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Vers une révolution agricole

Claude Turcotte   13 février 2008  Québec
Guylaine Guindon, de la ferme DuBonlait, à Saint-Eustache, exploitée de génération en génération depuis 1762. Le rapport Pronovost propose notamment d’ouvrir davantage le monde agricole aux jeunes.
Photo : Jacques Nadeau
Guylaine Guindon, de la ferme DuBonlait, à Saint-Eustache, exploitée de génération en génération depuis 1762. Le rapport Pronovost propose notamment d’ouvrir davantage le monde agricole aux jeunes.
Tout en préservant les piliers du système, la commission Pronovost sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois présente un rapport de nature à ébranler un certain nombre de colonnes du temple. Parmi les mesures les plus explosives, il y a certainement celle d'offrir aux producteurs agricoles la tenue d'élections tous les cinq ans sur le choix d'une ou de plus d'une association pour les représenter et recevoir leurs cotisations. Cette mesure mettrait fin au statut unique que détient l'Union des producteurs agricoles (UPA) depuis quatre décennies.

Aux yeux de la commission, l'agriculture et l'agroalimentaire québécois sont de plus en plus à l'étroit dans un système qui avait été conçu pour les protéger. «Nous avons graduellement fait de ce système ce qui ressemble maintenant à une place forte», a expliqué de façon imagée M. Pronovost. Il faut «ouvrir» le système aux jeunes, aux nouveaux arrivants, à ceux qui pratiquent l'agriculture à temps partiel ou sur de petites surfaces. Il faut par exemple exercer un meilleur contrôle sur le prix des quotas. Le système doit permettre la différenciation des produits, être plus attentif aux réalités et aux meilleures occasions d'affaires, tout en continuant à privilégier le marché local.

Les transformations proposées en matière de gouvernance, tant au ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) qu'à la Régie des marchés agricoles et à la Financière agricole, entraîneraient nécessairement des changements importants dans la dynamique interne du système. La commission demande au ministère de faire preuve de plus de leadership et d'être moins à la remorque des groupes de pression. Elle propose que la Régie des marchés agricoles, qu'on a souvent accusée de pencher du côté des producteurs, ait deux représentants choisis à partir d'une liste présentée par les producteurs, deux autres suggérés par les transformateurs et les distributeurs, deux autres reconnus pour leur compétence professionnelle mais n'exerçant pas de fonction au sein d'une organisation du secteur et deux régisseurs, dont le président-directeur général choisi par le gouvernement. Quant à la Financière agricole, qui a eu jusqu'à maintenant comme président du conseil le président de l'UPA, il lui faudrait désormais des administrateurs indépendants, conformément à la règle qui s'applique à toutes les sociétés d'État.

Jean Pronovost, président de la commission, s'est abstenu de porter un jugement sur le travail de l'UPA, précisant plutôt qu'il faisait un constat, résumé en termes très clairs dans le rapport: «La question du monopole de l'UPA, bien qu'elle puisse sembler au premier abord étrangère au débat sur l'agriculture, est au contraire au centre de la tempête.» Le point de vue de la commission est le suivant: «Dans une société démocratique, on peut difficilement justifier le maintien d'un régime qui oblige un groupe de personnes à adhérer à une structure unique d'association, régime qui au demeurant ne prévoit aucun dispositif pour vérifier la volonté des personnes d'y adhérer ou d'y maintenir leur participation.»

L'UPA en désaccord

Le président de l'UPA, Christian Lacasse, a rapidement exprimé son désaccord sur cet aspect du rapport. L'application d'une telle mesure entraînerait, selon lui, «un effritement» du syndicalisme agricole. M. Lacasse fait valoir que la commission est allée bien au-delà de son mandat. «C'est un non-sens d'envisager le futur en remettant en question le principal outil qu'ils se sont donné, historiquement, pour mieux faire face à ce même avenir», a-t-il déclaré, n'oubliant pas de rappeler que des membres du gouvernement Charest avaient déjà mentionné que le statut de l'UPA ne faisait pas partie du mandat de la commission.

