la neige jusqu'aux oreilles. Mortelle randonnée chez les Tremblay d'Amérique.

    C'est ainsi qu'on est passé de la Nouvelle-France (le plus grand pays du monde au 18e siècle) au Canada, au Canada français, au Québec, au Québec francophone; de Français à Canadiens, à Canadiens français, à Québécois, à Québécois francophones pour aboutir dans le hangar à l'iconoclaste "Québécois francophones de vieille souche". A cinq mots, ce n'est plus une identité, c'est du Elvis Gratton. Un acte de contrition. Une peau de chagrin. Un refus d'être.

    Après avoir endormi l'élite à gogo avec "la nouvelle réalité montréalaise et l'ouverture sur le monde", on nous a imposé ce ridicule "Québécois francophones de vieille souche" pendant que notre label "Québécois" s'est retrouvé distillé parmi tous ceux qui habitent le territoire. Comme si c'était raciste d'avoir un nom! Comme si les Sikhs de Glasgow et les Jamaïcains d'Édimbourg étaient Écossais. Et les Écossais, réfugiés sous la table du pub, le kilt sous le bras: "Écossais gaéliques de vieille souche"!

    Le PQ se relève d'une incroyable dérive de 25 années où il a intégré, inconsciemment, tout le discours culpabilisant de la Gazette et de CTV des années 80. On lui a tellement martelé que "le Québec aux Québécois" était un chant nazi qu'il a fini par le croire! Et il a tellement capoté avec le nettoyage ethnique en Bosnie et au Kosovo, qu'il a fini par croire que Gaspesia rimait avec Srebrenica.

    Pendant le dernier quart de siècle, le PQ a caché l'identité nationale comme si c'était une tare honteuse, pour épouser le nationalisme civique, un cul-de-sac qui mène dans le mur puisqu'il n'y a jamais eu et qu'il n'y aura jamais de retour d'ascenseur. Les "eux" qui ont quitté la misère du sud pour le paradis canadien de la Charte Trudeau ne se joindront jamais au "nous" québécois alors qu'ils sont comme des poissons dans l'eau dans le WE canadian, un peuple sans identité nationale.

    Les immigrants ne se joignent pas plus aux Basques ou aux Catalans. On naît québécois comme on naît basque ou catalan: on ne le devient pas! Prétendre le contraire comme le PQ fait croire depuis 25 ans, c'est parler la langue de bois, prendre des vessies pour des lanternes.

    Seul un changement radical du discours peut peut-être sauver la cause. Mais à 49% sur l'île et 79% au Québec, avec 250,000 immigrants attendus au cours des 5 prochaines années, ce qui va ramener les Nous à 76%, il est vraiment moins une pour les Tremblay d'Amérique. It's now or never.

    Pas dans trois mandats, Pauline! Now. L'an prochain à Montréal c'est maintenant. Si l'empire soviétique peut éclater en 2 ans, si l'Allemagne peut se réunifier en 1 an et si la Tchécoslovaquie peut se séparer en trois mois, on peut faire l'indépendance en 2009. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 07h52
    Encore une fois...
    « "la social-démocratie moderne", c'estdèjà une contradiction das les termes ans nos temps de capitlisme virtuel sauvage et bientôt chinoise. Le PQ ne sait plus comment s'habiller pour sortir. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 08h29
    Va t-elle redonner le libre choix au parents?
    « Après avoir insister pour enlever le droit aux parents de choisir la religion de leur enfants va t-elle nous redonner ce droit avec cette nouvelle orientation du PQ, qui n'est plus le parti de l'indépendance, il faudrait qu'ils changent de nom pour ne pas confondre les Québecois. P.S. la photo représente t-elle un 'avant et après '? »

