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C'est faisable ?

Bernard Descôteaux   4 mars 2008  Québec
Dans une entrevue accordée hier à C'est bien meilleur le matin la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, faisait la liste de ses demandes pour le prochain budget: éducation, santé, nouvelles places dans les garderies, transport collectif, chantiers écologiques et emplois en région. Cela nécessitera d'importants investissements, mais assure-t-elle, «c'est faisable».

Comment? Par de nouveaux impôts sur les profits des grandes entreprises et sur les grandes fortunes ainsi qu'un statu quo fiscal pour tous les autres. La réponse de Mme David était attendue. Elle est inscrite en bonne place dans le programme de son parti. Un brin ironique, l'interviewer concluait qu'un raz de marée se prépare pour Québec solidaire à la prochaine élection.

Les projets de Québec solidaire sont séduisants, mais l'on se retrouve vite dans l'univers de la pensée magique en croyant qu'il suffit de le vouloir pour le pouvoir. Si cela était, il y a longtemps que le Québec serait une société égalitaire modèle. Mais le réel n'existe pas vraiment pour les militants de Québec solidaire qui aiment mieux passer outre aux analyses économiques démontrant qu'un impôt sur les grandes fortunes ne rapporterait que bien peu eu égard aux besoins de financement énormes que représenterait la mise en oeuvre de son programme, soit plus de 6 milliards de dollars. On aime mieux croire qu'il suffirait de hausser la fiscalité de 4,6 milliards, de créer de nouvelles sociétés d'État, Éole-Québec et Pharma-Québec, pour trouver de nouveaux revenus, puis de retirer les subventions aux écoles privées.

Québec solidaire n'a pas l'ambition de former le prochain gouvernement. Tout au plus espère-t-il atteindre la barre des 5 % des suffrages exprimés à la prochaine élection et faire élire ses deux porte-parole. Pourquoi donc se laisser arrêter par des problèmes auxquels ses candidats ne seront jamais confrontés? L'important est de défendre les idées de solidarité et de générosité qui sont sa raison d'être. De croire qu'il est possible de changer le cours des choses plutôt que de se laisser paralyser par le poids des réalités budgétaires.

De la part d'un nouveau parti on attend bien sûr beaucoup d'enthousiasme en ce qui a trait au changement. On ne sera pas aussi exigeant qu'envers les grands partis établis qui s'échangent le pouvoir en alternance. On attendra plutôt que ce nouveau parti nourrisse le débat politique avec de nouvelles idées. En attendant de prendre le pouvoir, ses projets pourront inspirer d'autres partis. Mais tout de même, ce n'est pas vrai que tout est «faisable» comme s'il n'y avait pas de limite à l'utopie. Québec solidaire n'a-t-il jamais entendu parler des risques de récession et d'une certaine prudence qui s'impose? Dans la longue liste de projets adoptés par ses militants réunis en congrès le week-end dernier, peut-être faudrait-il mettre un ordre de priorités. Rêver à un Québec solidaire est bien, mais encore faudrait-il ne pas croire qu'il suffit de prendre aux riches pour donner aux pauvres.
 
 
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  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 3 mars 2008 23h20
    Politique...
    Comment voulons-nous que ce parti nourrisse le débat politique s'il est pour ainsi absent du monde médiatique et de la place publique? Au moins, il a le mérite d'offrir, même folles, des pistes nouvelles. La question n'est pas celle des "limites à l'utopie "comme vous le dites -- et dans ce cas, dans votre optique, on n'aurait jamais eu de société démocratique, on serait encore au temps de Louis XIV et de la traite des noirs en Amérique - c'est celle de laisser place à une nouvelle manière de faire de la politique. C'est certain que Québec solidaire fait dans l'humanitaire politique. D'autres font dans l'humanitaire tout court. On ne peut tout avoir. Ce n'est pas de la pensée magique de « vouloir pour le pouvoir », c'est tout de même une tentative, désespérée, mais tentative tout de même de mettre à la poubelle les grands partis usés, démagogiques et sans imagination à nouveau au pouvoir encore et encore et encore. La pensée magique est de croire que ceux-là peuvent encore quelque chose. Il nous faut un miracle en politique occidentale. Une sorte de miracle qui accepterait une fois pour toute ce que disait Rosa Luxembourg jadis que « la liberté, c'est la liberté pour ceux qui pensent autrement. » Sinon, on finit toujours par donner raison au mollah Omar, le chef taliban quand il disait cyniquement aux occidentaux en 2001 et sans avoir vraiment tord : « Vous acceptez tout ce que votre gouvernement vous dit, que cela soit vrai ou non (...) Ne pensez-vous donc pas par vous-mêmes? (...) Il serait bien plus judicieux pour vous de faire usage de votre propre jugement et de votre propre compréhension des choses. » (Le Monde, le 25 septembre 2001). J'aurais une petite tendance à remplacer le mot gouvernement par le mot médias.