Hier cependant, Laurent Lessard, titulaire du MAPAQ, même pressé de questions par les journalistes, s'est bien gardé de prendre position, tant sur le vote des agriculteurs que sur l'ensemble du rapport. «C'est le conseil des ministres qui devra prendre des décisions», a dit M. Lessard, sans préciser d'échéance. Il a mentionné que le gouvernement accouchera d'une nouvelle politique agroalimentaire. «Il est maintenant temps que tous les acteurs interpellés par ce rapport s'engagent ensemble dans la voie du changement. Le rapport reconnaît l'importance de conserver les piliers du secteur tout en proposant des ouvertures pour faire les choses différemment», a-t-il ajouté.

Dans sa conclusion, la commission affirme que les réformes qu'elle propose sont indispensables au renouveau et à l'épanouissement de l'agriculture. Elle précise cependant qu'on ne peut pas tout entreprendre en même temps et que des phases de transition seront nécessaires. Elle propose d'ailleurs un plan de mise en oeuvre de ses principales recommandations et se permet d'ajouter ceci: «L'État québécois devra assumer le leadership qui est spécifiquement le sien dans la conduite de ces réformes.»

Certaines recommandations sont spectaculaires, du moins pour les gens du monde agricole et agroalimentaire. La commission réitère cependant que la gestion de l'offre et la mise en marché collective sont des outils indispensables pour les agriculteurs. Elle recommande que le gouvernement continue de leur verser les mêmes sommes annuelles qu'au cours des cinq dernières années, soit environ un milliard, toutes formes d'aide confondues. Elle propose que le programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) soit rendu universel, c'est-à-dire admissible à tous les producteurs, y compris les plus petits dans les créneaux les plus originaux. Ces modifications à l'ASRA ont fait sursauter l'UPA. Le régime actuel incite les producteurs à se concentrer sur certaines productions; en le rendant universel, on ajouterait à la souplesse du système, on laisserait une meilleure place à l'expérimentation et cela serait aussi bénéfique pour l'environnement, fait valoir la commission, qui au demeurant soutient que «l'agriculture doit épouser inconditionnellement les principes du développement durable».

En plus d'avoir pour mission première de nourrir sainement les Québécois, l'agriculture doit être «multifonctionnelle» en contribuant à l'occupation dynamique du territoire et à la revitalisation des communautés rurales; elle doit être «plurielle», c'est-à-dire diversifiée dans ses modes de production, par le profit des agriculteurs, par la gamme des produits; elle doit être «entrepreneuriale», ce que sont la majorité des producteurs en dirigeant leur entreprise comme une PME; enfin, elle doit être «hautement professionnelle», en tirant systématiquement profit des avancées de la recherche et de la technologie, maîtriser les meilleures techniques et les adapter à leur situation.

Une formation collégiale, un minimum pour les producteurs

La commission attache d'ailleurs une grande importance à la formation des agriculteurs. Elle demande notamment que l'Institut de technologie agricole de Saint-Hyacinthe ne soit plus une division du MAPAQ et devienne plutôt une société d'État, relevant du ministre mais indépendante (comme Hydro-Québec). Celle-ci réviserait et mettrait à jour constamment, en collaboration avec les établissements d'enseignement, les programmes de formation initiale, professionnelle et technique du secteur agricole et agroalimentaire. La commission veut nettement hausser le niveau de compétence des producteurs en suggérant à la Financière agricole, après une période de transition de cinq ans, de donner accès à ses programmes d'aide financière aux producteurs qui auraient un diplôme d'études collégiales spécialisées en agriculture. Ce serait le niveau minimal de formation pour obtenir cette aide financière.

En ce qui concerne le secteur de la transformation agroalimentaire, la commission recommande que le gouvernement québécois implante une stratégie visant à accélérer, au cours des 10 prochaines années, les investissements, l'innovation, la diversification des activités et le développement en région des entreprises de transformation alimentaire. Diverses autres mesures sont proposées, dont celle de la relance des activités de la SGF comme partenaire financier.

Dans la transformation, le gouvernement devrait, selon les commissaires, rassembler les conditions nécessaires afin que la distribution alimentaire accroisse son effet de levier sur le développement et la diversification de la production et de la transformation. Parmi les moyens mis en avant, il y a celui d'une politique concertée d'approvisionnement des écoles, des centres de la petite enfance, des hôpitaux, etc. On pourrait aussi faire une surveillance (monitoring) des achats effectués par les Québécois.

