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Le bilan de l'OQLF ne restera pas lettre morte

Robert Dutrisac   7 mars 2008  Québec
Québec — Vexé de n'avoir pas pu prendre connaissance du rapport quinquennal de l'Office québécois de la langue française (OQLF) avant qu'il ne soit rendu public, le président du Conseil supérieur de la langue française (CSLF), Conrad Ouellon, entend bien s'assurer que ce bilan ne restera pas lettre morte. Non seulement le CSLF prendra position mais il fera des recommandations d'ici l'été.

M. Ouellon aurait bien aimé donner son avis sur le rapport quinquennal de l'OQLF portant sur l'évolution de la situation linguistique au Québec. Ce que la présidente de l'OQLF, France Boucher, affirmait ne pas pouvoir faire, c'est-à-dire qualifier la situation du français au Québec, le CSLF l'aurait fait volontiers si cet organisme avait pu lire le rapport avant sa publication. «Elle [France Boucher] aurait eu une opinion d'exprimée dans le rapport», a fait valoir M. Ouellon.

Lors du dévoilement du rapport, mercredi, France Boucher a soutenu que l'OQLF ne pouvait pas porter de jugement sur la situation de français au Québec parce que, ce faisant, il outrepasserait son mandat.

Ordre du jour chamboulé

Dès aujourd'hui, les membres du CSLF se réuniront pour se pencher sur le rapport de l'OQLF. «Ça vient chambouler l'ordre du jour», a signalé M. Ouellon. «Il est clair que nous prendrons position.» L'organisme-conseil fera des recommandations au gouvernement «pour modifier des situations là où on le peut sur tout ce qui est langue d'usage» dans un avis qui sera produit d'ici juillet.

Les recommandations porteront sur les lacunes que laisse entrevoir le rapport: la francisation des immigrants, le français dans les milieux de travail et la qualité de la langue. «Ça va être une vision pragmatique. Ce n'est pas le temps de faire de la théorie. Ça va être de l'action», a promis M. Ouellon.

Le président du CSLF ne peut pas préciser dès maintenant si des modifications législatives, notamment à la Charte de la langue française, feront partie des recommandations. «C'est la partie la plus politique», a-t-il convenu. «En même temps, je ne suis pas convaincu qu'à l'intérieur de la Charte, on ne puisse pas aller plus loin» avec des mesures incitatives.

Le CSLF devrait aussi recommander que l'OQLF change ses méthodes de recherche en vue de son prochain rapport quinquennal sur le suivi de la situation linguistique. «Il n'est pas dit que dans un avis, il n'y aura pas des recommandations sur la façon d'améliorer le bilan. Je ne vois pas pourquoi je me priverais», a dit Conrad Ouellon.

Le président démissionnaire du comité de suivi de l'OQLF, le sociologue Simon Langlois, a indiqué hier que dès janvier dernier, il avait tenté de convaincre les autres membres de l'organisme et les rédacteurs du rapport, Jacques Maurais et Pierre Bouchard, de la nécessité d'inclure dans le rapport une conclusion et une interprétation d'ensemble. Mais cet avis a été rejeté par France Boucher. «Ça prend une conclusion. Mais il n'y en a pas eu. Il faut aussi se pencher sur le diagnostic. C'est ce que l'Office aurait dû faire, mais on ne l'a pas fait pour toutes sortes de raisons, notamment la culture du secret» qui règne au sein de l'organisme.

Selon Simon Langlois, l'OQLF doit revoir son rôle en matière de recherche. Pour la diffusion des documents, l'OQLF, qui a gardé secrètes pendant des mois, voire des années, des études payées à même les fonds publics, devrait s'inspirer des politiques de Statistique Canada ou de l'Institut de la statistique du Québec, qui publient leurs études dès qu'elles sont achevées ou à intervalles fixes. «Il faut avoir une politique claire de diffusion et non pas avoir l'espèce de capharnaüm qu'il y a eu hier [mercredi, lors du dévoilement du rapport] et depuis un mois», quand des informations partielles ont été divulguées dans les médias, estime M. Langlois.



