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Parler le créole québécois ?

Gil Courtemanche   15 mars 2008  Québec
Pierre Curzi a manifesté son mécontentement devant la proposition sur la langue.
Photo : Jacques Grenier
Pierre Curzi a manifesté son mécontentement devant la proposition sur la langue.
On peut se demander ce que le conseil exécutif national du PQ avait fumé collectivement quand il a décidé de proposer pour défendre le français au Québec «l'enseignement de la langue standard québécoise écrite et parlée». Chaque mot dans cette proposition surréaliste mérite d'être pesé.

- «Langue». Il existerait donc, comme le pense un important clan de linguistes et de sémanticiens obtus et «nationaleux», une langue québécoise. Pas un idiome, pas un patois, pas des particularismes québécois, mais une langue. Faut-il rappeler qu'une langue possède un vocabulaire distinctif, une orthographe et une syntaxe? Non, pour ces gens, les rappeurs possèdent leur propre langue, comme les fourmis et une communauté berbère du nord de l'Atlas. Pour ces gens, tout groupe de signes communs et compris dans une communauté constitue une langue. Nous serions huit dans notre quartier à pratiquer les mêmes mots que nous posséderions une langue. Le PQ, dans sa fuite identitaire qui veut rameuter les indépendantistes aigris pour faire oublier sa «conversation nationale», adopte cette thèse: une langue québécoise.

- Langue «écrite». J'imagine qu'on veut ici désigner les ajouts souvent intéressants que le Québec a apportés au français: courriel, clavardage, baladeur, qui d'ailleurs ont été généralement acceptés dans les dictionnaires, même s'ils ne sont pas utilisés de manière importante en France. Mais dans la langue «parlée» ici, on dit plutôt «chat», «walkman», «iPod». Je ne connais aucun adolescent qui se livre à du clavardage mais j'en connais plusieurs qui «chattent». Qu'allons-nous enseigner selon le PQ? «Chat» ou clavardage? Et s'il faut enseigner la langue standard québécoise écrite, faudra-t-il enseigner l'absence d'accord des participes passés, l'orthographe sonore, l'inutilité de la syntaxe?

- Langue québécoise standard «parlée». Voilà une proposition encore plus surréaliste. Un Marocain ou un Sénégalais vous dirait qu'il ne comprend pas pourquoi il devrait, pour devenir Québécois, mal parler le français.

Et quel est le «standard» de la langue québécoise parlée? Ce n'est même pas la médiocrité du français qu'on entend à Tout le monde en parle, ce qui serait déjà horrible, c'est la langue parlée au Loft ou à Occupation double, dans la télé-réalité qui, au chapitre du langage, est malheureusement bien réelle.

***

J'essaie d'imaginer ce qui surviendrait en Suisse ou en Belgique si on proposait d'y enseigner le belge français standard ou le suisse français standard. Ce serait la convulsion générale. Pourtant, les Belges et les Suisses possèdent autant que nous des particularismes, des accents, des expressions qui vivent dans leur français quotidien. Mais de ces différences réelles et sonores, ils n'en font pas une langue, une différence telle qu'il faille enseigner le belge ou le suisse standard parlé. Et pour parler d'autres langues, enseigne-t-on le mexicain ou l'espagnol au Mexique?

Pour paraphraser je ne sais pas quel politicien qui parlait du fédéralisme, une langue n'est pas une cafétéria où on choisit ce qu'on veut. Une langue, c'est un repas complet, une table d'hôte. Entrée, plat principal, dessert. Tout est compris. Vocabulaire, orthographe, syntaxe.

Au moment où la ministre de l'Éducation réintroduit dans les écoles les fondamentaux, comme disent les économistes, la lecture et la dictée, le Parti québécois veut nous enseigner l'ignorance et la complaisance langagière. Il y a là une contradiction qui me paraît troublante.

Le mouvement indépendantiste souffre d'une ambiguïté coupable à l'égard de la langue française. Il a toujours fondé son action sur la menace contre la survie du français et il l'a fait avec raison. Mais aujourd'hui, dépourvu d'objectifs mobilisateurs, il se rabat sur tout ce qui est identitaire, prenant le risque de nous précipiter dans la médiocrité et l'isolement linguistique.

Si nous sommes si isolés linguistiquement, comme le disent les péquistes, pourquoi devrions-nous nous isoler encore plus en enseignant une sorte de créole québécois, une langue qui n'existe pas?

Je comprends Pierre Curzi, qui aime sa langue, le français, d'être complètement bouleversé par cette proposition de son conseil exécutif national, par cette régression intellectuelle qui nous ramène au début des années 1970, quand dire «christ» et «tabarnak» constituait une forme d'affirmation identitaire.

