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Mort d'un ardent patriote

Un cancer emporte l'ancien ministre Denis Lazure à 82 ans

Guillaume Bourgault-Côté   25 février 2008  Québec
Denis Lazure
Photo : Jacques Grenier
Denis Lazure
Il n'y avait que la mort pour mettre Denis Lazure au repos. L'ancien ministre péquiste au légendaire collier de barbe, ardent souverainiste et psychiatre de haute réputation, est décédé samedi soir des suites d'un cancer.

M. Lazure avait 82 ans. Il est mort entouré de quelques proches à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, après une courte hospitalisation. «Nous devions manger ensemble le jour même de sa mort, a raconté au Devoir l'ancien premier ministre Bernard Landry, très proche du défunt depuis plus de 30 ans. Le souper n'a été annulé qu'à la fin de la semaine.» Jusque-là, M. Lazure était encore bien lucide et très vif.

Travailleur infatigable — d'ailleurs incapable de s'arrêter —, M. Lazure aura ainsi été actif jusqu'à la toute fin de sa vie. En 2002, au moment de la publication de ses mémoires (Médecin et citoyen, Éditions du Boréal), il reconnaissait avoir toujours eu «une propension à l'action et souvent à la prise en charge». C'était le moins qu'il pouvait dire.

Son action fut constante. En novembre dernier, il cosignait encore une lettre d'opinion dans ces pages pour décrier la privatisation croissante du réseau de la santé. Ces dernières années, il a souvent dénoncé le dédoublement des projets de construction des deux hôpitaux universitaires, militant pour qu'un seul hôpital — francophone — soit construit.

Quand il prit sa retraite de la politique active en 1996, à l'âge de 70 ans, ce fut pour aller diriger l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), qu'il avait créé en 1981. Il y resta trois ans. Puis, en 1999, «alors qu'on pensait bien qu'il allait vraiment prendre sa retraite», comme le racontait hier son ancien attaché politique Serge Geoffrion, M. Lazure quitta l'OPHQ pour... retourner à la pratique de la psychiatrie, à l'hôpital Louis-H. Lafontaine.

Il ne cessa les consultations que l'été dernier, brisé par la maladie. Et encore: il avait tout récemment indiqué avoir l'intention de reprendre ses fonctions dès que son état de santé le lui permettrait.

Les hommages ont été nombreux hier. Joint à son domicile, Bernard Landry avait la voix émue. «Denis Lazure a écrit dans son autobiographie que notre amitié était un exemple presque unique d'amitié durable en politique. Il avait raison.»

M. Landry se souviendra d'un des «hommes les plus universels» qu'il ait connus, intéressé très jeune par la Chine (qu'il avait visitée avec Jacques Hébert et Pierre Elliott Trudeau en 1960). «Il avait des talents dans tous les domaines», dit l'ancien premier ministre.

Certains étaient moins connus que d'autres: Denis Lazure était ainsi un sportif accompli, qui a pensé un temps devenir hockeyeur professionnel. «Les Bruins de Boston s'étaient intéressés à lui, se rappelle le député François Gendron, ex-partenaire de tennis du défunt. M. Lazure a notamment joué avec le cinéaste Pierre Perrault au sein des Carabins de l'Université de Montréal.

Révolution

Mais le hockey n'a pas fait le poids devant l'attrait de la psychiatrie, qu'il a choisie «autant par humanisme que par intérêt pour la science», selon Bernard Landry. «Pour lui, les plus grandes souffrances étaient morales. Et il a complètement révolutionné la psychiatrie québécoise. Avec Camille Laurin et d'autres, Denis Lazure l'a modernisée pour la mettre au niveau de celles des pays les plus avancés.»

