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Le salaire caché de Charest: entente privée, clame le PLQ

Antoine Robitaille   12 mars 2008  Québec
Le PLQ verse à Jean Charest 75 000 $ par année depuis dix ans.
Photo : Agence Reuters
Le PLQ verse à Jean Charest 75 000 $ par année depuis dix ans.
Québec — Le Parti libéral a refusé de dire hier si l'entente qu'elle a avec son chef depuis 10 ans pour lui verser 75 000 $ par année, en plus de son salaire de premier ministre, est écrite. «Et si elle était écrite, je ne vous la donnerais pas, parce qu'elle relève du domaine privé», a expliqué hier Michel Rochette, le directeur des communications du Parti libéral. M. Rochette soutient du reste que le parti a «des avis juridiques» qui lui permettent de toute façon d'affirmer que la pratique est totalement légale, mais il n'a pas accepté de rendre ceux-ci publics.

C'est d'ailleurs ce que le premier ministre a répété hier, alors que les députés revenaient en Chambre pour la première fois depuis Noël. Un tel «arrangement, évidemment, c'est conforme aux lois», a-t-il soutenu, avant d'ajouter que, «sur le plan fiscal, toutes les lois sont respectées [...] Même si c'est un arrangement privé, j'ai voulu ce matin le rendre public, parce que de toute évidence ça allait créer un débat. Aussi bien le dire».

Le Parti québécois a attaqué seul sur cette question hier, puisque l'Action démocratique verse aussi un «salaire» de 50 000 $ à son chef depuis le mois de mai. Le leader du Parti québécois, François Gendron, doyen de l'Assemblée nationale, a soutenu qu'il n'avait jamais vu une pareille chose et a prévu qu'elle éclaboussera les rangs libéraux: «Comment le premier ministre du Québec, comme chef de parti et premier ministre du Québec, peut-il donner son aval à une telle pratique sans réaliser que, ce faisant, il laisse planer d'énormes soupçons sur sa propre intégrité et sur celle de tout son conseil?», a-t-il demandé. M. Gendron s'est aussi scandalisé que l'ancien président du PLQ Marc-André Blanchard ait présenté la rémunération supplémentaire au chef libéral comme un mécanisme pour éviter la corruption, «pour protéger et s'assurer de le mettre à l'abri contre toute pression indue», selon les mots de M. Blanchard.

Le whip péquiste Stéphane Bédard a demandé pour sa part «combien il a reçu au total sur 10 ans et sous quelle forme». Au PQ, on se demandait aussi pourquoi le premier ministre avait attendu 10 ans, et le reportage de TVA du journaliste Robert Plouffe, pour faire état de cette entente (par un communiqué diffusé hier à 5h du matin).

Jean Charest en a déjà parlé

En fait, ce n'était pas la toute première fois, hier, que Jean Charest parlait du fait que son parti lui a payé un salaire, selon ce que Le Devoir a découvert dans les archives du site de l'Assemblée nationale. Il l'avait déjà mentionné, mais en laissant entendre qu'il ne le recevait plus. C'était sa première conférence de presse à titre de chef de l'opposition, le 15 décembre 1998 (les élections avaient eu lieu le 30 novembre). Interrogé sur sa pension fédérale, il avait alors répondu: «Le jour où je suis devenu chef du Parti libéral du Québec, puisque je n'étais pas élu, c'est le Parti libéral du Québec qui a assumé mon salaire, juste pour vous le rappeler, puisque c'est une question qui peut en intriguer certains.» Il parla du salaire au passé, en précisant: «C'est eux [les gens du PLQ] qui ont assumé mon salaire, à un niveau équivalent à celui du chef de l'opposition officielle. Et ma pension au fédéral, j'y ai renoncé et j'ai demandé qu'on prenne des arrangements pour que je ne la reçoive pas ou, si ce n'était pas possible, parce que, techniquement, ce n'était pas clair si cela était possible ou non, que l'argent soit retourné au fonds consolidé», principal «compte de banque» de l'État.