Cette semaine, on a fêté Gilles Vigneault à Paris. De grands poètes et de grands artistes étaient présents. Guy Béart, Hughes Aufray, Julos Beaucarne, Luc Plamondon, Marie-Paule Belle, Anne Sylvestre. Ils célébraient le plus grand des chanteurs québécois, le plus profondément québécois des auteurs-compositeurs. Vigneault, à 80 ans, tourne en France et ailleurs où on parle et comprend le français. De ses chansons, dans ces pays étrangers, on entend le Québec, on le comprend, on l'imagine, on l'invente, on le souhaite. Vigneault, ce n'est pas «la langue standard québécoise écrite et parlée» du PQ, Vigneault, c'est le français avec le Québec qui se glisse sans problème dans une langue universelle.

Vigneault a toujours été un indépendantiste convaincu, grand défenseur du français, refusant la créolisation du langage et l'isolement. Je me demande ce qu'il pense de cette «langue standard québécoise écrite et parlée» qu'il n'a jamais écrite ni chantée.






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Vos réactions

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  • Robert Dumont
    Abonné
    vendredi 14 mars 2008 23h12
    Misère!
    « La désintégration du PQ devenait inévitable dès le moment où il abandonnait l'indépendance. Il erre maintenant sans but, en quête d'idées, de membres et ....de sondages favorables.
    Bien fait pour lui! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 02h06
    Mais, il faut bien faire quelquechose en attendant...
    « Mais, en attendant le " grand soir" il faut bien faire quelquechose pour que le Québec soit protégé d'une fuite plus important de cerveaux grâce à la barrière de la langue, comme plusieurs l'ont déjà souligné. »

  • mireille langevin
    Inscrite
    samedi 15 mars 2008 08h16
    Le québécois standard
    « Jusqu'où ira le P.Q. pour obtenir des votes ? On veut niveler par le bas pour obtenir le pouvoir . Déjà on peut entendre à quel point on parle et écrit un français dégradé qu'on voudrait voir s'élever au niveau d'une langue.Il est aberrant de voir à quel point le P.Q. peut s'avilir .C'est la désespération qui pousse à la panique d'un parti à vouloir créer un charabia de langue. C'est une honte ! Il n'y a pas de langue québécoise , il n'existe ici que du français mal parlé . On voit les effets de la réforme scolaire qui est un fiasco . Merci Mme Marois , après avoir mis le fouillis dans l'éducation et le système de santé , vous voulez nous enlever notre langue . Voteront pour vous les illettrés , les minables , les gens sans aucune culture ni valeur intellectuelle. Il est beau le Québec ! Il deviendra la honte de la francophonie. »

  • william morris
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 08h56
    Quelle tristesse...
    « Bonjour,

    Comme le disait George Bernard Shaw à propos de l'anglais aux États-Unis, on parle peu le français au Québec, et, à certains endroits, on ne le parle pas du tout.

    Bientôt, comme le disait M. Jacques Parizeau, le Québec parlera une langue incompréhensible ailleurs qu'ici.

    Où va le Québec ...

    Qu'en pensez-vous ?

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 09h19
    Est-ce que les Terre-Neuviens parlenty anglais?
    « Est-ce que les Noirs américains PARLENT anglais?
    Est-ce que les Siciliens PARLENT italien?
    Est-ce que les Crétois PARLENT grec?
    Est-ce que les Afrikaneers PARLENT néerlandais?

    Pourquoi cette haine, bien snobinarde, de la langue d'icite, voire de l'identité d'icite?

    Nos ancêtres disaient moé. Louis14 disait: "L'État c'est moé". Pourquoi nous enfonce-t-on très tôt dans la gorge à l'école le moi alors que nos ancêtres ont toujours dit moé, que nos parents disaient moé, que nos amis à l'école disaient moé? Pourquoi cette honte de notre langue?

    La langue est une simple question de nombre. Ou bien on se laisse coloniser par les Français au nom de l'universalité du français. Ou bien on défend notre langue au nom du droit sacré des peuples à défendre leur identité à l'heure de la mondialisation.

    Les Américains disent des French Fries et se fichent éperdument que le reste du monde anglophone (hormis le Canada) dise des Chips. Les Américains ont le pouvoir d'imposer leurs French Fries dans tous les McDos du monde. Nous, on a au moins le pouvoir d'imposer notre langue sur notre territoire. »

  • Brigitte Des Rosiers
    Abonnée
    samedi 15 mars 2008 09h35
    Le créole
    « Attention. Le créole EST une langue qui existe »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 10h10
    Tartiste...
    « « De grands poètes et de grands artistes étaient présents : (...) Luc Plamondon...»