  • Parisien Jaque
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 06h38
    Le droit de rêver
    Je suis étonné de constater l'ironie des journalistes en ce qui a trait au projet de Québec Solidaire. Non seulement reprennent-ils en choeur le discours officiel des bonzes de l'économie, mais ils font le jeu des nouveaux «maîtres du monde». Pourtant, «faire payer les riches pour donner aux pauvres» a été à l'origine, entre autres, de nombreuses avancées dans le domaine de la sécurité sociale par le passé.

    Puis, Québec Solidaire, à l'instar de Riccardo Petrella, de Jean Ziegler ou encore des signataires de la pétition «une économie autrement», croit qu'il est possible d'imaginer un autre monde et de tempérer, ne serait-ce qu'un peu, la frénésie néolibérale qui ne fait qu'accroître le club des riches au détriment de tous les salariés «ordinaires» et des sans voix de ce monde.

    Bref, le contre-discours de Québec Solidaire et de Mme David est essentiel si on espère un jour retrouver un équilibre entre les notions de richesse et de répartition. Quant à moi, je crois qu'il est grand temps que l'on se remette à rêver et que l'on cesse de croire, comme les journalistes et Francis Fukayama, que le capitalisme est la fin de l'histoire.

  • Gilles Baillargeon
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 07h20
    Le courage
    Ce qui est le plus remarquable chez Mme David, c'est le courage et l'humanisme. Ce qu'elle défend semble utopique, mais n'est-ce pas la raison d'être d'un gouvernement qui se dit démocratique. Nos gouvernements n'ont aucun soucis de partage réel des richesses. Ils sont les ambassadeurs d'un groupe privilégié qui veut nous faire croire qu'il faut plus de richesse. Plus de richesse pour qu'eux soient plus riche. Lorsqu'une majorité comprendra, que dans le système présent, la plus part ne travaille qu'à rendre un petit groupe de plus en plus riche, peut-être l'utopie sera envisageable.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 07h36
    Rêve et réalité
    Se battre pour avoir 5 % est bien beau et ça donne des fonds de nos taxes, basé sur le nombre de votes obtenus même s'il n'y a pas de députés d'élus avec ce genre de résultat. En plus, un parti indépendantiste qui prend 5 % de votes au PQ fait l'affaire des autres partis provinciaux.

    Faut être fait fort pour conserver le moral quand 95 % des gens ont voté contre nous, après une campagne électorale éprouvante pour le physique et la caisse électorale.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 07h43
    Eole-Québec
    Voilà une idée qui va de soi. C'est en train de détruire nos plus beaux paysages, les fermiers se font exploiter par les firmes de l'Ontario, le développement est lent, bref c'est tout croche.
    Une société d'État permettrait de rapatrier cette ressources naturelles

    Autre bonne idée: deux jours fériés de plus, à défaut des trois semaines de vacances que proposait le PQ

  • Yves Poitras
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 08h05
    La crise économique
    Québec Solidaire n'offre-t-il pas d'intéressantes alternatives afin de rendre le Québec moins sensible au cul-de-sac de l'économie de marché?

  • Mario Tremblay
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 08h07
    Qui aurait dit que
    Lorsque j'avais 20 ans, on nous promettait la société des loisirs pour l'an 2000. Aujourd'hui, ce que l'on nous impose, c'est l'augmentation des heures de travail, l'augmentation de la charge de travail et le chômage. La productivité quoi! Et on ne parlera pas du niveau d'imposition par rapport à la qualité des services, ni de l'environnement.
    Et vous croyez que le système actuel est viable à long terme? Que les dirigeants d'entreprises, les comptables et les avocats vont continuer à dilapider l'épargne des gens en commissions, bonus et récompenses sur fusions d'entreprises?
    Vous me faites penser à Sarko lorsqu'il disait que Ségolène était trop émotive!
    J'ai des nouvelles pour vous, même aller sur la lune, c'est possible, vous savez!
    À moins que les américains nous aient monté un canular...

  • Sylvie Desrochers
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 08h42
    Les lunettes roses, qui les portent vraiment ?
    Imaginer de nouvelles solutions, de nouvelles pistes de façon de faire dans une société ou il est urgent d'en trouver. Oui les membres de Québec solidaire se donnent la permission de penser que la démocratie est plus qu'un droit de vote. Tous les citoyens et citoyennes savent très bien que l'avenir tel que présenté par nos parties politiques n'apportent aucunes solutions durables pour les problèmes sociaux et environnementaux, alors dites-moi qui portent les lunettes roses, ceux qui pensent que l'on ne peut pas faire mieux ? Ou si peu ? Ou des citoyennes et citoyens qui se donnent la peine d'y réfléchir et d'agir ?

