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L'avenir de TV5 Monde - Que fait notre gouvernement?

19 février 2008  Québec
Jean Charest s'est entretenu vendredi dernier avec le président français, Nicolas Sarkozy, avec qui il a abordé le dossier de la Francophonie, donc, de toute évidence, celui de l'avenir de TV5 Monde. Quelques semaines plus tôt, il avait rencontré le premier ministre, François Fillon, et sortait de Matignon, nous disait-il, «rassuré». Nous n'avons cependant jamais su pourquoi il était si «rassuré», ni quelles assurances concrètes le premier ministre français lui avait données.

Or, quel TV5 voulons-nous pour demain?

Depuis la création de toutes pièces par la France de sa propre chaîne d'information continue — France 24, née début 2007 dans le but de concurrencer CNN —, le gouvernement du Québec savait que se poserait la question de l'avenir de TV5, ne serait-ce que pour des questions d'ordre budgétaire.

La France assume 84 % du budget global de TV5 Monde, soit environ 62 millions d'euros, et doit débourser autour de 100 millions d'euros pour France 24. En tout et pour tout, l'ensemble de l'audiovisuel extérieur de la France, qui inclut sept sociétés, lui coûte plus de 300 millions d'euros par année.

Le nouveau président et son gouvernement, c'est incontournable, voudraient rationaliser et réexaminer les opérations à l'étranger. Pourquoi le gouvernement du Québec n'a-t-il rien vu, rien prévu, rien planifié? Pourquoi a-t-il attendu passivement que la France dépose une proposition évidement inacceptable pour les partenaires actuels de TV5 Monde? Déjà, la démission l'année dernière du patron de TV5 Monde, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture de France, aurait dû l'alerter.

La France propose

Car que contient la proposition initiale du gouvernement français déposée en janvier 2008? Du meilleur et du pire, comme le révèle le document.

Le meilleur: «Démultiplier les modes de diffusion de la chaîne», «rendre ses programmes plus attrayants», «plus cohérents», «plus identifiables au sein de l'offre surabondante proposée au public international», «rassembler son public autour des valeurs de la Francophonie, comme alternative aux dynamiques de rupture entre les peuples: démocratie, diversité culturelle, laïcité etc.», «donner une place plus large aux francophonies du sud».

Le pire: «Les actions détenues par France Télévisions, Arte France et l'INA dans TV5 Monde seront transférées à une holding [sic], société anonyme détenue à 100 % par l'État français», «le conseil d'administration de la holding procédera aux nominations des directeurs généraux des filiales (TV5 Monde, France 24 et RFI)», «notre organisation [...] doit être repensée autour d'une newsroom unique permettant une production centralisée et coordonnée de l'information», «un pôle unique de production de l'information sera donc constitué [...] regroupant une partie des journalistes de TV5 Monde, de France 24 et de RFI».

Dès le dépôt de ce document, la ministre de l'audiovisuel de la Communauté française de Belgique ainsi que le directeur de la Télévision suisse romande ont demandé à la France de revoir sa copie, à défaut de quoi ces deux partenaires importants de la chaîne la quitteraient.

Absence de fermeté

Le gouvernement du Québec, lui, s'est contenté d'une réponse molle, beaucoup moins ferme, alors qu'il aurait dû immédiatement faire savoir publiquement que le préalable à toute négociation passait par le renoncement de la France à placer TV5 Monde à l'intérieur de ce «holding» qui se nommera France Monde et d'en faire une filiale au même titre que Radio France international et France 24.

Par ailleurs, il faut se demander ce que cache le silence assourdissant du gouvernement canadien dans ce dossier. De l'indifférence? J'en doute étant donné la présence du Québec en Francophonie et la perspective, inacceptable pour Ottawa, qu'il occupe toute la place. Ce silence ne cacherait-il pas plutôt une négociation en parallèle au terme de laquelle le fédéral ne s'opposerait pas à la démarche française en retour de la nomination au poste de directeur général de la nouvelle filiale française TV5 Monde d'un Québéco-Canadien, ce qui constituerait une première puisque, jusqu'à maintenant, le patron de la chaîne a toujours été un Français? Mais Ottawa lâcherait ainsi la proie pour l'ombre, car, après un mandat de quelques années, la France occuperait à nouveau tout le terrain.