  • loiselet
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 09h08
    @Joyeux Noël!
    « Quel brasse camarades, M. Noël ! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 09h30
    Bla bla bla la Marois
    « Ce congrès se résume un quelque mot : on va s'en parler et on en parlera. Après les con-vers-la-nation anal il y aura les discutions et forum sur l'éducation et les frais de scolarité et il ya aura les discutions sur le moment opportun blah blah blah..... Et ils viendront nous dire qu'ils ont décidé et que ce sera un CHOIX de SOCIÉTÉ blah blah blah »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 17 mars 2008 09h33
    @ M. Jacques Noel
    « Très beau, votre texte M. Noel, avec plein de vérités sauf qu'on est mieux de prendre le temps qu'il faut pour nous bien préparer à assurer la pérennité du français et de notre culture au Québec. Tant qu'il n'y aura pas une bonne majorité de Québécois en faveur d'une alternative à la fédération centralisatrice actuelle, le danger de déraper au Québec est assez grand de la part du fédéral.

    Si le OUI avait gagné en 1980 ou 1995 avec 50,5 %, Ottawa aurait probablement répondu avec un référendum "coast to coast" à sa façon sur la "séparation" du Québec, par un boycott et/ou la partition du territoire du Québec qu'auraient voté avec un haut pourcentage de OUI cette fois, les Québécois du West Island, de Westmount, de l'Outaouais et tout les indiens anglophones du Québec ce qui y aurait soustrait tout le nord québécois. La liste pourrait être assez longue

    M. Jean "que voulez-vous" Chrétien l'a bien écrit dans ses récentes mémoires : Je n'aurais pas accepté une courte victoire du Oui. Ça pourrait être différent si nous étions des Palestiniens occupés, déplacés et murés. Faut pas oublier que les actions d'Israël sont approuvées par notre gouvernement fédéral qui pourrait bien en suivre l'exemple.

    En attendant une solution qui pourrait bien être une vraie confédération "pour réduire les craintes des fédéralistes et des indépendantistes", faudrait faire attention à ne pas nous faire noyer sous notre immigration revendicatrice au Québec et à la bien françiser. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 09h47
    Référendite guérie
    « Le PQ est enfin guéri de la "référendite". Il pourra s'atteler à l'essentiel, expliquer pourquoi la souveraineté est nécessaire. La mondialisation, l'écologie n'éliminent pas cette nécessité puisque de nouveaux pays s'ajoutent régulièrement sur la Terre, parce qu'un pays, c'est un peu comme une personne. Les pairs d'un adulte le reconnaissent lorsqu'il a ses "papiers", les pays reconnaissent un nouveau pays lorsque ses citoyens adultes ont décidé de le faire. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 09h51
    Rarement, PQ varie, et bien fol qui s'y fie!
    « Rarement, PQ varie, et bien fol qui s'y fie!
    Il faut se méfier des congrès unanimes. Une réussite pour Mme Marois : le retour à l'autorité du chef. Le PQ a toujours vécu en vase clos, en psychodrame. Il étalait ses indécisions comme si le Canada, les États-Unis, les Nations Unies n'existaient pas. Ce sont les véritables obstacles à l'indépendance du Québec, avec leurs alliés dans la place.
    Le talon d'Achille du PQ, c'est la faiblesse, la confusion de sa vision nationale. En dix ans, le PQ a liquidé le peuple québécois au profit d'un je-ne-sais-quoi « pluraliste et multiculturel ». L'indépendance nécessite l'unanimité. Aussi riche que puisse être le pluralisme des individus, le pluralisme politique est opposé au bien d'une nation non indépendante, car il autorise la trahison, des intelligences avec les ennemis du dehors. Une nation peut recevoir des immigrants, mais ne peut accueillir d'autres cultures sans risque de perdre la sienne.
    L'euphorie d'un jour ne supprime pas les dangers. Les démons du PQ, ce sont sa dérive identitaire, la confusion qu'il entretient entre l'indépendance, identique sous quelque régime que ce soit, et un projet politique particulier, la social-démocratie. Par-dessus tout, sa surdité à la vraie parole québécoise.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 11h17
    Sacré Jacques Noel........Cécilien Pelchat.....tahcl@cite.net
    « On ne se connaît pas Jacques,mais ta lucidité me console.Peut-être as-tu toi aussi,un certain nombre d'années sous le chapeau...? Et crois-moi,ca ne nuit pas pour voir un peu plus loin et un peu plus clair.Notre tare,elle ne vient pas des autres,mais de notre propension à nous rapetisser.
    Salut ``bonne vieille branche`` et surtout ne lâche pas,nous avons besoin de toi.Moi,c'est depuis 1958 que je me bats et je n'ai pas l'intention d'abandonner ! C Pelchat »

