vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 17h43
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Langue: un rapport mais pas de conclusion

Québec — Après cinq ans de travaux, une vingtaine d'études, dont les 19 études et fascicules rendus publics hier, un rapport quinquennal de près de 200 pages fourmillant de statistiques et trois quarts de million en fonds publics engloutis, l'Office québécois de la langue française (OQLF) et sa présidente France Boucher sont incapables de qualifier la situation linguistique au Québec.

«Le rapport est là en 200 pages plutôt qu'en un mot pour vous donner tout cet état de l'évolution de la situation linguistique au Québec», s'est contentée de répondre France Boucher quand on lui a demandé de décrire la situation linguistique au Québec. La présidente de l'OQLF s'est réfugiée derrière une conception étriquée du mandat de l'organisme. «Ce n'est pas à l'Office de se substituer à qui que ce soit pour porter un jugement», estime-t-elle.

L'OQLF a tenu hier une conférence de presse fort attendue pour dévoiler son premier rapport quinquennal sur «l'évolution de la situation linguistique au Québec», une responsabilité que le législateur lui a confiée en 2002. L'organisme a aussi rendu publiques une série d'études gardées secrètes à ce jour, dont l'étude de Marc Termote sur les nouvelles perspectives démolinguistiques du Québec et de la région de Montréal pour la période 2001-51, dont Le Devoir avait révélé les grandes lignes, une étude assez sombre de Charles Castonguay sur la vitalité et la force d'attraction des langues au Québec ainsi qu'une étude plutôt optimiste, signée Virginie Moffet, Nicolas Béland et Robert Delisle, sur la langue de travail dans les grandes entreprises.

La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, a qualifié le rapport d'«encourageant» car il prouve que «le français est en progression au Québec». Elle a réitéré que le gouvernement rejette tout renforcement de la Charte de la langue française.

Ce rapport quinquennal devait être dévoilé en février en présence de plusieurs chercheurs et du président du comité de suivi de la situation linguistique de l'OQLF, le sociologue Simon Langlois, de l'Université Laval. Mais Mme Boucher a annulé la conférence de presse. Aucun signataire des études n'était présent hier, à l'exception de Jacques Maurais, le directeur de la recherche de l'OQLF, et de son prédécesseur Pierre Bouchard, aujourd'hui à la retraite, qui ont rédigé le rapport quinquennal.

Formé de chercheurs indépendants, le comité de suivi est la caution scientifique du rapport quinquennal et des études qui l'appuient. Simon Langlois a remis sa démission il y a quelques jours. Les autres membres n'ont pas vu le rapport final. Charles Castonguay n'a pas eu de nouvelles de l'OQLF depuis le début de décembre alors qu'il recevait un document portant sur la procédure imposée pour l'examen du projet de rapport. Les membres du comité de suivi devaient signer une déclaration assermentée et participer à un huis clos sans leur téléphone ni leur ordinateur, donc sans leurs notes portant sur les différentes études analysées par ce comité depuis cinq ans, s'est plaint M. Castonguay.

Un autre membre du comité, Michel Pagé, de l'Université de Montréal, n'a pas démissionné, mais c'est tout comme. «Mon mandat se termine en avril prochain, et comme les travaux se sont trouvés arrêtés, il n'y aura pas d'autres activités de ce comité m'impliquant. Je laisse donc le mandat se terminer de lui-même», a-t-il fait savoir. Quant à l'autre membre, Denise Deshaies, de l'Université Laval, elle n'a pas encore démissionné, mais ce n'est qu'une question de temps. «Mon intention est de le faire bientôt», a-t-elle indiqué au Devoir.

Le rapport quinquennal comporte six chapitres: la langue et la population, la langue et l'immigration, la langue de l'enseignement, l'utilisation du français au travail, les attitudes et les comportements des groupes linguistiques ainsi que la maîtrise du français et la qualité de la langue française. À part certaines données du recensement de 2006 sur la langue maternelle et la langue parlée, le rapport quinquennal est basé sur les données du recensement de 2001. Le rapport ne contient aucune projection comme celle qu'a faite Marc Termote sur la langue parlée à la maison sur l'île de Montréal. L'OQLF rapporte qu'en 2006, la population dont la langue maternelle est le français est devenue minoritaire (49,8 %) sur l'île de Montréal. Selon Marc Termote, avec un seuil d'immigration de 55 000 personnes par année, tel qu'adopté par le gouvernement Charest, les francophones, qu'ils soient de langue maternelle ou non, seront en minorité sur l'île de Montréal dès 2021.