    Tartemania...

    Eh bien ! Dans la même veine que votre article, puisqu'il est préférable de châtier son style, un grand artiste avec un T majuscule, parce qu'en l'occurrence la liaison s'impose, et l'accent tonique itou : tartiste.

    À l'instar des Rock Voisine, Céline Dion, Garou...qui, aujourd'hui, meuglent sur la scène française...

    Ah ! Elle est loin l'époque, où, en France, la référence de la culture québécoise était Félix Leclerc. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 10h19
    Bravo!
    « Superbe article!
    Quelle belle conclusion avec Gilles Vignault.
    Ça fait peur! Où s'en va-t-on?
    J'espère que rien de tout ceci ne se réalisera et que ce plan farfelu visant à faire de nous des sous-développés, une peuplade inculte s'enfonçant avec passion dans la bêtise grâce à sa langue propre (mais pas nette) restera un plan et sera vite mis de côté.
    Comme quoi, pour arriver à ses fins quand on veut le pouvoir à tout prix, on est prêt à tout, même à détruire un pays avant même de l'avoir créé. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 11h09
    Langue.
    « Imaginons Rousseau ou Molière en québécois standard, voire Bergson et Proust. Traduits, ils le seront puisque le PQ n'aime pas le bilinguisme, toute sorte de bilinguisme. On « littéralise » l'oralité québécoise en mettant dans la poubelle de l'histoire le français véritable, celui que l'on lit sur les feuilles d'impôt ou les formulaires de divorce ou les pots de yaourt. Qu'importe, la langue québécoise vient de naitre au détriment du fait français en Amérique du Nord. À défaut d'avoir une langue originelle comme le français, nous aurons donc l'anglais. Les immigrants prendront acte de ce changement chez un Parti indépendantiste incohérent. Je me souviens d'un jour d'absence et lorsqu'on me demanda pourquoi, j'avais répondu que j'avais passé un examen de langue québécoise pour valider mon visa d'immigration, c'était en 1995. De l'idiome à l'idiot. On l'avait déjà écrit en 1999 dans notre « Frénétques » : « Nous pourrions, en simplifiant, dire qu'il existe deux langues au Québec : la langue officielle, académique, c'est-à-dire la langue française, et la langue québécoise, celle de la rue, orale et non écrite, que les médias électroniques tentent pourtant d'institutionnaliser et d'autres, de « littéraliser ». Et c'est là où le bât blesse : ce n'est pas l'écrit qui s'est oralisé, mais bien l'oral qui s'est littéralisé. (...) «La littéralisation du « parlé » est un enlisement dans le passé, dans un sens révolu du passé.» »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    samedi 15 mars 2008 11h18
    Moé sé pas
    « On a fait un drame national au sujet d'un communiqué adéquiste bourré de fautes....le rêve des nationalistes est-il justement d'en faire la norme nationale? Car il ne faut PAS se leurrer, le français est dans un très piteux état et avec les coûts faramineux du sytème de l'instruction (et non éducation) c'est une honte d'en constater la dégradation.

    Il serait temps de faire une prise de conscience collective. Crier haro sur ce fameux communiqué ne fait pas oublier les fautes innombrables dans les journaux, magazines, animateurs de radio etc. Que celui qui est sans faute jette la première grammaire.

    La ministre Mme Courchesne veut enfin donner un coup de barre et revenir à l'essentiel. Depuis plusieurs années, tout se nivelle par le bas sous prétexte que l'école doit être un lieu de plaisir, de joie etc. Faire des efforts pour y acquérir des connaissances n'est hélas pas un plaisir pour tous mais ce n,est pas une raison pour avoir des normes de plus en plus élastiques.

    Quand j'entends le terme "moé" je défrise! Peut-on m'expliquer la beauté de ce terme? Louis X1V employait ce "moé": cela ne me fait ni chaud ni froid et ne m'oblige en rien à le véhiculer.

    Il y en a qui en fume du bon.....au P.Q. »

  • Denis Simard
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 11h19
    Le standard de l'ambiguité
    « Ce qu'il y a de plus clair chez le pq des péquistes,
    et ce qui ressort le plus, c'est l'ambiguité.
    Comme bien du monde a compris ce que signifiait "conversation nationale" elle se garde bien d'en parler depuis hier.
    Denis S. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 15 mars 2008 11h41
    La piètre qualité de la langue prônée par le PQ
    « Je ne vois pas quel plaisir on trouve à s'exprimer en garrochant des moé par-ci et des moé par-là ainsi que des christ et des tabernâcle.