Enfin, la commission se dit très favorable à un dispositif efficace de protection du territoire agricole. Elle souhaite que les MRC et les communautés métropolitaines, dans la foulée de la révision de leur schéma d'aménagement et de développement, se dotent d'un plan de développement de la zone agricole permanente et qu'elles soumettent à la Commission de protection du territoire agricole leur vision de l'utilisation de la zone verte.

Avec la collaboration de Robert Dutrisac






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  • Pierre Ferron
    Inscrit
    mercredi 13 février 2008 02h13
    Je crois rêver!
    « Les mesures citées dans l'article vont certainement modifier la dynamique agricole au Québec en permettant aux pratiques alternatives de se tailler une place tout en aidant à réduire la pollution d'origine agricole. Je crains cependant que la Commission se trompe en suggérant seulement de relier les subventions à des pratiques soutenables; il faut absolument lier les mesures d'aide à l'application des principes simples comme des rotations plus longues,le retour aux fumiers solides et compostés, les semences sans OGM. Vous voyez ce que je veux dire.

    Pierre Ferron, agronome,
    M. Sc. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 08h23
    Il faut rêver !!
    « Je pense que les premiers échos de ce rapport permettent de croire que les sons de cloche viennent de plusieurs citoyens conscients des enjeux réels de l'agriculture et de la sauvegarde du territoire tant alimentaire qu'environnemental.

    J'ai été "absourdie" hier soir d'entendre aux nouvelles que le monopole de l'UPA devait cesser.
    On aurait cru entendre M.Roméo Bouchard.
    Oui, il faut rêver d'une saine gestion démocratique et d'une souveraineté alimentaire au Québec.

    En espérant que le rapport n'attende pas que les sols soient contaminés et les régions vidées pour qu'on passe à l'action.

    Marie-Claude Leclerc »

  • Régent Garneau
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 08h48
    Le rapport Pronovost
    « Je n'ai aucune compétence en agriculture, ce qui ne devrait pas m'empêcher d'avoir un point de vue sur le travail fait par monsieur Pronovost et ses collèges au sujet d'un secteur si important de notre économie.

    Ce résumé du rapport Pronovost me donne une impression très favorable du travail fait par les commissaires qui proposent un vent de fraîcheur dans un champs d'activité ou tout ne va pas pour le mieux.

    Il faut encourager nos jeunes et tous ceux qui s'intéressent à pratiquer ce noble métier à faire des choix selon leur compétence et leur conviction et non selon les directives d'organismes qui m'apparaissent avoir un pouvoir excessif. Il faut aussi inciter pour l'achat "chez nous", non seulement par les individus consommateurs mais aussi par toutes nos institutions.

    Je souhaite que le gouvernement en place, l'opposition officielle et le tiers partie s'assurent du suivi des recommandations du rapport et qu'ils agissent avec courage, sans se laisser convaincre par quelque groupe de pression que ce soit dont l'intérêt est d'abord celui d'un contrôle absolu sur cette activité essentielle pour notre survie.

    Un peu plus de démocratie pour nos agriculteurs et une plus grande écoute de leurs besoins, voila qui serait un pas important pour leur redonner la place qui leur revient à savoir, être maître de l'agriculture et non se faire dicter ce qu'ils doivent faire sans pouvoir influencer les décisions de ceux qui tirent les ficelles importantes.

    Aux commissaires, félicitation pour ce qui me semble être un rapport exceptionnel et à tous les agriculteurs, persévérez et prononcez-vous. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 13 février 2008 08h48
    Bureaucratie vs liberté
    « Verrons-nous bientôt la fin du monopole de l'UPA et diverses organisations sur l'agriculture québécoise? Les producteurs retrouveront-ils leur liberté de produire ce qu'ILS désirent comme ILS veulent sur LEURS terres? Les gestions de type "communiste-étatique" disparaitront-ils?

    Les producteurs de produits de l'érable deviendront-ils maitres de LEUR entreprise? Présentement ils vivent sous une dictature stupide qui nivèle vers le bas. À quoi sert de produire un exellent sirop qui sera mêlé au sirop minable pour en faire un sirop commercial de basse qualité ,plus diffile à vendre? On tue la compétition et l'esprit d'initiative, on empêche l'excellence!

