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Un budget sans lustre

Robert Dutrisac   14 mars 2008  Québec
Photo : Jacques Nadeau
Québec — La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, a présenté hier un budget modeste, rédigé à l'aune du ralentissement économique mais émaillé de mesures peu coûteuses, conçues pour permettre à l'opposition officielle de sauver la face. Aucun psychodrame en vue: les députés de l'Action démocratique du Québec appuieront ce budget sans lustre.

«On doit faire appel au côté noble de tous les hommes et femmes politiques», a livré Monique Jérôme-Forget au cours de sa conférence de presse à huis clos. «J'ai essayé de proposer un budget de cohabitation. Sincèrement, quelqu'un qui voudrait aller en élections sur ce budget [...], avec un ralentissement économique certain, je pense que ce serait de mauvaise foi.»

Après avoir consulté son caucus, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a annoncé en début de soirée hier que la députation péquiste votera contre le budget. «Je suis estomaquée. Il [Mario Dumont] cautionne le retour aux déficits.» Elle s'est dite surprise que «Mario Dumont-Dion» appuie ce budget. «Parce que les sondages sont moins bons, ils vont voter pour le budget», a déploré la chef péquiste.

Non sans habileté, la ministre des Finances a parsemé son budget de mesures dont la paternité pouvait être revendiquée par l'ADQ. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, ne s'est pas privé de souligner cette paternité avant d'annoncer qu'il recommandera aux députés adéquistes, dont on ne peut pas contester la docilité, de voter pour ce budget. Ce ne sera pas un appui du bout des lèvres: tous les députés de l'ADQ seront appelés à se présenter à l'Assemblée nationale.

Parmi les mesures qui ont séduit l'ADQ, citons la principale: le gouvernement majore le crédit d'impôt pour les frais de garde afin de permettre aux familles qui assument le plein tarif des garderies non subventionnées de payer le même prix, au bout du compte, que les parents dont les enfants fréquentent les garderies à 7 $ par jour. L'ADQ réclamait une allocation de 100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne fréquente pas un service de garde subventionné. Mais avec cette mesure, l'iniquité disparaît pour les 93 000 enfants qui fréquentent les garderies privées non subventionnées, s'est réjoui M. Taillon.

Sans l'ADQ, «il n'y aurait pas de mesures pour les familles», a soutenu le chef adéquiste, Mario Dumont, hier en soirée. Selon lui, les familles qui profiteront de cette mesure du budget libéral pourront dire «merci à l'opposition officielle».

Le chef adéquiste a soutenu que «tout le monde a compris que ce n'est pas un grand budget», qu'il s'agit d'«un budget de peu de vision», d'un «minimum vital [...] qui permet au gouvernement de passer l'année». Selon M. Dumont, «l'adoption de ce budget est préférable à des élections».

Le budget du Québec 2008-09 ne prévoit ni de hausse ni de baisse d'impôt. Il fait état de revenus de 62,98 milliards, soit à peine 60 millions de plus que l'an dernier, signe d'une activité économique stagnante. La ministre Jérôme-Forget a confirmé prévoir une croissance de 1,5 % l'an prochain. Les dépenses dépasseront les revenus courants, mais afin de boucler le budget pour les deux prochaines années, Mme Jérôme-Forget peut compter sur une réserve de 1,8 milliard, dont 1,3 milliard servira en 2008-09 et 447 millions l'année suivante. Le porte-parole péquiste en matière de finances, François Legault, n'a pas manqué de souligner qu'à ses yeux de comptable, il s'agit d'un budget déficitaire.

Les dépenses de programmes augmentent de 2,3 milliards pour s'établir à 56,9 milliards, une croissance de 4,2 %, et, comme par le passé, c'est la santé qui reçoit la part du lion de cette augmentation, soit 1,34 milliard, suivie de l'éducation avec une hausse de 612 millions. Les autres ministères se partagent une somme supplémentaire de 376 millions, Pour la santé, il s'agit d'une croissance de 5,5 % du budget, dont 800 millions iront à des augmentations de rémunération, dont la moitié pour les médecins, ainsi que 125 millions pour l'assurance médicaments.

Le coût de la totalité des nouvelles mesures prévues au budget s'élève à la maigre somme de 291 millions, dont 93 millions proviennent de la nouvelle fiducie créée par Ottawa.