    C'est le langage des illettrés que le PQ et sa clique de syndicaleux veulent nous imposer.

    Il est vrai qu'une population ignare est plus facile à contrôler.... »

  • Delerin Patrick
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 12h15
    sacré vin dieu ......!!!
    « Ben la la gagne pour sur qui en ont fumés du bon au PQ..
    je suis arrivé en 1992 tout de Madin France et la première des choses que l'on m'a fait savoir est la suivante . pour t'intégrer faut que tu parle comme nous autres on dit pas tabernacle mais Tabernacle tu comprends c'est ca parler le français québécois oblige et la haut miracle l.église de cette belle province ayant plutot mis la langue et l'accent sur la fécondation oblige tiens...? bizarre Un certain Mario nous enseigne la même bonne parole... faites des bébés je me charge de stopper l'invasion barbares de quelques que langues qu'elle soit je rappelle en passant que depuis le vieux continent savoir parler la langue de Molière nous prévalait 15 points de plus au passage de sélection pour immigrer au Québec merci à l'époque à monsieur Robert Bourassa premier ministre de l'époque....m'enfin comme dit Gaston Lagaffe j'ai encore fait une belle boulette n'es'ce pas 'mzll ...ce qui compte c'est en effet la défense absolude notre Patrimoine culturel et plus particulièrement celui de la belle province

    Patrick Du parlez-moi donc de ca ...!!!! »

  • Clément Loubert
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 12h35
    La langue comme le hockey...
    « Tout jeune qui s'adonne au hockey tente d'émuler les grands joueurs professionnels, même s'il sait pertinemment qu'il ne fera jamais carrière dans la LNH. Il ne songerait pas à pratiquer notre sport national de façon médiocre. Pourquoi devrait-il en être autrement de la façon de parler et d'écrire en Français? Sans aspirer au Goncourt, pourquoi faudrait-il parler sa langue comme des joueurs d'une ligue de garage? Clément Loubert, Moncton, N.-B. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    samedi 15 mars 2008 12h49
    Le relâchement comme creuset identitaire
    « La plupart des trentenaires (et plus jeunes) que je côtoie écrivent mal; au lieu de cultiver un français correct et international, il s'activent à cultiver un anglais approximatif. Ceci dit, c'est un peu la même chose ailleurs; pour le constater, il suffit de parcourir sur Internet les forums francophones internationaux. Les français écrivent mal aussi, mais le Québec est peut-être le leader de cette tendance, tout nord-américain qu'il est. Il n'y a pas de quoi être fier, et je ne voterai pas pour ça.

    Le relâchement du français au Québec a toujours été politiquement payant, toutes tendances confondues; je comprends que le P.Q. se cherche, mais est-il obligé d'être aussi "créatif" que les deux autres partis pour gagner sa part de "votes mous"? »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 13h16
    Ti-Gil et ses suiveux!
    « Mais de quoi parlez-vous donc? Le PQ n'a jamais dit une telle
    chose. Gil Courtemanche, vous déformez les faits comme si vous étiez atteint du syndrome de la page blanche.
    Oui au français classique mais oui au français-québécois
    incluant les québécismes de bon aloi.
    Oui à sélection des professeurs de langue française depuis
    l'école primaire jusqu'à l'université.
    Non aux puristes snobinards qui pensent et« perlent» le français des Français.
    Ici c'est le Québec mes amis, non la France. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 13h40
    Nivellement
    « PQ, Langue, Enseignement, Québec (province)

    Il se fourvoie le parti Québécois
    Sous la férule de dame Marois.
    Quand il cherche à niveler par le bas
    Le bon français que l'on parle là-bas.

    L'Action Démocratique présente
    L'altrenative qui représente
    Une meilleure option
    Pour notre évolution. »

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 13h43
    ce que je dis
    « Je dis tout simplement que plusieurs parmi les défenseurs de la langue française sont de beaux hypocrites. Dans le fond, c'est leur haine des autres cultures qui les anime, pas leur affection pour leur langue. Exemple, Gérald Larose qui, lorsqu'il travaillait à la radio employait souvent le "si je serais" ou "si j'aurais". Non mais quel manque de culture et de profondeur. Mais le même homme n'hésitera pas à se lancer à grands cris contre les Anglais du Canada. Et plusieurs sont du même genre dans cette cliquette de nationaleux. »

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 14h04
    Le Québécois...
    « «En Angleterre, le Québécois s'efforce de parler anglais.
    En Allemagne, il baragouine quelques mots d'allemand.
    En Italie, il chante en italien.
    En France, il refuse de parler français».