    L'agriculture-industrie n'a absolument pas d'avenir au Québec , la preuve: elle vit artificiellement avec les béquilles des subventions! On ne pourra jamais vraiment concurencer avec le Brésil et d'autres pays qui peuvent produire industrielement à meilleur coût pour nous ,les consommateurs. Par contre, ceux qui produiront un produit unique et de qualité, comme certains fromages, pourront se faire une place dans le marché mondial avec un bon marketting.Il faut personaliser les produits au lieu de les niveler vers le bas en un produit industriel de qualité très quelconque. Il faut redonner à liberté aux producteurs et sortir la bureaucratie qui étouffe l'esprit d'initiative et la créativité! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 09h05
    Agriculture et catholicisme
    « Agricole va mieux avec conservatisme qu'avec révolution principalement quand l'UPA veut pas la révolution mais y prépère l'exclusion qui nous vient de notre mère la sainte Église catholique qui croyait que : Hors de l'église, point de salut et l'enfer à ceux qui ne sont pas élus parce que le purgatoire vient d'être rayé des croyances catholiques par notre bon dernier Pape, il y a environ 1 1/2 an, ce qui ne nous laisse que 2 destinations finales, à la fin de nos jours : le ciel et l'enfer.

    On a eu, dans l'histoire, la période du "crois ou meurt" qui a aidé le recrutement catholique et dont certains prennent encore exemple. »

  • Renaud Blais
    Inscrit
    mercredi 13 février 2008 09h24
    L'agriculture pourquoi et pour qui ?
    « Nous en sommes au début des réactions.
    Nous (touTEs les QuébécoiSEs qui mangent...)vivons là un moment HISTORIQUE.
    Il est temps de supporter, reprendre, discuter des recommandations de cette commission.
    Il y aura d'énormes ($$$$$) résistances,
    parce qu'il y a en jeu, avec le monopole de l'UPA, souvent qualifié dans le milieu
    des petits producteurs agricole de MAFIA.
    Soyons attentif aux réactions de la part de ce syndicat monopolistique.
    Si nous voulons que l'agriculture serve à produire des aliments pour la population,
    nous devons y voir.
    Depuis au moins 10 ans (lorsque le PM Bouchard a accepté le "deal" de l'UPA)
    pour "doubler les exportations" il y eut là un vol des terres du Québec par les industriels
    de la production et de la transformation INDUSTRIELLE de se que nous mangeons.
    Ne restons pas passifs
    Renaud Blais
    Ex-élu national de l'Union paysanne,
    jusqu'à sa déconfiture derrière l'énorme ÉGO
    de son président fondateur... »

  • LeBlanc Jude
    Inscrit
    mercredi 13 février 2008 11h10
    Enfin de la rotation
    « Imaginons que le président de cette commission soit le président de UPA! Alors pourquoi avoir nommer ce président à direction de la Financière Agricole? Conflit d'intérêts ou politiquement correct... Tel que maintenant la financière (UPA) favorise(nt), à l'aide de l'ASRA, pertes par dessus pertes. On a oublié, quelque part que la rotation et la diversification des risques existent. Le rapport de cette commission sensée nous le rappele. En ce qui concerne les DEC agricoles pourquoi mettre de coté les DEP agricoles à l'aide financière? Faudrait-il fermer les écoles d'agriculture? Je ne comprends pas cette logique qui ne me semble pas agronomique. Ciao! »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 13 février 2008 11h38
    Pas le purgatoire
    « Je sais que l'on s'éloigne du sujet, mais c'est pas le purgatoire qui a été aboli, mais les limbes. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 18h03
    @ Sylvain Auclair
    « Merci pour la correction M. Auclair.

    C'est vrai que ce sont les limbes et pas le purgatoire qui a disparu d'un trait de plume papal bien que ce responsable de l'église catholique doit se croire assez puissant pour avoir "scrappé" le purgatoire en même temps mais ne nous en a pas parlé encore pour ne pas que nous perdions la foi avec trop de changements sur de vieilles vérités qui semblent maintenant mensonges, amen. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 22h27
    Les producteurs criminalisés
    « Dans la production acéricole depuis 20 ans, j'en ai vu passer des vertes et des pas mûres.

    Après une premiège agence de vente en l990-91 ou les producteurs ont perdu beaucoup d'argent, on a remis cela en 2002.