Pour l'année fiscale qui s'achève, le gouvernement a défoncé sa cible de croissance des dépenses, qui était de 4 %, pour atteindre 5,2 %, ou près de 500 millions. Les astres ont toutefois été favorables à Mme Jérôme-Forget: Québec a pu compter sur des revenus additionnels de 1,8 milliard, dont 451 millions du gouvernement fédéral.

D'autres mesures contenues dans le budget semblaient formulées pour plaire à l'ADQ. C'est le cas du nouveau crédit d'impôt remboursable de 30 % pour le répit des aidants naturels. Le fonds de 200 millions avec le partenariat de la famille Chagnon pour le développement des services auprès des aidants naturels va dans le même sens. En outre, le crédit d'impôt pour la francisation des entreprises, contenu dans le budget, est une proposition adéquiste présentée aux militants à leur congrès de la fin de semaine.

De plus, la ministre des Finances bonifie le crédit d'impôt pour le traitement de l'infertilité et pour les frais d'adoption, une mesure inspirée d'un engagement électoral de l'ADQ.

Sur le plan économique, l'ADQ avait réclamé un crédit d'impôt à l'investissement, ce à quoi la ministre des Finances a répondu favorablement avec un crédit d'impôt pour l'achat de matériel de fabrication et de transformation.

Bête noire de l'ADQ, la dette brute du Québec, qui comprend désormais la dette des réseaux de la santé et de l'éducation en raison de l'application de la réforme comptable souhaitée par le vérificateur général, augmente de 3,3 milliards pour atteindre 148 milliards à la fin de l'année financière.

Le ministère des Finances a trouvé une façon de réduire de 600 millions la croissance de sa dette. Hydro-Québec versera au gouvernement non plus 50 % mais 75 % de son bénéfice sous forme de dividendes. C'est la société d'État qui devra emprunter cette somme de 600 millions avec des frais annuels d'intérêt de 30 millions. Or Mme Jérôme-Forget a affirmé que ce coût supplémentaire ne se répercutera pas sur les tarifs d'électricité. L'ADQ critiquait le fait que le gouvernement fait passer à la dette la moitié des bénéfices d'Hydro-Québec. Gilles Taillon a salué cette décision qui réduit de moitié ce recours à l'endettement.

La ministre Jérôme-Forget a dévoilé hier le rapport du Groupe de travail sur l'investissement des entreprises présidé par l'économiste Pierre Fortin. Dans cette foulée, elle a aussi annoncé des mesures pour favoriser l'investissement, dont l'abolition immédiate de la taxe sur le capital pour le secteur manufacturier. Mais la ministre n'a pas rendu public le rapport Montmarquette sur la tarification des services étatiques, un sujet très controversé. Il sera étudié par une commission parlementaire. «Ce rapport devra être discuté de façon non partisane avec les trois formations politiques pour examiner les vertus et les effets pervers de toutes les façons d'aller chercher de l'argent dans les poches des contribuables», a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, Québec s'est senti obligé d'offrir aux contribuables le même programme créé par le gouvernement fédéral dans son dernier budget, le compte d'épargne libre d'impôt (CELI), un programme que Mme Jérôme-Forget ne jugeait pas adapté au contexte actuel de ralentissement économique. Ces CELI ne coûtent presque rien au départ — un million cette année et 20 millions l'an prochain — mais la croissance des coûts est exponentielle. Dans 20 ans, les CELI correspondront à une ponction annuelle de 600 millions pour le gouvernement québécois, a calculé le ministère.

***

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille
«Parce que les sondages sont moins bons, ils [les adéquistes] vont voter pour le budget», a déploré Pauline Marois.
 






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Vos réactions

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  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 07h51
    Exit le déficit zéro
    « Après 10 ans de déficit zéro, Monique nous replonge dans les déficits. La passe de peso chilien n'est que pur maquillage.