Des précédents?

Est-ce illégal? Les représentants du Parti québécois n'ont pas voulu répondre hier. «Moi, je ne me prononce pas sur l'illégalité ou la légalité, je ne le sais pas», a répondu Stéphane Bédard, lui-même avocat.

Plus tôt en Chambre, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier avait défendu son chef en soutenant qu'il ne s'agissait aucunement d'un cas de «double rémunération de fonds publics». De plus, a-t-il dit, chaque parti a eu recours à cette pratique. Non seulement Mario Dumont, mais André Boisclair a reçu un salaire du Parti québécois pendant quelques mois. Juste, a répondu le PQ, mais c'était avant qu'il devienne l'élu de Pointe-aux-Trembles. Un autre précédent a été soulevé, celui de Richard Legendre, qui a reçu, du 12 mars 2001 au 24 septembre 2001, un montant total de 39 900 $ sous forme d'honoraires professionnels. «C'était pour compenser le déficit financier qu'il subit en n'étant pas élu comme député», a-t-on expliqué au PQ, en insistant sur le fait que M. Legendre n'était pas élu.

Ponts d'or

En Chambre, en pleine attaque, M. Fournier a enjoint aux élus péquistes de regarder dans leurs propres rangs, où «des gens ont occupé des fonctions à des ministères, avec des conjoints qui n'étaient pas très loin». Il faisait référence au mari de la chef péquiste Pauline Marois, Claude Blanchet, président de la Société générale de financement au moment où Mme Marois était ministre des Finances. Plus tard, il est revenu sur ce cas, ajoutant que le «conjoint» a eu un «pont d'or» lorsqu'il a quitté son poste. Stéphane Bédard a alors répliqué: «Il faudrait qu'il nous explique c'est quoi, un pont d'or. S'il tient vraiment à parler de pont d'or ici», faisant allusion à une théorie sur le passage de Jean Charest de la scène fédérale à la québécoise en 1998. «Un pont d'or pour Charest?» est le titre d'un article publié en 2006 dans un journal souverainiste, Le Québécois. Lorsque Le Journal de Sherbrooke avait repris ces informations, le cabinet du premier ministre avait envoyé une mise en demeure au journal, traitant l'article de «tissu de mensonges». Quebecor, propriétaire du JdeS, avait présenté ses excuses au premier ministre et congédié les deux auteurs de l'article.






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 06h37
    Le revenu supplémentaire accordé à M. Charest
    « Comme membre du PLQ, si je n'approuve pas cette entente, il m'est toujours possible de ne pas renouveler ma contribution. Ça ne regarde que les membres du Parti. Je conclurai en disant que le premier ministre devrait recevoir un salaire beaucoup plus élevé. Son salaire ne se compare même pas à celui du président d'une
    PME.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Jean-Pierre Paré
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 06h37
    tempête dans un verre de vinaigre
    « Je ne peux pas voir Charest en peinture, je n'ai jamais voté libéral de ma vie, et pourtant, cette «prime» de 75000 $ qu'on lui verse ne me scandalise pas du tout. En fait, c'est son relativement maigre salaire de PM que je trouve ridicule ; c'est moins que ce que touche le moindre petit avocailleux avec une dizaine d'années de pratique.
    Par contre, la réaction outrée de François Gendron, une réaction de vierge offensée typique, me déçoit énormément. Du stuff de junior. Enfantillage. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 06h49
    salaires
    « les députés canadiens ne sont pas assez payés pour le travail qu'ils font. Les plus mal lotis sont ceux de Queen's Park, avec des revenus bien au dessous de la moyenne des professions libérales ou des cadres normaux. Et l'obligation souvent d'entretenir deux résidences et deux trains de vie. Avec le résultat prévisible que les meilleurs ne se présentent pas ou alors qu'ils le font pour des raisons qui ne sont pas avouables. Vive l'époque (à peu près de 1845 à 1931) où les députés, sénateurs et conseillers législatifs étaient bénévoles...! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 07h35
    Le charestgate: déclarations d'impôt
    « On se demandait comment un petit avocat de province, qui n'a fait que de la politique dans sa vie, dont la femme n'a jamais travaillé et avec trois grands enfants aux études, pouvait s'offrir un chateau à Westmount de 2 millions et un chalet à North Hatley su'l bord du lac? On a une meilleure idée aujourd'hui...