La force d'attraction du français pour les immigrants a progressé entre 1991 et 2001, passant de 35,8 % à 45,7 %. Mais c'est encore l'anglais qui domine avec une force d'attraction de 54,3 %. Il faut toutefois noter que peu d'immigrants abandonnent leur langue maternelle pour adopter le français ou l'anglais à la maison.

Au travail, 90 % des Québécois utilisent uniquement ou principalement le français, mais ce taux chute à 70 % dans la région de Montréal. Un peu moins de la moitié des allophones (48,5 %) travaillent en français, et sur l'île de Montréal, où on retrouve une forte proportion d'immigrants, 43,6 % des allophones travaillent en français. Le quart de la population de l'île de Montréal travaille en anglais. Quant aux anglophones, les trois quarts réussissent à travailler dans leur langue sur l'île de Montréal.

En matière de culture, l'OQLF relève que francophones et anglophones regardent la télévision dans leur langue. Ils font de même pour le cinéma et lisent aussi les journaux dans leur langue dans une forte proportion. Pour la chanson, le comportement est différent chez les francophones et les allophones. Ils écoutent «indistinctement la chanson en français et en anglais», note l'OQLF. Mais la culture de langue française ferait des gains, avance l'organisme. «Il semble enfin qu'une culture à base francophone, qui transcende les dimensions linguistiques, se soit installée. On constate en effet une ouverture de plus en plus grande du groupe anglophone à cette culture, les gains les plus manifestes provenant par ailleurs des personnes de langues tierces qui se tournent de plus en plus vers la culture de la majorité», écrit-il.

Mandaté par le gouvernement en 2002, l'OQLF aurait dû remettre son rapport quinquennal en 2007, avant que les données du recensement de 2006 ne rendent obsolètes certaines conclusions des études qu'il avait commandées.

Mais si les études et le bilan ont été dévoilés avec du retard, c'est la faute du comité de suivi, composé «d'universitaires de l'extérieur», a soutenu hier un chercheur retraité de l'OQLF, Michel Paillé. Auteur de deux études rendues publiques hier, M. Paillé a affirmé que «certains des membres» rejetaient toute donnée «considérée comme étant trop rose», autrement dit rassurante, et cherchaient à montrer uniquement le côté «gris, gris très foncé» de la situation du français. «On a accusé France Boucher de cacher des choses, eh bien c'est l'inverse: c'est le comité qui faisait tout pour cacher les [...] données qui ne faisaient pas son affaire. Ils sont responsables de tous les retards: ils ont été tellement tatillons qu'ils ont retardé les choses constamment.» C'est ainsi, a expliqué M. Paillé, que le «lien de confiance» entre le comité et la direction s'est graduellement rompu. Le comité de suivi a aussi cherché à «dépasser son mandat, qui est de donner son avis. La loi dit qu'il doit donner son avis, point. Une fois que c'est fait, c'est terminé». Or, a raconté M. Paillé, le comité «remettait en question les décisions de l'Office et a littéralement harcelé [le directeur de la recherche de l'époque] Pierre Bouchard», notamment au sujet des données sur la fécondité. Au dire de M. Paillé, «si ç'a pris cinq ans, c'est parce qu'ils [les membres du comité de suivi] ont passé leur temps à empêcher l'Office de faire son travail correctement». Pendant ce temps, Charles Castonguay, membre du comité de suivi et chercheur, «s'arrangeait pour que ses études passent rapidement», a lancé M. Paillé en guise d'accusation.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Rémi Catafard
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 01h39
    Pauvres de "nous"...
    Lamentable et navrant.
    Où est la vérité dans toutes ces déclarations contradictoires?
    Une présidente style "dictature" et langue (française) de bois; une ministre "tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes"; un premier ministre qui s'en balance et se sent
    obligé de soutenir ses nominations...et quelques "achalants"
    trouble-fêtes insoumis qui refusent d'avaler tout ce qu'on
    leur raconte en se basant sur des statistiques datant de 2001.
    Je suggère à la Présidente et à la Ministre de se caler con-
    fortablement dans les moëlleux fauteuils d'une voiture de service, avec chauffeur, pour faire une visite (gracieusement
    guidée) de mon secteur de l'île de Montréal. Une agréable promenade à l'ouest du boul. Laurentien et de l'autoroute
    Décarie jusqu'à la pointe ouest de l'île. Un solide carnet de notes s'imposerait pour y inscrire les noms des commerces,
    des industries, sans oublier les publicités unilingues de nos
    bons voisins qui ignorent totalement le français 101.
    Cela pourrait permettre à mesdames St-Pierre et Boucher de
    constater de visu, si elles sont de bonne foi, que la situa-
    en 2008 est pas mal différente de ce qu'elles prétendent.
    De toute façon, ce ne serait pas du temps perdu car les beaux
    endroits ne manquent pas, avec vue sur le fleuve et la rivière des Prairies. et pour quelques moments de détente
    en cours de route : les Second Cup, les Coffee Shops, les Best Buy, les Future Shop et pourquoi pas les Scores et les
    Pizza Huts! Bon voyage !!!
    RémiCat.

