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Marois prend ses distances des difficultés budgétaires

Robert Dutrisac , Kathleen Lévesque   28 février 2008  Québec
Monique Jérôme-Forget
Photo : Jacques Nadeau
Monique Jérôme-Forget
Le Parti québécois ne veut pas être associé à la situation budgétaire fragile dont il accuse le gouvernement libéral d'être le seul responsable. Du même souffle, le PQ prévient qu'il agira selon ses convictions lors du vote sur le budget.

Au terme de la première journée du caucus de son parti, à Brossard, la chef péquiste Pauline Marois réagissait aux sorties publiques répétées de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, sur la difficulté à concocter le budget annuel qui sera déposé le 13 mars. La ministre martèle depuis quelques jours que le ralentissement économique l'a obligée à revoir à la baisse ses prévisions de croissance économique et, du coup, que la marge de manoeuvre du Québec serait réduite à 200 millions.

Selon l'analyse qu'en fait le PQ, le gouvernement n'a même pas les 200 millions qu'il prétend avoir. La ministre Jérôme-Forget est plutôt coincée par un manque à gagner de 1,1 milliard de dollars, prise au dépourvu après avoir consenti d'importantes baisses d'impôt. Pauline Marois accuse la ministre d'avoir agi de façon «irresponsable». «C'est à elle de refaire ses choix, de rétablir ses priorités. [...] Je ne porterai pas l'odieux de mauvaises décisions», a affirmé la chef péquiste.

Une heure plus tôt à Québec, la ministre Jérôme-Forget a lancé un énième appel à la collaboration de tout le monde pour parvenir à un accord d'ici dimanche prochain. Cette date butoir pourrait être déplacée de quelques jours, mais la ministre a laissé savoir que la rédaction du discours ainsi que la traduction et l'impression des documents prenaient plusieurs jours.

«Ce n'est pas le temps de faire des effets de toge, ce n'est pas le temps de faire des grandes annonces de milliards de dollars», a prévenu Mme Jérôme-Forget.

Dans le sprint final des négociations entre le gouvernement et les deux partis d'opposition, les enchères continuent de monter. Chacun des partis cherche à se positionner, posant ses exigences mais ne dévoilant pas le but véritablement recherché: remanier le budget pour répondre aux besoins de la population ou forcer le déclenchement d'élections. L'année dernière, le jeu politique s'était déroulé après le dépôt budgétaire et avait donné lieu à un véritable psychodrame. Pour éviter la même foire d'empoigne, la ministre des Finances a choisi cette année de discuter avec l'Action démocratique du Québec et le PQ avant de présenter le budget. Mais les pourparlers ne sont vraisemblablement pas faciles.

«L'arrogance n'a pas sa place dans la démarche actuelle. Il faut être modestes, il faut être parlables, il faut être ouverts», a fait valoir Mme Jérôme-Forget.

La modestie, c'est le fin mot de l'affaire; le budget devra être modeste. Selon la ministre, les trois partis à l'Assemblée nationale sont «dans le même bateau». Cela ne fait qu'un an qu'un gouvernement minoritaire a été élu et c'est «la cohabitation» qui est la règle. «C'est ça que les citoyens ont voulu», a-t-elle avancé.

L'ADQ a réclamé la semaine dernière que le gouvernement mette en place un programme d'allocation pour les enfants ne bénéficiant pas de place de garderie à 7 $ par jour. Pour chaque enfant, les parents recevraient 100 $ par semaine. Hier, c'était au tour de Pauline Marois de faire connaître les exigences de son parti qui touchent la famille, l'éducation et l'économie.

Mme Marois n'a pas voulu chiffrer ses demandes, mais elle a reconnu que cela «dépasse largement les 200 millions». En fait, ajouter des places en garderie, devancer l'abolition de la taxe sur le capital et aider le secteur forestier, cela exigerait quelque 800 millions. Mme Marois qualifie de fermes ses demandes mais se dit toutefois consciente que tout ne peut pas être «réglé tout d'un coup».

