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L'ADQ abandonnerait le critère de la langue

Robert Dutrisac   13 mars 2008  Québec
Québec — Un gouvernement adéquiste réduirait le nombre de nouveaux arrivants francophones pour accorder la priorité aux immigrants capables de dénicher un emploi dès leur arrivée au Québec. «Aujourd'hui, on importe du chômage», a affirmé le président de la commission politique de l'Action démocratique du Québec, Stéphane Le Bouyonnec. Le gouvernement Charest a trop insisté sur le fait que les immigrants «devaient parler le français avant de rentrer au Québec, au détriment de demander d'abord s'ils allaient avoir une job en arrivant», a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence de presse, M. Le Bouyonnec, la députée de Groulx et porte-parole en matière de développement économique, Linda Lapointe, la conseillère du parti, l'économiste Diane Bellemare, ainsi que Mario Charpentier ont présenté le cahier des participants, intitulé Façonner la modernité, en vue du septième congrès de l'ADQ, qui se déroulera en fin de semaine à Laval.

Axé sur le développement économique, ce cahier comprend 29 propositions émanant de la commission politique du parti, dont une ambitieuse politique familiale inspirée des pays d'Europe du Nord ainsi que 18 propositions régionales. En plus d'une fiscalité conservatrice, l'ADQ préconise des politiques qui s'apparentent grandement aux mesures mises en oeuvre dans les pays sociaux-démocrates européens, non seulement sur le plan de la famille mais aussi au regard de l'interventionnisme de l'État dans l'économie. De fait, le document adéquiste appelle à un renouvellement de la social-démocratie beaucoup plus cohérent et plus précis que celui évoqué dans le cahier des propositions qu'auront entre les mains les militants péquistes réunis au même moment à l'occasion de leur conseil national.

L'économiste Diane Bellemare juge que l'immigration doit répondre à des besoins circonstanciels du marché du travail. «On nous dit que 60 % des immigrants qui sont arrivés au pays [le Québec] cette année parlent le français et, en même temps, on reconnaît que ces immigrants ont de plus en plus de difficulté à s'intégrer sur le marché du travail.» L'ADQ note que depuis dix ans, l'écart entre le taux de chômage chez les immigrants et le taux de chômage de la population en général s'est accru plus rapidement au Québec que dans le reste du Canada. Selon Mme Bellemare, les immigrants n'auront qu'à apprendre le français dans leur milieu de travail. On propose d'aider les entreprises à offrir cet apprentissage mais on rejette l'idée de renforcer la Charte de la langue française afin de franciser les entreprises de moins de 50 employés.

L'ADQ estime que l'immigration, dont les seuils devraient être limités au niveau actuel de 45 000 personnes par année, ne réglera pas le problème démographique qui attend le Québec. Le parti propose de s'inspirer des politiques natalistes les plus généreuses de l'Europe pour porter de 1,6 à 2 enfants par femme le taux de natalité, une cible atteinte par la France. Pour ce faire, l'ADQ veut hausser de 2,4 % à 3 % du produit intérieur brut (PIB) les dépenses de l'État destinées à soutenir la famille. Selon Mme Bellemare, cette augmentation représente une charge de 1,8 à 3 milliards de plus pour l'État québécois. À titre de comparaison, la promesse de l'ADQ de verser une allocation de 100 $ par semaine pour chaque enfant qui ne fréquente pas un service de garde subventionné représente une dépense annuelle d'un milliard de dollars pour le gouvernement.

«La femme est au coeur de la relance économique», a lancé M. Le Bouyonnec, soulignant qu'un gouvernement adéquiste encouragerait les femmes à avoir des enfants tout en travaillant. On propose notamment d'offrir des incitatifs financiers aux entreprises qui signeront des «ententes de flexibilité» aux employées qui ont des enfants de moins de 16 ans. Les femmes qui ont des enfants de moins de cinq ans auraient droit à des bourses pour parfaire leur formation.

Parallèlement à cette ambitieuse politique familiale qui ferait pâlir d'envie les militants du SPQ libre, un gouvernement adéquiste réduirait d'un milliard de dollars par année la dette accumulée afin de payer les dépenses courantes de l'État québécois, c'est-à-dire «la dette d'épicerie», selon l'expression employée dans le document. Les représentants de l'ADQ se sont montrés avares de détails sur les moyens que prendrait un gouvernement adéquiste pour boucler un budget dont les charges financières augmenteraient de quatre milliards.

Un volet entier du document porte sur les investissements dans les entreprises, notamment le capital de risque. Le parti de Mario Dumont se montre résolument interventionniste. L'ADQ créerait un bureau de l'investissement et de la prospérité ainsi qu'un «Private Investment Council» à la québécoise, présidé par le premier ministre et réunissant les grands décideurs économiques afin de réaliser de grands projets. M. Le Bouyonnec, qui a déjà travaillé dans l'industrie du capital de risque, s'est montré très critique à l'endroit de la réforme Brunet, qui a selon lui conduit à un échec. Ainsi, depuis quatre ans, on a assisté à une baisse de 40 % du nombre de financements, note-on. Le gouvernement du Québec devrait appuyer davantage le capital de risque. L'ADQ propose aussi le retour d'un régime d'épargne-actions.