  • Yves Lanthier
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 05h54
    Trois quarts de millions sur cinq ans
    « ... trois quarts de million en fonds publics engloutis... » sur cinq ans, où est le scandale?
    J'y vois plutôt une somme raisonnable qui aurait dû être investie pour une interaction avec la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (Bouchard-Taylor).
    Yves Lanthier, Montréal

  • André Julien
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 06h10
    Les trapézistes
    Le fil ténu qu'est la langue eixge des accrobaties expertes lorsque les participants sont d'identis politiques différentes. L'objectivité pure étant impossible dans les circonstances les résultats ne peuvent qu'être décriés. de toutes parts. Exiger des conclusions fermes du maître de piste qyM'est L'Office de la Langue Franaise relève de la fantaisie car le chacun sa vérité de Pirandello enpêche tout équilibre.

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 07h33
    La St-Pierre et la Boucher !
    Dépenser de l'argent pour cela !!!

    Si ce n'est pas de la manigance politique, c'est de la marmelade de bonnes femmes qui prétendaient faire mieux que les hommes. La belle illusion ! Égales ?? , pas meilleures !


    Il y a un os et elles le sucent. Leurs langues de bois ne réussissent pas à atteindre la moelle.

    Une qui fait boucher et l'autre qui a une pierre sous le sein.

    Parlez en paix citoyens! Les chères de chair considèrent que tout va bien avec notre muscle national. Elles essaient de nous faire croire qu'elles peuvent caqueter sans têtes.

    Le coq anglais leur a rapidement fait comprendre qu'un poulailler, c'est fait pour des poules jacasseuses. Elles pondent des oeufs sans coquilles. Discours stériles et inutiles.

    Leurs voiles ne sont pas apparents, elles n'en demeurent pas moins des sous mises.

    Valdor Lagacé-Gallant

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 07h40
    L'avenir de notre peuple dans les mains de Power femelles...
    Qui s'occupe de l'Office? Mme Boucher
    Qui s'occupe du ministère responsable de la langue? Mme St-Pierre
    Qui s'occupe du ministère de l'immigration? Mme James
    Qui s'occupe du parti chargé de nous libérer? Mme Marois

    Pis Mme Payette qui s'imagine que le monde irait mieux si on était dirigé par des femmes...

  • Mario Tremblay
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 07h50
    Tout le monde veut la vérité ...
    Mais, paraît-il qu'aujourd'hui, toute vérité se vaut?
    L'avis que l'OLF aurait dû émettre me semble clair, c'est indéniablement la langue de bois, parlée avec des lunettes roses de préférence, qui a le vent dans les voiles!