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 09h00
    Qui va payer pour les pauvres s'il n'y a plus de riche ?
    Il y a quelques mois un journaliste montréalais des pages affaires d'un quotidien a fait remarquer que les riches donnent plus pour les pauvres que la classe moyenne. Le citoyen moyen donne 20$ à un organisme communautaire, mais la grande entreprise fait un chèque de 5000$.

    Lorsqu'une entreprise s'associe à une oeuvre communautaire, c'est de l'impôt volontaire. Taxez ces entreprises et vous verrez l'aide à des services aussi essentiel que Moisson Montréal disparaitre. ILs diront la même chose que le contribuable moyen du Québec qui donne 40% de son salaire en impôt de toutes sortes : "Demande au gouvernement". L'assistance volontaire et l'organisation du personnel de ces entreprises devra être remplacé par des employés qui nécessitera 2 fois plus de fiancement pour obtenir les même résultat.

    Estes-vous contre le bénévolat Mme David ou vous chercher seulement à créer une industrie d'aide de pauvre et garantir à cette industrie une clientèle captive ?

    J'ai toujours cru que l'aide de dernier recours avait pour but d'aider ces gens à s'en sortir. La pauvreté ne doitt pas devenir un panier de crabe, comme la gau-gauche le souhaite. A se demander si la gau-gauche ne souhaite pas notre malheur simplement parce qu'ils ont un besoin vicéral de nous aider coûte que coûte, quitte à nous mettre dans la misère noire pour mieux nous aider.

    Eric Barnabé
    Québec

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h01
    La modération comme mode de pensée
    Bernard Descôteaux a avalé la couleuvre que nous poussent dans la gorge les chantres de néolibéralisme. Hors du capitalisme et des gouvernements pseudo-démocratiques qu'il maintient au pouvoir, point de bonheur pour l'humanité. Selon ce type de discours, si elle veut survivre, cette dernière doit accepter que quelques-uns de ces membres accaparent l'essentiel des richesses au détriment de la majorité. Seule la poursuite de l'utopie permettra de mettre un frein à la dévastation de la planète que les « indispensables » riches sont en train de causer.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h13
    @ Yvon Montoya
    Enfin! Pour une très rare fois, je ne peux qu'être en accord avec vous. Vous semblez évoluer dans le ''bon sens''......

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h26
    Québec solidaire-gérant d'estrade
    Il faut se rappeller que ce parti marginal n'a pas d'élu à l'assemblée nationale. Alors lui donner l'importance que les journalistes lui donnent est extravagant.

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h27
    @ Bernard Descôteaux : la pensée linéaire
    Il manque à votre billet une absence de critique vis-à-vis des paradigmes de l'économie de marché. Votre évaluation est basée sur la croissance perpétuelle. Avez-vous pris connaissance du rapport Bruntland ''Croissance zéro '' et de la notion du point de non-retour? Nous devons repenser notre manière de vivre si nous voulons que notre descendance puisse exister. Dans vos analyses, vous devriez avoir une approche systémique et non linéaire.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 09h33
    Le Créationisme politique
    Dire que les lubies de Québec Suicidaire peuvent 'enrichir le débat politique', c'est à peu près comme prétendre que le créationisme peut faire avancer la science: il n'y a pas de débat possible avec des gens pour qui les lois de la physique doivent s'incliner devant l'opération du Saint-Esprit.

  • karim boujrada
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 09h38
    Navrant et désolant
    Bonjour et
    paix à tous et à toutes.

    Vraiment, c'est navrant la manière donc mr Descoteaux déverse son cynisme condescendant sur Québec Solidaire comme si ses représentants étaient de simples cégepiens parlant de révolution communiste.

    Ca me rappelle le mépris acide que J. Facal à jeté sur QS lors d'une entrevue donné à l'émission les Francs-Tireurs il y a quelques mois. Méprisant!

    Désolant aussi que Mr Descoteaux parle de l'impossibilité de taxer davantage les nantis qui font des profits records quand la classe moyenne et les pauvres vivent des moments plus difficile que jamais.

    Si au moins, il étayait son argument à l'effet qu'une taxation plus grande des plus riches d'entre nous ne menerait à rien à l'aide d'arguments, de chiffres et d'études... Hélas! Il n'en est rien.

    Il affirme la chose comme si c'était une vérité tombé du Ciel et nous donne rien d'autre que du cynisme. N'y aurait-il donc pas d'économistes au QS? Ce parti n'a-t-il pas de diplomés, de maitres, de doctorants ou de professeurs?

    À en croire le défenseur du statu quo néolibéral (qui me rappelle le Dr Pangloss dans le Candide de Voltaire) les membres du QS sont des hurluberlus qui n'ont pas été touché par la grâce du réalisme à l'instar de Mr Descoteaux et tous les A. Pratte et N. El-Grably de ce monde.

    Mr. Descoteaux, ignoreriez vous que le nombre de millionnaires et de milliardaires a augmenté de facon constante et ininterrompu dans le monde au cours des dernières 30 années et que parrallèlement le nombre de pauvres est en augmentation constante? Il y a-il un manque d'argent et de moyens sur cette Terre?