«Identifier les besoins qui existent au Québec n'est pas faire preuve d'arrogance. C'est à la ministre de refaire ses devoirs», a-t-elle fait valoir.

La ministre des Finances n'en démord toutefois pas: compte tenu du ralentissement économique, les deux partis d'opposition devront remettre à plus tard leurs demandes onéreuses. Avec une prévision de croissance révisée à 1,5 %, des revenus de 500 à 700 millions en moins pour la prochaine année, le gouvernement ne dispose plus que d'une marge de manoeuvre de 200 millions, a-t-elle réitéré, une fois la hausse normale des dépenses — la croissance des coûts de système, dans le jargon du Conseil du trésor — assumée pour la santé et l'éducation. Elle a invité les partis d'opposition à limiter le coût de leurs demandes à cette somme.

Mme Jérôme-Forget a rappelé qu'un ralentissement économique, «ça peut durer une année seulement, ça peut durer deux ans». «Essayons d'éviter de prendre des engagements à long terme. Il sera toujours temps l'an prochain, si la situation s'améliore, de venir finalement faire d'autres propositions plus séduisantes aux citoyens.»

La ministre a évoqué l'importance de présenter «un budget de la prudence et de la discipline», sans quoi le Québec se retrouverait dans «une situation précaire». Elle se refuse à décréter quelque hausse d'impôt que ce soit, ce qui aurait pour effet, selon elle, de restreindre le pouvoir d'achat des Québécois, une mesure contre-productive en période de ralentissement.

De même, Monique Jérôme-Forget a rejeté l'idée de devancer l'abolition de la taxe sur le capital, prévue en 2010, car il faudrait compenser le manque à gagner par une augmentation de la taxe de vente du Québec (TVQ). Ce n'est pas «la bonne recette» pour le moment, argue-t-elle. En période de ralentissement, ce sont les consommateurs «qu'on veut actuellement protéger».






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 05h43
    Le budget
    « La situation financière que nous vivons actuellemnt, soit la perte de milliers d'emplois dans le secteur forestier et dans le secteur manufacturier, la précarité de nombreux emplois,ajoutez à celà l'inflation galopante dans le prix des denrées alimentaires et celui des combustibles qui grugent le budget des québecois,il est évident que ce n'est pas le temps de demander une bonification des programmes existants et surtout pas la création de nouveaux programmes.Les légères baisses de taxes et d'impôts dont nous avons bénéficié ne
    suffiront certainement pas à combler le déficit budgétaire des québecois.La plupart des québecois, surtout ceux à revenu fixe, devront revoir leur train de vie. en conclusion, la situation financièe du gouvernement est précaire et ce ne sont pas les demandes de l'opposition qui amélioreront la situation.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 07h54
    Un chiffre à retenir: 20%
    « C'est l'appui que reçoit l'ADQ actuellement. Donc M Dumont va voté pour le budget. Le cas est réglé et les libéraux qui ont été incapable de maintenir le taux de croissance au niveau ou le PQ l'avait établit à plus de 3 % (1%= 500 millions en revenu pour l'état) quand l'économie allait bien vont maintenant affronté une période de difficulté économique qui risque d'être beaucoup plus sombre que prévue; et si s'était l'année de la Très Grande Dépression US est que le Gouvernement (1) Charest sera "prêt". Quand on sait qu'un de ses super conseillé se nomme Daniel Johnson, celui là même qui a plongé le Québec dans la pire sinistrose économique depuis la Crise de 1929 lors de son passage au pouvoir (6 milliards de déficit, 3 années de suite, 13% de chomage, c'est sur lui que l'on compte ). Et ce M Bachand (récession, quelle récession) vous pensez qu'il est rassurant. Pendant ce temps Ottawa engrange les surplus (composée à 23% d'argent provenant du Québec). Si au moins ce gouvernement avait récupérer le 1% de TVQ tel que demander par Mme Marois pour se donner une marge de manoeuvre, ben non.Et le gouvernement va vivre avec cette décision puisque M Dumont ne va pas défaire le Gouvernement avec un appuis de 20% pour ses néo créditistes. Stimulant comme perspective.
    (1)http://www.europe2020.org/spip.php?rubrique8&lang=fr »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 07h59
    Duplicité
    « Je crois utile de rappeler que l'an dernier, à peu près à la même époque, à la veille des élections, Charest a décidé de transformer en baisse d'impôts, notre argent d'Ottawa qui règlait en partie le déséquilibre fiscal. Et sa Ministre se plaint aujourd'hui du manque d'argent pour son budget. Le déséquilibre fiscal existe toujours et il est beaucoup plus que 200 millions$... »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 08h00
    Au Québec, un budget, ce n'est pas gérer
    « Mme Marois s'en lave les mains ? Wow les moteurs ! Tout le débat autour du 100$ de Mario Dumont n'aurait pas lieu si le programme de garderie à 7$, à l'époque 5$, n'avait pas été poussé par le PQ. Ça coûte aujourd'hui plus de 1 MILLIARD $ par année.