    Comme son salaire caché lui est versé depuis 10 ans (ce qui soulève la question: est-ce que les Libéraux l'ont acheté des Conservateurs pour sauver le Dominion?), Charest doit publier tous ses rapports d'impot des 10 dernières années. On a vu avec un ancien premier ministre que certains mettaient beaucoup de temps à payer leurs impots?

    PS: Bizarre que la prime de Charest soit la même que les enveloppes à Schreiber! »

  • Denis Paquette
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 07h35
    Choisir un ange ou un imbécile ce n'est pas choisir
    « Je suis d'accord, c'est moin hypocrite que de faire l'ange
    Il y a-t-il encore des gens pour croire qu'il y a des gens qui vont en politique uniquement pour la cause, de toute facon, en pratique je me méfierais de ces gens car dans ce cas ce sont des hallucinés,des fanatiques ou des imbéciles, Ce que j'exige d'un homme politique c'est qu'il ait une perception de la réalité qui correspond a la réalité, les autres sont des connards méprisables »

  • Bernard Tremblay
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 08h12
    Un Premier Ministre PPP
    « Si la contribution de $75,000.00 du Parti libéral du Québec à son chef est une affaire privée......

    Assistons-nous à la transformation du poste de Premier Ministre du Québec en PPP (Partenariat-public-privé )..... »

  • Jacques Dumont
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 08h34
    argent du public... en partie
    « En effet, le mode de financement des partis politiques se fait par des dons du public. Or, chaque donateur à un parti recoit une déduction fiscale qui se manifeste par une réduction de l'impôt à payer et conséquemment des rentrées fiacales inférieures pour le gouvernement.
    Ainsi, lorsq'un parti politique verse une allocation, un salaire à un de ses membres qui est déjà rémunéré par le gouvernement pour une fonction officielle, il y aurait selon moi, je crois, en partie une double rémunération indirecte de ce seul fait. La légalité n'est pas remise en doute mais est-ce une pratique que l'on veut encourager et développer? Est-ce que l'on crée un précédent dont il sera difficile à l'avenir de se défaire? »

  • Veilleux Paulin
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 09h36
    Mentir toujours mentir
    « J,aimais jaurais crus que mon premier ministre était aussi pauvre avec un salaire de 182 milles par année, Je comprent maintenant mieux le gafouillis des finances du Québec.
    Mon vote est assuré à Mme Pauline Marois
    Paulin Veilleux »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 09h47
    Journalistes congédiés
    « Pour avoir osé parlé du « pont d'or » qui a aidé Jean Charest à passer de la politique fédérale conservatrice à la politique provinciale libérale, deux journalistes du Journal de Sherbrooke ont été congédiés par leur patron, Quebecor. Comme quoi les cr.... se tiennent par les couilles.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 09h48
    2 jobs, 2 salaires
    « Quand une directrice de CPE ou un contremaitre d'Hydro-Québec gagnent plus de 80,000$ par année, je ne vois pas pourquoi un chef de parti politique élu à l'Assemblée Nationale ne reçoive pas un montant POUR SON TRAVAIL DE CHEF DE PARTI de la part de son parti, surtout quand des fonctionnaires reçoivent des primes de rendements annuelles malgré leur sécurité d'emploi à vie.