    Avez-vous la moindre idée de la quantité de milliards de dollars canadiens qui dorment dans des paradis fiscaux?
    À quoi servent les milliards déversées aux entreprises quand celles-ci déménagent leurs pénates à l'étranger et que leurs dirigeants placent leur argent dans des comptes en suisse ou à Nassau?

    Ceci ne releve-t-il pas du politique ou est-ce une donné du réel ou aussi intangible que la rotation des astres?

    C'est bien vous qui devriez lire des textes et des livres d'économie et pas seulement le pablum idéologique servi par l'Institut économique de Montréal.

    Mon Dieu, imaginez la calamité! Un gouvernement QS au Québec. Notre province serait la risée du monde occidentale, le retour du populisme, la dictature, le communisme, et je ne sais pas quoi encore!

    Ayez l'obligeance, Votre Excellence, de redescendre de vos sphères pour rejoindre le vrai monde, là ou demeure la majorité des humains qui souffrent de l'égoisme des capitalistes -valeur au coeur même des théories de l'économie libérale; dixit Adam Smith.

    Pourquoi ne voit-on pas les membres de QS plus souvent à la télé et dans les journaux?

    Si au moins on pouvait avoir droit à des débats entre un L. Lauzon et un J. Facal ou entre un O. Aktouf et A. Pratte ou encore entre un B. Descoteaux et une F. David ou A. Khadir!

    Qu'en pensez-vous? Seriez-vous prêts à remonter un tel défi, ou est-ce plus simple de lancer des pierres sur le QS à partir de votre pupitre et fort de votre avantageux salaire qui vous permet de mépriser ceux qui sortent du consensus néolibéral?

    Bonne journée,
    bon courage à tous les lecteurs de Le Devoir.

    Soyez en paix

    Karim B.

  • crompre
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 09h59
    Quelle utopie?
    Malheureusement, beaucoup trop d'éléments sont disqualifiés comme relevant de l'utopie simplement parce qu'ils ne font pas partie du débat public officiel. Ce journaliste semble tomber dans ce piège.

    Je prend l'exemple de l'Association pour un Solidarité Syndicale Étudiante de qui on s'est bien moquée pour sa position réclamant la gratuité scolaire à tous les niveaux. Les journalistes méprisent tellement l'organisation que, bien qu'étant le second regroupement étudiant en importance, on ne la consulte jamais, même dans les pages d'un journal "prograssiste" comme Le Devoir. Seulement, la gratuité scolaire a été évaluée à envirion 550M de $ annuellement. L'objectif aurait pu être atteint en claquant des doigts par le gouvernement libéral qui s'est vu "contraint" d'augmenter les frais de scolarité après des baisses d'impôt de 750M de $.

    Qui est utopiste? Qui est un laquais des pouvoirs idéologiques?

  • Matthieu Max-Gessler
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 10h33
    Le nombril des Québécois
    Sauf votre respect, l'utopie est plutôt de penser que les Québécois veulent du changement. Les Québécois s'en fichent. Ils se foutent des concepts de solidarité, d'équité et de justice sociale. Ils se rachètent en donnant aux guignolées et actions soi-disant altruistes, pour avoir la conscience tranquille. La vérité, c'est que les Québécois se foutent royalement de leur prochain et préfèrent se regarder le nombril alors que des gens proposent un vrai changement. La Révolution tranquille, c'était quoi?

  • Francois Piazza
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 10h44
    Un début, peut-être ? par François Piazza
    M.Bernard Descôteaux a raison ; tout le programme de Québec-Solidaire est louable mais tient de la pensée magique. D'autant plus qu'il simplifie à l'extréme ( faisons payer les riches d'abord). Sympa, mais farfelu.
    Par contre, si Québec-Solidaire veut s'en donner la peine, il peut élaborer une hypothèse à propos de la taxation, qui, modifiée, pourrait peut-être rendre crédible certains de ses projets.
    Proposer l'instalation d' échelles proportionnelles dans l'application des taxes.
    Un exemple ; dans le canton ( et République, ne pas oublier !) de Genève ( Suisse) la taxe de vente sur les automobiles s'établie en fonction des CV : on paye disons 10 % (taxe cantonale ) pour une Honda Civic, une Clio, une Picaso ou une petite Volkwagen. Mais attendez-vous à payer au moins 30 % pour un 4x4 ( sauf s'il y a une utilitée professionnelle justifiée) De même ,une bague tombe dans la catégorie luxe ( 30%) alors que les vêtements pour enfants n'en payent pas.
    Ce systéme ne se crée, ni s'applique du jour au lendemain, mais Québec-Solidaire qui a des loisirs et des membres qualifiés pour étudier cette voie, pourrait se pencher sur la question, à fin de montrer comment il finance ses projets, lors d'une élection. Ce qui le rendrait différent et crédible

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 10h51
    La solidarité est une force qu'il faut découvrir
    Avec des Descôteaux, on a envie de dire: "À quoi bon!"

