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Québec pénalise des acheteurs d'hybrides

Revenu Québec refuse d'accorder un crédit d'impôt aux travailleurs autonomes

Louis-Gilles Francoeur   2 février 2008  Québec
Québec refuse aux travailleurs autonomes qui ont un numéro de taxe de vente le droit d'obtenir le crédit d'impôt de 2000 $ accordé aux acheteurs de véhicules hybrides alors qu'il s'agit d'un groupe important de gros consommateurs de carburant.

Selon le ministère des Finances du Québec, plus de 1000 personnes en 2006 et plus de 1000 personnes en 2007 ont obtenu un crédit de TVQ de 2000 $ pour avoir acheté une Ford Escape (deux roues), une Honda Insight, une Honda Civic ou une Accord hybrides, une Nissan Altima hybride ou une des deux Toyota hybrides, la Prius ou la Camry.

Mais Québec a décidé de priver les travailleurs autonomes de cette aide financière à l'achat de véhicules moins énergivores s'ils sont inscrits au fichier de la taxe de vente. Il est impossible de dire combien de travailleurs autonomes auraient pu s'inscrire à ce programme. Cependant, de toute évidence, ce nombre est potentiellement élevé.

Au cours des deux dernières années, Québec a refusé d'accorder un crédit pour l'achat de voitures hybrides à ces travailleurs autonomes sous prétexte qu'ils peuvent déjà obtenir un remboursement de leur taxe de vente à titre d'«intrant» ou, si on veut, de matériel acheté pour faire des affaires, a expliqué en substance le porte-parole du ministère des Finances, Jacques Delorme.

Du côté fédéral, on ne discrimine pas en fonction du statut fiscal des personnes. L'aide fédérale à l'achat de véhicules peu énergivores s'applique également à tous les contribuables, personnes physiques et morales, et le fait d'en bénéficier ne pénalise personne sur le plan fiscal par la suite. Pour éviter le cafouillage fiscal particulier au Québec, Ottawa a décidé d'accorder son aide à l'achat de véhicules éco-énergétiques sous forme de subventions. Au Québec, comme l'aide en question est accordée sous forme de crédit pour la TVQ, les fiscalistes se sont sentis justifiés de ne pas accorder une double déduction aux travailleurs enregistrés à la TVQ, quitte à créer une iniquité avec les autres bénéficiaires de ce programme.

M. Delorme a d'ailleurs reconnu que cette disposition n'est pas équitable car elle prive les travailleurs autonomes d'un avantage pourtant accordé aux autres contribuables pour le même objectif environnemental.

M. Delorme a rappelé Le Devoir hier après-midi pour dire qu'il y avait malentendu et que les travailleurs inscrits au fichier de la TVQ pouvaient obtenir leurs 2000 $ s'ils réclamaient ce remboursement en leur nom personnel et non au nom de leur société.

Mais la réalité est différente.

Un client têtu

Le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, André Bélisle, s'est inscrit au programme ÉcoAuto le 26 novembre dernier pour obtenir son remboursement de 2000 $. S'il n'était pas le personnage aussi déterminé qu'on sait, il ne se serait même pas inscrit à ce programme, car le formulaire VD-403H 2007-04 lui indiquait, dès la première ligne, que «ce formulaire s'adresse à vous si vous n'êtes pas inscrit au fichier de la taxe de vente du Québec (TVQ)».

Or André Bélisle est inscrit à ce fichier parce qu'il a oeuvré comme travailleur forestier il y a quelques années. C'est d'ailleurs lui qui a saisi Le Devoir de l'iniquité de cette politique fiscale québécoise. Décidé à voir ce qui allait se passer, il a quand même rempli méticuleusement le formulaire qui l'invitait pourtant à ne pas le faire. Il a clairement précisé que sa Prius avait été achetée à des fins personnelles. Le 21 janvier dernier, il a reçu sa réponse sous forme d'un «avis de cotisation» de Revenu Québec. Crédit accordé: «zéro»!

André Bélisle, qui se bat depuis des années pour que Québec crée un véritable programme de remise-redevance (un programme «bonus-malus», comme on dit en France), estime que Québec doit modifier la nature fiscale de son aide aux voitures éco-énergétiques pour en faire une subvention accessible à tous, y compris aux chauffeurs de taxi et aux propriétaires de flotte.