La Caisse de dépôt et placement du Québec devrait multiplier par trois ses investissements directs dans les entreprises et les projets d'infrastructures au Québec pour qu'ils atteignent 15 % de son capital. De même, Hydro-Québec devrait reprendre ses activités de capital de risque comme par le passé, avance l'ADQ.






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  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 00h51
    Enfin, du 'parler vrai'!!!
    « Après neuf mois d'une performance décevante comme opposition officielle, on commençait à se demander si l'ADQ n'avait pas totalement perdu le contact avec la population. Et bien c'est peut-être le cas de son chef, mais l'analyse de Stéphane Le Bouyonnec nous démontre que dans les rangs, il n'en est rien.

    Pour commencer, le critère de la langue est obsolet: en dépit d'une langue commune, le Québec n'est pas en 2008, une terre particulièrement accueillante pour les immigrants francophones, si tant est qu'elle l'ait jamais été.
    Ainsi, il est paradoxal de voir de jeunes Français s'y ruer, alors que des milliers de jeunes Québécois, souvent très qualifiés, prennent chaque année la route des provinces de l'Ouest canadien, ou des États-Unis, souvent pour ne plus revenir, désertant en masse une province dont le marché du travail ne peut plus leur offrir que des emplois précaires, sous-payés, et au salaire est imposé à des taux ahurissants.

    Cette dégradation économique frappe aussi de plein fouet les immigrants maghrébins, dont beaucoup sont arrivé ici après être passés par la France, dans l'espoir d'échapper à l'ostracisme qu'il y subissaient, et qui malgré leur qualifications la plupart du temps très supérieures à la moyenne n'ont souvent aucun espoir de s'intégrer professionnellement, 9/11 étant passé par là: les "arabes" ont aujourd'hui dépassé les "noirs" au palmarès des groupes discriminés professionnellement au Québec.

    Il y'a quelques exceptions dans les emplois de techniciens, d'infirmières, de cuisiniers ou de manoeuvres, mais les conditions de travail sont bien entendu à l'image de la morosité économique ambiante, et l'impôt sur les revenus de salaire est écrasant (à peu près deux fois plus élevé qu'en France pour un salaire moyen)... tout un choc pour les tenants du néo-libéralisme qui s'imaginent débarquer en Amérique, et se retrouvent enlisés dans un gigantesque kolkhoze, version tire d'érable.

    Un diplômé universitaire français, algérien ou marocain qui souhaite s'installer au Canada devrait donc éviter le Québec et viser plutôt l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, ou même le Nouveau-Brunswick que ses politiques provinciales volontaristes sont en passe de propulser devant le Québec en terme de prospérité économique, et ou les francophones de l'étranger sont souvent mieux acceptés qu'au Québec. De toute façon, la maîtrise de la langue anglaise n'est pas facultative, même si l'on désire ne faire carrière que dans la Belle Province (ce qui est un peu utopique) - à l'exception de certaines sociétés d'État ou il est pratiquement impossible de décrocher un emploi en tant qu'immigrant, corporatisme oblige.

    Ces considérations sont encore plus pertinentes pour les diplômés des Grandes-écoles: le Québec n'a pas vraiment besoin de vous, et il n'a pas suffisamment les moyens de les payer pour justifier une immigration sur des objectifs purement professionnels. La non-reconnaissance des diplômes, même frappés du sceau des institutions européennes les plus prestigieuses, a pour conséquence d'interminables difficultés d'intégration professionnelle, et des perspectives d'évolution fort limitées.

    On le dit, on le répète, mais le message ne passe pas, et les immigrants francophones, pigeons un peu naïfs auxquels la Délégation Générale du Québec a fait le coup de la grande séduction (et qui ont avalé l'appât tout cru sans aller sur place se rendre compte par eux-mêmes), continuent à venir se fracasser comme des vagues d'étourneaux contre le mur d'un marché du travail qui ne peut en aucune façon les intégrer. Beaucoup d'entre eux devront en repartir, après quelques mois
    à quelques années de galère, ayant flambé toutes leurs économies dans une aventure sans issue.

    Il est temps que cela se sache, car si dans l'immédiat les immigrants sont les première victimes de cet échec, à plus long terme c'est la crédibilité du Québec en tant que terre d'acceuil qui est en jeu. Il faut savoir ce que l'on veut, quand on a besoin de livreurs de pizza, et bien on sélectionne des immigrants livreurs de pizza, pas des
    médecins, des avocats ou des ingénieurs. Il serait irresponsable de continuer à déraciner des talents prometteurs pour les transplanter dans un cul-de-sac professionnel. Et les beaux discours de Jean Charest sur l'ouverture des corporations professionnelles québécoises ne devrait abuser personne: il ne se passera rien, il ne se passe rien, il ne s'est jamais rien passé.

    Dans ce contexte, il faut saluer le franc-parler de l'ADQ : parfois maladroitement, c'est aujourd'hui le seul parti au Québec qui dit les choses telles qu'elles sont, qui a compris que pour les Québécois la préservation identitaire passe avant la prospérité économique, et qui met ses actes et ses propositions en accord avec ce constat. Parce que ne vous faites pas d'illusions, le PQ et le PLQ pensent exactement la même chose, mais préfèrent vous raconter des salades. Alors Québécoises, Québécois, foutez donc ces vieux croûtons dehors et offrez-vous un gouvernement adéquiste, ça vaudra toujours mieux que la médiocrité d'un Jean Charest ou la névrose incurable de la soi-disant élite péquiste. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 02h25
    On s'en va vers une pénurie d'employer, donc où est la préocupation?
    « On a peur de quoi? Les employeurs ont peur que l'employé ai l'embarras du choix, on craint une perte de pouvoir de l'élite financière et industrielle sur le peuple.

