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La ministre St-Pierre perd patience

Émilie Bilodeau   8 février 2008  Québec
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a été interrogée hier alors qu’elle participait à une conférence de presse pour l’annonce de la signature du Pacte patrimonial du mont Royal.
Photo : Annik MH De Carufel
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a été interrogée hier alors qu’elle participait à une conférence de presse pour l’annonce de la signature du Pacte patrimonial du mont Royal.
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a subi les foudres des défenseurs de la langue française hier, à un point tel qu'elle a perdu patience et vivement répliqué à ses détracteurs. Elle s'en est notamment prise à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui a carrément remis en doute, hier matin, sa crédibilité.

«Si Mme Marois veut parler de crédibilité, nous allons parler de crédibilité. En 1995, le gouvernement péquiste a coupé cinq millions de dollars dans la langue, alors je n'ai aucune leçon à recevoir de Mme Marois. Et en 1996, ils ont coupé 36 employés de l'Office de la langue française», a vivement réagi Mme St-Pierre, alors qu'elle participait à une conférence de presse pour l'annonce de la signature du Pacte patrimonial du mont Royal.

Un peu plus tôt en journée, Pauline Marois n'a pas mâché ses mots concernant le travail du gouvernement libéral en matière de langue française. À son entrée au caucus du Parti québécois, la chef a critiqué les études cachées par l'Office québécois de la langue française (OQLF). «Je trouve ça absolument inimaginable. Ce gouvernement-là manque de transparence en tout. C'est absolument inacceptable», a-t-elle argué.

Et les critiques de Mme Marois ne s'arrêtent pas là. Alors qu'on l'interrogeait sur l'avenir de la ministre, Mme Marois en a rajouté. «Sa crédibilité est profondément minée, à mon avis, actuellement», a-t-elle rétorqué.

La querelle entre les deux partis s'est envenimée hier matin, alors que le quotidien La Presse dévoilait qu'une deuxième étude est présentement gardée secrète par l'OQLF. Sa présidente, France Boucher, avait pourtant promis que cette étude portant sur la langue utilisée au travail à Montréal serait rendue publique «incessamment». Cette étude s'ajoute à celle portant sur le recul du poids démographique des francophones dans la métropole, qui attend également d'être rendue publique depuis deux ans et dont Le Devoir faisait récemment état.

Interrogée, Mme St-Pierre a répondu très brièvement aux questions liées aux études cachées. «L'Office québécois de la langue française est un organisme autonome. Si vous avez des questions à ce sujet, posez-les à Mme Boucher. C'est à elle de décider du moment où elle veut publier ces études-là.»

La ministre a toutefois réitéré que cette étude sur la langue de travail serait rendue publique au même moment que le rapport quinquennal sur le suivi de la situation linguistique de l'OQLF, au mois de mars.

Nomination douteuse

Mme St-Pierre a également dû réagir à la nomination de Sylvia Martin-Laforge à titre de membre du Conseil supérieur de la langue française (CSLF). Comme le soulignait hier Le Devoir, la nouvelle venue au Conseil participe comme directrice générale et membre du conseil d'administration au Quebec Community Group Network. L'organisme se veut un lobby de défense des intérêts de la communauté anglophone de la province.

Mme Martin-Laforge «a le droit d'être contre la loi 101 et elle a une place au Conseil supérieur de la langue française. Elle n'est pas majoritaire à ce conseil. Elle est née au Québec, elle est Québécoise. Je ne veux pas entendre personne dire qu'elle n'a pas sa place au Conseil supérieur de la langue française», s'est offusquée la ministre.

Mme St-Pierre a assuré que des consultations ont eu lieu pour procéder aux nominations et s'est dite «fière» du choix des nouveaux membres. «Il y a des anglophones qui siègent au Conseil supérieur de la langue française depuis que le Conseil existe. Il y a neuf postes qui représentent tous les secteurs de la société. Je pense que les anglophones ont leur place, comme les communautés culturelles, comme les francophones, comme les syndicats», a-t-elle répondu sèchement aux journalistes avant de prendre la fuite, visiblement en colère.

Les attaques à son endroit ont continué à fuser. Hier, le président de Mouvement Montréal français, Mario Beaulieu, et celui d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, ont profité d'une conférence de presse en matinée pour donner la note zéro à Mme St-Pierre depuis son arrivée à son ministère.

Le 9 novembre dernier, les deux organismes se sont offusqués publiquement des messages des répondeurs téléphoniques de plusieurs ministères du Québec. Dans de nombreux cas, une option «press 9» est offerte dès le début du message pour les anglophones qui désirent éviter d'écouter la version en français. Les deux organismes ont appelé massivement dans neuf ministères pour tenter de faire changer leur message. Depuis cette opération, cinq ont corrigé la situation. Mais ce n'est pas assez, jugent MM. Beaulieu et Perreault.