Une présidente incompétente?

Évoquant une «paranoïa» injustifiée qui ne peut s'expliquer que par de l'ingérence politique, tant Pauline Marois que son critique en matière linguistique, Pierre Curzi, ont dénoncé hier la gestion du dossier des études linguistiques faite par l'OQLF et par le gouvernement.

Selon M. Curzi, «quand on voit la présidente de l'OQLF [France Boucher] qui refuse de faire un bilan clair de ces nombreuses études, il faut se poser des questions. Soit elle est complètement incompétente — et alors le gouvernement devrait faire quelque chose et changer de p.-d.g. —, soit elle subit une pression politique». Mais pour lui, il est «clair qu'il y a une mainmise de la part du premier ministre ou de la ministre sur ce qui devrait sortir de l'OQLF».

La chef du Parti québécois estime quant à elle qu'en «ne tirant pas de conclusions, on en tire en même temps», puisqu'on camoufle d'une certaine façon les zones d'ombre du rapport.

M. Curzi évoque une «absurdité» injustifiée. «Qu'est-ce qu'on craint tant? De nous dire quel est le véritable portrait de la situation? On est pourtant prêt à accepter ce portrait.» L'ancien acteur ajoute qu'il y avait d'autant moins de raisons de cacher les études et d'éviter de les analyser qu'elles ne contiennent pas de surprise majeure. «Le portrait confirme exactement l'impression que tout le monde avait de la situation du français à Montréal.» Mais comme il y a «péril en la demeure» pour le français à Montréal, il aurait mieux valu s'attaquer le plus rapidement possible au problème en dévoilant franchement les différentes données, pensent Mme Marois et M. Curzi.

Le PQ ne demande pas pour autant une révision du mandat de l'OQLF. «On ne peut pas mettre en doute la qualité des études, estime M. Curzi. Mais il faut s'inquiéter du fait que le comité de suivi a démissionné, [ça prouve qu'il y a] un malaise clair. Ça veut dire que cet organisme ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner.»

Ceci fait dire à Pauline Marois «qu'on a l'impression présentement que l'OQLF est à la solde des intérêts politiques du gouvernement».

Selon le juriste Marc Chevrier, de l'UQAM, France Boucher déforme la mission de l'OQLF. Selon sa loi constitutive, l'organisme a le mandat «de définir et de conduire» des aspects de la politique linguistique, dont la francisation des entreprises. Il doit aussi surveiller l'évolution de la situation linguistique, ce qui implique «le fait de signaler les problèmes émergents, les signes de dégradation ou d'amélioration», a fait valoir M. Chevrier. Il ne s'agit pas d'une simple tâche de collecte de données, estime-t-il. M. Chevrier croit que la nomination du président de l'OQLF devrait être confiée à l'Assemblée nationale, qui procéderait par un vote des deux tiers des députés, à l'instar de la nomination du vérificateur général ou du protecteur du citoyen.