    Ce qui me choque vraiment, mais vraiment, c'est que le ministre Couillard reçoive le même salaire que les autres ministres pour gérer son ministère. Pendant ce temps, les 2 ministres du ministère de la famille (Michelle Courchesne) et des ainés (Marguerite Blais) reçoivent CHACUNES le même salaire que M. Couillard

    Si Jean Charest possède des immeubles, doit-il cessé de collecter ses loyers parce qu'il est premier ministre ? On demande à nos élus des chose que nous refuserions de faire pour nous. Refuseriez-vous une augmentation de salire ?

    On veut des gens compétent et d'expérience et nous les payons comme des stagiaires. Des guerres syndicales se sont faites pour beaucoup moins que 75,000$ par année. Nous sommes de très mauvais employeurs.

    Eric Barnabé »

  • Patrice Vaillancourt
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 09h49
    Pendant ce temps, le petit peuple...
    « C'est rigolo, je bosse, j'ai qu'un salaire et l'impôt m'en bouffe une tartine. De plus, pas de service : 11 heures d'attente à l'hôpital, une facture salée pour réparer la voiture (Pas assez de trous dans nos rues).Et quoi d'autres ?

    Plus ça change... »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 10h12
    Raclure !
    « « "Un pont d'or pour Charest?" est le titre d'un article publié en 2006 dans un journal souverainiste, Le Québécois.

    « Lorsque Le Journal de Sherbrooke avait repris ces informations, le cabinet du premier ministre avait envoyé une mise en demeure au journal, traitant l'article de "tissu de mensonges".

    « Quebecor, propriétaire du JdeS, avait présenté ses excuses au premier ministre et congédié les deux auteurs de l'article. »

    Vous allez me trouvez rude, mais à la lecture de ce que je cite plus avant un seul mot qui résume mon dégoût me vient en tête : raclure ! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 10h18
    chef de qualité
    « Peut être que si le PQ faisait la même chose il aurait des chefs de meilleur qualité que ce qu'il on ces dernier temps et il y ferait plus attention. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 10h56
    75k comme les enveloppes brunes de Schreiber
    « Le deal avec le PLC a eu lieu en 1997, à la même période du scandale Mulroney. Étonnant, pour ne pas dire renversant quand même, de réaliser que le montant demandé par Charest est le même que celui des enveloppes brunes!

    La première question à poser ici c'est:
    est-ce que les Libéraux ont acheté Charest pour sauver le Canada? Est-ce que l'argent vient des caisses des Libéraux ou des celles d'un donneur anonyme?

    La deuxième, et la plus importante, c'est
    est-ce que Charest a déclaré tout ce fric au fisc comme il l'affirme. Et là, l'Opposition voit aller au fond de l'histoire. Charest doit publier son rapport d'impot.

    ----
    Quant à Mario Dumont c'est trop drole. Il passe d'un modeste salaire de député à 90k à celui d'un chef d'Opposition à 150k. Et le monsieur n'est pas content! Il se vote un 50k de plus ce qui fait qu'il gagne plus que le salaire officiel du PM!
    Et son député Grondin qui crache le morceau: on n'avait pas assez d'argent avant! Traduction: c'est le bon peuple qui paie le nouveau salaire à Mario via ses généreuses subventions à notre parti! Et on va dire après que c'est une simple question privée entre le parti et le chef??? »

  • Roger Dion
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 11h19
    Charest et Chrétien, ne multiplient pas les pain mais l argent
    « Tout le monde sait, que le salaire du premier ministre, est trop faible ,et devrait est redressé ,mais ca ne donne pas le droit de recevoir de l argent d une autre source.
    Quand tu acceptes un emploi, tu prends le salaire qui vient avec, ou tu refuses.
    Parce oui nous pouvons avoir des doutes, sur les revenus de CHAREST comme d autres premiers ministres comme CHRÉTIEN qui tout leur vie ont été politicien.
    Qui aujourd'hui ont des maisons, qui sont évaluées a des millions de dollars et des chalets de luxes .
    Comment ont ils pus payer tout ses choses avec leurs petits salaires, de premier ministre, des grands enfants aux études et leur femme a la maison. Nous pouvons chercher a comprendre, car il y a longtemps ,moi j aurais fait faillitte.
    En tout respect pour eux ils sont plus forts que moi.
    ROGER DION MONTREAL »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 11h28
    ou est le problème
    « 1 Est-ce illégale ?
    Il semble que NON.