    Depuis c'est la chasse à tout crin contre des supposés producteurs criminels: l,600 poursuites pour l'automne 2006 seulement selon des sources fiables. La régie des marchés agricoles a décidé de donner le contrôle total à la fédération des producteurs acéricoles du Québec.
    Vol de présidence en 2000 orchestré par Laurent Pellerin, absence de résolutions pour des changements majeurs, ce n'est pas grave: tout est tellement démocratique dans l'UPA.

    Tellement démocratique qu'à l'entrée de la salle de réunion, il y avait un panier à salade, des dizaines de policiers et de gardes de sécurité, des caméras partout. Pour parvenir au très lointain micro, une haie d'honneur d'excités machos en crise de rage et d'insultes si on ne s'écrasait pas devant les diktats de la fédération des producteurs acéricoles ET JE NE M'ÉCRASAIS PAS! on me connaissait alors....c'était l'enfer démocratique upéaiste!

    Des insultes j'en ai mangé et pas à peu près: j'avais à coeur d'essayer d'expliquer aux gens dans quel merdier ils allaient s'embarquer s'ils adhéraient à ce gouffre financier qu'était cette agence de vente et système de quota. M. Pierre Fortin, l'économiste, nous a donné entièrement raison quant à la non-rentabilité de ce merdier.

    Je suis condamnée à près de $600,000.00 de dommages-liquidés, une invention d'avocats marrons, et une autre poursuite est pendante. Mon crime? Avoir refusé de signer une marge de crédit pour me payer de mon propre sirop et laisser mon produit à ce syndicat sans aucune obligation ni volonté de me payer......qui emprunterait pour se payer à lui-même?

    En attendant des représailles: plus de marge de crédit, plus de prêts, pas droit à des programmes fédéraux ou provinciaux en agriculture, le néant!

    Mon mari et moi avons élevé 7 enfants (entre l6 et 30 ans) et je peux vous dire que nous ne voulons pas qu'ils embarquent dans cette galère. C'est plus payant de porter cravate et de....tenir un crayon et réfléchir à dépouiller les gens (mais ils sont élevés trop honnêtement), on voit bien que voler l00, l30 millions de dollars et plus, ce n'est pas grave mais faire du sirop!!!!!!!!attache ta tuque avec de la broche, le rêve syndical: nous laisser les droits de travailler, payer les factures, se taper toutes les inquiétudes et ensuite pour la paie.....eh bien! on verra car tu n'as pas le droit de rien savoir. S'ils vendent du sirop tu auras une peanut sinon....arrange toi avec tes problèmes.

    Ne cherchez« plus les grands criminels au Québec: ils sont dans les érablières!!!!!!!!!! »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mercredi 13 février 2008 22h47
    La dérive d'un monopole
    « L'UPA est le champion toute catégorie par l'utilisation du mot "démocratie", employé à toutes les sauces et à toutes occasions.

    À trop le crier n'est-ce pas le signe que justement, il n'y en a pas de démocratie. Ce n'est que de la poudre aux yeux.

    Jugez par vous-même:
    -Panier à salade
    -Des dizaines de policiers et gardes de sécurité
    -Des caméras de surveillance en quantité
    -Une haie d'honneur d'excités criant des menaces et des insultes pour qui désire parler au très lointain micro et étant connu comme "dissident" ou "récalcitrant". Ces derniers vivent l'enfer démocratique upéaiste, ce n'est pas peu dire.

    Tout cela vécu dans la Beauce.

    Le président de l'UPA déplore que les gens ne vont pas à "leurs démocratiques réunions" et qu'ils n'interviennent pas démocratiquement! Mystère et boule de gomme!

    Ô démocratie quant tu nous tiens!

    Ô Union des producteurs agricoles que vos diktats tiennent lieu d'évangile à tous ces demeurés de producteurs!

    Des poursuites par milliers dans le secteur acéricoles: pas grave, seulement la preuve que l'on pense à ces producteurs. Des poursuites: des dizaines, des centaines de milliers et même de l mmillion de dollars!