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 08h15
    Le devoir de présenter une synthèse
    Voici un extrait de la loi qui définit le mandat de l'Office québécois de la langue française (OQLF)

    160. L'Office surveille l'évolution de la situation linguistique au Québec et en fait rapport au moins tous les cinq ans au ministre, notamment en ce qui a trait à l'usage et au statut de la langue française ainsi qu'aux comportements et attitudes des différents groupes linguistiques.
    1997, c. 24, a. 17; 2002, c.28. a. 26.
    161. L'Office veille à ce que le français soit la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires dans l'Administration et les entreprises. Il peut notamment prendre toute mesure appropriée pour assurer la promotion du français.
    Il aide à définir et à élaborer les programmes de francisation prévus par la présente loi et en suit l'application

    Faire un rapport sur l'usage et sur le statut de la langue française ainsi que sur les comportements et attitudes des divers groupes linguistiques, implique la présentation d'une synthèse des données recueillies et des études commandées. Le mandat n'est pas de présenter uniquement un amoncellement de données. Accepter de ne pas produire une telle synthèse, implique qu'il serait préférable de confier à l'Institut de la statistique du Québec, la cueillette et publication de telles données.

    Le fait de devoir élaborer des programmes de francisation implique, pour que cela soit fait d'une façon efficace et efficiente, que l'OQLF ait une compréhension de la situation et donc qu'elle a fait une synthèse de la cueillette de données et des études commandées.

    Jean-Pierre Aubry

  • william morris
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 08h45
    Ça continue...
    Bonjour,

    Le laxisme qui a toujours caractérisé l'application de la Charte de la langue française par les gouvernements successifs se poursuit.

    Même le guvernement Bouchard avait coupé, en éliminant la Commission d'application de la Charte de la langue française.

    Plus récemment, le gouvernement Charest s'est permis de couper dans le nombre des inspecteurs. Pourquoi prendre les moyens d'appliquer cette loi si vitale pour les Québécois de langue française ? Pourquoi en effet ? Pourquoi ne pas laisser <<le marché>>, c.a.d. la <<concurrence linguistique>> s'en charger ? Dans cette optique, faisons entrer de plus en plus d'immigrés dont une partie seulement utilisent le français, et comme langue seconde, puis coupons dans le nombre de professeurs de français pour les immigrés.Ensuite on constatera que le français est sérieusement diminé au Québec. <<Comme c'est curieux >>s'exclamera-t-on. La disparition du français comme langue majoritaire au Québec, dans cette optique, semble n'être qu'une question de temps.
    Heureusement que je ne verrai pas cela...
    Qu'en pensez-vous ?
    William Morris
    www.lemont.canalblog.com

  • Hubert Larocque
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 08h46
    Péril en la demeure du français
    L'Office de la langue française vient de publier les fameuses données qu'elle avait gardées secrètes si longtemps. Ce catalogue de faits confirme, et même renforce l'intuition d'un déclin général du français.
    S'il y a une question du français, c'est par rapport aux Québécois de souche. Le Québec n'est pas attaché à une langue, fût-elle française, mais à l'idiome qui porte son identité, sa mémoire et son âme. Un français de francophonie, abstrait, dévitalisé, l'intéresse de façon très secondaire, et tout autant le français bilingue d'Ottawa, ou le français trilingue des écoles internationales. La menace grandissante, permanente, qui pèse sur le français signifie pour notre peuple un danger de mort. On peut y consentir par assimilation à l'anglais, par veulerie politique, ou hélas! par le jeu aveugle des scrutins.
    Les données des études de l'Office accusent le pouvoir québécois de favoriser notre minorisation, et partant le déclin du français. Le premier facteur de redressement, c'est la vitalité démographique des Québécois de souche. Le principal agent de francisation, c'est l'immersion des immigrants dans un milieu majoritaire québécois. Partout où nous avons perdu la majorité, l'anglais s'installe et triomphe. Et la majorité attractive se situe à 80%.
    Hubert Larocque, Gatineau (Hull).

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 08h53
    C'est évident
    C'est évident que la proportion de Montréalais dont la langue maternelle n'est pas le français augmente d'année en année. La très grande majorité des immigrants s'installent à Montréal et ils font deux fois plus d'enfants que les Québecois de souche. Faut-il en faire un drame? Cette constatation vaut pour toutes les grandes villes. À New york, il y a plus d'italiens qu'à Rome. À Vancouver, il y a plus de Chinois, de Koréens, d'hindous qu'il y a d'anglophones de souche. À Paris, une grande partie de la population est composée d'Algériens et d'arabes provenant d'un grand nombre de pays. À Londres, il y a une multitude d'Hindous. Il faut s'y faire, ou faire comme les Japonais, c'est à dire de n'acceuillir aucun immigrant.
    Paul Lafrance
    Québec

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 09h15
    À notre tour de se faire tasser...
    Comme les francophones font de moins en moins d'enfants et que nous avons un besoin urgent d'immigration, le immigrants deviendront de plus en plus majoritaires et ce seront donc eux qui décideront démocratiquement quelle langue ils voudront privilégier. En démocratie , la majorité décide.