Investir pour garder TV5

Il est de bon ton en Francophonie d'accabler la France: elle en fait toujours trop ou pas assez; quand elle s'intéresse à la Francophonie ses motifs sont sûrement douteux, quand elle ne s'y intéresse pas, c'est par égoïsme... Ce qui est certain cependant c'est qu'elle assume environ 70 % du budget de toutes les institutions francophones confondues. Aussi longtemps qu'il en sera ainsi, la France ne résistera pas à la tentation de considérer ces organismes comme franco-français et donc de les bousculer unilatéralement.

Pour changer cette donne, assurer la relance de la Francophonie internationale, et plus particulièrement de TV5 Monde, les partenaires principaux, la Suisse, la Communauté française de Belgique, le Québec et le Canada, doivent investir massivement de telle sorte que la France ne soit plus majoritaire ou du moins que le financement multilatéral soit plus équilibré. C'est à ce prix que nous parlerons d'égal à égal et que nous sauverons TV5.

***
Louise Beaudoin est membre invitée, chargée des questions de francophonie internationale au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal et professeure invitée au département des littératures de langue française de l'Université de Montréal.
 
 
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  • Jean Dunois
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 04h57
    TV5, la France, la Francité et... le Québec
    D'abord, madame Beaudoin, Bienvenue au sein de l'équipe des chroniqueur(e)s du Devoir ! Je me réjouis ferme de cette 'nouveauté'.

    Juste un petit mot, pour cette fois.

    Alors voici. Je vous invite à lire l'émouvant cri de détresse (et d'amour du même élan, je crois) intitulé : « Azincourt court toujours », publié dans les dernières heures sur le site Impératif français : www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/

    Il y est question de TV5, mais également de la télévision française largement "défrancisée", et, de manière plus générale, de l'état lamentable de la langue française (et nommément de son « statut ») en France même.

    En outre, je me suis même laissé dire que ce texte a également été, au préalable, proposé au Devoir. En vain, très manifestement.

    Dommage.

    Je sais bien que La Presse de messieurs Pratte et Dubuc préfère, et de beaucoup, publier à répétition les "radotages", tantôt de Marcel Coté, tantôt de René-Daniel Dubois, mais je me serais attendu tout de même à plus de clairvoyance de la part de "mon" Devoir.

    Salutations à vous, madame Louise. Dont la présence publique m'apparaît essentielle pour l'avenir du Québec.

    Tenez bon, SVP. Nous avons besoin de vous.

    Jean D...émords pas !

  • André Julien
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 06h44
    les deux chapeaux de TV5
    L'intérêt des spectateurs québécois et canadiens dans la programmation de TV5 MONDE est concentré en premier lieu dans la programmation produite en France. Les immigrants francophones y cherchent des nouvelles de leur pays natal.
    Mais pourquoi cet anachronisme pesant pour TV5 MONDE d'être obligé de rediffuser ici des programmes déjà présentés sur nos châines, ?
    La raison de la participation financière québécoise et canadienne dans TV5 MONDE ne devrait pas être plus importante car en visionnant les stations de ce réseau à l'extérieur de notre pays, on s'aperçoit que notre participation dans la programmation est marginale et présentée à des heures ne pouvant pas rejoindre un grand nombre de spectateurs réduisant par là notre rayonnement sur le plan mondial.
    En regardant ce qui se fait ailleurs, on s'aperçoit que la BBC et la RAI, entre autres, emettent en direct à travers le monde. La France devrait mettre de l'avant sa réforme des communications tout en donnant une place aux autres pays francophones qui le désirent.
    Cette nouvelle approche apporterait aux québécois et canadiens une programmation améliorée.
    Le Canada devrait imiter ces pays en diffusant RDI et NEWSWOLRD au moyen de satellites.
    Actuellement la France comme le Québec et le Canada n'obtiennent pas un produit qualité-prix car la programmation ne satisfait pas les spectateurs.



    .
    Pour ces mêmes québécois vivant ou de passage à l'étranger TV5 Monde

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 19 février 2008 09h22
    TV5 pour qui?
    Mais qui regarde TV5? D'abord, il faut être abonné au cable ou à la télé par satellite. Ensuite, ça prend des émissions intéressantes. Franchement, quel est l'intérêt des bulletins de nouvelles de la France ou de la Suisse Romande pour le citoyen québécois?

    En ce qui concerne le sort de nos impôts, il serait beaucoup plus constructif pour le Québec que le gouvernement investisse dans Télé-Québec qui produit année après année des émissions de très grande qualité avec des moyens à la limite du ridicule.