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 7 mars 2008 06h34
    La situation du français à Montréal
    « Prino:Je ne doute pas des chiffres inclus au rapport de l'OLF, mais je sais que beaucoup de nationalistes ont refusé de retourner leurs documents lors du recensement de l'an 2001 parce qu'il venait d'Ottawa. Est-ce que ce fait a faussé les chiffres avancés par le rapport de l'OLF? Peut-être pas, mais ça vaut la peine de se poser la question.
    Secundo: Il ne faut pas se surprendre qu'il y ait de plus en plus de Montréalais dont la langue maternelle soit autre que le français. En effet, les immigrants s'installent en très grande majorité à Montréal, et ils font plus d'enfants que les francophones de souche. Ce phénomène n'est pas exclusif àla ville de Montréal, les immigrants sont toujours attirés par les grandes villes. à Vancouver, il y a plus de koréens, de japonais, de chinois et de vietnamiens que d'anglophones de souche. Il en est de même à Toronto, à New York, à Los Angeles, etc. On cherche des solutions à caractère coercitifs, étant donné que la tendance naturelle pour les immigrants est de s'intégrer à la majorité, et on sait que la majorité en Amérique parle anglais et celà va à l'encontre des politiques Québecoises. Les ntionalistes québecois se creusent les méninges, déchirent leur chemise, immolent symboliquement sur la place publique tous ceux qui ne pensent pas comme eux, mais refusent de regarder la vérité en face. Cette vérité, c'est que les Québecois, comme tous les Caucasiens d'ailleurs, font passer leur bien-être matériel bien avant leur désir de peupler la nation. Nous en payons le prix.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • william morris
    Abonné
    vendredi 7 mars 2008 08h37
    L'heure est grave...
    « Bonjour,
    C'est le suivi qui a le plus manqué dans la vie de la Charte de la langue française. Le texte était beau, il devait entraîner l'acquiescement dans tous les milieux. Mais ça ne s,est pas passé comme ça.
    Il existait à un moment un bon nombre d'inspecteurs. Ils travaillaient bien. Ensuite certains commerçants réussirent à faire couper le nombre d'inspecteurs. L'application de la loi en était amputée. Ensuite on supprima la Commission de protection de la langue française, refoulant ses responsabilités à l'Office québécois de la langue française. Ensuite on coupa dans le personnel de l'OQLF. Ensuite, sous pression, Lucien Bouchard
    rétablit la Commission de protection de la langue française. Elle fut cependant éliminée une nouvelle fois.
    L'OQLF fit bien faire des inspections dans beaucoup de sociétés et ses inspecteurs constatèrent que la Charte n'était pas respectée. Leurs recommandations restèrent lettre morte, à cause des représentations du monde du commerce.
    Comparons cette situation de non application de la Charte avec l'application des lois de la circulation. Laisserait-on les lois de la circulation s'appliquer par elles-mêmes ? On engage force limiers armés de radars et de véhicules rapides et on distribue des constats d'infraction qui rapportent de bons revenus.
    En résumé, pour la Charte de la langue française, il a toujours manqué une forte volonté politique dans le suivi. Il ne fallait pas déranger les propriétaires de petites usines et d'ateliers. De plus, on avait exclu de l'application de la loi les petites et moyennes entreprises, pous ménager la race des petits propriétaires.
    Il existe un loi d'airain: les langues dont les locuteurs ne tiennent pas mordicus à sa survie, mourront, inévitablement.
    Le français est en train de mourir, tranquillement, tout doucement, au Québec, et à commencer par Montréal. Le reste suivra, dans son temps, sauf de petits îlots folkloriques.
    La langue française ne vaut-elle pas mieux que toutes les petites trahisons qu'on lui fait souffrir ?
    Qu'en pensez-vous ?

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com »

  • Robert De Blois
    Abonné
    vendredi 7 mars 2008 09h12
    Nomination politique et interventions politiques à l'OQLF
    « De toute évidence, la nomination très politique de madame France Boucher ne donne pas les résultats escomptés, à moins que ce ne soit justement là ce que notre illutre premier ministre très partisan et très politisé, quand il s'agit de questions nationales y ait vu là l'occasion de mieux contrôler le message et le messager.

    Madame Boucher, fille de son illustre mère,semble avoir adopté des comportement familiaux que nous les gens de Québec avons trop connu à Sainte-Foy puis un peu à Québec. Ces comportement ressemblent trop souvent à de l'incohérence, de l'improvisation, un peu despotisme, et trop souvent, fort peu de logique, de rationalisme et de sens démocratique.
    Et que dire de ce regard bizarre de cette présidente qui s'habille tout comme sa génitrice ? Notre premier ministre s'est-il entouré d'une multitude de femmes plutôt portées naturellement à la soumission, pour mieux assoir son lesdership, auparavant malmené par des ministres un peu trop mâles et un peu trop autonomistes ? Poser la question, c'est un peu y répondre. »