C'est le début d'une première grande carrière. «Il a été un des artisans de l'humanisation et de la réorganisation des soins psychiatriques» au Québec, notait hier la direction de l'hôpital Lafontaine. Entre autres choses, M. Lazure a fondé en 1957 le premier service de psychiatrie infantile au Québec, à l'hôpital Sainte-Justine. Cinq ans plus tard, il a participé à la rédaction du rapport Bédard, qui jetait les bases de la désinstitutionnalisation. Il défendra par ailleurs le dossier des orphelins de Duplessis jusqu'au règlement négocié au début des années 2000.

Puis vint la politique. Une étape normale pour un leader naturel, note Bernard Landry. En 1967, Denis Lazure tente donc de se faire élire au fédéral, sous la bannière néo-démocrate. C'est un échec. Mais, neuf ans plus tard, il fait son entrée à l'Assemblée nationale et devient un des ministres les plus influents du gouvernement Lévesque. Il est nommé aux Affaires sociales, et occupe divers postes jusqu'à sa démission fracassante en 1984.

«C'était un ministre très efficace», se rappelle Bernard Landry. François Gendron parle d'une personne animée d'une «belle pensée sociale, qui arrivait toujours bien documenté aux caucus. Lorsqu'il parlait, c'était argumenté, et on sentait la réflexion derrière ses propos».

Même constat chez Pauline Marois, l'actuelle chef du Parti québécois (PQ). «C'était un collègue que j'admirais, a-t-elle indiqué au téléphone peu après l'annonce du décès de M. Lazure. Un homme audacieux qui pouvait défoncer des portes. Il était très déterminé, pour ne pas dire têtu. C'était difficile de le faire changer d'avis. Mais il était très cohérent dans son engagement.»

Pour l'avoir côtoyé de près entre 1989 et sa mort, Serge Geoffrion en retient le souvenir d'un homme «persévérant, un militant acharné. Le vrai combat de sa vie, ce fut celui contre les inégalités sociales. Mais comme il pensait que la souveraineté pourrait régler certains de ces problèmes, il en a aussi fait une lutte permanente».

«Chaque fois qu'un combat progressiste était à faire ou qu'il y avait de la détresse en vue, Denis Lazure était là, raconte Bernard Landry. Toute son action était marquée par l'humanisme et le dévouement. Il a eu des engagements profonds pour le libre choix des femmes [les cliniques Lazure d'avortement thérapeutique], envers les orphelins de Duplessis, et la souveraineté.»

Après sa démission en 1984, Denis Lazure est revenu à la politique en 1989, pour ensuite partir définitivement en 1996. Ses dernières années furent plus décevantes, Jacques Parizeau le gardant éloigné de tout poste ministériel en 1994. Il a aussi exprimé sa déception dans ses mémoires devant la décision de Lucien Bouchard de ne pas renouveler son mandat à la tête de l'OPHQ en 1999.

Pur et dur

Étiqueté comme un «pur et dur» du mouvement souverainiste, Denis Lazure n'aura eu de cesse de défendre les mérites de l'indépendance. «Peu de femmes et d'hommes politiques peuvent se vanter d'avoir défendu ce projet avec autant d'ardeur», a noté hier le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.

Si Pauline Marois refuse de parler de l'étiquette du «pur et dur», elle reconnaît que Denis Lazure «y croyait assez pour démissionner quand il a eu l'impression que René Lévesque voulait faire de la souveraineté une simple police d'assurance».

François Gendron n'aime pas non plus cette étiquette, mais conçoit que, si elle existe, «il n'y a aucune hésitation à ranger la pensée de M. Lazure dans cette catégorie», dit-il. Pour Gilles Rhéaume, ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste, le psychiatre est «un des indépendantistes les plus fervents que j'aie jamais rencontrés. Il avait un amour profond du Québec».

En 2002, Denis Lazure avouait qu'il lui était difficile d'être optimiste à l'égard de la souveraineté. Mais il terminait ses mémoires par un vibrant plaidoyer évoquant «l'explosion de bien-être et de joie qui s'empare d'un peuple lorsque, gonflé de fierté, il décide enfin de prendre en main son destin».