    Heureusement qu'il y a des Parisien, Baillargeon, Montoya, Poitras, Tremblay, Desrochers, ...


    " Il nous faut un miracle en politique occidentale. Une sorte de miracle qui accepterait une fois pour toutes ce que disait Rosa Luxembourg jadis que « la liberté, c'est la liberté pour ceux qui pensent autrement. » " Montoya

    " Lorsqu'une majorité comprendra, que dans le système présent, la plus part ne travaille qu'à rendre un petit groupe de plus en plus riche, peut-être l'utopie sera envisageable." Baillargeon

    " le contre-discours de Québec Solidaire et de Mme David est essentiel si on espère un jour retrouver un équilibre entre les notions de richesse et de répartition. " Parisien

    " ... d'intéressantes alternatives afin de rendre le Québec moins sensible au cul-de-sac de l'économie de marché " Poitras

    " ... La démocratie est plus qu'un droit de vote! Dites-moi qui portent les lunettes roses, ceux qui pensent que l'on ne peut pas faire mieux ? Ou si peu ? Ou des citoyennes et citoyens qui se donnent la peine d'y réfléchir et d'agir ? " Desrochers

    " ... même aller sur la lune, c'est possible, vous savez! " Tremblay

    Mieux vaut avoir une pensée d'apparence "magique" que d'avoir une pensée unique!
    Les analystes économiques disent, mais qui donc a essayé?
    Les analystes (sic) économiques sont là pour étouffer toute tentative de changement.

    Énergie et pilules. Le privé saute là dessus comme un chien sur un os charnu!
    Pas besoin d'analystes pour comprendre que le profit est au bout.
    Pourquoi donc, serait-il magique d'imaginer que l'État puisse générer des profits et l'utiliser pour le bien de tous? Le profit du privé va dans quelques poches déjà bien pleines qui refusent leur responsabilité sociale de payer de l'impôt.

    Ne nous faites pas chier avec la pensée magique!
    On sait qui fait l'argent, on sait où va l'argent. On voit la classe moyenne fondre à vue d'oeil.
    Vive le néolibéralisme et le missionnariat salutaire du privé! (sic)

    Québec solidaire aimerait bien former le prochain gouvernement, mais le parti est réaliste.
    M. Descôteaux avec son affirmation: " Québec solidaire n'a pas l'ambition de former le prochain gouvernement " ne craint pas le ridicule.
    Et il renchérit en disant: "comme s'il n'y avait pas de limite à l'utopie!"

    L'utopie a-t-elle des limites?
    La réalité oui, mais l'utopie... voyons!
    Les choses peuvent changer à la condition que l'on rêve de changement.

    Il faut être fait fort pour ne pas dire comme tout le monde.
    Il faut être fait fort pour vouloir améliorer le sort humain.
    Il faut être fait fort pour être solidaire.

    Quand les Québécois découvriront la force de la solidarité, ils pourront hisser fièrement leur drapeau, avec et pour tous.


    La solidarité est une force qu'il faut découvrir.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • François Le Blanc
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 11h04
    Comme disait Che Guevara
    « Soyons réalistes, exigeons l'impossible. »
    M. Descôteaux s'attaque aux faiblesses du discours de Québec Solidaire (QS). Ça ne veut pas dire que QS a tort sur toute la ligne. On parle d'imposer davantage les grandes fortunes, mais M. Descôteaux n'ignore sûrement pas qu'au Québec, les entreprises sont beaucoup moins imposées qu'en Ontario.

    De cela, même dans le Devoir, on ne parle jamais. Même les éditorialistes et journalistes du Devoir aiment trop côtoyer les grands financiers et les "movers and shakers" de ce monde pour les rendre mal à l'aise.


    Aussi, que M. Descôteaux aille donc parler à son collègue, Louis-Gilles Francoeur, au sujet de la surexploitation des réserves d'eaux par les entreprises et institutions, Après ça, on veut privatiser le traitement des eaux, et remettre la facture aux particuliers. La question revient souvent sur le tapis. Les tenants de la privatisation la ramènent souvent, avec acharnement.


    L'ancien ministre des Finances, M. Yves Séguin, a dit que le traitement fiscal des entreprises au Québec était encore plus favorable que dans beaucoup d'autres pays encore plus capitalistes que nous (Royaume-Uni, Japon et... les États-Unis, que les libéraux, adéquistes, voire péquistes, perçoivent comme un modèle à suivre).

    Me semble qu'on pourrait régler des choses de ce côté-là. Il ne s'agit pas de "faire payer les riches", mais de se demander comment cette richesse a été créée... et comment rendre la vie plus facile pour tout le monde.

    D'autres modèles existent : les pays scandinaves, notamment.