  • michel dupont
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 11h46
    Du pareil au même
    « Bravo pour le partie québécois, avec ses orientations économiques fait qu'au Québec nous ayons maintenant 3 partis d'idéologie style de l'Institut économique de Montréal et du patronat pour écraser le citoyen ordinaire et rendre les mieux-nantis plus riche. C'est ce que les 3 parties (LIB", PQ"' ADQ") veulent dire par distribuer la richesse. »

  • michel dupont
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 11h47
    Du pareil au même
    « Bravo pour le partie québécois, avec ses orientations économiques fait qu'au Québec nous ayons maintenant 3 partis d'idéologie style de l'Institut économique de Montréal et du patronat pour écraser le citoyen ordinaire et rendre les mieux-nantis plus riche. C'est ce que les 3 parties (LIB", PQ"' ADQ") veulent dire par distribuer la richesse.

    Michel Dupont »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 11h52
    De quoi rendre jaloux Landry et Bouchard !
    « Même si elle n'a pas eu à faire face à un vote de confiance de ses militants, Pauline Marois a su plus que jamais imposer son autorité comme chef lors du Conseil national tenu par le PQ samedi et dimanche à St-Hyacynthe. Les délégués ont adopté presque à l'unanimité toutes les nouvelles orientations qu'elle entend donner à son parti. Un Bernard Landry ou un Lucien Bouchard, malgré leurs qualités, n'y sont jamais parvenus.

    Il faut dire que le contexte a eu peu joué en sa faveur. Malgré une bonne campagne de Boisclair, les péquistes sont sortis démoralisés des élections de mars 2007 et, quand Madame Marois a annoncé ses conditions à son retour, ils n'ont pas eu d'autre choix que de se plier à ses exigences et de mettre de côté leurs querelles idéologiques. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 12h30
    Parle-t-on encore de "purs" et "durs" dans ce parti ?
    « Une unanimité à faire rougir l'ADQ, des militants et militantes tous peignés du même bord et bien soumis à son altesse Pauline, les "purs" et "durs" ont-ils fait place aux "impurs" et "mous" ?

    @ M. Provost . Vous écrivez :"Pauline Marois a aussi prouvée à toute la population du Québec qu'elle est la plus compétente pour prendre les reines du Québec."

    Prendre les reines du Québec??? Est-ce une nouvelle expression de la "langue standard québécoise"? »

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 17 mars 2008 14h07
    Une social-démocratie moderne ?
    « Pour le PQ, comme pour tout autre parti de gauche ou de centre-gauche, proposer une social-démocratie, c'est admettre que le Québec s'est mis au pas du néolibéralisme et que la gouvernance politique ne peut que tenter de réduire les dégâts qu'il cause au non-riches. Sans une collusion serrée avec tous les petits peuples tenus à genoux d'une manière ou d'une autre, le Québec est en route pour une assimilation culturelle et linguistique. Mais qui des membres de la députation pourrait bien chercher à mettre en place cette collusion. Personne. Tous partis confondus, nos élus préfèrent imiter la grenouille de fable de La Fontaine. Peut-être les Anglos ont-ils raison de traiter les Québécois de « frogs » ?
    Roland Berger
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Luc Noel
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 20h55
    Manque de cohérence
    « social-démocratie rénovée, axée sur la création de la richesse, et abandon de l'obligation de tenir un référendum. Il y a quelques mois à peine, un certain M. Boiclair se faisait montrer la porte avec exactement les mêmes orientations juger trop à droites par les militants de ce parti. Décidément, cette organisation politique me surprendra toujours par sa grande cohérence. »

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