En 2004, l'Association des médecins psychiatres du Québec lui remettait le prix Heinz E. Lehmann, pour sa contribution à l'avancement et au rayonnement de la profession. Le gouvernement lui a aussi rendu hommage l'an dernier en lui accordant le titre de Chevalier de l'Ordre national du Québec.


Avec la collaboration de Claude Turcotte
 
 
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  • Marcel (Fafouin) Blais - Inscrit
    25 février 2008 06 h 22
    Chalom à vous M Lazure !
    Salutations d'entraide honorable tout le Monde !

    Un petit mot pour dire un Grand Merci chalom d'Entraide à M Lazure qui a oeuvré principalement dans les domaines de la politique, de la Santé et Services sociaux ainsi que de sa pratique en sa qualité de "psychiatre" d'une "psychiatrie" révolutionnaire, ouverte à l'humain, à la personne-humaine d'abord et avant tout chalom !

    M Lazure ! Grands mercis d'entraide chalom pour votre implication, notamment en regard avec la prévention-sensibilisation aux conditiosn de vie de personnes qu'on mettait à l'intérieur des murs (pensons ici à la question des "clefs", aux sandwiches qu'il distribuait au moment d'une Grève dans un Établissement de la santé, etc.) !

    M Lazure ! Grands mercis d'avoir épaulé tous ces enfants (enfants de Duplessis-Léger) qui ont été reconnuEs dans les Décrets 1153-2001 et 1198-2006 !

    Nous t'aimons beaucoup chalom !

    Au revoir M Lazure !

    Chalom à vous M Lazure !

    Marcel (Fafouin) Blais
    Enfant de Duplessis-Léger
    (Décret 1198-2006)
    Un des Ti-counes de Maudit Fou !
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  •  
  • Gilles Bousquet - Inscrit
    25 février 2008 07 h 55
    La Chine, les explosions de toutes sortes et le hockey
    Il est écrit plus haut : «la Chine (que M. Lazure avait visitée avec Jacques Hébert et Pierre Elliott Trudeau en 1960)»

    La Chine, alors extrémiste, a probablement inspiré Messieurs Hébert et Trudeau à la pureté fédéraliste et M. Lazure à la pureté indépendantiste pour le reste de leurs jours "la même cause n'a pas produite exactement le même effet" ici.

    Il est écrit plus haut : «M. Lazure terminait ses mémoires par un vibrant plaidoyer évoquant l'explosion de bien-être et de joie qui s'empare d'un peuple lorsque, gonflé de fierté, il décide enfin de prendre en main son destin».

    Oui, mais, dans le cas de la Palestine, de l'Irak et de l'Afghanistan, c'est plus l'explosion de kamikazes qui a lieu pour la libération ou faire cesser l'occupation du pays. L'explosion de joie devra attendre encore un peu dans ces cas.

    Est-ce que ce genre d'explosion en question est semblable à celle que provoquerait la gain de la coupe par le Canadien cette année vu que le hockey chez le Québécois moyen semble plus l'intéresser que la constitution éventuelle du Québec ?
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  • jacques noel - Inscrit
    25 février 2008 07 h 56
    Grand patriote...mais petit homme
    Denis Lazure était un grand indépendantiste, un grand patriote. C'était aussi un homme intelligent et fort cultivé. Il a fait beaucoup pour la cause des handicapés et il a fait avancer le psychiatrie au Québec. Mais quel être insupportable.