    Mais évidemment, on dirait qu'au Québec, on refuse de s'ouvrir à d'autres solutions que de se soumettre à ce monstre qu'on appelle le « libre marché ».

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 11h05
    Les "doux utopistes"!
    En politique comme partout ailleurs, les "gérants d'estrade" ont des solutions à tout. Il en va autrement lorsqu'on est sur "le terrain"! Toufois ces "charmants rêveurs" ont une utilité certaine en permettant heureusement parfois à des gouvernements d'aller plus loin que prévu! Comme le P.Q. de jadis qui a permis aux Québécois de prendre en charge des leviers économiques et sociaux importants! De là, à "s'embarquer" aujourd'hui dans leur projet mi-figue,mi-raisin de "souverainisme-associationnisme-indépendantisme"
    mal ficelé et opportuniste voguant au gré des sondages,des circonstances et des intervenants concernés, il y a une marge...Il en va de même pour Madame David, Monsieur Khadir et leurs "doux utopistes"!

  • François Giguère
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 11h57
    La prudence dont vous parlez est à trop court terme
    C'est précisément par prudence que Québec Solidaire propose de tels changements de direction. Il s'agît d'une prudence à long terme, qui a une perspective plus vaste et porte plus loin que celle dictée par le marché. Peut-être qu'il y a trop longtemps (ou que cela ne vous est jamais arrivé) que vous avez été obligé de vous serrer la ceinture au sens propre pour être incommodé (ou rager) par l'attitude "il faut se serrer la ceinture" que les dirigeants adressent depuis trop longtemps aux citoyens petits payeurs d'impôts. La prudence dont vouz parlez manque de perspective.

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    mardi 4 mars 2008 12h17
    Fiou!
    Un peu consternée, beaucoup attristée par cet article, je suis néanmoins réconfortée par les commentaires des lecteurs-dans l'ensemble. Un salut en particulier à M. Montoya, dont les commentaires me font parfois grincer des dents, mais qui aujourd'hui m'a fait grand plaisir.

  • Geneviève Talbot
    Abonnée
    mardi 4 mars 2008 13h34
    Oui c'est faisable!
    C'est vrai que QS ne formera probablement pas le prochain gouvernement québécois. Ceci dit,il est toujours possible de contrer cette montée de la pensée unique et surtout cette impression de manque de pouvoir fasse à la main mise économique sur lesquels les citoyens et l'État n'auraient que peu ou pas de contrôle. Le pouvoir, ça se réclame et ça se prend, tout comme la direction de l'économie. D'ailleurs, les tigres d'Asie, l'Inde et la Chine, démontrent bien qu'une économie peut se développer grâce (ou malgré diront certains) à un État fort. Et les souris d'Asie démontrent aussi que dans un pays où l'État est faible et dispose de peu ou pas d'outils économiques et d'institutions démocratiques fonctionnelles peu de gens profitent de l'accumulation de la richesse. L'économie n'est pas la main de Dieu. Il y a des gens, des entreprises, des États (parfois, mais de moins en moins) qui en tirent les ficelles. Chacun peut citer ses études économiques qui démontrent tout et n'importe quoi. La bataille que mène QS n'est donc pas qu'une bataille économique, mais plutôt une bataille pour le maintien, le renforcement, du rôle de l'État et surtout pour son contrôle des instruments économiques qui permettent sa survie et une plus grande égalité entre les citoyens. Il est réducteur de limiter QS aux valeurs et aux idéaux de solidarité et de générosité! Oui, ces valeurs sont des celles de QS, mais ce parti ne s'y limitent pas. QS s'est surtout ;a responsabilisation citoyenne pour amener des changements sociaux. En ce qui concerne les limites à l'utopie, ça aussi ça me chicote. Tel que mentionné plus haut, l'économie n'est pas une super-puissance, une loi de la nature qui agit seule, envers et contre tous. Ce sont nous (les être humains au sens large) qui avons le contrôle et le pouvoir sur les règles de l'économie. Notre job, celle de QS à tout le moins, est donc de persuader les gens, les États, de notre pouvoir, de notre rôle comme acteur de changement et non pas seulement comme petit pion du grand monde. Ce n'est pas une tâche facile, parce que ça veut effectivement dire lutter contre la machine écrasante du divertissement, de la convergence. Et là je ne parle pas de complot, mais il est vrai que les espaces de réflexion, de remise en question, disparaissent à vitesse grand V! Ça demande de sortir de sentiers battus et de forcer les gens à se poser des questions pas toujours agréables. Ça exige de rappeler aux gens que ce qu'ils prennent parfois comme des immuables (l'économie, le rôle du privé, l'armée, les guerres...) n'en sont pas, qu'il s'agit en fait d'idées et de concepts que nous pouvons changer. C'est complexe, épeurant et angoissant. Cependant, il y a du beau à la responsabilisation et c'est le pouvoir, le contrôle, de notre destinée. Et ça ce n'est pas utopique.