    2 Les élus qui occupe un poste de ministre sont ils assez payés ?
    Si on compare au privé et ce qu'une personne qualifiée et compétente peu faire il est évident que c'est NON

    3 Y a t il un risque de corruption avec les salaires très bas ?
    OUI

    4. Parizeau sous le couvert du prestige de la position se faisait payer une grande résidence et tous les frais de réception (il a toujours été friand de bon vin) à même les fonds publiques, La fameuse Élisette. De plus ce n'était même pas taxable.

    Si l'argent vient du parti, alors il n'y a aucun risque de corruption, l'argent est taxable et cela nous sauve à tous de l'argent.

    Alors pourquoi faire les gorges chaude à ce sujet ?

    Quand le Québec est peut être à la porte d'une récession, je pense que nos élu on bien d'autre chose plus importante à faire que de parler de cela ou de langue ou de citoyenneté ou de cours d'histoire.

    La seule et unique chose qui devrait importante c'est l'économie, le reste c'est moins important ou pas important du tout. »

  • Mélissa Dion
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 12h57
    Indépendance financière
    « Personnellement, je trouve plutôt rassurant que l'indépendance financière du Premier ministre québécois soit assurée. N'en déplaise à M. Gendron, le principe de débourser un salaire suffisant pour parer la "corruption" est un des piliers de l'indépendance judiciaire.

    Si c'est bon pour le sommet du pouvoir judiciaire, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas bon pour le sommet du pouvoir exécutif. »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 13h12
    Belle culture
    « Avec son SALAIRE PARTISAN, il est clair que Jean Charest sert les intérêts du PLQ avant de servir ceux du Québec. C'est cette culture partisane qui fait l'insipidité du débat politique au Québec.

    À 255 000 $ par an, plus les dépenses aux frais des contribuables, enfin, je comprends son arrogance de basse-cour et son allure désinvolte.

    Le premier ministre serait-il en conflit d'intérêt avec ceux du Québec? Serait-ce pour cette raison que l'on assiste à des remaniements partisans depuis 5 ans? Pour lui assurer sa prime de chef ?! A-t-il, une fois rendu au pouvoir - avec l'aide de son parti à coups de 75 000$ par ans - un autre cheval de bataille que les intérêts du PLQ?

    Quand la politique devient une Business, on peut craindre pour la démocratie. Merci de nous avoir fait parvenir ces informations. Je souhaite que l'on destitue ce gouvernement qui de toutes évidences et dans plusieurs dossiers a d'abord défendu les intérêts de ses membres plutôt que ceux de la population.

    PIG - Parti indigne de gouverner. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 13h14
    En connaissez vous ?
    « En connaissez vous beaucoup de politiciens qui ont refusé de recevoir une pension alors qu'ils ont siégé aux deux parlements. M.Charest, à moins que je ne me trompe, aurait droit à une pension du gouvernement fédéral, mais refuserait de la retirer tant et aussi longtemps qu'il siégera à Québec. M. Bouchard s'est fait tirer l'oreille avant de renoncer à sa pension d'Ottawa.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 13h51
    Entente privée ou cachée?
    « John Charest se dit serein suite à cette révélation sur un salaire d`appoint payé par le parti Libéral du Québec. Y aurait-il plusieurs ententes dites privées entre ses amis Conservateurs et Libéraux du Canada? Serions-nous face à des arrangements politiques généreux pour qu`il se rende à Québec en 1998? Il entre en négociations plutôt que d`exprimer ses intentions dès 1997. Et cette résidence à Westmount ajoutée au chalet de North Hatley. Comment a-il pu acquérir autant de biens en si peu de temps, à moins d`un héritage d`ordre familial et non pas politique? Bien des questions auxquelles monsieur Charest préfère ne pas répondre, hors d`ententes privées bien discrètes. Le peuple ne peut se faire berner si secrètement par ses politiciens car les apparences sont curieuses. »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 15h22
    Culture de corruption
    « La rigueur, la franchise et la probité ne semblent pas être des qualités nécessaires pour mener les affaires de la cité. Dans toute cette histoire de détournement de fonds, il ne faudrait pas oublier qui fut le mentor de M. Charest : Mulroney lui même, alors qu'il dirigeait le gouvernement en tant que chef d'un des partis politiques les plus corrompus de l'histoire de ce pays. Et comme tout bon élève studieux, Charest a bien appris sa leçon du grand maître.