    J'ai eu le malheur de le cotoyer quelques mois dans ma vie. Jamais vu quelqu'un de plus déplaisant, de plus méprisant à l'égard des autres. D'ailleurs parlez-en à ces colloborateurs: tout le monde le détestait.
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  • Daniel Francoeur - Inscrit
    25 février 2008 11 h 54
    Un homme pacifique ?
    Il y a plusieurs années, j'avais assisté à une assemblée militante à St-Constant. Cette assemblée avait comme invité d'honneur monsieur Lazure. Je m'attendais à y rencontrer un grand homme... Mais il m'a profondément déçu, lorsqu'il a encouragé, avec insistance, les militants à poser des gestes d'intimidation envers un restaurateur local sympathisant fédéraliste. C'est alors qu'il fut déboulonné de son socle dans mon musée personnel des personnages illustres.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    25 février 2008 12 h 10
    L'extinction des dinosaures
    Mr. Lazure appartient à cette génération des Larose, Parizeau, Harel... indépendantistes irréductible et utopistes qui auront bientôt tous disparus.

    Pour insupportables qu'ils aient pu être de leur vivant, saluons tout de même l'ambition Don-Quichottesque du rêve dont ils auront bercé leurs illusions, et qui disparaîtra avec eux.

    Une page d'histoire est en train de se tourner...
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  • Gérard Lépine - Abonné
    25 février 2008 14 h 29
    aDieu un de plus
    J'ai été trois fois nommé au conseil d'administration de Saint-Charles-Borrommée, dont par lui. Pax tecum
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    25 février 2008 16 h 19
    Un peu de retenue devant la mort
    Il y a d'autres temps plus opportuns que le lendemain d'un décès pour lancer son vitriol. Un peu de retenue devant la mort, un peu de respect pour la famille et pour l'homme trépassé, s'il-vous-plaît.