  • claude Girard
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 09h26
    24 heures chrono
    J'AI VU À QUELQUES REPRISES LE BULLETIN DE NOUVELLES DE CETTE NOUVELLE CHAINE EN FRANCE. CELA CONSISTE EN UN RUBAN DE NOUVELLES ENREGISTRÉES LE MATIN ET DIFFUSÉ TOUTE LA JOURNÉE , UN PEU COMME LA CHAINE "LCN" de TVA.
    CE N'EST PAS DE L'INFORMATION ; C' EST DE LA LECTURE DE MANCHETTES EN CARACTÈRES GRAS, ESSENTIELLEMENT DU POINT DE VUE DE PARIS.
    TV5 EST PAR AILLEURS UNE CHAINE ASSEZ DIVERSIFIÉE ET NOUS FAIT CONNAITRE DES PERSPECTIVES TRÈS DIFFÉRENTS DE TOUS LES HORIZONS;J'AI BEAUCOUP APPRÉCIÉ DE POUVOIR M'INFORMER AUX INFOS.DE TV5,QUAND JE FAISAIS MON PÉRIPLE AUTOUR DE LA PLANÈTE .J'AJOUTERAIS QUE QUOTIDIENNEMENT JE REGARDE LES NOUVELLES DE CETTE CHAINE POUR PALIER ÀU MANQUE D'INFOS. INTERNATIOLES SUR NOS CHAINES LOCALES.
    CERTES TOUT CELA POURRAIT ÊTRE REMANIÉ ET AMÉLIORÉ MAIS IL FAUDRAIT QUE LE QUÉBEC ET LES AUTRES PARTENAIRES S'IMPLIQUENT AUJOURD'HUI , PAS QUAND PARIS AURA PRIS SA DÉCISION.

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 19 février 2008 09h35
    Ça commence à être lourd
    TV5, désolé mais, ce n'est pas fondamental à ma survie, j'en ai (presque) rien à foutre. Le fait que vous en meniez si large sur une insignifiance pareille, confirme que vous ne vivez pas «avec nous». N'y a t-il pas sujet plus important en ce moment, sur lequel, votre génial cerveau pourrait, comme on le dit si bien, «se pencher»?
    Et...si TV5 vous paraît si importante, pourquoi ne pas offrir à ceux qui la veulent de payer pour cette chaîne?
    On verra bien les millions d'abonnés qu'elle ira chercher...au Québec.
    Mais je suis contre le fait de faire payer tout le monde pour qu'un noyau marginal la regarde à rabais.
    En fait, tous les canaux devraient être ainsi, on paie pour ce que l'on souhaite regarder, car je ne connais «pas personne» qui regarde tous les canaux fournis en «vrac» quotidiennement par les câblodistributeurs.
    Ça, ça vaudrait la peine d'en parler Madame Beaudoin.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 19 février 2008 11h11
    Et la médaille de Paul ?
    Madame Beaudoin a d'autant plus raison de s'inquiéter que Paul Desmarais a eu une médaille de la légion plus prestigieuse que celle de René Lévesque !

    Claude L'Heureux, Québec


  • Abonné
    mardi 19 février 2008 13h32
    Je regarde TV5
    Monsieur Descôteaux se demande qui s'intéresse aux bulletins de nouvelles de la France et de la Suisse, comme s'il n'y avait que cela à TV5. J'écoute ces bulletins de nouvelles, tout comme certains émissions culturelles et certains documentaires de la chaîne, et je considère y avoir droit en tant que citoyen autant qu'à tout autre genre d'émissions. Faire disparaître cette offre ne contribuerait qu'à assujettir une catégorie d'auditeurs qui s'intéresse à quelque chose de différent à la tyrannie des cotes d'écoutes, donc de la majorité. est-ce que vous souhaitez ?

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 19 février 2008 15h06
    Pour qui ? Mais pour ceux qui veulent autre chose que des nouvelles sur Céline Dion et les chiens écrasés sur la rue Alexandre-de-Sève
    Pour la santé culturelle des Québécois, je crois que TV5 est essentiel. Je suis d'accord pour dire, avec Albert Descôteaux, que plus d'argent devrait être investi dans Télé-Québec, cela ne signifie pas qu'il faille déshabiller TV5.