Pour eux, la ministre a le pouvoir d'agir et d'exiger que les ministères modifient leur message de boîte vocale conformément à la loi 101. «Improvisation, manque de transparence, improvisation de politicienne, et elle est sûrement très mal conseillée», ont plaidé les deux hommes, qui estiment que la ministre «manque de leadership» dans ce dossier.

Les deux organismes de défense du français ne demandent rien de moins que la réouverture de la Charte de la langue française. «Nous voulons inclure des nouvelles mesures qui vont aider à redorer le statut du français, qui vont aider à la francisation du Québec et qui vont stopper le mécanisme de déclin du français.»

Mouvement Montréal français et Impératif français ont toutefois félicité la ministre pour l'obligation de vendre les jeux vidéo en langue française à partir du mois d'avril 2009.

***

Avec la collaboration de Robert Dutrisac et de Stéphane Baillargeon






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Vos réactions

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  • Richard Desrochers
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 05h03
    si je serais, si j'aurais
    « Ce ne sont pas mes paroles, ce sont celles de Monsieur Gérald Larose du temps qu'il animait une émission de radio avec Jean Cournoyer. Il va sans dire que monsieur Larose est un ardent défenseur de la langue française selon ses propres dires. À relire et réécouter ces paroles prononcées dans un média, je me pose la question à savoir si cette défense de la langue ne cache pas plutôt un mépris profond pour la langue anglaise. Car nombre de péquisssssses parlent, écrivent ou prononcent très mal la langue qu'ils disent défendre. Dans le fond, il est beaucoup plus facile de rabattre quelqu'un ou quelque chose que de se relever. Alors, que madame Marois s'insurge contre certains faits me laisse totalement indifférent. Je ne peux cependant rester insensible à cette pratique douteuse de créole Québécois dont plusieurs soit disant défenseurs de la langue française, se font maladroitement les propagandistes. Alors Pauly girl, regarde donc dans ton camp avant de te plaindre ! »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 06h15
    Peu de place pour les félicitations...
    « Comme tout le monde peut le voir, les félicitations à l'endroit d'un ministre ou de ce gouvernement n'intéressent pas du tout les journalistes qui laissent transparaître leurs options politiques sans aucun ménagement »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 07h37
    "Mme Martin-Laforge «a le droit d'être contre la loi 101"
    « Ayoye!
    Est-ce qu'on nommerait un séparatiste au Conseil de l'unité canadienne? Ok, ils ont nommé une GG.... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 07h47
    Attention aux méchant(e)s loups ou louves !
    « Mme St-Pierre devrait simplement se rappeler qu'il est dangereux d'utiliser des loups ou des louves anglophiles pour surveiller la bergerie française québécoise.

    Par manque de vigilance envers ces dangers, le petit chaperon-rouge y a été avalée toute crue. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 08h01
    Quelle crédibilité?
    « Quant à moi, Mme St-Pierre avait déjà perdu toute sa crédibilité suite à son documentaire propagantiste sur la guerre en Afghan. Qu'elle ajoute à cela son accord à la nomination de la Directrice générale et membre du Conseil d'administration du "Quebec Community Group Network", qui rêve à la réalisation du projet d'anglicisation du Québec de Lord Durham, n'est que conséquent avec sa vision politique du Québec. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h12
    En attendant que le peuple perde patience!
    « Mme St-Pierre n'est pas la première ministre incapable de s'occuper de la langue, d'autres libéraux avant elle l'ont fait. Et cela a eu comme conséquence que le peuple a descendu dans la rue! Permettre à une anglophone, directrice générale d'un groupe de pression qui a pris la relève d'Alliance Québec, de siéger sur le Conseil de la langue française, n'est pas sans inquiéter les québécois soucieux de la langue française au Québec. Permettre à une amie du régime de diriger l'Office de la langue française n'en est pas moins inquiétant, surtout si celle-ci, s'amuse à camoufler des dossiers chauds comme on peut le constater depuis quelque temps! On ne peut se moquer du bon peuple continuellement! Les crises d'impatience de madame la ministre ne peuvent camoufler son incapacité et son incompétence à agir! N'attendez pas que le peuple perde patience, madame! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h27
    Ennui.
    « Mme St-Pierre a raison dans sa critique. C'est facile après le carnage de faire de la morale. Cela n'a rien à voir avec la politique, c'est du ramassage de poussière. Passons à autre chose de plus intéressant. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h29
    La ministre est coinçée !
    « Je ne doute pas un seul instant de la sincérité de Mme Saint-Pierre quand elle déclare aux médias qu'elle est sensible à la situation du français au Québec.

