jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 14h40


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le président de la CSQ est un rêveur, dit Jérôme-Forget

La Presse canadienne   6 février 2008  Québec
Monique Jérôme-Forget
Photo : Jacques Nadeau
Monique Jérôme-Forget
Québec — Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent, «a la tête dans les nuages» s'il s'imagine que le gouvernement Charest pourra réinvestir massivement dans l'éducation, a soutenu hier la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget. Des accusations rejetées par le principal intéressé.

Compte tenu du ralentissement de l'économie, Mme Forget juge illusoire de penser que le gouvernement pourra débloquer une somme de 1,5 milliard de dollars supplémentaires sur trois ans pour le réseau de l'éducation, comme le souhaite le président de la CSQ.

Sourire aux lèvres, la grande argentière du gouvernement Charest a reproché au leader syndical de rêver en couleur. «Je l'aime bien, M. Parent, vous savez, je l'aime beaucoup, mais il est dans les nuages», a-t-elle lancé, tout juste avant une réunion de l'équipe parlementaire libérale à l'Assemblée nationale.

Les revenus de l'État sont tout simplement insuffisants pour se permettre une pareille largesse, a expliqué la ministre des Finances. Déjà, le gouvernement du Québec a réduit de 2,5 % à 1,8 % ses prévisions de croissance économique pour l'année qui vient. Par conséquent, il faut s'attendre à une marge de manoeuvre budgétaire passablement réduite, a averti la ministre. «Au budget, cela laisse moins de marge de manoeuvre pour poser des gestes. Ça limite ce que l'on est capable de faire. Il va falloir établir des priorités», a-t-elle dit.

«Ce n'est pas une question d'argent, mais une question de volonté politique, ce qui fait visiblement défaut à Mme Jérôme-Forget et à son gouvernement, a rétorqué M. Parent par voie de communiqué. Je lui rappellerai qu'elle disposait de près d'un milliard de dollars provenant du gouvernement fédéral, que son gouvernement a préféré gaspiller en baisses d'impôt plutôt que de l'investir pour améliorer les services publics. Les besoins en éducation sont réels et il faut s'inquiéter de l'avenir de nos jeunes.»

Selon lui, le sous-financement touche l'ensemble du réseau, ce qui entraîne un manque d'enseignants, de professionnels, de bibliothécaires et de personnel de soutien. Néanmoins, ce n'est pas un chèque de 1,5 milliard d'un coup qu'exige la centrale, mais l'amorce d'un processus de remise à niveau du réseau québécois, a fait valoir M. Parent. «L'effort n'est pas de 1,5 milliard demain matin, mais il faut que le train se mette en marche pour au moins rejoindre la moyenne canadienne», a-t-il dit.

M. Parent invite donc la ministre des Finances à s'inspirer du «père de la Révolution tranquille», Jean Lesage, pour trouver le courage d'«investir les montants nécessaires afin de maintenir les acquis en éducation»

***

Avec Le Devoir






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009