    Pierre Bougault, Bourgault doux-amer, Stanké 1992. »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 14h28
    Faisons-nous pitié?
    « On peut écrire très bien un français standard québécois. Pourquoi écrire ce français devrait-il être synonyme d'erreurs grammaticales, syntaxiques, etc...? Les annonceurs ne parlent pas un français standard européens. Nos écrivains se servent d'un français qui a subi l'influence de l'anglais. Ils se sont inventés une langue de résistant qui est impeccable. Notre français standard, celui qui est écrit avec soin, est aussi valable que celui d'Europe. La langue des français de France serait-elle supérieure au français châtié standard que nous écrivons? Parce que l'Europe est grande, millénaire et suprêmement colonisatrice...a-t-elle des droits de censure, un nihil obstat d'église contre notre parlure, envers nos écritures? Avons-nous, malgré la petitesse de notre pays absent, le droit d'exister? Le français standard de notre nouveau pays devra être reconnu par l'autre autant que nous reconnaissons le sien,... même sans les sous-titres, comme au cinéma quand nous voyons leurs films. La plus minuscule des nations a le droit d'être écoutée dans sa langue. Quel est donc ce maudit esprit de colonisé qui nous afflige? Un peu de fierté ne ferait pas de tort. La majorité des québécois a été offensée par le refus de recognition de leur quotidien. Notre langage, nos écritures sont uniques. Prenons-en soin. »

  • Marc A. Vallée
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 14h31
    Bravo! (bis)
    « Je lisais mon Le Devoir papier tranquillement au salon, mais en lisant votre chronique, j'ai eu envie de sauter sur l'ordinateur pour vous encourager. C'est déjà difficile de convaincre les Canadiens anglais d'apprendre le français. Tenter de leur faire apprendre le Québécois est se rouler de ridicule. »

  • Didier Saint-Victor
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 14h52
    Créolisation?
    « Comme l'a bien précisé madame Des Rosiers, le créole est bel et bien une langue. Il a son vocabulaire, ses rêgles syntaxiques et son orthographe. De plus, comme pour le français qui a différentes saveurs (belge, suisse, haïtienne, ivoirienne, gabonnaise, québecoise, etc.), il existe aussi le créole haïtien, martiniquais, guyanais, réunionais, etc.

    Alors, je comprend mal l'emploi du terme "créolisation" de l'auteur pour expliquer cette "médiocrisation" du français au Québec. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 16h10
    Moé je kin à mon frança!
    « Intéressant ce débat sur la langue en usage au Québec. Ça nous ramène à Léandre Bergeron et à la langue dite de Radio-Canada parlé par son frère Henri. Les Québécois expriment leur réalité par le biais d'un outil de communication qui a évolué du français ancien, des dialectes bretons et normands, etc. et, qui, par la suite, fut influencé par l'anglais. Le Français n'a jamais été la langue des Québécois. D'ailleurs, le français dit de France ne rend pas bien compte de la réalité québécoise. Par exemple, si je circule en luge des neiges dans un sentier bordé de congères où les élans d'Amérique ont laissé des traces et du crottin, c'est très français, mais est-ce un message clair pour un Québécois de la Haute-Mauricie. Mais pour un Québécois de souche, il comprend très bien quand on lui dit que la tank de son windshield washer est craqué su le top. Pour un Français, c'est du chinois. Il ne faut pas confondre langue et religion. C'est la tentation des puristes et des notalgiques du subjonctif imparfait.
    Le latin a donné naissance au français, à l'espagnol, au portugais, au roumain, etc. L'anglais britannique a donné naissance à l'américain et le portugais au brésilien. Une langue doit évoluer au rythme de son environnement. L'académie française a voulu figé le français dans le temps. Résultat : ce n'est plus la langue que c'était pour rendre compte du monde moderne. Bizarrement, il n'y a que la France qui a encore la prétention d'imposer sa norme linguistique à ses anciennes colonies.
    Le français a connu ses heures de gloire depuis François 1er, mais les temps ont changé. Les forces de diversité ont mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire (merci Victor) et les Vaugelas à la mâchoire d'âne ont été confondus. Il est temps qu'on se fasse une belle petite commission sur les accommodements linguistiques. Rien de mieux pour amuser le peuple qu'un défouloir collectif. Comme disait le vieux monsieur à bretelles dans la commission sur les accommodements raisonnables : Ta ben compris là; touche pas à mon frança! Moé je kin à mon frança, pis touche s'y pâ! »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 17h20
    corruption du latin
    « Le français n'est pas une langue originelle, mais plutôt une corruption du latin. Par exemple, REX a donné res en italien, en espagnol on a le réal de Madrid... et je parie qu'en portugais on a aussi gardé la racine RE.... Ici même nous avons une métropole Montréal... La Cour de Versailles en créant l'Académie Française a voulu ériger un mur avec le français vernaculaire...et le OI en fut sa plus belle création artificielle, sans oublier non plus le célèbre volumineux dictionnaire des DIFFICULTÉS de la Langue...plus l'écriture du français était compliquée, moins le peuple aurait la chance de l'apprendre »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 15 mars 2008 17h22
    Niveaux de langage
    « Je suis entièrement d'accord avec votre texte, M. Courtemanche, et... tout à fait désolée de constater quotidiennement le piètre état de la langue parlée et écrite au Québec. Sommes-nous en train de devenir un peuple d'analphabètes? Je le crains.