    La pénurie d'employer pour le travailleur ne peut qu'être bénéfique.

    On essaye de nous faire avaler n'importe quoi avec cet épouvantail. »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 06h15
    Un changement de paradigme nécessaire
    « Enfin, un changement de paradigme qui s'inscrit dans la réalité et non dans des vues de l'esprit. À plusieurs reprises j'ai eu l'occasion de soulever ces deux questions avec des exemples précis :
    Primo, le fait de parler français n'est pas une garantie qu'on va travailler. Les sub-sahariens sont scolarisés et parlent français mais sont toujours en recherche d'emploi dans une proportion alarmante.
    Deuxio, l'immigration doit être vue dans une perspective économique. Au Québec, la perspective dominante est toujours celle de la langue, de la culture, de l'identité. Il est temps qu'on descende des nuées et qu'on accepte de vivre en fonction de la réalité. La situation économique du Québec n'est pas reluisante à ce point qu'on peut se priver de la contribution financière des travailleurs immigrants. En fait, on ne fait pas qu'importer le chômage, on le crée sur place.
    C'est pourquoi, il va falloir, dans un 3e temps, éliminer les obstacles et les normes tatillonnes et franchement ridicules qui sont autant d'obstacles et l'emploi et en incitent plus d'un à déménager en Ontario pour y travailler ou pour y étudier. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 07h15
    Le taux de natalité en France
    « Si le taux de natalité en France est de 2.0 enfants au lieu de 1.6 comme au Québec, c'est en raison du fort taux de natalité chez les immigrants,en grande majorité du Maghreb.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 07h21
    45,000 immigrants c'est déjà trop
    « En 2006, les Américains ont accueilli 1,266,264 immigrants, soit un nouvel arrivant pour 245 Américains.

    Le Québec, avec 300,000 chomeurs (dont 50,000 immigrants) et 229,074 assistés sociaux aptes au travail (dont 61,371 immigrants, soit 26,8%) en a accueilli 44,681 soit un nouvel arrivant pour 172 habitants, un nouvel arrivant par quelque 125 Québécois, alias les nous-autres, alias les pure-laine, alias les Canadiens-français, alias les ce-que-ns-sommes, alias les sans-noms à force de s'agenouiller devant la visite, histoire d'être inclusif au top.

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/aide-sociale/clienteles.asp

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/migrt_poplt_imigr/601.htm

    http://www.dhs.gov/xlibrary/assets/statistics/yearbook/2006/OIS_2006_Yearbook.pdf

    A part six gros États qui ont accueilli le gros des immigrants, le reste du pays (souvent aussi homogène que le Québec français) a reçu très peu d'immigrants. En fait les chiffres font sursauter lorsqu'on les compare aux contingents qu'on accueille ici

    Le New Hampshire voisin a accueilli seulement 2990 immigrants, le Maine 1713 et le Vermont (État le plus blanc du pays), un gros 895.

    Le District de Columbia (leur capitale nationale) 3775, moins que notre capitale nationale. L'Iowa, qui a lancé Obama, 4086. L'Arkansas 2926, La Louisiane des cousins Cayens 2693, le Delaware 2,265, l'Idaho 2,377,
    L'Alaska, aussi grand que le Québec, 1554, le Mississipi 1480, le Montana et ses fameux cowboys boisclairiens: 505, la Virginie occidentale 763

    Enfin le Wyoming, État de Dick Cheney, un incroyable 376, soit 118 fois moins que le Québec de Charest!

    D'autre part, il n'y a pas de crise démographique au Québec

    En 2006, les Québécois ont fait 82,100 enfants. Comme il n'y a eu que 53,800 morts, le ratio est de 153 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs ratios du monde industrialisé.

    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/naissance/401.htm
    http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/naisn_deces/301.htm

    La Suède, qui a beaucoup en commun avec le Québec (société homogène, culture unique, pays riche, nordique, pacifique, fou du hockey, social-démocrate, 8 millions d'hab.) a seulement 105 naissances pour 100 décès.

    La Grèce est à 102 et la très catholique Pologne est dans le rouge à 96, sans capoter ni ouvrir ses portes à tous vents. L'Italie et la République Tchèque sont à 95, la Croatie 85, l'Allemagne (4e puissance économique du monde) 83, la Hongrie 71, la Lithuanie 69, la Lettonie 65 et la Bulgarie, recordman absolu du berceau vide, 62 naissances pour 100 décès.