    Cependant, depuis qu'elle accumule les gaffes (ses commentaires faussement rassurants sur les données du recensement, ses explications maladroites sur le refus de son gouvernement de publier une étude faite en 2006 par l'OLF sur la langue de travail, etc), on voit bien qu'elle n'a pas toute la marge de manoeuvre pour agir. Elle voudrait sans doute prendre des mesures pour donner plus de force à la loi 101, mais, voilà, son chef ne veut pas en entendre parler | »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 08h44
    L'"ennemi" c'est nous...
    « Les québécois se foutent de la langue française.Vous voulez une preuve évidente; écoutez-les parler et faites les écrire.. Notre langue parlée ( le québécois ) doit être sous-titrée dans les pays francophones et tous déplorent que côté pitoyable de notre langue écrite. Mais c'est plus facile de blâmer les autres et jouer les victimes que de faire des efforts pour VRAIMENT parler et écrire en français...

    Les défenseurs de la langue française doivent convaincre leurs concitoyens de mieux parler et écrire leur langue au lieu de jouer le victimes des méchants anglos.. Car si les québécois se foutent de la qualité de leur langue parlée et écrite, de quel droit exigerait-il des autres ce qu'ils ne font pas eux-mêmes? Soyons logiques au lieu de dogmatiques..aucun anglais ne nous empêche d'apprendre à parler et écrire français. Ce sont les citoyens francophone qui ne VEULENT pas faire cet effort...c'est aussi ça la démocratie! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 08h51
    De la crédibilité à Radio-Canada?
    « On a vu ce que Rad-Can a fait à Jean François Lépine qui était un peu trop intéressé et trop efficace à informer les auditeurs sur l'actualité canadienne et québécoise. Il est réduit maintenant à nous informer sur l'actualité du Bangladesh et les îles Moukmouk.

    Comment une ex-journaliste de Rad-Can comme la Ministre "Zéro" St-Pierre peut-être crédible en Ministre de la culture québécoise?

    En 95-96, le gouvernement du Québec n'innondait pas le Québec d'immigrants anglophones et ne cachait pas les études sur la langue. Mais à cette époque la Ministre "Zéro" St-pierre était trop occupée avec l'actualité sur le îles Moukmouk.

    L'OQLF est autonome nous dit la Ministre "Zéro" St-Pierre, mais c'est le gouvernement qui nomme son tout puissant Directeur !

    Pour "zéro" St-Pierre il n'y a aucune incohérence avec le fait qu'une membre du C. A. du puissant lobby Community Groups Network pour la défence et promotion de l'anglais au Québec soit nommée au Conseil Supérieur de l'organisme dévoué à la défense et promotion du français. Décidément, la ministre "zéro" s'applique autant au gouvernement qu'à Radio-Can.

    J'imagine que la zéro était trop occupée à lire des journeaux des îles Moukmouk trouvés sur le bureau de Yollande James et n'a pas eu le temps encore de lire le texte sur la mission de l'OQLF encore.

    P.S. @ Richard Desrochers
    M. Desrochers, j'imagine que vous ne manquez jamais, lors de vos voyages au Royaume Uni, de servir votre pédante morale puriste à tous les Cockneys que vous y rencontrez ? Ou bien n'est-ce qu'un mépris réservé aux vôtres ? »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 08h55
    Poser les questions et y répondre.
    « Mme St-Pierre apprend à ses dépens que « poser des questions et y répondre » sont deux métiers bien différents : le premier est journaliste et l'autre politicien. Visiblement, elle était plus à l'aise dans le premier. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 09h11
    Moins zéro
    « "Elle est née au Québec, elle est Québécoise." Nous dit St-Pierre.

    Mme St-Pierre, la nation Québécoise est ethnique et sociologique. Elle n'est pas encore juridique(pays). Donc il ne suffit pas de naître au Québec pour en être.

    Une Ministre de la culture québécoise qui ne sait même pas ce qu'est un Québécois.

    Votre note passe en dessous de zéro, Mme St-Pierre ! »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 09h39
    Ah le parti libéral!
    « Parfois ils réussissent à recruter des gens qui ont de l'allure. Des néophytes généralement naïfs qui ont un réel espoir de faire de la politique. Mettons que la réalité du parti les rattrapent assez vite. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 09h43
    @ Yvon Montoya
    « M. Montoya, quelques chose de plus intéressant, comme quoi ?