    Le budget de Mme Jérome-Forget ne fait que distribuer les enveloppes pour faire rouler la grosse machine gouyernementale sans gérance stricte. Pourquoi ne pas réduire les niveaux d'administration du gouvernemnt. Elle est où la réingémierie promise en 2003 ? Les libéraux ne sont pas encore prêt là non plus ?

    Le Québec a une fonction publique beaucoup plus lourde que les autres provinces canadiennes. Réduire, ou plus repenser, la fonction publique québévoise est nécessaire.

    Pendant ce temps, le PQ et le PLQ jouent à un jeu que même les enfants de 4 ans commencent déjà à trouver trop "bébé": "C'est pas moi, c'est lui".

    Eric Barnabé »

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 08h23
    Je me souviens...plus de rien
    « WOW! Record battu de la perte de mémoire!
    Je cite :
    Pauline Marois accuse la ministre d'avoir agi de façon «irresponsable». «C'est à elle de refaire ses choix, de rétablir ses priorités. [...] Je ne porterai pas l'odieux de mauvaises décisions»,

    Et les infirmières à la retraite qui nous coûtent un bras et qui en plus, par leur disparition ont commencé la longue descente aux enfers d'un des meilleurs systèmes de santé qui soit ?
    C'était responsable ça ?
    Et l'odieux ? C'est qui, qui est pris avec maintenant ?
    La politique au Québec a toujours été un peu burlesque, j'en conviens, mais là ; c'est tout simplement grotesque et irrévérencieux pour les payeurs de taxes.
    Si le chef d'un parti qui a la prétention de créer un pays n'est pas capable de respecter ses futurs (si le pays en devient un) citoyens, ça augure mal.
    Vous êtes la dernière personne, madame Marois, a avoir le droit, vu vos réalisations désastreuses d'invoquer l'irresponsabilité de vos «homologues». Certes, il y a peut-être du vrai dans ce que vous dites, mais vous auriez pu le faire dire par quelqu'un d'autre, car, venant de vous...ça perd de la crédibilité et fait plus crêpage de chignon que critique financier.
    Les partis de l'opposition sont tellement biaisés qu'ils me font prendre la défense d'un parti pour lequel je n'ai pas grande sympathie. Bizarre tout de même que cela. »