    Le "Québec qui se meurt" est à 153 naissances pour 100 décès.
    IL EST OÙ LE PROBLÈME?

    http://www.migrationinformation.org/Feature/display.cfm?ID=402

    Le Québec compte à peine 14,3% de personnes âgées, ce qui nous place au 34e rang mondial! En fait le Québec est l'une des sociétés les plus jeunes du monde industrialisé. La France est à 16,4%, la Suède 17,6%, l'Allemagne 19,4%, l'Italie 19,7% et le pauvre et misérable Japon: 20%. Monaco, enfer du jeu sur cette terre, est au top avec 22,6% de p'tits vieux. A l'autre bout de l'échelle, le Niger, le Soudan et le Bénin sont à 2,4%, le Kenya à 2,3% et la Mauritanie à 2,2%.

    http://www.nationmaster.com/graph/peo_age_str_65_yea_and_ove-age-structure-65-years-over

    Le Québec n'a pas assez d'immigrants". Au recensement de 2006, on était à 11,5%,. On est rendu à plus de 12%, plus qu'aux USA.

    La France, en feu depuis des années, est à 10,7%. La Hollande où ca déborde et où la burka est maintenant interdite, 10,1%. La Grande-Bretagne, machine à terroristes, 9,1%. La Norvège, riche comme ça se peut pas, 7,4% et le Danemark, aussi en feu depuis quelque temps, 7,2%. La Belgique n'a que 6,2%, l'Italie 4,3%, la Finlande 3% et la Pologne 1,8%

    http://www.migrationinformation.org/Feature/display.cfm?ID=402 »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 13 mars 2008 07h46
    Les deux c'est mieux !
    « Faudrait bien que les immigrants aient les deux : parler français et être préparés à intégrer le marché du travail québécois. Un n'empêche pas l'autre et s'il n'y a pas assez d'immigrants qui ont tout ça, on n'a qu'à en réduire le nombre.

    Remplaçons la quantité par la qualité quitte à grossir la population du Québec un peu moins vite et éviter l'anglicisation qui pourrait devenir...galopante. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 08h52
    L'identité et l'économie sont indissociables.
    « L'ADQ va dans la bonne direction.
    C'en est assez du démentellement du Québec par Charest et ses amis de Toronto. »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 08h54
    Nos besoins économiques
    « Nous avons besoin d'immigration pour des raisons économiques.
    Nous n'avons pas besoin d'autres chômeurs, ça me semble évident. Le critère de la langue est tout à fait secondaire.

    Nous avons besoin de divers types de compétences. Sûrement des médecins, des infirmières et tout ce personnel qui manque affreusement dans le système de santé. Nous avons aussi besoin de divers proffessionnels...

    Mais nous avons aussi besoin de travailleurs manuels. Les québécois ne veulent plus travailler en milieu agricole, donc nous avons un besoin ESSENTIEL de Mexicains et autres travailleurs agricole. Nos québécois boudent aussi le travail en usine, donc il nous faut des immigrants pour faire ce travail. Nos jeunes québécois ne veulent plus être camelot, mais bien des enfants d'immigrants le feraient avec plaisir. Cet hiver, des immigrants n'ayant pas peur du travail manuel aurait fait une fortune avec des contrats de pelletage pour des particuliers (gens âgés etc...) et aurait pu profité de la grande demande pour exiger une bonne rénumération...Tous ces types d'emplois qui sont boudés par les québécois devront être occupés par des immigrants.

    Si l'état était plus courageux, il utiliserait les dizaines de milliers d'assistés-sociaux aptes au travail pour les emplois manuels, mais on persiste à vouloir payer à vie des gens qui ne veulent pas travailler...pendant que des employeurs se cherche de la main d'oeuvre...Qui aura le courage de mettre fin à cette absurdité qui encourage le parasitisme? D'abord mettre tout le monde apte au travail,...au travail! »

  • karim boujrada
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 08h57
    Si j'ai bien compris..
    « Donc, si j'ai bien compris, l'ADQ préfère que l'on recoive plus d'immigrants non-qualifiés et anglophones? Quid de faire quoi que ce soit pour le racisme à l'embauche et les ordres professionnels fermés. Et ceci devrait être une bonne chose pour l'Identité québécoise ainsi que pour son économie.

    J'applaudis les mesures inspirés des régimes scandinaves, chapeau, mais pour les propositions sur l'Immigration je donne "E" comme échec. »

  • Claude Smith
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 09h08
    Petite question à Mme. Bellemare
    « Si les 60% d'immigrants parlant français ont de la difficulté à se trouver un emploi, q'en est-il des immigrants qui ne maîtrisent pas notre langue?- Par Claude Smith »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 09h18
    @Paul Lafrance
    « Monsieur Lafrance, vous seriez gentil de vérifier vos faits avant de raconter n'importe quoi: certes, les étrangères font un peu plus d'enfants que les Françaises, mais l'ensemble du phénomène demeure négligeable.»

    Selon certaines études, l'immigration ne fait monter l'indice de fécondité que de 0,1 enfant par femme. L'indice de natalité des femmes immigrantes a tendance à rejoindre rapidement la moyenne nationale. C'est ainsi, par exemple, que les Portugaises qui vivent en France ont aujourd'hui plus d'enfants que celles qui vivent au Portugal.

    http://www.ledevoir.com/2007/01/20/128105.html

    Ce qui fait la différence, ce sont les mesures de soutien à la famille. Une famille française peut déduire (fiscalement) une demi part d'impôt par enfant. L'éducation pré-scolaire est gratuite et accessible à tous. Et le système de santé, mixte public-privé, est beaucoup plus efficace qu'au Québec, ce qui compte énormément dans la décision d'avoir ou non des enfants.

