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Le bien et le mal

Michel David   14 février 2008  Québec
On ne pourra pas accuser Claude Castonguay de manquer de suite dans les idées. Il avait dit d'entrée de jeu qu'il souhaitait favoriser le recours à l'assurance privée et autoriser les médecins à pratiquer à la fois dans les secteurs public et privé. C'est apparemment ce que recommandera le rapport du comité de travail qu'il préside depuis le printemps dernier. On a même réussi à imaginer une forme déguisée de «ticket modérateur».
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  • Martin Riou - Abonné
    14 février 2008 09 h 09
    Moins cher le privé?
    M. David

    Il faudrait démontrer que le privé coûte moins cher. Or ce ne peut être le cas, profit oblige! Rappelons une autre fois que les coûts de santé sont deux fois plus cher par habitant aux États-Unis qu'au Canada.

    Lorsque vous dites que: "Le secteur privé peut dispenser des services tant que le financement demeure public."
    À quel prix? est-ce seulement pour satisfaire la tendance au privé, parce que cela fait moins "système de santé socialiste canadien"?
    et que dire de l'expérience des PPP (de Mme Forget) en Angleterre, moins couteux???

    Au lieu d'exacerber la phobie du privé en santé, il vaudrait mieux appuyer les employés qui se dévouent chaque jour pour maintenir des services adéquats malgré un manque de ressources évident.

    Et pourquoi pas une contribution fiscale plus importante de nos entreprises privées pour la santé, sous forme d'impôt-santé? Ne serait-ce pas là la véritable façon de contribuer,(contribuables et sociétés) à l'effort pour la santé?

    Martin Riou
    Eastman
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  • Simon Langelier - Abonné
    14 février 2008 09 h 50
    L'inégalité sociale
    J'habite au Brésil depuis un an. Ici il y a un système de santé public et privé. Les riches et la classe moyenne ont le luxe d'avoir des assurances privées et d'obtenir des soins de qualités auprès de médecins qui facturent des taux horaires exorbitants. Et les pauvres, et Dieu sait qu'il y en a ici, doivent se contenter du système public sous financé.

    Je ne dis pas que si le Québec ouvre les portes au privé que le scénario brésilien deviendra notre réalité. Cependant, on risque fortement de voir le système public perdre de sa qualité, ce qui affectera la qualité de vie des plus démunis de notre société.

    Malheureusement, le Québec perd de plus en plus le respect pour des institutions publiques. Voir de près une société où le système public est dysfonctionnel avec les conséquences qui s'en suivent, nous fait réaliser de l'importance d'avoir un État doté de services accessibles à tous ses citoyens, peu importe la classe sociale.

    Les classes élevées et moyennes au Québec doivent se poser les questions suivantes: Quel type de société voulons-nous? Une société où tous les êtres humains ont droit à des soins de qualités? Ou voulons-nous une société où l'on accepte l'inégalité sociale sans la combattre? Voulons-nous être solidaires ou individualistes?

    Allez voyager dans un pays où l'inégalité sociale fait partie du quotidien. Vous reviendrez convaincu qu'il vaut bien la peine de sacrifier un peu le bien individuel pour le bien de tous.

    Simon Langelier
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    14 février 2008 13 h 22
    Conséquences de l'inégalité sociale
    L'introduction du privé en santé amène l'inégalité sociale. Or, l'inégalité sociale amène la violence dans la société, de l'insécurité dans la rue et chez soi, des prisons plus remplies.

    Est-ce cela que nous voulons pour le Québec?
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  • Dominic Pageau - Abonné
    14 février 2008 15 h 36
    Si on parlait des causes de l'échec du système public
    Il faut savoir que dans les années 90, Wall Street et autres créanciers de l'État québecois ont EXIGÉ des coupes radicales dans les services sociaux, dont la santé bien certainement.Et nos bouffons de dirigeants à leur botte ont obtempérer. Ils ont limités les dépenses reliés directement au secteur public, mais laissez allez le secteur privé, ainsi, le privé à pris de plus en plus de place dans le secteur de la santé. Les équipements médicaux et les médicaments sont en hausse constante et on a fait la gaffe supreme, sous-traité l'entretiens des batiments au privé. Ce qui fait que les hopitaux n'ont plus de concierge ou gens d'entretiens sur place, ce qui fait que des "dégats" fait pendant leur absence ne va qu'être nettoyé le lendemain lors de leur visite éclair. Bref, même avec le meilleur personnel et le meilleur équipement, on est impuissant face aux maladies nosocomiales qui nous coutent beaucoup plus cher en soins, médicament et pertes humaines que nous couterait un personnel d'entretiens à temps plein.

    Et pourquoi on a saboté le système public? Pour que le privé puisse s'enrichir avec la "santé", plutot la maladie
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