    Ne cherchez plus les grands criminels: ils sont dans les érablières. »

  • jean-charles robert
    Inscrit
    jeudi 14 février 2008 00h32
    nourrir nos propres familles avant qu il soit trop tard
    « se quond seme doit nous revenir et surtout ceux qui en on vraiement de besoin, car nos terres sont enbandonnés causes je ne sais comment font les gourvernements de laisser les terrains qui ne font rien et attendre que tous soit détruit, c est quoi nos nouvelles générations vont vivre , des pilules chimiques ,car maintenant les fast-foods est longtemps démmarré ,déja tou fait a l avance ,probleme, obésité,ordinateur,violence, sex, mélangée , la vitesse , quoi d autres qui s en vient,poussé les jeunes a ne rien faire physiquement, derriere une assiette chimique . mais ils trouvent de l argent pour aller sur des planettes que personnes ira la . dite-moi quand tous le monde ira donné nous la date et l année pendant quond souffre ici pendant des recheche qui coute combien maintenant votre ami sincere jean-charles robert et c est pas fini Mme et MR ,,,,,,,,,,,,,,salut »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    dimanche 24 février 2008 01h10
    Le rapport Pronovost
    « Le jour de ma fête, avec la collaboration de Robert Dutrisac, Claude Turcotte a publié les grandes idées dans notre journal, ressorties du rapport Pronovost.

    Le même midi, Pierre Maisonneuve recevait Jean Pronovost à qui je n'ai jamais eu accès, à qui je voulais demander si durant son examen il avait eu une pensée pour nos coopératives agricoles, qu'il s'agisse d'Agropur ou de toute autre de moyenne ou petite envergure.

    Mais il semble que Radio Canada fait de la discrimination entre les différents intervenants qui se présentent hors les ondes, au téléphone, pour participer avec les invités à la tribune du jour. Je les dénonce d'ailleurs sur mon site http://tribunes.forumslog.com

    Faudra-t-il élargir le mandat de l'ombudsman à la société d'état pour empêcher celle-ci de n'entendre que ceux et celles qu'elle veut bien entendre, en snobinarde, sur ses tribunes de 15 minutes ouvertes ou fermées à leurs auditeurs?

    Une mesure du rapport est la recommandation de maraudage syndical dans les jardins réservés traditionnellement à l'U nion des P roducteurs A gricoles, qui jusqu'à maintenant a fait la pluie et le beau temps dans nos champs québécois, à tous les 5 ans. Après 40 ans, il faudrait mettre un holà à ces nouveaux "bums" corporatifs.

    Ne sont-ce pas à eux qu'on doit chaque année fin janvier, début février, la hausse des produits laitiers ?
    et il n'y a pas si longtemps, la farine de base avait doublé dans les boulangeries artisanes.

    Ajoutez le prix du litre d'essence à 1,25 $... et voyez les prix augmenter dans les grandes surfaces alimentaires prochainement.

    «La commission propose que la Régie des marchés agricoles, qu'on a souvent accusée de pencher du côté des producteurs, ait deux représentants choisis à partir d'une liste présentée par les producteurs, deux autres suggérés par les transformateurs et les distributeurs, deux autres reconnus pour leur compétence professionnelle mais n'exerçant pas de fonction au sein d'une organisation du secteur et deux régisseurs, dont le président-directeur général choisi par le gouvernement.

    Quant à la Financière agricole, qui a eu jusqu'à maintenant comme président du conseil le président de l'UPA, il lui faudrait désormais des administrateurs indépendants, conformément à la règle qui s'applique à toutes les sociétés d'État.»

    «Le président de l'UPA, Christian Lacasse, (remplaçant de Jacques Proulx), a rapidement exprimé son désaccord sur cet aspect du rapport.»... évidemment.

    Le rapport recommande que le gouvernement continue de leur verser les mêmes sommes annuelles qu'au cours des cinq dernières années, soit environ un milliard.

    Selon les commissaires, une formation collégiale serait un pré requis pour les producteurs agricoles.

    «La commission veut nettement hausser le niveau de compétence des producteurs en suggérant à la Financière agricole, après une période de transition de cinq ans, de donner accès à ses programmes d'aide financière aux producteurs qui auraient un diplôme d'études collégiales spécialisées en agriculture. Ce serait le niveau minimal de formation pour obtenir cette aide financière.»

    Du beau travail en somme, terni seulement par des media comme la SRC qui n'ouvre pas la porte à toutes les interventions. J'y ai même entendu un habitué, Yves Rioux d'Amour, leur parler en accusant les nationalistes québécois d'avoir nui à l'agriculture. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond à la société d'état. »

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