    Certains lecteurs penseront que je suis élitiste. Il n'en est rien. Ma propre mère qui n'est allée à l'école que 3 ans parlait et écrivait un français impeccable. Elle lisait de grands auteurs littéraires. Elle avait plusieurs niveaux de langage sur lesquels elle "surfait" aisément, selon les circonstances.

    On ne peut dire la même chose de la plupart des étudiants-tes récemment diplômés-es des universités du Québec. Ils ont une connaissance pointue de quelques sujets mais s'expriment comme des bûcherons.

    Mille excuses aux bûcherons pour la comparaison. »

  • Rosales Moisés efraín
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 18h37
    Que c`est beau¡¡ Moisés-Efraín Rosales
    « Très bien M. Courtemanche. ¡¡Que c`est beau lire votre français¡¡ et j´espére que cela y restera pour le Québec. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 18h58
    Derrière l'indépendance...
    « Pendant des années le PQ s'est énervé sur COMMENT réaliser l'indépendance du Québec. Aujourd'hui que le parti est obligé de mettre cette question au rancart, on s'aperçoit que derrière ce projet, au niveau du POURQUOI, il n'y avait rien, rien du tout, seulement des mythes creux et des ballounes percées comme cette histoire de créole québécois. Achevez-les, quelqu'un, ça presse, c'est une question de charité chrétienne. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 19h12
    comment peut-on être francophone?
    « http://passouline.blog.lemonde.fr/


    de la bonne lecture, pour changer de paysage »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 mars 2008 23h29
    Nivellement (correction)
    « Il se fourvoie le parti Québécois
    Sous la férule de dame Marois.
    Quand il cherche à niveler par le bas
    Le bon français que l'on parle là-bas.

    L'Action Démocratique présente
    L'altrenative qui représente
    Une meilleure option
    Pour notre évolution. »

  • María Teresa Pérez-Hudon
    Inscrite
    dimanche 16 mars 2008 00h52
    Pourquoi pas?
    « Des fois, dans des traductions faites de l'espagnol,on peut lire en bas: ''traduit de l'argentin'', ''traduit du vénézuélien''etc. Je me rappelle, aussi, du regreté professeur Félix Carrasco, né en Espagne, qui donnait a l'Université de Montréal le cours ''Espagnol d'Amérique''. Il existe aussi un ''anglais d'Amérique'' aux États Unis Pourquoi pas, alors, un ''francais d'Amérique, un ''francais du Québec''?
    Ah ces gens tétus, renfermés dans ''l'auberge'', qui ne veulent pas sortir du ''bois''!

    Maria Teresa Pérez-Hudon
    Brossard »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    dimanche 16 mars 2008 08h32
    C'est l'attitude un peu servile d'un peuple en mal d'assimiler fièrement ses origines.
    « Les québécois, en tous cas ceux dont font allusion le parti québécois, ont de la difficulté à s'assumer. Ils sont en quête d'une identité dont ils seraient fiers.

    C'est comme s'ils étaient sur un pont : d'un côté ils sont attirés par la mer anglophone et le sentiment de réussite que notre histoire prête aux vainqueurs; de l'autre, encore l'histoire, héritage de notre culture ancestrale, l'amertume inconsciente en quelque sorte d'avoir été rejeté par la France. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 16 mars 2008 08h52
    La qualité de la langue
    « Je n'ai rien contre les régionalismes, les expressions savoureuses propres aux Québecois, là où je ne suis pas d'accord,c'est de modifier l'orthographe des mots pour la simplifier, et surtout modifier les règles de syntaxe et de grammaire sous prétexte qu'elles sont trop compliquées. Oui, c'est plus compliqué de s'exprimer de façon adéquate et d'utiliser un langage châtié. Mais n'est-ce pas là que l'on sépare les ignorants des personnes cultivées?
    Quand on parle de culture québecoise,on devrait parler plutôt de former un peuple de personnes cultivées.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    dimanche 16 mars 2008 10h10
    Non au créole
    « Enseignons le français à l'école, mais enseignons-le bien. La piètre qualité du français parlé dans les séries télévisées (ce n'est pas de l'art, mais du documentaire), le français miteux qu'on lit dans les courriels et la propension généralisée à cancériser notre discours de termes et expressions en langue anglaise sont-ils la conséquence de la mauvaise qualité de l'enseignement du français dans nos écoles ou du manque de fierté généralisé à l'égard de notre langue? S'il fallait qu'en plus on enseigne cette langue dégénérée à nos enfants...
    Henri-B. Boivin, Chambly