    D'une non indépendantiste.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    25 février 2008 16 h 27
    Merci au journal Le Devoir.
    Heureusement qu'il y a Le Devoir pour nous offrir un article intéressant sur la vie de cet homme engagé, comme nous n'en voyons plus beaucoup de nos jours. On a oublié de relater l'un de ses derniers combats: celui de faire un seul méga-hôpital à Montréal, ce qui tombe sous le sens. Aujourd'hui, dans le grand Journal La presse, qui est malheureusement bien petit dans les faits, on traite la disparition de ce grand homme comme d'un fait divers. Merci au journal Le Devoir!
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    25 février 2008 21 h 04
    @Pierre-Yves Pau @ Gilles Bousquet
    Comment monsieur Bousquet pouvez-vous nous comparer aux kamikazes en Palestine, ou même notre situation à celle de l'Irak et l'Afghanistan. Nous avons heureusement ici au Québec de grands démocrates. Nous l'avons prouvé tout au long de notre histoire. Je n'ai qu'à mentionner le rapatriement unilatéral ( anti-démocratique ) de la constitution (1982)par Pierre Elliott Trudeau (et Jean Chrétien) qu'aucun gouvernement québécois fédéraliste comme souverainiste n'a appuyé jusqu'à maintenant par leur signature. Pourquoi? Il va de soi qu'il n'est pas dans l'intérêt du peuple du Québec! Nous subissons pourtant cette nouvelle constitution allant à l'encontre de notre spécificité, glorifiant les droits individuels contre ceux de notre collectivité. En juin 1996, lors d'un déjeuner-causerie avec Me Jean Allaire, le fondateur de l'Action démocratique, il m'a donnée copie exhaustive de son allocution qualifiant ce rapatriement unilatéral d'arnaque politique du siècle par les dirigeants fédéraux de l'époque. Je répète exactement les termes employés par Me Allaire. Il y mentionne toutes les répercussions négatives pour le peuple du Québec, mettant en danger sa survie même, rien de moins. Je possède encore ces informations et les billets d'entrée de cette réunion. À la télévision le soir même, on pouvait y entendre et voir un résumé de cette fameuse rencontre. Ayant été au sein du parti libéral pendant plus de 30 ans, monsieur Allaire nous entretient de l'urfence de faire la souveraineté. Nous n'avons pas de leçons de démocratie à recevoir des fédéralistes! Le lendemain de l'amère défaite ( moins de 1% )lors du référendum de 1995, les souverainistes ont respecté le résultat, aucun acte violent n'ayant été répertorié. Les fédéralistes d'Ottawa ne sont-ils pas les artisans des commandites scandaleuses pour réduire l'option souverainiste à néant? Pour les fédéralistes et les colonialistes, la fin justifie les moyens...Je dirais même plus...Diviser pour mieux régner.
    Que dire de la fameuse loi ambigüe sur la clarté référendaire? À les entendre, il faudrait pratiquement qu'une minorité fédéraliste de 35% décide pour une majorité souverainiste de 65%. La règle de l'ONU s'applique, soit 51%..L'instigateur de cette loi sur la clarté Stéphane Dion est celui-là même qui en mars 1995 disait devant des hommes d'affaires anglophones de Toronto : Il faut faire souffrir le Québec advenant un oui...Et plus cela fera mal, plus l'appui à la souveraineté diminuera...Vérifiez mes affirmations dans les archives des journaux de l'époque. Je peux vous en faire parvenir copie. De plus, lors du jugement (loi sur la clarté) par la Cour Suprême du Canada (dont les 9 juges sont nommés par le premier ministre du Canada)), à aucun moment dans leur jugement d'une cinquantaine de pages, les juges ne mentionnent le fait que cette fameuse constitution dont il est question était rapatriée sans l'accord du Québec et n'a jamais été signée par aucun gouvernement québécois de quelque allégeance politique que ce soit! Méchant oubli, ni plus ni moins de la censure! Le 50.6% était bon pour les souverainistes en 1995...Ils ont accepté le verdict fort discutable compte tenu des nombreuses irrégularités.
    Faute de temps à ma disposition, je termine par une brève réplique à monsieur Pierre-Yves Pau:
    Votre lettre pourrait tout aussi bien s'intituler: L'extinction des dinosaures fédéralistes ( des purs et durs il y en a partout)avec des noms comme Pierre Elliot Trudeau et sa loi des mesures de guerre etc...Pour certains, ce sont eux les insupportables!...cela dépend de nos convictions, de quel côté on se place. L'histoire nous prouve que même ce qui peut sembler utopique peut nous réserver des surprises.
    Il y a des gens pour qui la souveraineté est l'objectif qui les a emmenés en politique, c'est le cas de madame Louise Harel et de certains autres. Je vous ferais remarquer que depuis le 13 avril 1981 des citoyens ont élu démocratiquement Louise Harel députée de la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve et par la suite lors de chacune des élections suivantes. Inutile de rajouter que vous n'avez pas le droit de remettre en cause ou discréditer les convictions de ses électeurs. Elles ne valent pas moins que les vôtres. Cette grande dame a été la première femme nommée Présidente de l'Assemblée Nationale, siégeant à ce poste du 12 mars 2002 au 4 juin 2003. Ce genre d'intervention empreinte d'animosité ne mène nulle part monsieur.
    Lorraine Dubé
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    26 février 2008 01 h 14
    @ Lorraine Dubé
    Mme Dubé, je suis largement d'accord avec vous mais vous écrivez, entre autre : « Nous avons heureusement ici au Québec de grands démocrates. Je n'ai qu'à mentionner le rapatriement unilatéral de la constitution (1982)par Pierre Elliott Trudeau (et Jean Chrétien)»

    Ce sont deux Québécois qui ont fait ça Mme Dubé et je ne crois pas qu'ils aient été particulièrement démocrates pour le Québec. Il faut simplement se rappeler que M. Chrétien a écrit dans ses récentes mémoires qu'ils n'aurait pas reconnu une courte victoire du OUI au référendum de 1995 et que M. Harper a approuvé Israël de détruire le Liban au complet pour se vengerde 2 soldats pris en otage et les nombreuses résolutions de l'ONU qu'Israël refuse de reconnaître en plus de son occupation de la Palestine qui n'est point blâmé par le Canada qui est à démocatie variable.