    Est-ce qu'on peut parler de la langue et nous intéresser à quelque chose d'autre d'intéressanr, en même temps ? »

  • Hugues St-Pierre
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h19
    Et le pédéraste dans la garderie?
    « @MM.Noël et Bousquet,
    St-Pierre, l'agneau sacrificiel: Charest l'utilise pour son insignifiance/tampon: OQLF AUTONOME! Elle récidive. Et comme vous l'avez dit, placerait-on un séparatiss chez les partitionnistes de Allen Nutik? Un loup dans la bergerie? Un pédéraste dans la garderie? Élizabeth 1ière l'aurait déjà livrée à la vindicte du peuple. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 10h23
    MONTRÉAL: Ha! Ha! Agissez!
    « Trève de partisannerie, le PQ a peur de son ombre sur la question de la langue (et sur tout le reste) et les Libéraux sont toujours aussi fédérastes* encore que quelques fois avisés (allocations familiales et politique d'exclure les moto-neiges des parcs). Le vrai problème est dans les "porte-feuilles" des francophones de la région de Montréal qui étalent la ville vers l'est alors que les anglos-allophones occupent de plus en plus le centre et l'ouest: ménagez vos autos et $ en revenant au centre-ville et investissez l'ouest comme le font les colons en Israël! D'autant que vous tenez tellement à parler anglais...

    Claude L'Heureux, Québec

    *Québécois inconditionnels du Canada, éteignoirs de son nationalisme et, ainsi, de sa nation »

  • Francois Piazza
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h36
    Canada coûte que coûte - François Piazza
    « Mme Christine St-Pierre est, son passé le prouve, une excellente locutrice :qu'on lui donne un «prompteur » elle fera merveille ! Mais penser et surtout agir n'est pas son fort. Il faut la comprendre : cela lui ai arrivés une fois chez son ancien employeur et on la mise au placard!
    Aussi, de grâce Sire Patapouf, dites lui quoi dire !
    Et surtout ne vous étonnez pas si elle met une louve ( anti-loi 101 ) dans la bergerie ( OQLF) Quand on a fidèlement travailler pendant plus de 20 ans dans un organisme qui porte en préambule de sa constitution ( oh pardon son statut !) qu'il « contribue à conforter l'unité canadienne » (RC) et dont le mot de passe secret est « Tout le monde y pue - Il sent la charogne - Y a que les libéraux - Qui sentent l'eau de Cologne » c'est une décision qui allait de soi. »

  • Yves Babin
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h47
    L'alarme est sonnée!
    « Pauvre Mme St-Pierre! Comment une journaliste ayant couvert pendant tant d'années la politique québécoise comme elle l'a fait puisse se porter candidate comme députée du parti libéral sous la gouverne de Jean Charest? J'ai commencé à douter de son intégrité au moment où elle a donné son appui sans condition à la participation canadienne à la guerre en Afghanistan, guerre folle et sans direction aucune et dont l'unique raison est d'appuyer le combat stupide de M. Bush.

    Il est plus qu'ironique de voir des gens "spécialisés" dans l'actualité politico-sociale telle Mme St-Pierre et de prendre des décisions aussi farfelues. En fait Mme St-Pierre, elle est où votre conscience sociale à l'égard de ce peuple qui se bat pour sa survie depuis quatre-cents ans et dont l'avenir ne semble pas trop réjouissant?

    Je crois que l'alarme est sonnée. Vous devez prendre une décision cruciale dans votre cas: sois vous vous retirez du poste de ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ou vous vous préparez à une dure bataille qui ne fait que commencer et qui ne sera pas de tout repos car la colère du peuple commence à gronder. »

  • Leonardo Sortino
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h54
    Quel absurde!
    « Je suis outré par le fait qu'il y est des anglophones au Conseil Supérieur de la Langue Française, c'est un vrai absurde et un contrecoup! Il va de soit que la langue française perde de plus en plus sa place au Québec! »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 10h55
    Au service d'Ottawa
    « "Moi je vends, moi je vends", ce slogan publicitaire va comme un gant au PLQ : je vens le Mont Orford, je vends l'Île d'Orléans, je vends Rabasca, je vends des soldats québécois à l'Afghanistan, et maintenant je donne ma langue au parti réformiste anglais.Belle équipe ! Ils ont beau faire toutes les pirouettes imaginables, tout concorde pour confirmer l'inféodation de ce parti aux fédérastes. Vivement des élections. »

  • A. Charron
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 11h09
    Le français
    « Personne n'a encore mentionné que le français est déclassé sur l'étiquetage. Prenez nimporte quelle boîte à l'épicerie. Les infos sur les ingrédients ou les directives de cuisson, sont d'abord en anglais, puis en français. Innaceptable puisque automatiquement, nos yeux tombent sur l'anglais!!!
    Sans parler de tous les jeux, pas seulement vidéo où nos yeux tombent sur les directives en anglais alors que plusieurs ne comportent aucune traduction!!!

    A.Charron »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 11h12
    Et le français ?
    « Les chicanes récentes autour du français tournent à l'enfantillage.

    Peu-on être en faveur de la sauvegarde de notre langue sans être nécessairement indépendantiste ou séparatiste ?
    Il y a des études qui doivent sortir en mars pour exposer la situation. Un peu de patience.