    Pour ceux qui méprisent TV5 en se demandant qui peut bien être intéressé au téléjournal suisse romand ou en parlant d'une insignifiance pareille, pour gens qui ne vivent pas «avec nous». Comme si les huitièmes reprises des documentaires sur les éléphants ou les hyènes dans la savane africaine qu'on nous repasse régulièrement à Télé-Québec étaient plus intéressantes!

    Et encore le vieux fond anti-intellectuel d'une certaine partie de la population québécoise et son corollaire le sentiment anti-français, jumelé à une bonne dose de xénophobie - tenez-"vous" loin de "nous".

    Mais évidemment, pour ces libéraux et adéquistes provincialistes, TV5 a plusieurs défauts : elle apporte un point de vue différent de la culture anglo-américaine dominante et insignifiante qui domine les ondes de notre télévision; elle nous oblige à sortir de notre repli sur nos petites nouvelles locales : Céline est-elle allée aux toilettes aujourd'hui? y a-t-il eu un accident sur la route 116?; elle nous parle de toutes sortes d'endroits de la planète Mars, que ce soit Saint-Pierre-et-Miquelon, le Timor oriental ou le Darfour; elle inscrit le Québec dans l'univers francophone.

    Quand ça fait notre affaire, on dénie le droit à une télévision publique, ce qu'est TV5. Alors, pourquoi Max Roujeon n'exige-t-il pas la cessation des activités de Radio-Canada. Je ne vois pas en quoi mes impôts devraient financer la Fureur et Tout le monde en parle. A moins qu'il ne justifie le tout-commercial et la médiocrité à la TVA ou TQS.

    TV5 est souvent la seule source d'information internationale digne de ce nom. Ce n'est pas LCN qui va nous renseigner sur le Kosovo ou l'Adjarie. Ces chaînes dites locales ne sont même pas foutues de nous rensigner sur les événements culturels à Saint-Jean-sur-Richelieu ou à Montréal-Nord. Au moins, les francophones hors Québec dispose d'un tel service par le biais de Radio-Canada.

    Et, en terminant, nous préférons de loin écouter les téléjournaux de TV5 et ceux de Radio-Canada Manitoba et Colombie-Britannique aux téléjournaux d'ici. On en apprend pas mal plus sur le vrai monde - lire la Terre - que sur la chaîne de la rue Alexandre-de-Sève. Peut-être cela amènerait-il certains Québécois à arrêter de se prendre pour la grenouille qui se pensait plus grosse que le boeuf. Par exemple, alors qu'au Québec, on se pavanait à dire qu'on allait construire des éoliennes, on avait déjà aménagé des parcs d'éoliennes dans des petites communautés francophones des plaines manitobaines. Pas pour rien que les Québécois se pensent les plus écologiques au monde alors qu'ils sont parmi les sociétés les plus énergivores.

    Oui, Monsieur Roujeon, ça commence à être lourd en effet.

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 17h57
    Des séries inspirantes!
    Je me souviens de la série "Il était une fois l'homme" et ses corollaires, "Il était une fois la vie", "Il était une fois l'espace". Sans compter certaines émissions telles "Tous sur orbite", qui en plus d'être bien produites, nous apprennent énormément. L'avenir de TV5 doit nous préoccuper tout autant que le fait que la totalité des médias francophones au Québec, est possèdée par deux hommes, soit messieurs Desmarais et Péladeau. À quand une chaîne publique québecoise, qui pourrait participer activement au contenu de TV5? Je n'ai rien contre Radio-Canada, mais nous savons tous ici qu'elle défend les intérêts d'un autre pays...

    Une radio québecoise serait déjà un pas dans la bonne direction.

    Bienvenue mme Beaudoin! Vous ne serez pas de trop avec mme Payette pour nous remonter le moral, et aider à réveiller nos concitoyens hypnotisés qu'ils sont par les médias vendus au fédéralisme.