    Le problème des Québécois c'est qu'ils veulent le beurre et l'argent du beurre, prioriser à la fois la consommation insouciante et la pérennité de la race, obtenir des résultats sans avoir à payer pour: ça ne fonctionne pas, et c'est d'ailleurs le défi politique de l'ADQ que de leur faire comprendre cela.

    Or jusqu'à présent le parti de Mario Dumont a présenté la colonne 'Actifs' du bilan, c'est à dire comment son gouvernement utiliserait les deniers de l'État. Malheureusement, il manque la colonne 'Passifs', c'est à dire, d'ou viendra l'argent.

    On les attend donc au tournant, mais au moins ils proposent quelque chose de sensé. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 09h33
    Ce langage pseudo-économico-la piasse ô notre Dieu la piasse, me donne le goût de vômir.
    « Ce langage pseudo-économico-la piasse ô notre Dieu la piasse, me donne le goût de vômir. Moduler le développement social, identitaire ou culturel d'une société en fonction DES SEULS IMPÉRATIFS ÉCONOMIQUES mène justement là où les pires projections le laissent entendre. D'une part, ceux qui profitent de ce discours et de la croissance économique (une minorité), d'autre part ceux qui subissent les pressions toujours grandissantes sans toutefois pouvoir en jouir, de la croissance économique. Pour le travailleur atypique, le salarié de la défunte classe moyenne, peut-on vraiment croire que les salaires ou les émoluments ont suivi les hausses effarantes du coût de la vie (prix de l'essence, hausses successives des coûts de l'électricité, des denrées multiples...) Si en plus on module le développement sociétal en fonction UNIQUEMENT des impératifs économiques comme le propose l'ADQ (les politiques familiales et natalistes sont, fondamentalement, inéfficaces quand elles sont en contradiction avec le constat d'apauvrissement généralisé de la population à qui elle s'adresse), on ne fait que contribuer à la "canadianisation" de la collectivité québécoise.

    Ce discours mi-figue, mi-raisin en ce qui concerne l'avenir du dossier identitaire québécois ne fait qu'affaiblir la collectivité qu'il tend défendre. La défense des remparts culturels, patrimoniaux, sociaux et ultimement économiques qui définissent la société québécoise doivent primer sur les seuls intérêts économiques. Ce serait euphémisme que de déclarer qu'une minorité de biens-portant profitent des retombées de la croissance de leur Dieu-dollard. Ainsi ne faut-il pas se surprendre que ces derniers se retrouvent au sein de l'ADQ, véhicule utile pour eux afin de faire la promotion de leur programme économique avant tout, et politique par la suite; car si le discours est cohérent quand vient le temps de défendre le programme économique des nantis, le tout devient très, très nébuleux quand vient le temps de présenter une politique sociale et identitaire cohérente. C'est là le talon d'achille de cette formation politique. Les phrases assassines et les coups de gueule du chef dans le dossier identitaire deviennent éventuellement ridicules. Après avoir tant gueulé contre les accommodements raisonnables, l'ADQ n'a pas même eu le courage de se présenter devant les commissaires (Bouchard et Taylor bien entendu) qui, par leur mandat répondaient aux préoccupations du Cheuf de l'ADQ.

    Allez demander aux familles des nombreux travailleurs de l'usine de pâtes et papiers de Thurso qui se sont suicidés depuis 24 mois, un nombre si important que le CLSC de St-André-Avellin a mis sur pieds un programme de sentinelles afin de stopper le carnage, allez demander à ces familes si la croissance économique a eu un effet bénéfique pour eux, ou pour les travailleurs de Ribeyron à Ripon, ou pour les travailleurs de Lauzon à Papineauville, etc... Les travailleurs qui restent SUBISSENT les contrecoups de la croissance mais n'en profitent jamais. On aura beau enrober le discours des nantis d'une mielleuse salade démagogique de défense identitaire, ces gens là en ont soupé de voir le pouvoir discrétionnaire de dépenser réduit comme peau de chagrin, incapables d'assumer hausse du pétrole, de l'électricité, etc... »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 10h28
    A qui profite l'industrie de l'immigration?
    « Comment le Québec, avec 300,000 chomeurs (dont 50,000 immigrants) et 229,074 assistés sociaux aptes au travail (dont 61,371 immigrants, soit 26,8%) peut-il accueillir autant d'immigrants alors que rien dans sa démographie et dans son économie ne le justifie?

    Faut voir à qui profite l'industrie?

    Ailleurs dans le reste du monde où l'on trouve une croissance lente de la population et une population beaucoup plus vieillissante qu'ici, comme au Japon, au Portugal ou en Finlande, on ne fait pas appel à l'immigration. Peut-être savent-ils que leur avenir est assuré sans immigration? Le Canada est un cas unique qui accepte plus d'un million d'immigrants aux 4 ans (c'est le nombre des francos hors Québec; 4 fois le nombre d'Acadiens en Acadie!) Comment tous ces pays peuvent-ils avoir tort, et le Canada raison?

    Il n'y a pas de réponse évidente à la question, mais on peut avoir une piste de réponse en regardant à qui profite l'immigration au Québec?