    (on nous avait bien dit que les profits de la vente des actifs chiliens iraient au Fonds des générations. Une autre cachotterie des Libéraux)

    (Charest doit présenter son rapport d'impot des 10 dernières années pour prouver qu'il a bel et bien déclarer son sideline...) »

  • Jasette
    Abonné
    samedi 15 mars 2008 04h02
    L'auréole de la ministre des Finances.
    « La belle photo prise par Jacques Nadeau de la ministre des Finances se passent de commentaires. Je laisse à chacun et chacune la liberté de l'interpréter à votre façon. Je n'en dis pas plus. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 15h51
    Un budget de comptoir à sucreries.
    « La députée de Marguerite-Bourgeoys s'est empressée d'aller parader sa suffisance doctorale, devant la Chambre de commerce de la mégapole des nids de poules. Que la pompiste du Trésor nationale se livre à quelques steppettes pompeuses, c'est tout à fait dans le style et dans le genre émergeants qu'affichent les libéraux «majoritairement» minoritaires. Mais, il n'y a pas de quoi palabrer ni pavoiser et encore moins exposer ses souliers devant les caméras nationales qui, faut-il en convenir, ont tout l'à-propos que requièrent habituellement les enterrements. C'est un budget de comptoir à sucreries qui a plu aux becs sucrés qui n'étaient surtout pas prêts à affronter l'électorat amer et dépité que les trafiquants sondeurs disent patibulaires et antipathiques à l'égard du parti qui ne compte toujours pas plus que deux ou trois ministrables, après l'année au cours de laquelle personne de cette formation composite et bigarrée ne semble avoir pris les bouchées doubles, dans une perspective (plausible en 2007) voulant que ce parti opportunément populiste pourrait attaquer de front l'arrogance corrosive et battre le mandarinat dédaigneusement exclusif, ces accablants paramètres de la rouge marginalité que pilote le bleu Jean Charest.

    À part son assiette de petites sucreries et ses petits plats de sucrettes égrainées, la Madame a bien vite repris les bottillons de son mépris coutumier et de sa suffisance habituelle, les deux traits de caractère que requiert le PLQ que pilote Jean Charest. Alors que les femellistes et mines anti-hommes du Québec ont tout fait pour griffer et pour saigner l'expression, AGIR EN BPF (en bon père de famille), cette noble expression qu'elles étiquetaient de sexiste, misogyne, machiste, dominatrice et abusivement patriarcale, cette expression d'ailleurs très positivement évocatrice qu'elles ont inscrite au catéchisme de leur Fatah contre «l'ennemi», l'épouvantail de leurs frustrations et le loup-garou de leurs hystéries, c'est à dire «l'homme», voilà que la hautaine trésorière claironne maintenant qu' ELLE A AGI EN BMF (en bonne mère de famille), en ajoutant des sucreries à sa liste d'une épiceries de gâteries artificielles, une liste qui n'a surtout pas tenu compte que les fonds d'armoires sont vides et qu'ils le sont en raison d'un PLQ qui vit au rythme de ses folles appétences, qui débride les dépenses orgiaques, de façons irréfléchies, inconséquentes, irresponsables et scandaleusement exponentielles, en laissant croire aux largesses et au «généreux bénévolat» de l'Hydro Québec qui accourre à leur chevet et en saupoudrant sur 5, 10, 15 années et davantage encore, l'endettement bacchanal qui finira par provoquer une implosion sociale et une explosion civile que devront subir le peuple et les successeurs de ces politiciens postiches, naufrageurs, cuirassés d'immunité et d'impunité, confortablement nichés aux perchoirs de l'insolence et de la suffisance, cette incurie politicienne, s'il en est une, des oligarques somptuaires.

    La trésorière, qui épingle à son CV un «doctorat en psychologie», s'autorise, du haut de la plateforme de ses talons, le déversement «amical», dit la bateleuse, du mépris et de l'arrogance qui lui vont comme un gant, à l'encontre du député séparatiste François Legault, en le traitant de malade. Ce qui, apparemment, a fait s'esclaffer de rire l'auditoire béat des «chambristes» de commerce montréalais assurément tous cartés. Cette tirade d'un trait doctoral douteux et digne d'une psychologie de bidonville, complétait ainsi et aussi bassement, les insultes et le mépris gratuit dont son collègue, le crieur Jean-Marc Fournier, avait inondé Pauline Marois, lors d'une précédente période de questions. Improvisant, c'est là son talent, Jérôme-Forget en ajoute à l'endroit des «machistes et des députés de mauvaise foi», ciblant et criblant, avec une arrogance hargneuse et une suffisance fielleuse, ceux qui auraient osé s'opposer à ses diktats pompeux, destinés à crémer et à sucrer les quelques galettes sèches et croûtons rassis qu'elle a refilés aux boulimiques complices d'un jour, compte tenu des inconfortables «petits creux» que provoque leur chute brutale, dans les intentions de vote, disent certains firmes commanditées du trafic d'opinions.