    On annonce aussi des mesures pour renforcer l'apprentissage du français.On veut aussi réduire les exigences pour l'entrée au cégep alors qu'on sait qu'un des points faibles pour y accéder est souvent le français. L'apprentissage de la langue est un acquis essentiel pour structurer la pensée. Oui ça demande un effort de le maîtriser. Si on veut un avenir pour les générations actuelles et futures, on peut mettre les chicanes dans le carré de sable et aller dans la même direction pour rétablir le français comme langue spécifique du Québec et arrêter de s'éparpiller dans des discussions stériles pendant que le français perd effectivement de la vitesse à force d'être tiraillé. Mettre tous les défenseurs de la sauvegarde du français à table et sortir un plan commun serait fortement souhaitable.
    On pourrait passer à autre chose enfin ! La sauvegarde de l'environnement peut-être ???

    Marie-Claude Leclerc »

  • Vincent de Grandpré
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 11h13
    Acharnement
    « Je lis les commentaires et je me demande pourquoi on se plaint des défenseurs de la langue. On a pratiqué trop longtemps le laisser-aller et l'accommodement en matière linguistique et ça nous même où nous sommes actuellement.. Des nominations partisanes douteuses, des critiques sur les défenseurs de la langue et des langues de vipères ne manquant pas de rajouter des «sss» pour accentuer le dédain vis-à-vis leurs adversaires politiques qui eux ont la langue à coeur. Loin d'être un sujet «intéressant», «motivant» ou «divertissant» - pardons aux lecteurs et amateurs de l'information-divertissement - la langue reste néanmoins le fondement social le plus important qui soit puisqu'il permet aux protagonistes de la société d'échanger entre eux sur une base commune clairement définie.

    La ministre est bien bête de ne pas profiter de la chance qui lui est donnée de défendre à son tour et ce justement les intérêts du français au Québec dans une vision de pérennité et de transparence. Des organismes tels que le MMF et IF semble mieux en mesure qu'elle de défendre les susdits intérêts.

    Qui plus est, est-ce qu'on peut arrêter de s'acharner sur les erreurs minimes telles que les fautes mineures d'accord ou orthographe qu'un tel ou une tel peut faire ou a faites? Ceux qui s'acharnent sur ces détails n'ont soit rien compris à l'ampleur de la situation ou soit qu'ils s'en foutent éperdument et qu'ils préfèrent faire du rabaissement politique. Ceux-là feraient mieux de se taire, simplement par respect. Mon grain de sel. »

  • Roland Cote
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 11h36
    Le monde a l'envers
    « Madame St Pierre; quel est le nom du représentant de la Société St Jean Baptise au conseil du Quebec Community Group Network dirigé par Madame Martin-Laforce.
    Comme correctif au problème de se faire servir en Français dans les commerces de Montréal. Le gouvernement va améliorer l'enseignement du français dans les écoles. C'est très louable mais ca ne corrige pas le premier problème. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 12h07
    Que du jappage...
    « Comme dirait l'autre, « les chiens aboient, la caravane passe ».

    Par ailleurs, j'ai quelques mots pour un certain Gilles Bousquet, qui s'est permis de faire le commentaire suivant l'autre jour : « Les fielleux, mal embouchés et pas polis Étienne Merven et Claude Archambault continuent à verser leur venin sur ce qu'ils s'obstinent à appeler LA MAROIS parce que leurs arguments sont trop faibles pour demeurer civilisés ».

    M. Bousquet, je suis désolé d'être obligé de vous répondre sur un forum public, mais vous êtes tellement courageux, que vous vous gardez bien d'indiquer une adresse de courriel où vous écrire. Je n'ai pas donc pas d'autre choix!

    Je trouve que vos propos sont inconvenants, gratuits et hors propos. Vous nous collez des épithètes qui ne cadrent pas du tout avec la réalité et sont même grossiers. Vous ne nous connaissez pas et vous vous permettez de porter un jugement! Comme chacun sait, la violence verbale est la force des lâches. Et c'est lorsqu'on n'a plus rien à dire que les insultent fusent!

    Pour ma part, j'émets des opinions et j'avance des arguments qui, soit dit en passant, sont souvent corroborés par d'autres intervenants. Donc, pour ce qui est de leur faiblesse, vous repasserez. En outre, je ne me permettrais jamais d'insulter les personnes qui font des commentaires. Même si je considère peut-être que vous n'êtes qu'un « demi-merdeux » et un « trou duc », je me garderai bien de l'écrire dans un forum public. Je me tiens à une certaine éthique et à une politesse envers les autres et je m'attends à ce que ce soit réciproque. À ce chapitre, vous avez tout raté et vous vous êtes laissé aller à une bassesse... de bas étage. Je m'arrête, car comme dit l'anglais : « don't wrestle with the hog in the mud ».