  • Sylvain Gascon
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 08h35
    Charité bien ordonnée...
    « Une suggestion pour le PQ de Mme Marois: Abolir les réseaux scolaire et hospitalier des anglos. C'est constitutionnel puisque l'Ontario l'a fait pour les francophones il y a plus de 100 ans. Ce faisant, il y a des milliards à récupérer. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    jeudi 28 février 2008 08h48
    Le temps du grand ménage.....
    « Toutes les autres provinces sont en train de régler leurs déficits et nous.....eh bien, on laisse aller la machine à fond la caisse.
    Pauvre génération montante! Quel cadeau empoisonné.
    Il est grand temps d'arrêter de fermer les yeux.AGISSONS ET SOYONS RESPONSABLES!
    Avant de toujours injecter de l'argent, vérifions en judicieusement l'utilisation.
    Un exemple de gaspillage éhonté: Mon syndicat de l'UPA me poursuit actuellement pour des dommages liquidés de près de $600,000.00 en raison de "règlement" non voté par les producteurs (un règlement de l'UPA a préséance sur une loi, j'ai appris cela car la loi de la mise en marché prévoit des amendes de $650.00 pour une première offense et de $l,200.00 pour une deuxième).
    Lors des auditions à la cour supérieure, il y avait là: le procureur de la couronne, du syndicat, de la régie des marchés agricoles, le mien, le juge, la greffière, le huissier, sans compter tous les autres frais: temps de la cour, secrétariat etc. etc.) cela a duré deux très longues journées). Pourquoi? Je ne suis pas une criminelle mais traité comme telle tout cela découlant d' un RÈGLEMENT de l'UPA et non de la loi.

    En attendant, le contribuable paie pour cette mascarade de justice qui coûte une fortune. Regardez ce qui se passe au niveau de la régie des marchés agricoles, c'est un non-sens incroyable. Pour 2% du "chiffre d'affaire" de l'UPA de 4 Milliards de dollars, plus de la moitié des causes concernent le sirop d'érable. La fédération des producteurs acéricoles a fait des l0,000 producteurs acéricoles une horde de clients à poursuivre par un bureau d'avocat à $500.00 de Montréal. Méchant Klonkike.
    Ce n,est qu'un exemple de gaspillage éhonté.
    On se demande ensuite pourquoi plus de la moitié des producteurs sont en état suicidaire. Un autre coût potentiel très élevé pour le système de la santé. Tout se répercute.
    Faire le ménage et ça presse. »

  • Pierre Martin
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 09h15
    Où mène le populisme
    « Les libéraux se sont faits élire en promettant des baisses d'impôt: ce qu'ils ont fait. En plus ils refusent de récupérer la baisse de la TPS. Et après ils déplorent un manque de revenu! Non, vraiment, il faudra qu'ils assument. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 09h46
    Monsieur Barnabé, vous avez sans doute raison mais...
    « Aujourd'hui même il est question d'un fonctionnaire «plus ou moins douteux» du ministère des transports, voici l'histoire en partie tirée de canoé voir lien ci dessous:

    http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2008/02/20080228-053601.html
    «...En 2000, il avait gonflé la valeur d'une propriété de son complice, François Chagnon, qui devait être expropriée pour la construction d'une autoroute. La manoeuvre avait permis à Chagnon d'empocher 229 100 $ de trop par rapport à ce qu'il aurait eu dû toucher. Pour protéger son membre, le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) se livre à une véritable guérilla judiciaire qui donne des résultats probants...»
    Alors, dégraisser la fonction publique au Québec avec des syndicats aussi puissants, biaisés et vindicatifs, ça ne se fera pas en discutant mais en légiférant. Ce n'est pas pour demain, car aucun parti en place ou en devenir, semble n'avoir envie de prendre ses responsabilités. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 10h04
    Marois crâne mais elle n'a pas fait mieux
    « La Chatelaine de l'ile bizarre a le sens du spectaculaire. Elle crâne sachant très bien que l'ADQ va voter avec le gouvernement et elle sera seule à réclamer des élections. Ca me rappelle Duceppe qui est étendu dans le chemin et qui attend les élections.

    Ni Marois, ni Duceppe ont le poids suffisant pour infléchir les décisions gouvernementales pourtant nos québécois continue à voter aveuglément `;a ces marchands d'illusion.

    Le poids des garderie à 7$ dont le 7$ ne suffit plus est une créature de Mme Pauline Marois. Cette dépense coûiteuse a été instaurée alors que le gouvernement péquiste faisait la course au déficit zéro et ajouter une dépense de quelques milliards était le contraire de cette orientation.