    A) D'abord aux employeurs qui voient débarquer une main-d'oeuvre près à tout pour travailler. On a beaucoup parlé de l'échec de la syndicalisation chez McDo mais peu de la raison de l'échec. Maxime Cromp , " employé du mois " chez Mc Do, est l'un des responsables de la syndicalisation d'un McDo rue Peel. Dans le documentaire " Maxime, Mc Duff et Mc Do ", il raconte qu'il était parvenu avec un autre employé, Pascal McDuff - à faire signer leur carte d'accréditation à 48 de ses 55 collègues. Mais le patron a engagé " 30 autres employés, majoritairement des immigrants, ce qui était très stratégique, et les autres ont commencé à avoir peur que ça ferme ", raconte Maxime ". (Le Soleil, Simon Boivin, 13 février 2005.)

    Même Alan Greenspan, M. Capitalisme, était pour l'immigration. C'est une merveilleuse façon de combattre l'inflation (sa grande obsession) disait-il. Il savait très bien que les immigrants aident à garder les salaires bas, à les " walmartiser ". Pourquoi nos syndicats sont-ils pour alors? Je n'ai jamais compris où était l'intérêt de leurs membres? Rectitude politique?


    B) La pléthore d'avocats, de consultants et d'agences qui se nourrissent de l'industrie de l'immigration. Toute la petite " mafia " de l'Aide Juridique qui est payée par l'argent des contribuables (90% des Québécois n'ont pas accès à l'Aide juridique) et qui convocte régulièrement les journalistes pour leur offrir leur cas de pauvre réfugié traité injustement par Immigration Canada. Même Guy A Lepage a mordu récemment. Une petite gamine a réussi à f.. le système avec la complaisance de TLMP (comment la gamine ne pouvait pas ne pas savoir que son père avait au moins deux femmes et qu'il avait donc menti aux autorités canadiennes?)

    C) Les développeurs et les mordus de l'immobilier profitent aussi de la manne : tout ce beau monde doit se loger dès leur arrivée. Dans les grandes villes, c'est la principale raison de l'augmentation du prix de l'immobilier (comparez un loyer à Vancouver par rapport à Québec). Les immigrants remplissent les loyers mais, surtout, font monter le prix des loyers au dépens de 3 millions de locataires québécois qui en paient mensuellement la note, douze fois par année

    D. Enfin et surtout le Parti Libéral qui recueille presque tous les votes. Toronto (un sixième du Canada), Vancouver et plus de la moitié de l'Ile de Montréal sont devenus des forteresses libérales imprenables pour une bonne génération à venir. En 2006, en plein scandale des commandites, Harper n'a pas réussi à faire élire un seul député dans ces trois villes. Du jamais vu dans l'histoire du Dominion. Au Québec, alors que les Libéraux faisaient à peine 9% dans le Québec français, ils réussissaient quand même à garder leurs 12 sièges dans le Montréal anglo-ethnique. Faut le faire.
    C'est pareil au Québec. 77% des électeurs et 85% des nous n'ont pas voté pour Charest. Pourtant on est poigné avec.

    Au sommet du G8, à Evian en 2003, Chrétien se vantait qu'on n'avait pas de problème avec l'immigration. " Et quand je leur dis que dans mon parti, 25% des députés ne sont pas nés au Canada, ils sont surpris " (Le Soleil, Raymond Giroux, 4 juin 2003)

    Dès 1994, Rodrigue Tremblay avait vu juste. "Ceux qui propagent au Canada le mythe du "gros à tout prix" le font en vertu d'une idéologie dangereuse et pour promouvoir des intérêts politiques partisans. Le Parti libéral du Canada et son frère cadet le Parti libéral du Québec sont ceux qui déploient les plus grands efforts de propagande afin de véhiculer le mythe du "gros à tout prix" parce qu'ils ont depuis longtemps fait le calcul qu'ils s'importaient des votes en recourant à une politique d'immigration ouverte et massive. Cependant, dans ce domaine comme dans d'autres, ce qui profite aux politiciens et aux bureaucrates qui les servent n'est pas nécessairement à l'avantage de l'ensemble de la population."
    (Rodrigue Tremblay, Le Devoir, 8-7-94) »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 10h46
    Quelle est la vraie solution?
    « Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays.

    PAYS POPULATION PIB/Hab

    Inde 1,1 milliard 3 344$
    Nigeria 131 millions 1 188$
    Pérou 27 millions 5 983$
    Danemark 5,4 millions 34 737$
    Finlande 5,2 millions 31 208$
    Islande 295 mille 35 586$
    Irlande 4.1 millions 40 160$
    Luxembourg 465 mille 69 800$
    Norvège 4,6 millions 42 364$

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur. En 2006, l'État du Québec se situait au 22e rang dans monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant de 30 143 $ US.