  • Yvon Thivierge
    Inscrit
    mardi 19 février 2008 18h40
    TV5 monde déçoit
    Je me bornerai à formuler quelques remarques sur TV5 Monde que je capte depuis peu sur Internet.
    Je suis généralement déçu de la programmation qui consacre la part du lion à l'Afrique à laquelle je ne m'identifie pas du tout. Je suis particulièrement surpris, voire outré, que cette chaîne de la francophonie mondiale nous présente des films en anglais, même pas sous-titrés, encore moins doublés. Le nouveau réseau de nouvelles continues France 24 a beau avoir réussi sont pari, il n'en reste pas moins qu'il ne fait essentiellement que dédoubler, via divers médias, des stations semblables déjà existantes comme BFM, LCI, LCP voire Direct 8.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 19 février 2008 20h22
    Fenêtre sur le monde
    Avant de parler d'améliorer TV5 il faudrait parler d'améliorer Radio-Can et sa programmation de masse insignifiante. Pour répondre à d'autres lecteurs il faut payer pour recevoir TV5 en s'abonnant au câble. Pendant que je vous écris une émission sur le Nil est diffusée en même temps que Radio-Can diffuse Providence, un autre de ses télé-romans, l'on pourrait l'appeler Radio-Télé-romans du Canada. Il y a aussi des émissions, à TV5, qui viennent du Québec et dont nous devons être fiers. C'est sans-doute pour celà que Québec et Ottawa ne s'avancent pas pour prendre part au financement. Si celà se faisait il serait possible d'imaginer des coproductions cinématographiques.

    Claude L'Heureux, Québec

  • Yvon Bureau
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 20h46
    Oui Oui Oui à TV5
    Madame Beaudoin, vous faites honneur au Le Devoir par votre arrivée à la page des Idées ! Merci.

    Que le Québec investisse davantage pour le maintien et l'amélioration de TV5. Nous adorons TV5.

    Je suis prêt à payer plus d'impôts pour ce poste et pour un RC avec beaucoup moins d'annonces et de divertissement.

    Le Québec commence vraiment à en avoir marre du divertissement+++ à RC.

  • Jean-Claude Gonzalez
    Abonné
    jeudi 21 février 2008 23h39
    Dans la tempête actuelle,TV5 Québec Canada a des atouts à faire valoir.
    Au fil des ans TV5 Monde a acquis ses lettres de noblesse en devenant un des vecteurs essentiels de la francophonie télévisuelle. Ayant beaucoup vécu hors de l'Hexagone, je porte, j'en conviens, un regard de français à ce réseau unique au monde. Certes la France se taille la part du lion (en rapport avec son pourcentage de financement)mais les programmes estampillés France 2 et France 3, chaînes publiques françaises,sont souvent de bonne facture, qu'ils soient distayants ou informatifs (Envoyé spécial, Thalassa notammant). Et puis ils sont complétés par des programmes belges, suisses et canadiens qui n'ont rien à leur envier. Depuis 5 ans sur le sol canadien, j'ai appris à connaître TV5 Québec Canada dont il faut souligner l'originalité en terme de financement (canadien) et d'une relative autonomie de programmation. Les capsules fabriquées par la chaîne sont toujours bienvenues. Mais de quoi sera fait l'avenir? Alors que souffle une tempête sans précédent sur l'audiovisuel public français, en France et hors de France, (tout se tient dans une logique jacobine implacable, bien qu'il y ait aussi dans cette affaire un amateurisme doublé de machiavélisme), je crains que TV5 Monde ne soit le réseau qui souffre le plus, précisément parce qu'il n'a cessé de se développer en qualité et audience et qu'il échappe en partie aux lubies et lobbies parisiens (disons plutôt élyséens). Mais tout n'est peut-être pas perdu si le Québec défend bien la spécificité de TV5 Québec Canada au sein de TV5 Monde. Il a, en cette année de 400ème anniversaire, de bonnes cartes à jouer; sa relative autonomie de fonctionnement est aussi sa chance. en tout état de cause, l'intérêt bien compris de la france n'est pas de fragiliser ou de décrédibiliser TV5 Monde. Mais la raison prévaudra-t-elle?

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 21 mars 2008 12h57
    Louise et Lisa
    TV5, Francophonie, Jean Charest, Langue, Média, Québec (province)

    Madame Beaudoin a sû représenter avec brillo nos intérêts dans la francophonie. Notre Premier Ministre doit suivre les conseils de cette femmme éclairée et éclairante. Lisa Frula devrait appuyer sa copine auprès des libéraux obtus et des membres du gouvernement du Québec. Le tendem de ces deux excellentes femmes présente un potentiel pour nous.

    Cela dit, je pense que TV5 nous offre une diversité de programmation intéressante dont on doit être parti prenante au niveau décisionnel pour conserver notre influence au sein de la francophonie; si non devenons simplement américains.

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