    Geneviève

  • Jacques Mercier
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 18h05
    L'utopie
    Ce qui est utopique, c'est de croire que l'on puisse s'en remettre au statut quo, au credo de l'institut économique de Montréal et autre féculents, pour que les lendemains se mettent à chanter. Québec Solidaire a au moins le mérite de proposer des alternatives originales plutôt que de stagner dans l'insupportable discours du libéralisme à outrance que l'on subit ad nauseam sur toutes les tribunes.

  • Michaël Lessard (micles.biz)
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 19h10
    Contexte: la naissance d'un programme de QS
    Comme le fait justement Bernard Descôteaux, il faut mettre les propositions des membres de QS en contexte. Les membres préparent, étape par étape, leur programme (grandes orientations long terme). À mon avis, c'est la raison pourquoi la plateforme électorale 2008 est plus osée ou risquée que la plateforme 2007.

    Par contre, la grande ironie, est que QS prendra le temps de chiffrer ses propositions, à l'aide d'amis économistes et fiscalistes de gauche, alors que l'ADQ peut promettre n'importe quoi sans chiffrer. Les critiques sur les lacunes budgétaires de l'ADQ tombent dans le vide, pendant que QS est ciblé. Lors des élections 2007, le Parti Libéral du Québec a félicité Québec solidaire d'avoir calculé les entrées et les dépenses de sa plateforme, contrairement à l'« Action démocratique » du Québec.

    Quand Québec solidaire sera moindrement près du pouvoir, les citoyen-nes et les membres auront certes à établir des priorités dans les propositions parce qu'il est effectivement impossible de faire tout en quelques années.

    N'empêche, qu'il y a de simples réformes urgentes dans la plateforme 2008 de QS...

    n.b.: Je suis membre de QS et du NPD.

  • Robert Mainville
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 19h26
    Amalgame
    D'emblée, je dirai que je suis assez d'accord avec Monsieur Descôteaux. Mais ce message se veut d'abord une petite réaction à plusieurs des réactions que l'on peut lire plus bas.

    Il est frappant, en effet, de constater que le fait de porter un jugement critique sur le programme de QS nous expose à se faire associer aux pires excès du capitalisme prédateur et sans-coeur qui puisse exister. Aux yeux de plusieurs, critiquer le programme de QS, c'est automatiquement adhérer aux idées de l'Institut Économique de Montréal. Dénoncer l'utopie de gauche, c'est automatiquement adhérer aux utopies de droite. Cette amalgamation digne d'un niveau collégial de la pensée en dit beaucoup sur l'état de santé de la gauche au Québec.

    Moi, c'est aux utopies, quelles qu'elles soient, de gauche ou de droite, que je refuserai toujours d'adhérer. J'ai déjà donné...

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 4 mars 2008 20h41
    @Michel Leclaire
    merci...Vous aussi..

  • Richard Ryan
    Inscrit
    mardi 4 mars 2008 23h04
    Sortir du dogme de l'anti-utopisme, de la croissance à outrance et de la pensée unique...
    Il est quand même curieux de voir comment les jours se suivent et se ressemblent... Dimanche soir à l'émission de "Tout le monde en parle", les invités tentaient de tourner au ridicule Michel Fugain, le seul parmis les invités qui semblait s'opposer à cette propagande pro-guerre et pro-armée comme elle se fait de plus en plus sur nos chaînes depuis l'arrivée de ce gouvernement conservateur. Voilà quand début de semaine, c'est au tour de René Homier-Roy, tout comme vous M. Des Côteaux, qui tourne au ridicule la co-porte-parole de Québec Solidaire, parce que son parti est le seul à vraiment se préoccuper du bien commun, de remettre en question la croissance économique et d'articuler des arguments et des positions tant décriés par plusieurs observateurs sur les situations catastrophiques de pauvreté et d'écologie, en un programme politique. Et pourtant des animateurs comme M. Homier-Roy se pâme devant des invités de renoms quand la lucidité de leurs propos nous crève les yeux sur l'état de la défaillance de la distribution de la richesse, de l'état de santé de la planète et de tous les désastres qu'une croissance économique nous fait vivre ici comme ailleurs.

    Le programme de Québec-Solidaire tente pourtant de mettre en pratique et à un niveau de politique partisane québécoise, le gros bon sens souvent dit et redit par des observateurs comme les Albert Jacquard, Riccardo Pretella, Hervé Kempf, Laure Waridell, Hubert Reeves pour lesquels des animateurs d'émissions, comme celle du petit matin sur la première chaîne, louangent les propos.