    À bon entendeur, salut! »

  • Michel Simard
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 14h09
    Toujours le faux argument de la qualité de la langue
    « Ça me désole de voir ces colonisés qui sous-tendent qu'il ne faut pas que le français soit utilisé dans les relations normales au Québec sous prétexte que certains locuteurs québécois d'origine font des fautes de français. Comme ces perleux qui pensent qu'écrire au passé simple est plus correct qu'employer le passé composé, alors qu'ils écrivent "il eût" du subjonctif imparfait plutôt que "il eut" du passé simple, et qui s'emmêlent dans leurs concordances des temps et ne savent conjuguer le vous. Pas fort fort.

    Quelle rhétorique fallacieuse. Comme si tous les anglophones ne faisaient jamais de faute en anglais. Je ne compte pas les fois où on entend "If I was" pour le passé conditionnel au lieu de "If I were" comme toute bonne grammaire anglaise le prescrit. Par ailleurs, je me rappelle combien mes professeurs à McGill enrageaient de tous ces étudiants qui ne savaient pas écrire l'anglais - pourtant de purs anglo-Montréalais et beaucoup de Torontois.

    Alors, M. Desrochers, vos exemples sont complètement hors propos. La question n'est pas de savoir si untel écrit bien ou s'il connait toutes les règles d'accord des verbes et des participes passés. La question est :
    Voulons-nous, oui ou non, continuer de parler français ?

    Il semble que pour M. Desrochers la réponse soit non. Et il semble que la ministre St-Pierre s'en fiche complètement. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 8 février 2008 15h56
    @ M. Gilles Bousquet.
    « Euh, Euh, comme, comme, comme, « et puis heu » comme fait un chroniqueur du Devoir à chacune de ces chroniques. Je plaisante mais je crois que les os à sucer ne sont pas mon fort. À force de parler de langue, on en oublie sa nécessité, celle de partager et de faire signe. Là, c'est de l'enfantillage ce genre de petites guéguerres enfantines ou séniles. Ne me dites pas que vous aimez ce genre d'attitude de la sphère politique où on voit et entend : « ce n'est pas moi, c'est toi. J'ai fait ça avant toi et toi qu'as-tu fait? » Ça c'est l'ennui.
    L'intéressant, c'est de comprendre pourquoi nous sommes arrivés à cet état où on ne trouve plus les mots, les forts, les vrais à limite de la vérité, pour faire une culture et un pays. Il n'y a pas de structures solides. La langue au Québec, c'est comme les ponts, ça s'écroule. Le crêpage de chignon n'est pas mon fort non plus et ce que nous rapporte Émilie Bilodeau, c'est exactement du crêpage de chignon. D'ailleurs chignon, ce mot sorti tout droit de la langue via le latin signifie caetanio, de catena, chaîne. En ancien français, « carcan » et par extensio, « masse de cheveux sur la nuque, ou au-dessus. » On disait aussi « nuque ». C'est de ce carcan là dont il faudrait sortir. Ça c'est intéressant pas en participant dans ce combat de coqs (ou de poules) sans intérêts pour l'avenir du français au Québec. »

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 16h04
    Céline St-Pierre à genoux
    « Céline St-Pierre n'a jamais été une journaliste qui osais dénoncer, au contraire, elle avais le don de faire hérisser les poils sur les bras de n'importe qui de conscient.

    C'est normal pour une journaliste de Radio-Canada me direz vous ?

    Sauf qu'elle est zélée. Elle semble à la recherche de pouvoir, rien pour nous rassurer!

    Mme St-Pierre est elle une Germaine de la droite ? On dirais que oui, non ?

    Spécialiste en désinformation, fabriqueuse d'image, experte en manipulation de foules ?

    Rien n'est impossible en 2008 !

    Michel Lauzon
    St-Jean-sur-Richelieu »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 8 février 2008 16h36
    @ Le Merven
    « J'ai lu votre réponse à ma réaction à un article précédent. Je vois que la politesse ne s'arrange pas chez-vous et que vous faites maintenant dans la scatologie.

    Je n'apprécie pas les impolitesses, qu'ils viennent des fédéralistes ou des indépendantistes, le résultat est le même. Le manque de respect pour le clan politique adverse n'a pas sa place au Québec. nOS chefs se nomment Mme Marois, Monsieur Charest et M. Dumont, même quand on ne les aime pas.