  • André Julien
    Inscrit
    vendredi 7 mars 2008 09h22
    Statistique; science exacte, son analyse; probabilités et incertitudes confondues
    « Chacun peut trouver dans des statistiques ce qu'il veut bien y trouver pour prouver ses positions politiques. car comme une photo elle figée dans le temps alors que ce même temps poursuit son petit chemin tranquile. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 7 mars 2008 10h39
    Pourquoi une crise linguistique?
    « Lors de l'adoption de la Loi 101 en 1977, les Anglos faisaient 15% de la population du Québec; un tiers seulement était bilingue. Aujourd'hui, les Anglos sont tombés à 7% et les deux-tiers sont bilingues. Comment peut-on se retrouver avec une crise linguistique alors que les Anglos unilingues ne font plus que 3% de la population du Québec?

    C'est que depuis le % d'allophones a bondi à 12% dont le tiers ne parle pas français. Mais comment expliquer que l'on connaisse une crise linguistique si 93% de la population québécoise parle français?

    C'est que ce 7% représente quand même plus d'un demi-million de personnes, contentrées en plein coeur de la métropole, dans un rayon de 10k autour de l'Université McGill. Avec 2 universités, une demi-douzaine de cegeps, un réseau complet d'écoles anglophones (11% des élèves au Québec étudient en anglais!), trois grands hopitaux anglais, des CLSC et des services anglais mur à mur offerts par la Ville, le Québec et le Canada, ce demi-million d'irréductibles peut vivre sans aucun problème en anglais.

    Chaque jour ils sont en contact avec le million de francophones montréalais qui eux sont bilingues aux deux-tiers. Quelle est la langue commune publique entre ces Montréalais-québécois et les Chinois, Coréens, Indiens, Tamouls, Pakistanais, Iraquiens, Iraniens, Turques, Bulgares, Russes, Polonais, Égyptiens, Mexicans, Jamaicains et...Anglos unilingues de Montréal? L'ANGLAIS!

    Tant et aussi longtemps que le ghetto doré sera alimenté par la nouvelle immigration, Montréal connaitra un problème linguistique. La solution est simple: couper l'approvisionnement et couper les services publiques en anglais. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 7 mars 2008 11h57
    @M. Lafrance...
    « Les québécois ont les politiciens qu'ils méritent; par le fait même, ces derniers fort de la culture de patronnage inscrite dans les gène de notre système politique nomment ceux dont ils savent pouvoir contrôler les intentions. Mme Boucher est une bonne libérale de mère en fille et ne reculera devant rien, ni même le ridicule, pour servir ses patrons. Les "nationalistes" comme vous le dites n'ont de tort que de n'avoir pas eu les couilles de passer outre les doléances des "colonisés-fédéralistes-assimilationistes" qui n'en ont que faire de la défense du patrimoine francophone en amérique. Non, ceux-ci poursuivent un autre idéal beaucoup plus noble, celui de la défense du statut-quo, coûte que coûte. Même au prix du sacrifice de la culture de leurs ancêtres; neni que ces foutaises disent-ils, soyez bilingue et embrassez l'unifolié. Un peu de politesse oblige quand-même! ne sont-ils pas venu par un jour d'octobre 1995 nous dire qu'ils nous aimaient???

    En passant, dans le récent recensement, combien de canadiens-anglais hors Québec peuvent se déclarer bilingues fonctionnels ? Moins de 4 % de la populace. Le grand rêve du bilinguisme coast to coast de Trudeau, c'est une insulte à l'intelligence. Mais en bons colonisés, dociles et bien engraissés de mépris, les fédéralistes-assimilationnistes en redemandent... »

  • Luc Boivin
    Inscrit
    vendredi 7 mars 2008 12h08
    Quelqu'un peut me dire...
    « Quelqu'un peut me dire à quoi ça sert "l'office de la langue française" ?

    D'ailleurs on devrait la re-baptiser "l'office de la langue joual."