    Il ne passe pas une semaine sans que ce parti de gauche à peine naissant, avec des moyens très modestes, s'exprime par voie de communiqués, ses positions sur, les ports méthaniers, la privatisation dans le secteur de la santé, les accommodements raisonnables, l'éducation, et sur bien d'autres sujets, sans que la plupart du temps il n'y sort rien dans les médias nationaux si ce n'est qu'un entrefilet ou encore une ridiculisation par des journalistes ou animateurs tel que vous ou M. Homier-Roy. Pourtant quand on regarde le jeu des positions des 3 partis à l'Assemblée nationale, en contexte de gouvernement minoritaire, et de leur silencieuse et pathétique unanimité sur plusieurs questions, il m'apparaîtrait important que d'autres voies se fassent entendre. Et c'est là que j'ai une attente de voir des journaux comme Le Devoir ou des émissions se trouvant à la Première chaîne, de jouer un rôle de contre-pouvoir en montrant des positions alternatives et différentes des grands partis.

    Richard Ryan

  • Caroline Laurin
    Abonnée
    mardi 4 mars 2008 23h40
    Réalisme ... par ce que le défaitisme, l'acceptation béate de la réalité en serait !!!
    En toute réponse, je vous renverrai à ce texte, paru il y a peu de temps, que de toute évidence, vous n'avez pas lu.

    bonne lecture, http://www.economieautrement.org/

    Caroline Laurin

  • Jean TURGEON
    Inscrit
    jeudi 6 mars 2008 11h38
    L'enfer est peuplé de bonnes intentions
    Et le discours de Québec solidaire est une insulte à l'intelligence !

    On se croirait revenu aux belles années du Crédit social, dont la solution aux problèmes de l'État, pauvreté, santé, éducation, amenez-en ! était la planche à billets : un État faux-monnayeur, finalement, qui ne se soucie pas de voir à ce que la croissance de la masse monétaire corresponde à la croissance du PIB (l'augmentation de la richesse) puisqu'il suffit d'accroître la masse monétaire pour voir croître automatiquement le PIB et, du même coup évidemment, la richesse. CQFD.

    Mais, sans doute moins férue de politique monétaire que ne l'était Réal Caouette en son temps, Mme David nous propose plus simplement de nous endetter sans égard à notre capacité de rembourser - ne pas rembourser ou rembourser avec de l'argent de Monopoly, cela revient un peu au même, n'est-ce pas ?

    C'est un peu comme si un directeur d'entreprise ne se soucierait que de l'amélioration des conditions de travail de ses employés, de bonifier les salaires, les avantages sociaux, sans s'assurer d'autre part que plus de bénéfices viendront payer pour toutes ses largesses.

    Le travail ? La productivité ? Foutaise que tout cela ! Pourquoi en effet s'échiner et travailler à fabriquer des chemises pour tout le monde quand il suffit de déshabiller Jean pour habiller Jacques. Non, Mme David n'a pas à s'occuper des revenus de l'État puisque ce sont les entreprises qui créent la richesse et engrangent du même coup les bénéfices qui lui permettront de prélever plus d'impôt. Après cela, le gouvernement n'a plus qu'à redistribuer la richesse obtenue. Et tout le monde est heureux ! Sauf les entreprises, mais ça, on s'en fout... Les riches, c'est toujours riche ; ça crée toujours de la richesse ; y en a toujours pour eux : d'ailleurs, ça n'a qu'à embaucher pour faire immédiatement baisser le nombre des sans-emploi. Tiens ! Il faudrait les y obliger : Défense de licencier. Embauche seulement.

    C'est tellement simple qu'on se demande comment on n'y avait pas encore pensé.

  • Hubert Lavigne
    Inscrit
    lundi 17 mars 2008 12h51
    C'est peut être faisable mais qui en souffrira le plus?? C'est le bon peuple
    Les illusions de notre chère madame David.......
    Avec 40% des québecois qui ne payent pas d'impôt, Mme David peut peut être s'attirer des votes, puisque ces gens n'ont rien à perdre, du moins à court terme.
    Continuez Mme David à propager votre utopie trompeuse et vous allez peut être vous faire élire éventuellement avec vos promesses sans lendemain; vous n'avez qu'à taxer encore plus les entreprises et la classe moyenne, ce qui aura pour conséquences de ralentir l'activité économique et de faire encore plus de pauvres et d'avoir encore moins de revenus pour le gouvernement. Vous oubliez qu'avec le libre échange et la mondialisation, nos économies sont de plus tranparentes
    La classe moyenne, i.e."les cochons de payant" vont diminuer en nombre; les entreprises vont investir où le climat économique est meilleur, les riches vont être moins riches ou vont s'intaller ailleurs et notre beau Québec va s'appauvrir, si bien les gouvernement faute d'argent, vont devoir réduire les acquis sociaux etc. D'après vous, tout le monde va être plus heureux après cela!!!!!; ou vous êtes complètement naive ou vous êtes complètement malhonnête
    Il y peut être des améliorations à faire à notre politique économique , mais il faut être réaliste dans le contexte nord américain dans lequel on vit; avec votre façon bébête d'analyser les problèmes économique, vous me faite penser à une poule sans tête

    Hubert Lavigne

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