    Henri- »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    dimanche 16 mars 2008 11h03
    Imposture
    « Un mot pour appuyer votre dénonciation de cette proposition aberrante.Ce sont les mêmes nationalistes dévoyés qui ont détruit l'enseignement du français dans les années 70 en prônant le joual comme langue nationale et voilà qu'ils récidivent pour tuer tout ce qui reste de vagues ressemblances avec le français.
    Dans leur cervelle d'allégés, il ne leur passe pas par la tête qu'une langue, ça s'apprend, alors ils proposent la langue de ceux qui ne l'ont pas apprise. Et ils trouvent toujours quelques pseudo-linguistes connards pour leur faire confondre les changements du latin vers le français au 1er siècle avant-Jésus-Christ avec le vocabulaire indigent de nos analphabètes qui disent "pital" plutôt qu'hôpital. Il faut dire que souvent que ces linguistes ont fait leur carrière à même de grosses subventions gouvernementales pour publier leurs recherches bidons sur les québécismes et publier leurs âneries où ils essaient de faire passer les québécismes pour une langue.Heureusement que les plus sérieux les remettent à leur place. »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    dimanche 16 mars 2008 12h53
    @ Didier Saint-Victor : pourquoi le terme "créolisation"?
    « Vous avez écrit: Alors, je comprend mal l'emploi du terme "créolisation" de l'auteur pour expliquer cette "médiocrisation" du français au Québec.

    Le créole n'est pas en soi une langue, mais une langue peut être dite créole. La créolisation, pris dans son sens métaphorique, serait une conséquence de la "médiocrisation" du français québécois, et renforcerait le status du Québec comme bourgade folklorique dans la fédération canadienne, ce melting pot ou l'anglais domine. La "langue québécoise standard" n'existe pas, le "québécois" n'est pas une langue. Au Québec, on parle le français, et l'ensemble de ses dialectes ne constituent pas un "standard".

    Quelques définitions copiées/collées de Wikipédia:

    "En linguistique, un créole (criollo en espagnol, crioulo en portugais) désigne une langue issue des transformations subies par un système linguistique utilisé de façon imparfaite comme moyen de communication par une communauté importante, ces transformations étant vraisemblablement influencées par les langues maternelles originelles des membres de la communauté."

    "La créolisation est un processus socio-ethnique permettant la génération d'une langue dite langue créole. Contrairement aux idées courantes, le processus de créolisation est distinct du processus de pidginisation. Ce processus implique une langue de superstrat représentant la langue d'une minorité socio-économiquement dominante, et une ou plusieurs langues de substrat parlées par une large majorité." »

  • Eric Shannon
    Inscrit
    dimanche 16 mars 2008 13h26
    Créole comme processus
    « Effectivement, des langues peuvent se créoliser et donner lieu à un créole. Le créole haïtien n'est pas le même que le martiniquais. Les deux ont des règles et un vocabulaire différents suite à un mélange de plusieurs langues et à l'inventivité des esclaves travaillant dans les plantations voulant communiquer à l'insu du colon.

    On ne peut pas comparer le français oral parlé au Québec avec les différents créoles qui existent présentement sur la planète et qui sont effectivement des langues à part entière.

    Mais il y a effectivement un danger si on tente de légimiter ce qui se fait à l'oral en le faisant passé à l'écris. Il me semble que l'auteur de l'article émet une mise en garde contre un processus de légimation institutionnel qui n'a d'autre but que le détournement des vrais enjeux par un parti qui ne répond plus aux véritables préoccupations du peuple.

    Le PQ raconte vraiment n'importe quoi. Après les propositions fascistes de citoyenneté de Mme Marois, le parti relance dans la médiocrité et le manque évident d'idées nouvelles avec un concept qui vise à maintenir les gens dans l'ignorance, à les singulariser encore plus.

