Une place inhabituelle est faite à l'environnement
Le budget d'hier prévoit des investissements de 74 millions sur cinq ans pour diverses initiatives environnementales, dont 12 millions pour le développement de nouvelles «technologies propres» et quatre millions en remboursements d'impôts au titre d'amortissement accéléré pour les investissements dans la géothermie.
Québec investira ainsi, et toujours sur cinq ans, 12 millions dans le réseau des parcs existants et 1,5 million dans de nouveaux parcs en milieux nordiques. Il ajoute 16,6 millions pour compenser les propriétaires privés qui vont instituer des aires protégées chez eux, et ajoute 15 millions à la gestion par bassin versant et 13,5 millions pour la création d'un Bureau québécois des connaissances sur l'eau.
Deux décisions de nature économique sont aussi susceptibles d'avoir des impacts environnementaux, mais les groupes écologistes ne les ont pas tous commentées. Il s'agit de la décision d'obliger Hydro-Québec à verser au fonds consolidé non plus 50 % mais 75 % de ses profits annuels et de la décision d'accélérer le développement minier du Grand Nord par diverses mesures fiscales.
De son côté, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, était particulièrement satisfaite d'obtenir une augmentation de 6 % du budget de son ministère en raison des nouveaux engagements à long terme, qu'elle évalue non pas à 74 mais à 150 millions, si on inclut ceux qui dépassent la planification quinquennale. Et, promet-elle, «ce n'est pas fini». Pour Mme Beauchamp, «c'est un des budgets qui accordent le plus à l'environnement» depuis longtemps.
Nature-Québec
Selon Nature-Québec, ce budget «oppose le développement dur au développement durable» parce qu'il lance le Québec «tous azimuts dans le développement minier et du Nord québécois, dans la poursuite d'un développement agricole non durable, dans des crédits d'impôt aux entreprises, dans l'abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, sans imposer aucun garde-fou environnemental», sous forme d'«écoconditions» quant à la conservation de l'énergie, des ressources et quant au respect de l'environnement. Les 45 millions accordés au Fonds du patrimoine minier inquiètent particulièrement Nature-Québec, qui estime que cette politique «dopera économiquement et inutilement une industrie déjà en pleine effervescence». Mais le groupe écologiste note avec une satisfaction particulière les 106 millions sur cinq ans accordés à la protection des milieux naturels.
Conseils de l'environnement
Pour le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement, ce budget fait une place inhabituelle aux questions d'environnement. Mais avec des crédits qui passent de 195 à 200 millions, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) reste coincé avec 0,3 % du budget provincial et une nouvelle baisse d'effectif de 30 personnes, ce qui risque, selon le RNCRE, d'accentuer la détérioration croissante de l'environnement québécois, faute de moyens de surveillance et de contrôle.
Pour Steven Guilbeault, d'Équiterre, s'il ne contient pas de grandes surprises, ce budget fort élaboré sur les questions d'environnement met fort heureusement la table pour un virage énergétique vert avec la géothermie et la mise au point de nouvelles technologies. Par contre, dit-il, Québec demeure incohérent en matière de transports, en investissant simultanément dans les transports en commun et dans les routes, «un non-sens économique» qui alourdit, en plus, notre balance des paiements par nos achats d'autos et de pétrole. Quant au développement du Grand Nord, il faudra d'abord, conclut Steven Guilbeault, tirer les leçons des grands projet antérieurs, ce qui ne semble pas
acquis.
Pour Arthur Sandborn, de Greenpeace, les mesures éparses annoncées, qu'il applaudit pour la plupart, traduisent néanmoins un «manque de vision globale» parce que Québec n'applique pas la même logique à ses principales politiques économiques, soit en énergie, en agriculture et en forêt.
Québec investira ainsi, et toujours sur cinq ans, 12 millions dans le réseau des parcs existants et 1,5 million dans de nouveaux parcs en milieux nordiques. Il ajoute 16,6 millions pour compenser les propriétaires privés qui vont instituer des aires protégées chez eux, et ajoute 15 millions à la gestion par bassin versant et 13,5 millions pour la création d'un Bureau québécois des connaissances sur l'eau.
Deux décisions de nature économique sont aussi susceptibles d'avoir des impacts environnementaux, mais les groupes écologistes ne les ont pas tous commentées. Il s'agit de la décision d'obliger Hydro-Québec à verser au fonds consolidé non plus 50 % mais 75 % de ses profits annuels et de la décision d'accélérer le développement minier du Grand Nord par diverses mesures fiscales.
De son côté, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, était particulièrement satisfaite d'obtenir une augmentation de 6 % du budget de son ministère en raison des nouveaux engagements à long terme, qu'elle évalue non pas à 74 mais à 150 millions, si on inclut ceux qui dépassent la planification quinquennale. Et, promet-elle, «ce n'est pas fini». Pour Mme Beauchamp, «c'est un des budgets qui accordent le plus à l'environnement» depuis longtemps.
Nature-Québec
Selon Nature-Québec, ce budget «oppose le développement dur au développement durable» parce qu'il lance le Québec «tous azimuts dans le développement minier et du Nord québécois, dans la poursuite d'un développement agricole non durable, dans des crédits d'impôt aux entreprises, dans l'abolition de la taxe sur le capital pour les entreprises manufacturières, sans imposer aucun garde-fou environnemental», sous forme d'«écoconditions» quant à la conservation de l'énergie, des ressources et quant au respect de l'environnement. Les 45 millions accordés au Fonds du patrimoine minier inquiètent particulièrement Nature-Québec, qui estime que cette politique «dopera économiquement et inutilement une industrie déjà en pleine effervescence». Mais le groupe écologiste note avec une satisfaction particulière les 106 millions sur cinq ans accordés à la protection des milieux naturels.
Conseils de l'environnement
Pour le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement, ce budget fait une place inhabituelle aux questions d'environnement. Mais avec des crédits qui passent de 195 à 200 millions, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) reste coincé avec 0,3 % du budget provincial et une nouvelle baisse d'effectif de 30 personnes, ce qui risque, selon le RNCRE, d'accentuer la détérioration croissante de l'environnement québécois, faute de moyens de surveillance et de contrôle.
Pour Steven Guilbeault, d'Équiterre, s'il ne contient pas de grandes surprises, ce budget fort élaboré sur les questions d'environnement met fort heureusement la table pour un virage énergétique vert avec la géothermie et la mise au point de nouvelles technologies. Par contre, dit-il, Québec demeure incohérent en matière de transports, en investissant simultanément dans les transports en commun et dans les routes, «un non-sens économique» qui alourdit, en plus, notre balance des paiements par nos achats d'autos et de pétrole. Quant au développement du Grand Nord, il faudra d'abord, conclut Steven Guilbeault, tirer les leçons des grands projet antérieurs, ce qui ne semble pas
acquis.
Pour Arthur Sandborn, de Greenpeace, les mesures éparses annoncées, qu'il applaudit pour la plupart, traduisent néanmoins un «manque de vision globale» parce que Québec n'applique pas la même logique à ses principales politiques économiques, soit en énergie, en agriculture et en forêt.
Haut de la page