    Quand vous aurez cessé d'écrire LA MAROIS, je cesserai de vous appeler LE MERVEN. »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    samedi 9 février 2008 03h40
    Yvon Montoya Vs G Bousquet
    « J'ai beau lire plusieurs fois le texte de ce monsieur Montoya que je m'étonne de n'y trouver aucun sens . Non, pour être honnête , je dis une bêtise car ce que je vois c'est que vous avez toujours un sens très dévellopé de la "décoration " .Vous y mettez toujours en avant un semblant de culture ( facilement trouvable sur Internet , certainement votre problême ).Agaçant car ça n'amène jamais rien au propos de l'article qui nous intéresse .Encore un mot monsieur Montoya ,ne pouvez vous pas arrêter de nous rabattre les oreilles dans tous les forums que l'on peut trouver sur Internet ? Je vous ai même vu engueuler quelqu'un sur un site de recette de cuisine , c'est très fort et inutile .N'avez vous pas autres choses à faire ??? »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 9 février 2008 11h33
    @Kowalski Jozio (kowalski.jozio@gmail.com) et son adresse email qui change les phrases comme le Christ l'eau en vin.
    « Ben oui, ce quelqu'un c'était vous dans la cuisine qui voulait servir d'éponge tout en profitant des restes trainant sur le sol, laissés par les convives. Je me souviens de vous comme d'un opportun qui entre dans la cuisine, là où il n'est pas invité, pour nous faire sentir sa pestilence nauséabonde. Vous êtes un vrai chignon vous, à ce que je vois, dans vos activités de chercheurs de commentateurs comme d'autres sont des chercheurs de têtes. J'en profite, n'est-ce pas, puisque vous ne comprenez pas notre langue, le français. Je comprends que vous n'ayez rien à dire de l'article puisque vous avez du mal avec votre compréhension car votre écriture le démontre, vous avez des difficultés avec « dévellopé » (développé), « problême » (problème) et la ponctuation. Je vous comprends, ce n'est pas si grave. Il existera toujours des prédateurs quelque part. Il s'agit de s'en débarrasser.Ça pullule dans l'Internet.

    Afin de vous aider à apprendre notre langue française, Ironie : « raillerie consistant à ne pas donner aux mots leur valeur réelle ou complète ou à faire entendre le contraire de ce qu'on dit. »(Le Larousse, en papier, 1999). Je crois savoir qu'un autre commentateur de ce journal vous avez lancé cette explication mais il semble que vous ayez du mal à assimiler les nouveaux mots. J'oubliais, n'oubliez pas de renouveler votre ordonnance sinon c'est la crise. Et ça, vous les supportez mal. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 9 février 2008 16h18
    Quel peuple
    « @Gilles Delisle

    Vous dites:"(..) n'attendez pas que le peuple perde patience (..)"

    De quel peuple parlez-vous...! Des péquistes...?

    Ça nous en fait une belle jambe...chaque fois que les représentants de ce petit peuple ont été élus, nous avons fait un pas en arrière dans différents domaines et, en particulier, dans celui de la santé, sous le joug de Lucien Bouchard. Donc, cessez donc de vous prendre pour d'autres...vous ne valez pas mieux que ce que vous êtes et allez donc faire vos classes...en français! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 9 février 2008 16h35
    Qui est le zero...
    « @Gebello

    Le Québec est une province et le fait d'y être née fait de vous un québécois tout comme les natifs de l'Ontario sont des Ontariens. Et en France, les résidents de Marseille, on les appelle comment! Les marseillais...