    En somme, le budget 2008 est une liste d'épicerie, truffée des trempettes que justifient les déboires de leurs incompétences majoritaires et l'étouffoir leur statut minoritaire. Autrement dit, un budget de grabataires apparemment solidaires, mais aussi et surtout, de plus en plus solitaires, tirant dans le même sens, dit-elle, dans celui de la déroute nationale. Maintenant que les amis spécialistes d'un certain ministre médecin spécialiste sont gras durs, maintenant que Rabaska et autres consortiums et cartels sont gras durs, maintenant que le Québec va passer des nids de poules aux coqs au vin, maintenant que se bidonne l'ex-libéral Mario Dumont, accroché aux avant-derniers barreaux de son incrédibilité politique, RIEN, ABSOLUMENT RIEN pour les corridorisés des Centres inhospitaliers de la Maladie Institutionnelle, RIEN pour améliorer le sort des aînés bafoués et victimes de la maltraitance institutionnalisée, RIEN pour stopper l'injustice flagrante que subissent les désindexés dont se moquent éperdument la banquière Jérôme-Forget et les siens, RIEN pour stopper l'appauvrissement galopant de la classe moyenne, RIEN pour garrotter l'hémorragie du paupérisme et stopper la descente aux enfers des démunis, RIEN pour stopper le tsunami de la pratique privée d'une médecine de grand luxe que suppute et recommande le vendeur d'assurances Castonguay, RIEN pour contrer les débordements fracassants de l'endettement dont se foute éperdument l'occupant de la capitainerie libérale et les artificiers de sa cabine.

    Primo, la banquière du Trésor voit à la maintenance très soigneusement consentie des acquis des richards et de leur bien-être fiscal et de leur félicité sociale. Secundo, elle maintient et privilégie l'accroissement des conforts de tous les croisiéristes de la corvette libérale, ceux de l'ingénierie des infrastructures autoroutières, ceux des architectures de la mégalo médecine doctorale et de la folie des grandeurs qui sont en tête d'une liste interminable d'accros biberonneurs. Tertio, elle trafique quelques bonbonnières de sucreries fourrées pour apaiser grosso modo certains appétits corporatifs et certaines fringales collectives. La docteure improvise, conférence et circonférence alors que sa vis-à-vis, la souveraine châtelaine, s'évertue à vouloir converser, à gesticuler et devoir tout renverser. Et dire que ces élues, entre autres, sont payées pour agir dans le sens du bien commun de la collectivité québécoise.

    En conclusion, RIEN POUR la majorité silencieuse = TOUT CONTRE la majorité paresseuse, taciturne et malheureusement aphasique qui convoque de tels mépris. Et ainsi vogue, à cale vide et avec quelques rameurs forcenés, la galiote des galériens minoritaires de la marginalité gouvernementale ! Et vive le 400e anniversaire des lutes épiques des classes, au Québec, luttes qu'ont déclenchées, qu'ont dominées et qu'ont gagnées, de tout temps, les «FULL CASH», les «FULL BLASTING POWDER» et les «FULL POWER» !

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 18 mars 2008 20h14
    Monique Jérôme-Forget, pitoyablement navrante.
    « Lors de la manifestation des hommes et des femmes de l'industrie des courses de chevaux qui, ce mardi 18 mars 2008, sont venus fouler les bancs de neige, devant le Parlement de Québec, ce fut pathétique d'entendre la très libérale Trésorière et Ministre de l'Endettement national déboute, à grand coups de mouchoir, les revendications de cette industrie, en livrant un larmoyant plaidoyer, celui de «sa gêne personnelle et ministérielle» à priver la Santé, l'Éducation, la Famille et qui d'autre encore, pour venir en aide aux travailleurs de cette industrie, comme si elle s'adressait aux chevaux de ladite industrie.

