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Approvisionnement énergétique - Rabaska rendra le Québec plus dépendant de l'étranger, selon des écologistes

Me Julius Grey défendra les intérêts du collectif Stop aux méthaniers

Louis-Gilles Francoeur   6 février 2008  Québec
Contrairement à ce que prétendent Québec et ses promoteurs, le projet Rabaska, comme celui de Gros-Cacouna, va fragiliser davantage l'approvisionnement énergétique du Québec en augmentant sa dépendance envers des pays étrangers instables ou susceptibles d'interrompre leurs livraisons pour des raisons politiques, selon ce qu'ont soutenu hier les porte-parole du collectif Stop aux méthaniers.
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  • Richard Weilbrenner
    Abonné
    mercredi 6 février 2008 07h20
    La bourse du mensonge
    Il faudra bien un jour se rendre à l'évidence : nos "dirigeants" ne dirigent rien. Ils affirment servir les intérêts supérieurs du Québec (Jean Charest ne cesse de répéter que ce qu'il fait, il le fait "parce que c'est bon pour le QUébec", mais c'est un mensonge, cette arme qui obtient la plus haute cote sur le marché de la désinformation massive. Le projet Rabaska que défend le gouvernement actuel n'a pas été décidé par nos dirigeants, mais par ceux des multinationales. Nos dirigents "approuvent" le projet. Il ne s'agit pas là d'un pouvoir de décision, mais d'une formalité administrative. Le valet obéit, ce n'est pas lui qui mène. Quel gâchis!
    Richard Weilbrenner, Sutton

  • Serge Bernier
    Abonné
    mercredi 6 février 2008 10h24
    L'auto-suffisance: une utopie
    Le commerce international est le meilleur moyen pour s'approvisionner en ressources énergétiques au moindre coût possible. Les gouvernements canadien et québécois l'ont bien compris en laissant le marché et l'entreprise privée choisir les sources de pétrole et de gaz qui comblent les besoins de la population de la façon la plus efficace.

    Pour le Québec et l'est du Canada, il est généralement plus efficace et moins coûteux de s'approvisionner en pétrole et en gaz à l'étranger qu'au Canada. C'est la voie qu'il faut suivre. Monsieur et madame tout-le-monde ne voudraient pas que l'on les oblige à payer plus cher que nécessaire son huile à chauffage et son essence.

    Les risques d'interruption d'approvisionnement en pétrole et en gaz de l'étranger sont d'ailleurs relativement faibles, dans la mesure où les pays producteurs ont besoin des revenus générés par leur pétrole et leur gaz. Quand la Russie a cessé d'approvisionner ses voisins en gaz, c'est en grande partie parce que ceux-ci ne voulaient pas payer le prix du marché, étant habitués à payer leur gaz à des prix artificiellement bas sous le régime soviétique.

    De plus, contrairement à ce qu'affirme Gordon Laxer et à ce que rapporte Louis-Gilles Francoeur, le Canada n'est pas sans ressources en cas d'interruption d'approvisionnement en pétrole ou en gaz. Le Canada est partie prenante d'une entente sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie qui prévoit un partage des réserves si besoin il y a.

    Compte tenu de l'étendue du Canada et des avantages du commerce international, l'autosuffisance en pétrole et en gaz n'est donc pas une politique réaliste ni souhaitable.

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    mercredi 6 février 2008 16h19
    Un seul projet
    L'idée d'avoir une solution de rechange à la dépendance totale sur l'ouest canadien pour l'approvisionnement du Québec en pétrole n'est pas mauvaise en soi. Mais pourquoi diable deux méga-projets ? Qu'on en réalise un seul, le moins risqué des deux, celui de Gros-Cacouna, où la population est moins nombreuse et les dégats moins considérables pour l'environnement en cas d'accident.
    Henri-B. Boivin

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mercredi 6 février 2008 16h57
    Et Ross Gaudreault ?
    Le cheik du port de Québec, Ross Gaudreault, a décidé unilatéralement de faire accoster les navires de croisières en face du Musée de la civilisation, laissant palabrer en vain le maire Lallier qui considérait qu'il serait préférable qu'ils accostent plus loin. Aujourd'hui le cheik garde un silence complice devant la menace que fait peser Rabaska sur la venue de ces navires, silence d'autant plus lourd que les opposants ont dû retraiter car Rabaska menaçait de les ruiner s'ils persistaient à alerter la clientèle de ces navires de croisières. Ross: le bras armé d'Ottawa à Québec. La capitale n'a qu'à bien se tenir, fois de 400e!

    Claude L'Heureux, Québec

  • Chryst
    Abonné
    lundi 18 février 2008 12h34
    Clarté politique ...
    Le projet Rabaska est une belle illustration de la clarté et de l'esprit démocratique qui animent ce gouvernement. Les avis de plusieurs organismes ou ministères sont gardés secrets, le OK est donné aux entreprises privées et un groupe d'opposants est quasiment muselé par le recours au tribunal

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