    Nos ancêtres ont tassé les amérindiens , sont devenus majoritaires et ont imposé le français. L'histoire se répète, mais cette fois ce seront les francophones que l'histoire bousculera. Chacun son tour...c'est normal. Pourquoi les immigrants seraient plus respectueux avec nous que nous l'avons été avec les langues améridiennes?

    De toute façon, l'important en société, ce n'est pas la langue que l'on parle, mais la qualité de vie et les droits individuels et je ne crois pas que tout cela soit en danger.Cependant ce qui devient problématique c'est la division entre Montréal et le reste du Québec...surtout si le reste du Québec reste unilingue francophone!

  • Charles Lanthier
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 09h19
    Si nous perdons Montréal , c'est le début de la fin.
    Si nous perdons Montréal, c'est le début de la fin.

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 6 mars 2008 09h19
    Faire de belles autruches
    C'est l'image que m'ont donnée la ministre St-Pierre et Madame Boucher lors de leur conférence respective. Je ne comprends pas qu'elles soient incapables de reconnaître la baisse évidente du parler français à Montréal. Il y a un "je m'en foutisme général de la part de ce gouvernement. Mais attention, Jean Charest peut bien avoir soigné son image, il n'en demeure pas moins rempli de suffisance et témoigne une telle indifférence face à ce problème que cela ne sera pas payant pour lui.
    Et que de dire de la Ministre St-Pierre. On dirait qu'elle veut étouffer le fait français. Est-ce ce trop long séjour à Ottawa en tant que journaliste de Radio-Can qui l'a rendue si paranoïaque. Cela se soigne!

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 10h07
    OLF ou OPC même combat
    Durer. Il faut durer sans atermoyer le bon peuple. Dépenser des fonds publics mais vider de sa substance l'existence des ''offices''.
    Ainsi, faire paraître normal ce qui va à la catastrophe.
    Édifiante politique.
    Mais le bon peuple dort-il ?
    Pendant ce temps le bon peuple dort et se sent rassuré , quand se réveillera t'il? Ce n'est pas le Québec dont j'ai rêvé pour nos enfants.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 10h38
    Les immigrants et le français
    Avant d'accepter les futurs immigrants ne connaissant pas le français, on devrait les informer qu'ils devraient apprendre le français dès leur arrivée au Québec en allant séjourner au moins trois mois dans une région francophone du Québec, i.e. en région, par exemple en Beauce, en Mauricie, au Lac St-Jean, etc., pour y suivre des cours de français et y être en immersion française dans des familles ou des centres communautaires.

    Cette mesure aurait de grands avantages :
    1.- franciser les immigrants
    2.- leur faire connaître la culture québécoise
    3.- revitaliser les régions par l'activité académique et économique résultante
    4.- faciliter l'établissement des immigrants dans des régions qui disent manquer de main d'oeuvre, contrairement à la région métropolitaine où une large part des immigrants sont sans emploi.

    Pour les immigrants déjà sur place et ne connaissant pas le français, on pourrait favoriser la même mesure.

  • Michel Simard
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 11h22
    Dehors les Boucher et St-Pierre
    Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait dur dans notre république de bananes où la langue de bois mène en reine incontestée comme dans le roman 1984.

    Penser que l'usage du français comme langue d'usage dans toutes les sphères de la société québécoise est dominant relève du jovialisme pur et simple. Faire une synthèse intelligente a toujours été suspect au Québec - faut pas trop être intelligent, ça tue. Un rapport d'étude, c'est pour faire valoir le point de vue des décideurs ou pour mettre sur les tablettes, pas pour faire un état objectif et un bilan synthèse de la situation, encore moins pour proposer des solutions rationnelles. Évidemment, la protection et la promotion du français n'est pas dans la mission de l'OLF suivant sa directrice Boucher.