    C'est comme télé-québec, à quoi ca peut bien servir ? 60 millions/années de nos impôts et de nos taxes en pure perte. »

  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 7 mars 2008 15h04
    Alors la conclusion, Monsieur Lafrance ?
    « Doit-on conclure de l'intervention de Paul Lafrance, que, pour les libéraux provincialistes et assimilationnistes dont il fait partie, qu'il faille regarder sans rien faire au suicide de la francophonie au Québec ? En passant, Coréen s'écrit avec un c en français et non avec un k comme en anglais. Comme quoi on peut demeurer dans la capitale frileuse et afficher une qualité de langue douteuse. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 7 mars 2008 15h16
    Quand on refuse son identité...
    « L'identité d'une personne autant que celle d'un peuple est l'affirmation de son existence et lui permet d'exiger d'être l'égale d'une autre personne qui a ses "papiers" comme l'égal d'un autre peuple qui a son pays. Le peuple québécois a refusé son identité en 1980 et se l'est fait voler sans protester, en 1995. Pourquoi les autres peuples respecteraient-ils notre identité? »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    samedi 8 mars 2008 22h08
    Coup d'oeil
    « Monsieur Boivin,

    Vous vous demandiez à quoi peut servir l'office de la langue française? Ne serait-ce que pour s'assurer qu'on existe encore, il est bon que l'Office soit en place, bleu ou rouge.

    Je comprends vos frustrations de ce que le régime en place nous a cachées des vérités qu'on aurait eu lieu de connaître beaucoup plus tôt.

    Toutefois, vous m'ouvrez la porte en demandant - comparaison boiteuse, s'il en est - à quoi peut bien servir Télé Québec?

    Ne serait-ce que pour être un phare télévisuel de notre culture, il faut que notre télé d'état - c'est ce qu'elle devrait être en priorité, et non une usine à productions issues du privé - prenne sa place au soleil à l'ombre du géant fédéraliste qu'est la SRC. Mais je conçois qu'avec l'équipe libérale en place, on nous fait reculer comme peuple chaque fois qu'on les porte au pouvoir.

    J'avais, il y a quelques mois, suggéré à Jean Charest, alors que le 17 UHF éprouvait des difficultés, d'en faire notre télé nationale, surtout depuis que Stephan Harper nous reconnaît comme nation. Rien n'y fit. Il aura l'assentiment de son congrès en fin de semaine à Québec, et vogue la galère...

    Les dérives de la convergence, incluant celle de la SRC GESCA (auquel il faut ajouter Télé Québec : une affaire publique squattée par Les Productions La Presse et Bazo ex SRC) qui manipule et détourne le débat sur un sujet tout aussi important : celui de la nécessaire souveraineté du Québec, qui pourrait mettre sur pieds une Régie des Ondes qui nous soit propre, à moins que d'ici là, quelque gouvernement inattendu introduise sur notre territoire un ministère de l'information qui aurait compétence sur tous les domaines touchés par la publicité, les journaux, la radio, la télé, le cinéma, les livres...et même sur nos tribunes téléphoniques, cette Régie aurait empêché durant la dernière campagne provinciale la radio poubelle à Québec de mettre l'ADQ dans l'opposition officielle, confortée par tous les Jeff Filion et Martin Pouliot de ce monde; si notre télé nationale avait contrebalancé leur influence, les communications du Québec ne se trouveraient pas aujourd'hui dans un dilemme.

    Pour toutes ces raisons, monsieur Boivin, l'Office de la Langue française et Télé-Québec ont droit de cité. Ce n'est pas avec l'achat par Corus de toutes nos radios qu'on s'émancipera sur le monde. Et je pense que le CRTC, si le gouvernement l'avait approché pour faire de CKAC par exemple, avant de le vendre à des intérêts albertains, notre radio d'état en contrepoids à la radio canadienne, il ne l'aurait pas permis; l'actuelle régie des ondes ne prend pas sa place en tentant de protéger la chèvre et le chou.

    http://tribunes.forumslog.com »

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    dimanche 9 mars 2008 12h47
    En effet
    « Propos sensés, M. Champagne. »

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