    Pas besoin d'avoir le statut de pays pour être québécois. Et vous, d'où sortez-vous...! »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 02h16
    Kowalski Vs Montoya
    « Superbe , quand on chasse le naturel il revient toujours au galop .Voyez mesdames et messieurs qu'il utilise même mon texte pour encore en faire une vitrine sur sa pseudo culture.Faites un essai en y mettant quelques fautes ( de frappe et de syntaxe ).
    Il ne rate aucune occasion pour tirer les draps vers lui . Ce monstre de l'Internet est très peu recommandable car sa réaction est toujours de MORDRE .Sachez monsieur Montoya que je ferais mon possible pour vous mettre des batons dans les roues. Pour quelqu'un qui aime l'humanité je vois que votre verbe explose dès que l'occasion s'en fait sentir .N'est ce pas ce que vous attendez dans les forums ? »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    lundi 11 février 2008 05h02
    Mon Français
    « Je m'excuse devant les autres internautes de proposer un si mauvais français ( au dire de ce monsieur Montoya ). Je ne parle et n'écris le fançais QUE depuis 5 ans et j'avoue ne pas le maitriser aussi bien que je le voudrais .Ni la ponctuation du reste .Que ce monsieur "crache " son venin sur une personne issue de l'immigration au Quebec et qui n'est pas de son " ordre " m'inquiète. Car si nous suivons ses propos ,un extrèmisme ignoble( vécu dans mon propre pays ,mais vraiment dans ma chair ) s'y fait jour avec un monsieur comme ce Montoya .Nous voyons une "tolérance" provenant d'un réflexe des annèes 39 , ambiance ou l'on se débarrasait vivement de tout ce qui gènait .La bave de ce monsieur est venimeuse , prête à nous mettre dans des camps .Il n'est là sur le Devoir uniquement pour nous descendre à vue .Si nous pouvions lever la main sur lui , je suis certain de le voir courrir devant soi , de peur , de lacheté pour éviter le coup de poing mérité . C'est pour cela que nous ne le verrons que sur les forums.C'est plus souple et anonyme , jamais il ne se montrera de peur de se faire battre , au propre comme au figuré : DONC JE LUI PROPOSE UN RENDEZ-VOUS SUR LE PRE ,je fournis les gants de boxe , pour régler nos différents ( comme au 18ème ) , je vous invite tous comme témoins . »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 11 février 2008 18h09
    La gueule, n'oubliez pas la gueule M. Kowalski Jozio (kowalski.jozio@gmail.com).
    « Vous arrivez ou vous y êtes dans votre crise? Vous me parlez de duel pour vos fautes d'orthographes de la dernière fois et là j'en vois encore supposant un autre duel : (« le fançais, Quebec, extrèmisme, annèes, débarrasait, gènait, gènait, lacheté » :(le français, Québec, extrémisme, années, débarrassait, gênait, lâcheté). Vous me semblez être un petit poucet semant des duels partout où il passe à ce que je perçois de vous. À ce propos, les duels au 18ième siècle se faisaient avec des épées non avec des gants de boxe. Certes, on se battait chez les romains avec les mains -- (rien à voir entre Rome et mains. Ne le prenez pas ainsi pour votre éducation de la langue française.) Le Pugilat romain, de Pugilatus : combat à coup de poing, ne se pratiquait pas pour les duels à cette époque. À moins que vous aimiez la savate, la fameuse boxe française? Si par ces derniers ustensiles, que vous désirez fournir gratuitement, vous pensez à me fracasser la gueule, m'en voilà absolument ravi. De par votre belle initiative, vous me démontrez votre caractère polonais, on ne peut mieux faire. Pourquoi polonais? Et bien parce que dans ce pays, on aime les duels. Les questions d'honneur, comme le jeu d'échecs dans les villages et petites villes polonaises, sont une affaire strictement culturelle dans ce pays très catholique.
    De ce fait, vous me faites penser à un de mes maîtres en littérature, Witold Gombrowicz. Il écrivit un roman que nous pouvons aisément classer avec le Don Quichotte de La Mancha de Cervantès, Ferdidurke (1937). Dans Feydydurke, deux personnages, Mientus et Siphon, s'affrontent dans un duel de grimaces. Duel grâce auquel ils vont finir par devenir ce qu'ils miment et je le cite dans la collection 10/18 : « Mientus et Siphon saisissaient leur tête à pleines mains pour en faire une arme. Je balbutiai : - Ayez pitié de vos visages ! Le visage n'est pas un objet, c'est un sujet, c'est un sujet ! On avait atteint le point où l'on perd son propre visage. Les mines qu'ils avaient faites au cours de leur duel s'étaient collées à leurs visages ». Ils deviendront leurs propres gueules. À cela Gombrowicz insiste sur le fait, je lui donne raison comme à beaucoup d'auteurs polonais de l'époque puisqu' ils surent comprendre nos temps « modernes », que « nous ne sommes, en profondeur, que d'éternels blancs-becs. » (Journal 1957-1960, chez Denoël). Nous deviendrons nos propres gueules, celle que nous nous serons constituée pour nous opposer l'un à l'autre. Mais je ne suis pas polonais, je ne fais pas de boxe et je ne vis pas au 18ième siècle. Ces trois points soulevés par votre belle missive me posent problème et dans ce sens je ne puis être un candidat pour votre combat. Par contre, trouvez-moi un remplacement et tel Franz Kafka, je vous ferai avec plaisir la « Description d'un combat. »(Éditions GF-Flammarion, 1988).
    Par ailleurs, votre fantasmatique diatribe : « Nous voyons une "tolérance" provenant d'un réflexe des annèes 39 , ambiance ou l'on se débarrasait vivement de tout ce qui gènait . » écrite avec des fautes ainsi que la bave « ... prête à nous mettre dans des camps. » me laissent dans une perplexité sans bornes. Vous avez un très mauvais sens de l'orientation politique. Cependant, je tiens à vous pardonner car j'apprends par vous-même que vous avez à peine pris connaissance de ma langue, le français, « QUE depuis 5 ans ». Ah, si au moins vous aviez appris le breton au cours de votre repas avec vos amis de la belle Bretagne, que cela aurait évité tant de désagrément. Mais, vous n'en faites qu'à votre gueule de polonais. Gombrowicz avait donc bien raison de l'honnêteté polonaise. Au moins vous avez de l'humour. »

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