    Nonobstant ce que peuvent prétendre les André Julien, les Québécois se doivent de procéder à un bilan objectif de l'état de l'usage de la langue française au Québec, et qu'un tel état objectif peut être mesuré et évalué, n'en déplaise à tous les provincialistes pour qui il vaut mieux être Canadien que francophone et qui, par leur complaisance tel un Paul Lafrance qui ne distingue pas la fragilité du français à Montréal de la position de l'anglais à New York (faut le faire comme discours trodu), contribuent à ce que les élans ethnosuicidaires à la André Michaud se réalisent. Quand la francophonie montréalaise puis québécoise ne sera plus qu'une tribu minoritaire suivant le fantasme du gourou des assimilationnistes, on verra si toute vérité s'équivaut. Alors, demeurez à genoux, fédéralistes francophobes. Pour éviter cela, il faudrait que les collaboratrices Boucher et St-Pierre soient démises de leurs fonctions : elles représentent une menace au bien-être du Québec. (Pas étonnant que la qualité de la couverture journalistique de Radio-Canada soit si déficiente avec des analystes incapables d'interpréter des statistiques).

    Pendant ce temps, ne vous demandez pas pourquoi nous sommes à peu près 55e sur 60 pour la richesse moyenne en Amérique du Nord. Oui, la connerie règne en maître au pays de la guimauve jovialiste complaisante, pour le plus grand plaisir de ceux qui ont intérêt que continue cette crétinisation du peuple.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 11h23
    Faux André Michaud
    Ce que vous dites sur l'immigration et la démographie est faux. C'est d'ailleurs le mensonge du siècle.

    On nous raconte qu'on ne fait plus d'enfants, qu'on va disparaitre et que l'immigration va nous sauver. On nous ment sur toute la ligne. Comme personne ne conteste ce discours (je suis l'un des rares à le faire) tout le monde répète les mêmes conneries

    Il y a eu 84,000 naissances l'an passé pour 54,000 déces, un ratio de 155 naissances pour 100 décès. C'est l'un des meilleurs du monde industrialisé. L'Autriche est à 89, l'Italie 88, l'Allemagne 77, la Russie 68. Bref, notre démographie est presqu'exceptionnelle

    Or on nous vend une politique complètement débile d'immigration sous le prétexte qu'on ne fait plus d'enfants!
    C'est le mensonge du siècle

    En 2003, les Américains ont accueilli 703,542 immigrants, soit un immigrant par 412 hab. On va accueillir 55,000 immigrants bientot, presqu'un immigrant pour 100 "nous autres" (on n'a plus de nom. Nos élites nous ont assassinés après la sortie de Parizeau).

    En 2006, à part la Californie (33 millions) , la Floride (16 millions) , le New Jersey (8,5 millions) , NY (19 millions) et le Texas (21 millions), aucun État américain n'accueillit plus de 60,000 immigrants. Aucun! Le District of Columbia (la "capitale nationale") a accepté seulement 3775 immigrants. Le Maine (1,3 million hab) en a reçu 1719, l'Alaska 1554, le Vermont 895 et le Wyoming 376 immigrants, soit 122 fois moins que le Québec!!! Toute proportion gardée, le Québec a reçu 2,3 fois plus d'immigrants que l'Alaska, 4 fois plus que le Maine, 4,6 fois plus que le Vermont et 8 fois plus que le Wyoming.
    Rien, mais absolument rien ne justifie 55,000 immigrants pour le Québec. A part la chute du Parti Libéral et le prochain référendum qui pourrait se tenir avec 15,16, voire 17% d'immigrants. Donc ne jamais se tenir. Surtout si Pauline perd 4 ans à niaiser avec la puck

    http://www.dhs.gov/ximgtn/statistics/publications/
    http://www.gcir.org/about_immigration/usmap.htm