    Sa décision de mettre à la retraite les employés du secteur de la santé est une décision de Mme Marois. Le secteur de la santé ne s,est pas encore remis.

    Sa réforme scolaire comme ministre de l'éducation fait encore des vagues et il n'y avait pas d'anglais pour l'histoire dans cette réforme.

    Oui, Mme Marois a un passé lourd qui l'empêche d'avoir une critique crédible. »

  • Philippe Gariépy
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 11h19
    Harro sur le merveilleux fédéralisme
    « Pauline Marois se doit de critiquer le budget libéral à court terme alors qu'il permet au Québec de vivre à la petite semaine. Et cela, depuis des années. Mais elle doit aussi faire voir qu'il s'agit là d'une situation structurelle liée au fédéralisme actuel qui réduit le gouvernement de Québec à la situation de quêteux perpétuel.Philippe Gariépy, Laval, philg@aei.ca »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 12h36
    Si il ya un manque de revenue
    « Si il y a un manque de revenue ce n'est pas la faute au fédéral ni au baisses de taxes et impôt. C'est la faute des Québécois qui veulent tout sans payer ou en faisant payer les autre. Garderie à 7$ qui paye pour cela ? Nos ronds de cuir qui veulent tout avoir. Ce que Charest doit faire c'est combler le déficit en COUPANT dans les services, la fonction publique. L'Ontario fournit plus de service à un moindre cout et avec moins d'employée que le Québec. Une des provinces les plus pauvre qui se paye la plus grosse fonction publique et le plus de service gratuit ou à très faible cout au Pays. L'argent ne pousse pas dans les arbres. Et ce que je veux c'est de garder pour MOI le plus d'argent possible que J'AI gagné en TRAVAILLANT.
    Aussi une grande partie du manque à gagné c'est la faute de la gang de la Marois. Quand ils étaient au pouvoir ils ont fait ce qu'ils on appelés des choix de société et leur program quasi socialiste. Leurs contrat généreux avec les employés de l'état pour garder les syndicats de leur coté »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 14h35
    Des services pour les québecois
    « Messieurs Barnabé et Archambault ont un peu raison lorsqu'ils disent que la fonction publique devrait être repensée, afin de la rendre plus fonctionnelle pour les québecois. Et ici l'idée de monsieur Gascon est tout à fait géniale, et mérite notre attention. En plus d'abolir les coûteux services bilingues que requièrent ces bénéficiaires, il serait bon comme le suggère sur son site le pub Mc Kibbin's de revoir le mandat de l'OQLF. En effet, il est devenu par trop évident que cet organisme ne fait plus ses frais, il doit par conséquent commencer sérieusement à revoir ses tarifs et façons de procéder, afin de faire sa juste part, et faire entrer plus d'argent dans les coffres du trésor public québecois. Ses collègues de la SQ, du ministère des transports, et du ministère du revenu sont un exemple à suivre pour cet organisme devenu trop tolérant face aux excès. Ensuite, si ces apports ne suffisent plus, bien peut-être pourra-t-on penser à rehausser la tvq de manière à compenser pour le manque à gagner. Bien entendu si on enlève tout l'argent que l'on verse à Ottawa, les québecois rechigneront peut-être moins à payer un peu pour leurs services. L'avenir n'est peut-être pas aussi sombre qu'on le croit finalement... »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    jeudi 28 février 2008 15h00
    Opposition responsable
    « Les québécois viennnent d'élire un gouvernement libéral minoritaire en donnant aux trois partis le mandat de travailler ensemble. C'est ce que vient de faire la ministre des finances Monique Jérôme-Forget en soumettant son budget à venir aux deux partis d'opposition, tout en les avertissant que sa marge de manoeuvre n'est que de 200 millions et que ses prévisions antérieures avaient été très affectées par l'actuel ralentissement économique généralisé.