    En toute honnêteté intellectuelle et en toute prétention de crédibilité, si bien actée soit-elle, comment Monique Jérôme-Forget peut-elle avoir recours à de tels ARGUMENTS KLEENEX, alors QU'À GRANDS COUPS DE MILLIARDS, elle et ses minoritaires saupoudreurs de notre endettement colossal, naufrageurs de nos acquis, pillards et dilapidateurs de notre richesse collective, sans même penser aux familles, aux enfants, aux malades et aux négligés de ces élitistes gouvernants sans gouvernail, confient aux mêmes incompétents de leur lobby libéral, le soin de bricoler les infrastructures routières et de badigeonner de diachylons virtuels, les ponts de nos périlleuses traversées?

    En toute honnêteté intellectuelle et en toute prétention de crédibilité, si naturellement hautaine soit-elle, comment Monique Jérôme-Forget peut-elle avoir recours à de tels ARGUMENTS KLEENEX et «plaider une gêne qu'elle n'a surtout jamais eue, qu'elle n'a surtout pas et qu'elle n'aura surtout jamais», ALORS QU'À GRANDS COUPS DE MILLIARDS, elle et les augustes pantins de l'ingouvernance libérale quotidienne et du cas par cas, ont récemment bâclé le dossier de l'iniquité salariale faite aux femmes et viennent de graisser à tours de bras les richissimes spécialistes amis et collègues du ministre spécialiste, en leur accordant plus de 32% de généreuses augmentations et miséricordieuses compensations pour la misère noire qu'est la leur, sans avoir eu la décence minimale ni même avoir pensé, le temps d'un simple instant de contact avec la planète Terre, aux enfants, aux étudiants universitaires décrocheurs, aux malades confinés aux sombres corridors de leur inhumain exit, aux démunis, aux victimes de la maltraitance dans laquelle se spécialisent nombre de bourreaux des CHSLD, aux retraités désindexés qui sont débordés par l'augmentation galopante des coups que dictent les pachas amis des goujats gouvernants, aux seniors qui n'arrivent plus à se loger décemment, ni à se procurer les pilules dont les pharmaciens capitalisent sur les $$$ dorures $$$ et qui en sont rendus à compter sur les bancs de neige 2007-2008, pour les protéger des froids qui accompagnent l'apathie partiale, la frigidité calculée et la froideur exponentielle qui actionnent les robots des labos libéraux?

    Comment cette psychologue, de prétention doctorale, peut-elle tenir un tel langage et espérer être crédible et respectée? Comment peut-elle couvrir ainsi la scène du vaudeville libéral et acter de la sorte, devant les caméras des médias de sa basse-cour? Comment? Comment, derrière les portes closes de ses pratiques aveuglément partisanes et bassement lobbyistes, peut-elle faire le contraire de tout ce qu'elle proclame, clame et déclame? Comment un coin de sa bouche peut-il ignorer ce que dit l'autre coin? Les contorsions de cette Trésorière aux multiples visières, donnent lieux et espaces à des situations abracadabrantes que l'actualité et la réalité politiques actuelles, rendent tordues à l'extrême et dont la majorité des citoyens subissent les torts et dommages, en ces temps d'une crucifixion libérale épineuse et lancinante, incessante et des plus souffrante.

    Pourquoi donc les Oppositions ne s'entendent-elles, ne s'entendent-ils pas, pour enfarger et débarquer ces plâtriers du vide? Même les souverains conversationnistes nationaux n'arriveront jamais à faire pire. Même les inexpérimentés adéquistes n'arriveraient pas à faire le tiers des gaffes libérales. Même les bicéphales Solidaires et absents de la scène gouvernementale actuelle, n'arriveraient jamais à faire crouler le Québec sous un tel poids de favoritisme et de partialité, de patronage et de collusions obscures, d'inégalités, d'injustices et d'abus pluriels, ces mixtes bâtards d'un népotisme démocratiquement orchestré qui ne peut tenir en place, que grâce aux vents contraires que soulèvent et soufflent les Oppositions.

    Si c'est à ça que sert l'expérience politique partisane, VIVE ALORS L'INEXPÉRIENCE ET QUE VIENNENT DONC DES AMBITIEUX ET FIERS BÂTISSEURS!

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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