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 12h28
    Y a t il un problème?
    Renforçons la loi 101 certain diront, mais tous les rapports semblent indiquer que le français en publique et au travail ne se porte pas si mal. Oui le français langue maternel et langue parlé à la maison est en régression, que peu changer la loi 101 à ce sujet ? Demandé à un immigrant qui parle sa langue, le français et l'anglais de parler français à la maison ? Hitler a tenté une expérience semblable.
    Le vrai problème à Montréal n'est pas avec la loi 101 mal appliquée, c'est le manque de famille française et le manque d'enfant. Si tous les francophones quite Montréal il est normal que ceux qui y restent, deviennent minoritaire. Il est aussi normal que la langue commune dans une communauté minoritairement francophone ne soit pas le français, il n'y a pas une loi sur la terre qui pourra changé cela.
    Certain diront que la souveraineté règlera ce problème, si ils sont réellement sérieux à ce propos alors voila une excellente raison d'être contre la souveraineté, car j'y vois une sérieuse érosion, même une abolition des droit de la personne et des droit individuel. Quels seront les mesures prisent ? Interdire l'usage d'une autre langue que le français en publique ? Forcer un immigrant de parler juste en français à ses enfants ? Quels seront les punitions ? Y aura-t-il des signe à porter pour identifier les non francophone.
    Moi j'en ai mon voyage de toute ces chicanes stupide, L'OLF nous coute trop cher pour rien, ce que j'ai vue ce matin dans le journal local, BROSSARD ECLAIR, maintenant le mot viaduc n'est pas le bon mot il faut dire saut-de-mouton, passage supérieur, pont d'étagement ou encore passage surélevé. Quel connerie.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 12h52
    Le fantastique accouchement de Christine
    Christine St-Pierre, OQLF, Langue, Québec (province)

    On ne croyais pas cela possible, pourtant c'est arrivé.
    Une femme a accouché d'un poisson avant le premier avril.

  • Peter Langford
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 13h17
    Playing with Numbers
    Je l'ai tout lu, et je vois que vous jouez avec les chiffres. Il y a plusieurs moyens de d'interpréter les chiffres afin de fair peur à tout le monde.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 13h34
    Jaunisme journalistique?
    Est-ce du jaunisme journalistique?

    Parler de "Trois quarts de million en fonds publics engloutis" pour surveiller notre langue au Québec , c'est charrier pas mal alors qu'il s'agit d'une somme qui représente 9 cents par Québécois ...

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 14h56
    Une étude périmée?
    Des données qui datent de 2001, des membres du comité de suivi qui arrivent en fin de mandat, lorsqu'ils ne claquent pas la porte. Ne peut-on se poser la question à savoir si ces études ne sont pas déjà périmées? 750 000$ ce n'est pas une fortune certe, mais peut-on tout de même demander remboursement?

    Monsieur Charest, qu'en pensez-vous?

    Peut-être êtes-vous vous aussi arrivé à votre date de péremption?

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 15h16
    Mauvaise foi ?
    Monsieur Lachance écrit : « À New york, il y a plus d'italiens qu'à Rome. À Vancouver, il y a plus de Chinois, de Koréens, d'hindous qu'il y a d'anglophones de souche. À Paris, une grande partie de la population est composée d'Algériens et d'arabes provenant d'un grand nombre de pays. À Londres, il y a une multitude d'Hindous. » Mais ce n'est pas demain que New York deviendra une ville italienne, que Vancouver deviendra une ville asiatique, que Paris deviendra une ville arabe, ou Londres une ville hindoue. Ce que monsieur Lachance, comme tant d'autres, refusent de voir, c'est qu'à Montréal, le déclin du français ouvre l'autoroute du déclin du Québec français.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 15h35
    @monsieur Jacques Noël
    J'ai trouvé quoique peut-être vraies, tout à fait outrageantes les observations que vous avez faites sur les femmes occupant des postes de "pouvoir" dans notre gouvernement. Et je dois dire que j'ai trouvé que le coup que vous avez porté à Mme Payette se situe certainement "en bas de la ceinture"! Ne vous attendez pas à de la complaisance de sa part!

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 17h25
    Pourrions nous nous attendre à autre chose?
    Un gouvernement minoritaire qui compte sur la minorité pour se faire réélire, minoritaire.. Madame Boucher est une sous ministre qui ne veut surtout pas de négatif dans son curriculum vitae, jusqu'à maintenant elle a réussit a faire faire les sales jobs de sa fonction par d'autres personnes, c'est la seule chose qui l'intéressait.
    Mme St Pierre parachutée dans un comté anglo, qui ne peut que voter libéral, elle devait bien la langue de bois aux électeurs du parti libéral qui ont été forcés de voter pour elle.

    pour finir ont peut faire dire ce que l'on veut aux statistique, mais dans la pratique l'anglais ne perd certainement pas de sa force d'attraction. Il suffit d'aller magasiner a Montréal...
    Je suis certain qu'à Québec pour le 400e les gens seront en premier interpeler en anglais dans les restaurants, hotels ou magasins...