    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Aucunement prouvé. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous serons alors plus productifs. C'est là la clef de notre survie comme peuple francophone. »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 11h23
    Les bons vieux Canadiens-Français
    « C'est donc les (petites) entreprises qui se chargeraient de la francisation des immigrants! Faut-il en rire ou en pleurer?
    On sait que Dumont et l'ADQEMD (son nom complet et officiel: Action démocratique du Québec - Équipe Mario Dumont) étaient passéistes, mais là, on se retrouverait avec des Canadiens-Français pure laine et des immigrants anglicisés, comme dans le bon vieux temps. Qui se souvient de la quatrième strophe du Ô Canada? "Parmi les races étrangères, notre guide est la foi..." »

  • Hélène Trudel
    Inscrite
    jeudi 13 mars 2008 11h52
    Suis-je la seule à être horrifiée des propos de l'ADQ? Rassurez-moi!
    « Certes, le besoin de travailleurs immigrants est important mais pas au détriment du travail qui se fait depuis des générations pour maintenir la langue française vivante au Québec, particulièrement à Montréal. Tout le monde sait que les immigrants arrivés ici glissent vers la langue anglaise. Ce n'est pas les entreprises qui vont inciter ces nouveaux travailleurs à parler français. Au contraire, elles acceptent « paresseusement » des employés qui maîtrisent plus la langue anglaise que la langue française et elles s'accommodent de curriculums vitae écrits uniquement en anglais. Jetez un oeil dans le secteur des entreprises des technologies et du multimédia situées sur l'Île de Montréal. C'est effarant!

    Que dira-t-on aux immigrants avant leur arrivée au Québec? Quelle image du Québec le parti de l'ADQ compte-t-il donner à ceux et celles qui veulent venir travailler ici?

    Ce parti, tel un parent, conçoit le problème de la langue comme un caprice. Je ne possède pas la science des statistiques, je n'ai pas l'esprit comptable, je n'ai que mes mots et je ne peux qu'exprimer mon désarroi face aux accommodements que le parti de Mario Dumont est prêt à proposer. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 13 mars 2008 12h09
    @Steve Fortin
    « Vous dites:
    "Moduler le développement social, identitaire ou culturel d'une société en fonction DES SEULS IMPÉRATIFS ÉCONOMIQUES mène justement là où les pires projections le laissent entendre."

    Vous ne pouvez rien moduler sans économie.

    C'est l'économie qui doit être développée en fonction des impératifs sociaux, identitaires et culturels de la société québécoise.

    C'est ce qui maintient la cohésion du groupe et assure sa pérénité.

    Faudrait, au Québec, arrêter de faire les choses à l'envers. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 13 mars 2008 12h28
    @ M. Jacques Noel
    « Bravo pour votre clairvoyance M. Noel. Rien de plus logique.

    L'immigration actuelle profite à tout ce monde mais pas autant qu'à M. Charest et son parti Libéral très provincial qui y trouve de nouveaux électeurs fidèles. »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 14h33
    À défaut
    « À défaut de se donner tous les outils politiques qui lui permettrait, comme le font plusieurs petits pays, de prospérer malgré un taux de natalité évidemment à soutenir, le Québec préfère jouer la province « fatikante » dans une fédération créée pour réaliser sa disparition. Lui faudra-t-il bientôt passer à l'anglais ? Qu'à cela ne tienne !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 13 mars 2008 16h49
    Contradiction adéquiste
    « Franchement, je ne comprends pas l'ADQ ! Ce parti dénonce le projet du gouverenement de hausser le taux d'immigration car, selon lui, cela constituerait une menace à la langue de la majorité au Québec et, du même coup, il s'oppose à l'idée de privilégier les immigrants qui parlent déjà français !

    À ceux qui croient, qu'en écartant le critère la langue dans le choix de nos immigrants, cela nous permettra d'accueillir des gens plus instruits et plus fortunés, rien n'est moins sûr. La vaste majorité des gens, qui viennent chez nous, le font pour améliorer leur situation, pour fuir la pauvreté. Les immigrants investisseurs, qui ont beaucoup d'argent, sont rares et tous les pays se les arrachent.

    Quant à ceux, que nous recevons et qui parlent déjà français (j'en connais plusieurs), beaucoup sont déjà fort instruits mais ils se heurtent souvent à des obstacles corporatistes (exemple, chez les médecins) quand ils se cherchent un emploi. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 02h22
    VERS UN CONGRÈS DÉBILE
    « Ce week-end, les adéquistes se réuniront à Laval avec un cahier de 29 propositions toutes aussi intéressées les unes que les autres.

    Parmi les propositions qui seront mises aux voix,
    L'ADQ abandonnerait le critère de la langue.

    Robert Dutrisac
    Édition du jeudi 13 mars 2008
    Mots clés : Langue, ADQ, francophones, Immigration, Québec (province)
    La priorité irait aux immigrants capables de trouver un emploi dès leur arrivée.
    Le Devoir

    On oublie vite, dans cette perspective, que les immigrants se classent en deux catégories, les uns économiques, les autres réfugiés.

    La solution ne réside pas dans la langue parlée à l'entrée sur notre territoire, mais sur la compétence et le statut pré-établi par Ottawa à savoir que les néo-arrivants ne vivront pas à nos crochets.

    Pourquoi personne ne nous dit combien des deux catégories sont acceptées annuellement sur les 45 000 supposés que nous accueillons? Quelqu'un aurait-il quelque chose à cacher?

    On se demande souvent si le Québec contrôle son immigration, je n'en suis pas si sûr.

    On dirait que le rapport Durham est en train de s'appliquer a posteriori dans les visées colonialistes de l'envahisseur de 1759.

    Que Dumont et ses troupes mettent sur papier le critère de la langue prouve que ces gens-là ne savent plus à quel saint se vouer pour se faire accepter de l'électorat.