    C'est rendu que le PLQ et l'ADQ commencent à paraître sensés. D'ailleurs, sans les conneries du PQ, est-ce que l'ADQ récolterait autant de votes ? »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    dimanche 16 mars 2008 20h01
    @ Robert Mayrand : vous confondez langues et dialectes
    « Vous avez écrit: "Mais pour un Québécois de souche, il comprend très bien quand on lui dit que la tank de son windshield washer est craqué su le top. Pour un Français, c'est du chinois."

    Ce n'est pas du québécois non-plus. Les français, losrqu'ils se font l'oreille aux diverses particularités québécoises, comprennent autant que les "de souche". Les français aussi ont leurs régionalismes, ne vous fiez pas à leur académie pour conclure qu'ils parlent tous en "trou de cul de poule". Toutes les cultures ont leurs dialectes.

    Est-ce que tous les régionalismes, anglicismes et régionalismes se valent? Si je dis "baisse ta hupe, les hambes te hèlent", est-ce que c'est du québécois? Non, c'est du français fortement "coloré" par une prononciation marquée. Est-ce que remplacer certains mots par ceux d'une minorité dominante ou escamoter certaines syllabes est suffisant pour définir des langues?

    Si la France kin à son académie, le Québec devrait kiner à sa langue commune qui est le français, parce que c'est là qu'on est rendu malgré l'histoire du Québec. Arrêtons de faire croire à chaque ville, village, quartier et gang de rue que leurs dialectes sont souverains. Ce n'est pas juste pour grossir les lettres sur l'affichage des "étranges" à Montréal qu'on a une office de la langue française, c'est pour se donner une référence commune. Si on perd cette référence au profit d'un franglais pauvre et véhiculaire, on n'aura pas de quoi être fier.

    Pour ce qui est de Léandre Bergeron, voyez le récent documentaire "Léandre Bergeron - Avec conviction, sans espoir". Vous constarez que son français est excellent : http://www.onf.ca/collection/films/fiche/?id=53843 »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    dimanche 16 mars 2008 23h17
    Pau : Quel Mépris et méchanceté derrière cette diatribe..
    « L'abonné du Devoir que vous êtes, devrait avoir honte!

    On peut être en désaccord avec ce qui semble être un ballon d'essai de l'exécutif du parti québécois -- selon ce que j'ai appris aujourd'hui ; et J'espère que Curzi ne laissera pas passer cela -- mais ce n'est pas une raison d'être aussi vil.

    Pauvre type...... »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 02h43
    Gil Courtemanche, fédérâleux
    « Monsieur,

    Puisque vous n'hésitez pas à traiter vos confrères de "nationaleux", je n'hésite pas à vous affubler d'un titre qui vous va bient: fédérâleux.

    Avec les abrutis de nos media, on n'ira pas loin comme peuple.

    Comme le vin de mauvaise qualité, vous devenez rance avec l'âge.

    Vous devenez tellement plat par vos écrits que je ne lis plus de vous qu'un paragraphe par texte que vous pondez du haut de votre arrogance. Vous êtes de ces soi-disant journalistes qui font honte à notre peuple.

    http://tribunes.forumslog.com »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 15 mai 2008 15h01
    Tout pour éviter l'effort ??
    « Le vrai problème du français au Québec c'est que les francophones haissent ceux qui parlent correctement la langue française! Pour la majorité ceux qui parlent correctement le français sont des pédants.

    Il ne faut pas dire "ou est t'elle", ça fait pédant, mais "oussé kalé" etc...Les immigrants apprennent le français officiel et sont déroutés de constater que la langue parlé par les québécois est de BEAUCOUP différente (les autres pays francophones doivent nous sous-titrer) et qu'on ne peut en réalité que l'apprendre dans la rue...

    Logiquement deux solutions;

    a) soit les québécois apprennent à aimer le français, à faire l'EFFORT de le parler et écrire correctement,

    b)soit on reconnait que l'on parle dans les faits une "autre langue" et que les immigrés doivent apprendre cette langue québécoise au lieu du français. COmme les québécois ne VEULENT pas parler français et considère le joual comme leur vrai langue, de là l'idée de reconnaitre la langue dite "québécoise"...

    Les principaux fossoyeurs du français au Québec ce ne sont pas les anglophones mais les québécois "francophones" eux-mêmes!!!.Mais au lieu de faire un effort on préfère blâmer les autres; anglos, immigrés...car politiquement il ne serait pas rentable de parler de québecois paresseux vis-à-vis leur langue...On ne mérite carrément pas que le français subsiste au Québec, c'est la triste réalité que doivent affronter ceux qui veulent préserver la langue FRANÇAISE! »

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