  • Mathilde François
    Inscrite
    jeudi 6 mars 2008 18h33
    To Mrs Christine St-Pierre
    Je passerai outre aux habituelles arguties de M. Paul Lafrance, pour qui tout recul de la langue française (ou du Québec de manière générale face au Rest of Kanada) relève de la « normalité ». Inutile de se « battre », quoi : l'élimination de la nation québécoise est une « loi de la nature » écrite dans le ciel. Bref, plus «...» que ça, tu conçois des pubs pour Gillette !

    Le genre d'individu convaincu que son doigt est de la dimension du soleil puisque à trente centimètres de ses yeux, les deux choses sont rigoureusement de même dimension. Et comme le titre de sa fine analyse du jour, il peut affirmer avec certitude : « C'est évident ! ».

    Quand même étonnant qu'il sache (à peu près) écrire, ce garçon...

    Je passerai outre, donc.

    Alors, message à la ministre Christine St-Pierre -

    Mme Saint-Pierre, en dépit sans doute de bonnes intentions, vous perdez un peu plus de crédibilité chaque semaine. Et si j'ai longtemps désiré vous accorder le bénéfice du doute, ce ne m'est plus possible désormais. Car lorsque l'on s'entoure de gens profondément incompétents comme cette France Boucher (hormis ses grandes dispositions pour les méthodes de petits despotes d'un autre âge, d'une part, et sa propension très PLC/PLQ à noyer ou banaliser tout ce qui fait le tissu de l'identité québécoise, la langue au premier chef, d'autre part), on discrédite l'équipe entière.

    Madame Saint-Pierre, la langue française ne constitue pas un simple « dossier » administratif au sein de l'État du Québec. Vous avez entre les mains le coeur même de la Nation. Alors, ou vous faites votre travail avec Conviction, Transparence et DétermiNation, ou vous démissionnez de suite si vous estimez ne pas être douée de ces qualités nécessaires pour rencontrer vos responsabilités avec efficacité et par le biais du plus soigné des professionnalismes.

    À moins, bien sûr, que ce soit votre patron, bien connu pour n'être investi d'aucune conviction fondamentale quant à l'État dont il est en principe le « berger » (son dada, on le sait tous, c'est... le Canada), qui vous « tient en laisse ». Auquel cas, votre démission ferait de vous quelque chose comme une héroïne.

    Madame St-Pierre, bougez, bougez vite, et bougez ferme. Car vous êtes assise sur une chaise à deux pattes et trois quarts. Il faut donc comprendre que la position « debout » est la seule qu'il vous reste. La seule, d'ailleurs, qu'il vous est permis d'adopter. En tout temps. Depuis le premier instant.

    Madame la ministre, il est moins cinq.

    Alors, bonne chance !

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 6 mars 2008 19h56
    Pendant ce temps ...
    Il y a les colonisés comme André Michaud qui se réjouissent de notre anéantissement dans le confort de la banlieue est. Si au moins ces colonisés-qui-aiment-l'anglais mais qui souvent ne le parlent pas s'établissaient dans la banlieue ouest, l'étalement urbain serait positif. Il y a la conciliation travail-famille du PQ qui... ne fait pas de petits et qui conforte les couples dans l'amour immodéré du travail pour consommer davantage avec 1 ou 2 enfants max dans une grosse maison et un utilitaire... pour la famille et une deuxième auto pour l'indépendance de l'un et de l'autre. Il y a les couples qui se séparent pour faire du changement. Tout se démode tellement vite: on ne peut faire du neuf avec du vieux... Il y a madame Marois qui voudrais donc que nous parlions tous anglais...
    Si le Québec était tout aussi impatient avec le Canada que ses couples...

    Claude L'Heureux, Québec

  • Mathilde François
    Inscrite
    vendredi 7 mars 2008 07h04
    À M. Claude Archambault
    J'attends toujours le jour où vous écrirez quelque chose d'intelligent, mon cher Archambault.

    Mais bien honnêtement, je n'y crois plus beaucoup.

    Depuis le temps...

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
28 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012