    Le gouvernement s'est trouvé face à des coûts gigantesques, devant l'écroulement et la reconstruction de viaducs, de ponts, de routes, et de réparations d'infrastructures si longtemps négligées qu'elles craquaient de toutes parts. Des sommes importantes doivent d'abord aller en santé, en éducation, en aide de toutes sortes aux plus démunis, les garderies coûtent très cher, etc. il faut donc répartir les budgets de chaque ministère le plus équitablement possible, sans deshabiller l'un pour habiller l'autre. Mais l'argent ne poussant pas dans les arbres, il devient donc irresponsable pour les partis d'opposition de réclamer encore deux milliards additionnels lorsqu'ils savent très bien que le gouvernement ne les a pas et qu'il faudrait les emprunter.

    À plusieurs reprises, les journalistes ont tenté de faire dire à Pauline Marois si elle ferait ce qu'elle reproche au parti libéral de ne pas faire, c.a.d d'augmenter la TVQ de l% pour financer ses nouvelles demandes en venant la chercher dans non poches. C'est bien beau de dire: Que la ministre se débrouille, sans donner de solution. Espérons seulement que Pauline Marois n'ait pas l'idée de recommencer le psychodrame et le suspense de mauvais goût que le PQ avait fait subir au gouvernement et aux québécois, en maintenant jusqu'à la veille du vote sur le dernier budget sa menace de faire tomber le gouvernement, car ce cirque a déjà été joué, et les seuls qui ont salivé devant cette perte de temps, d'argent et d'énergie, étaient les journalistes et les péquistes. Si elle le fait encore, elle devra en payer le prix politique.

    Que les partis d'opposition se responsabilisent et ne nous entraînent pas dans le mauvais théâtre qui se joue à Ottawa, la majorité des québécois ne veut pas d'élections en ce moment, ni au provincial, ni au fédéral. Prenez-en acte! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 28 février 2008 17h54
    «Venez devins et messies» !
    « Quand j'entends l'abbesse du monastère libéral de l'endettement du Québec, la provinciale Jérôme-Forget, regarder au-dessus de ses lorgnettes, pour mieux ponctuer son petit prêchi-prêcha, au regard de l'inconvenance ainsi que de l'immaturité de ses partenaires de l'Opposition officielle et de l'Opposition officieuse, tout en tentant d'épater la galerie, elle n'est pas sans rappeler au plus grand nombre des seniors qui en subissent son contenu spéculateur et le ton naufrageur son verbiage, l'opéra bouffe politique auquel s'exerçait le mesureur de bois et créditiste du début des années 60, Camil Samson, humour et divertissement en moins. Pour une docteur en psychologie, ce n'est pas peu dire.

    Grimpée dans l'escabeau chromé du très haut estime qu'elle a de sa personne, elle marmonne, presque étouffée sous le poids de certains ralentissements opportunistes, qu'il lui faut, aujourd'hui, passer à la déchiqueteuse et réviser à la baisse ses prévisions de croissance d'hier, alors qu'elle déclenchait des orages de milliards à la faveur des incompétents ingénieurs, inspecteurs et livreurs du béton des infrastructures routières qui durent le temps des roses ; alors que jamais n'a-t-elle pensé sabrer dans les orgiaques dépenses politiques et somptueuses représentations para politiques et péri politiques ; alors que par une autre porte battante du laxisme libéral, sortent des centaines de millions servant à enfoncer la réforme de l'Éducation dans la gorge des éducateurs, des parents et des «s'éduquants» aux prises avec l'échouement horizontal de leurs compétences transversales et de leurs habiletés verticales ; alors qu'elle a consenti aux amis du médecin spécialiste et ministre Philippe Couillard, des milliards en salaires, en équipements, en exemptions et abris ainsi qu'en gracieusetés tous azimuts ; alors que son chef, elle et les autres cautionnent, promotionnent et subventionnent le $$$Parc-Rabaska$$$, après les échecs successifs et affreusement coûteux du $$$Parc-Suroît$$$ et du $$$Parc-Orford$$$; alors que, diversions après combines, jongleries après entourloupettes, ces gestionnaires du n'importe quoi et de l'à-peu-près, jouissant de l'impunité mur à mur, saupoudrent l'endettement au-delà des frontières du réel. Il est là le scandale de l'immaturité, de l'irresponsabilité et de l'irrationalité. C'est cette gigantesque poutre qui bouche le champ de vision d'une trésorière sans vision.