    Ce qui me rassure, c'est que d'ici un an, quand nous irons en élections, pas avant, semble-t-il, les Québécois auront oublié l'opportunisme de ce parti de poux qui apprennent à patiner sur la patinoire chauve de leur formation politique à l'Assemblée nationale.

    Dumont rêve à un slogan qui lui donnerait la priorité dans les votes comme il avait lancé la boule de quilles des accommodements raisonnables pour devenir l'opposition officielle le 26 mars dernier.

    Ces récupérateurs du moment des électeurs sont sidérants... Ce n'est certes pas en lançant des ballons comme l'immigration trop grosse que nous acceptons chaque année, un an à l'avance, que le chef adéquiste tiendra le haut de l'échelle.

    Beaucoup de neige fondra jusqu'aux prochaines élections. Et dans un an, quelque chose d'autre arrivera, et tant les uns que les autres auront oublié ce à quoi on jasait sur les tribunes un an auparavant.

    Je souhaite seulement dans ces circonstances que Pauline Marois laissera Dumont glisser sur ses propres pelures de bananes. Elle n'est pas obligée de le suivre. Elle sera là encore l'an prochain, et bien des choses auront été oubliées.

    Le seul fait qu'un immigré de l'ADQ, Stéphane Le Bouyonnec, méprise aussi ouvertement ses hôtes, me laisse pantois. Ils font comme s'ils ne voulaient pas atteindre le pouvoir. Tant pis pour eux!

    http://tribunes.forumslog.com »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 14 mars 2008 13h43
    Autonisme et opportunisme
    « Quand on pense que le Québec a toujours été autonomiste tout au long de son histoire et qu'il a payé trop cher la défense constante de sa particularité et de ses champs de compétence, comment l'Action Démocratique peut-elle avoir la démagogie de prétendre innover et être porteur de changement? Il est bien prétentieux de leur part de penser faire mieux que tous les gouvernements précédents dans le cadre fédéral!
    Je vous défie monsieur Dumont de prétendre que le fondateur de votre parti monsieur Jean Allaire ait fondé l'Action démocratique dans un autre but que celui de cautionner la Souveraineté du Québec! Plus, il mentionne l'urgence de la faire puisque selon lui il y va de notre survie en tant que peuple, rien de moins.( conséquences du rapatriement de la constitution sans l'accord du Québec qu'il décrit comme l'arnaque du siècle par les dirigeants politiques fédéraux de l'époque ). Lorsque je constate votre position quant à la langue française, que ne feriez-vous pas pour obtenir le pouvoir? Il y a un mot pour vous décrire, vous êtes un danger pour l'avenir du Québec, puisque vous êtes carrément un opportuniste, au détriment de sa survie. C'est déplorable!
    SOUVERAINEMENT
    Lorraine Dubé »

  • Benoît Fortin
    Inscrit
    vendredi 14 mars 2008 16h45
    Article Mario Dumont
    « On voudrait que le français soit mieux parlé et écrit au Québec.Mais comment? Avec des millions $? Donnés et contrôlés par qui ?
    Les Éditions Myrtille ont trouvé la formule, elle est peu dispendieuse. C'est un genre de cours privés, gratuit, à domicile et durables. Du jamais vu au Canada français.
    Je suis professeur de français depuis 1940 et j'ai édité 12 volumes de français correctif.
    Tél.: (418) 549-0147
    Benoit Fortin »

  • Husker I.
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 16h02
    tristement vrai pour des xenophobes...
    « Je suis immigrant (pas pure-laine) et je trouve malheureusement que quelques propos de ce depute reactionnaire anti-immigrant vrais!

    Je suis ce qu'on peut appeler un "francophone", je suis arrive au quebec, avec des "reves" qui sont devenues des illusions.
    J'ai le regret de vous dire, que le quebec est un societe reactionnaire, allergique aux immigrants qui ne sont pas de "souche francaise-catholique", et c'est l'une des plus "racialistes" sur beaucoup de plan.
    Je me suis mis a l'Anglais, car les Anglophones (au West Island de Montreal) ont moins de prejuges et moins renfermes que les "pure-laines" qui recrutent les gens suivant des caracteristiques raciales.
    J'ai facilement trouve un emploi en milieu Anglophone ouvert, respectueux et sur de lui meme et de son identite, pas au detriment des autres.
    Un milieu de tolerance loins des jeremiades des xenophobes de l'adq ou de leur suppletifs dans la societe.
    Un milieu qui favorise le travail et la production et non la "race" franco-catholique.
    La langue francaise est une illusion, et j'ai bien peur que ce soit l'ADQ le vrai porte-parole d'une societe quebecoise nostalgique (en cachette).

    Je trouve les xenophobes de l'adq moins hypocrites sur leur choix, ils disent ce que pensent les pure-laines et ils sont en train de devenir la premiere formation politique au Qc.

    Mes craintes, c'est de voir le jour ou des xenophobes de cet acabit atteindre les sommets du pouvoir, je n'ose imaginer les resultats catastrophiques que cela va avoir sur les immigrants et leur descendants Canadiens (ne au Qc, mais jamais considere comme quebecois, faute de "genes" francais-catholiques).

    Le Qc (francophone) glisse doucement mais surement vers un systeme fasciste ... ou l'adq ne sera qu'un enfant de choeur a ce moment la. »

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