    Les démocrates sont dans le camp indépendantiste mais est-ce qu'ils seraient aussi dans le camp fédéralistes autant si le Québec déclarait unilatéralement...son indépendance après une victoire du OUI de 50,5 % ? On peut y rêver ensemble.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    26 février 2008 14 h 22
    Les patriotes
    Ce qui m'horripile, c'est que les péquistes se sont approprié le mot 'patriote' pour désigner les souverainistes. Plus on est pur et dur, plus on est patriote. Étant aussi canadien que Québecois, je n'ai pas le droit de me considérer patriote, même si des membres de ma famille ont risqué leur vie pour ma patrie, le Canada. Les militaires Québecois qui servent en Afghanistan en arborant le drapeau canadien sur leur bras n'ont pas le droit, selon la doctrine péquiste, à cet épithète.C'est dégueulasse.
    Paul Lafrance
    Québec
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    26 février 2008 21 h 30
    @ Paul Lafrance
    M. Lafrance écrit : «Étant aussi canadien que Québecois, je n'ai pas le droit de me considérer patriote»

    Mais oui, vous êtes un patriote canadien parce que vous considérez, selon vos écrits, le Canada comme votre pays, ce qui est bien correct. Si vous voulez être aussi patriote de la province de québec en plus, faudra vous munir de la double "patrioteté" comme ceux qui ont la double citoyenneté. Vous pourrez alors déclarer : Je suis un patriote en double. "patrioteté", nouveau mot que je viens juste d'inventer pour couvrir une nouvelle réalité pour ceux qui veulent être patriotes à deux endroits en même temps incluant les 2 drapeaux qui vont avec, le bleu et le rouge.

    Votre nom va déjà bien avec patriotisme, il nous fait penser à notre mère-patrie.
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  • Denis Beaulé - Abonné
    27 février 2008 11 h 57
    L'homme qui écoutait, entendait et compatissait...
    « Pour lui, les plus grandes souffrances étaient morales ». On apprend par ailleurs de Michel Clair qu'il ÉCOUTAIT, qu'il était, autrement dit, aussi attentif qu'attentionné. Proche et présent, quoi. Compatissant également. Son itinéraire et son exemple ne préfigureraient-ils pas, donc, que (la société de) l'avenir résiderait plus au coeur du 'spirituel' qu'en l'ornière bien usée du matériel, dont on essaie de redorer l'image ou l'incomparable supposée «nécessité»/primauté, sous le beau vocable d'«économie» ? Ne se pourrait-il pas qu'il faille (songer à en) faire de plus en plus l'économie - de l'économie, pour 'faire' et penser mieux, plus loin, plus grand, plus haut, plus « nourrissant » ?...
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  • Lorraine Dubé - Abonnée
    27 février 2008 14 h 48
    @ monsieur Gilles Bousquet
    Cher monsieur Gilles Bousquet,
    Peut-être me suis-je mal exprimée? J'ai écrit bien vite ma réponse avec quelques fautes de frappes j'en conviens. Je suis entièrement en accord avec votre point de vue. Je vous invite à relire mon texte. Le rapatriement est anti-démocratique et je le mentionne dans mon texte. Je parlais plutôt de notre résiliation à l'accepter ( les souverainistes), nulle intention de ma part de créditer messieurs Trudeau et Chrétien de ce qualificatif car ils n'ont absolument rien de démocrates. Ce sont selon moi les politiciens (avec Stéphane Dion )que je me retiens de mépriser, ayant mieux à faire. Avec sa charte des droits et libertés, cette constitution rapatriée a charcuté notre loi 101 devant la cour Suprême du Canada. Donc soyez rassuré cher compatriote. Dommage que je ne puisse communiquer avec vous que par l'entremise du journal. Je vous laisse donc mon courriel .lorraine.dube@hotmail.com
    SOUVERAINEMENT
    Lorraine Dubé
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