    Pourquoi donc laisser perdurer une situation de MAXI INCURIE, à Québec? Une situation dont le pourrissement, en Santé, en Éducation, aux Finances, à l'Immigration, à l'Emploi, à la Culture et ailleurs, s'aggrave depuis 2003? Majoritaires impuissants et suffisants, les libéraux de Jean Charest sont devenus des minoritaires insignifiants et arrogants. Par ailleurs et dans nombre de dossiers tablettés, excessivement et inutilement onéreux, ils étirent tous les élastiques de leurs carences et déficiences, en embauchant des thuriféraires et commissionnaires qu'ils nous facturent à coups de millions.

    Pour mettre un peu de vie, d'énergies et d'ambition, alors que le 400ième de Québec, cette artificieuse tombola que patronne le Ministre et Parrain de Rabaska, ne lève d'aucune façon et ne va nulle part, DÉBARRASSONS-NOUS DES LIBÉRAUX. Rien ni personne des adéquistes minoritaires ou majoritaires; rien ni personne des péquistes minoritaires ou majoritaires ne peut ni ne pourra égaler la stérilité politique des rouges libéraux provinciaux de bleu conservateur Jean Charest, ni égaler, de quelque façon, l'arrogance que lui et ses troupiers mettent à tambouriner leurs cacophoniques incompétences, leurs pitoyables contre-performances et leurs lamentables échouements.

    IL FAUT QUE ÇA CHANGE (1960). IL FAUT ABSOLUMENT QUE ÇA CHANGE (2008)...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    jeudi 28 février 2008 20h18
    Danemark versus Québec
    « Dans la revue Actualité, on a fait un parallèle très intéressant concernant le système d'instruction (et non d'éducation) du Danemark et du Québec. Même population, même niveau de vie, même nombre d'enfants à l'école. Et de UN

    Au Danemark, moins de l,000 fonctionnaires pour gérer toute la machine (j'imagine qu'ils ne réforment pas à toutes les lunes comme nous...), les groupes d'élèves moins de 20, tous les éducateurs spécialisés qu'il faut....et de DEUX

    Nous, un appareil bureaucratique d'environ 7,000 fonctionnaires, des commissions scolaires etc. imaginez-vous le béton pour tous ces bureaux? Et tout ce qui en découle et on retrouve au bout de cette très longue chaîne: l'étudiant. On en entend parler lors de grève, là l'enfant EST la priorité mais après la grève? Néant....peu de spécialistes, gros groupes etc. Et de TROIS

    Nous on ivestit dans le béton, la bureaucratie, les directions gonflabes et surtout nous sommes les rois de la RÉFORME. Pourtant a avec b fera toujours BA quelque soit la forme, la couleur qu'on lui donne. Et de QUATRE

    Pour économiser? C'est bien beau aller se prosterner en France mais pouvez-vous étudier un exemple comme le Danemark et de grâce pas de commission d'enquête!!

    Mais on ponctionne le contribuable: on vient d'avoir un autre exemple avec l'augmentation d'Hydro-Québec.

    L'EFFICACITÉ, L'EFFICACITÉ, L'EFFICACITÉ ramenons ce verbe à la mode. Les syndicats, enfants chéris de Pauline, s'ils continuent à mener le bal mèneront la province dans un gouffre oû nos enfants ne pourront plus en sortir.

    C'est une honte et j'ai honte de ma province.....

    Ghislaine f. marois »

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