    La commission Gomery nous a informé de l'état des lieux au sein du parti libéral, tant provincial que fédéral. À la lumière des récentes révélations concernant les enveloppes annuelles de 75 000$ ( ce chiffre me dit quelque chose...), il ne semble pas que le grand ménage nécessaire dans toute cette racaille n'ait jamais été envisagé. Pour un peuple qui a comme devise « Je me souviens », notre mémoire collective est bien courte.

    La corruption, omniprésente au sein de son administration, ne se limite pas seulement au détournement de fonds. À titre d'exemple, après s'être déjà fait rabroué pour avoir exercé des pressions indues sur un juge alors qu'il était ministre fédéral à la jeunesse et aux sports, Charest ne s'est pas gêné récemment pour faire accéder, sur un simple coup de téléphone, son ami de longue date, l'avocat Claude Leblond de Sherbrooke, son directeur de stage au Barreau, à la magistrature. N'oublions pas que c'est à ce même individu que fut confié l'enquête Norbourg... Était-il en service commandé pour couvrir la magouille au sein de la SGF? Lorsque de courageux journalistes tentent de faire la lumière sur les magouilles quotidiennes dans lesquelles se vautre Charest et son entourage, ils se font éjecter du strapontin. Dans ce contexte, pas étonnant qu'ils observent unanimement la langue de bois.

    Que ceux qui seraient tentés de se rabattre sur le PQ n'oublient pas non plus le château de Moulinsart de l'aristallocrate Marois, acquis par des procédés forts douteux. Qui plus est, le salaire de député de Mme Marois ne suffit même pas à payer son compte de taxes municipales et scolaires! »

  • Denis Leclerc
    Abonné
    mercredi 12 mars 2008 16h21
    Indécent !
    « La question n'et pas de savoir si un PM mérite ou pas une salaire de 250 000 $ par année.

    L'affaire, c'est que le PM a décidé de lui-même, avec quelques membres de son parti, qu'il en méritait autant et c'est nous, les contribuables,qui devons payer pour le 75000 $ qu'il a décidé de s'approprier à notre insu.Il faut pas oublier que les contributions à la caisse de son parti sont remboursables par le Trésor public québécois jusqu'à concurrence de 75 %.

    Aussi, pourquoi les ministres ou les députés ne mériteraient-ils pas eux aussi davantage ?

    M. Charest nous cache-t-il d'autre chose? Mérite-t-il dorénavant notre confiance devant un comportement si peu transparent et devant le mensonge qu'il a tenu en 2006 ?

    S'il lui reste un peu de dignité,il devrait au moins indemniser les deux journalistes qu'il a fait congédier en 2006, à même ses avoirs personnels et non à même les deniers publics, que ce soit directement ou indirectement.

    Denis Leclerc,
    leclerc.de@videotron.ca »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 12 mars 2008 18h16
    Vous souvenez-vous de la Commission Gomery?
    « Une agence, sous la gouverne de Brault, témoigna qu`elle avait contribué $50,000 à la campagne de Charest. Le frère de Charest disait avoir reçu $10,000. De toute façon cet évènement suggère que d`autres ententes privées et secrètes suivent la carrière de John Charest, suite à son arrivée à Québec en 1998. Il me semble que John Charest a tout à gagner d`être discret! »

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