«On ne peut pas accepter qu'un chauffeur de taxi, un représentant de commerce qui sillonne la province, un chef syndical ou un écologiste qui passe son temps sur la route, un livreur, etc., ne puisse pas, comme son voisin salarié, toucher la somme de 2000 $ annoncée par Québec en 2006 comme encouragement à l'achat de véhicules éco-énergétiques», a dit M. Bélisle

«Pour chaque dollar investi par Québec, a-t-il affirmé, c'est probablement dans la catégorie des travailleurs autonomes — que Québec exclut présentement — que l'encouragement à l'achat d'un véhicule moins énergivore aurait produit le plus de bénéfices environnementaux pour la société en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.»

Cette semaine, Le Devoir a demandé à sept propriétaires de voitures hybrides s'ils avaient touché l'aide gouvernementale promise par Québec. Trois ont répondu qu'ils n'en avaient pas fait la demande puisqu'ils avaient appris à la lecture du formulaire du ministère québécois du Revenu qu'ils n'étaient pas admissibles.

Un programme trop étroit

Le programme québécois est limité sous un autre aspect car il n'aide financièrement que les acheteurs de voitures hybrides.

Or il existe actuellement plusieurs véhicules personnels moins énergivores que les hybrides reconnus par le programme gouvernemental, dont les acheteurs ne peuvent pas obtenir la moindre aide gouvernementale.

Selon le système québécois, celui qui fait le choix d'acheter une voiture moins luxueuse ou moins spacieuse, comme une Smart, n'a pas droit à l'aide gouvernementale même si ce petit diesel est moins énergivore qu'une Ford Escape, dont le propriétaire y a pourtant droit. Même chose pour ceux qui font le choix d'acheter une moto, un véhicule capable de battre plusieurs hybrides en matière de consommation de carburant. En Europe, les bonus-malus les plus évolués accordent des pénalités ou des subventions — avec un résultat neutre pour l'État — selon le seul critère de la consommation ou des émissions de gaz à effet de serre, l'État n'intervenant pas dans la concurrence que se livrent les divers moyens de transport, les filières technologiques et les constructeurs.

Pour Jacques Delorme, il est clair qu'en 2006, quand cette aide a été introduite dans le budget, Québec «voulait encourager l'achat de véhicules strictement hybrides parce qu'ils consomment moins qu'une autre voiture comparable. C'est une aide pour inciter à l'achat d'un véhicule plus cher mais plus intéressant sur le plan environnemental. On aide ainsi, par exemple, une personne à délaisser l'achat d'une Corolla pour une Prius».

Toutefois, la finalité officielle de ce programme n'est pas une aide à la consommation mais bien une aide à l'achat d'une voiture moins énergivore, comme le dit le nom du programme ÉcoAuto.

Philippe Cannon, porte-parole de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, reconnaît qu'un coup de balai doit être donné dans ce programme.

«Au début, a-t-il dit, le ministère voulait encourager le développement d'une technologie, celle de l'hybride, en raison de son potentiel. Mais depuis, les choses ont beaucoup changé. Il est clair qu'il faut revoir tout cela» parce que d'autres filières technologiques et d'autres moyens de transport font une véritable concurrence aux hybrides. Mais le porte-parole de la ministre Beauchamp n'a pas précisé si Québec le fera au prochain budget et si la ministre Beauchamp plaidera pour que tous les propriétaires d'hybrides déboutés par Revenu Québec depuis deux ans soient remboursés et que ce ministère modifie son formulaire qui décourage les demandeurs de crédit.

Le système québécois souffre d'une autre incohérence de taille. Il impose une surtaxe aux véhicules de plus de quatre litres, mais pour la majorité des véhicules qui se retrouvent entre les hybrides subventionnés et les gros véhicules pénalisés, rien n'incite qui que ce soit à opter pour un véhicule moins énergivore. En somme, Québec agit sur les segments extrêmes du marché et non pas sur le plus considérable.

Le programme fédéral créé au dernier budget ne souffre pas de ces incohérences. Il accorde une aide sous forme de subvention, quel que soit le statut fiscal du bénéficiaire et peu importe qu'il s'agisse d'une personne physique ou morale. Ottawa offre 2000 $ pour sept hybrides et deux petits diesels, 1500 $ pour trois hybrides un peu plus gourmands et 1000 $ pour 18 véhicules à moteur thermique dont la consommation est inférieure à 8,5 litres aux 100 kilomètres. Par contre, il accorde une réduction de 1000 $ pour des véhicules qui consomment entre 12 et 13 litres aux 100 kilomètres sous prétexte qu'ils fonctionnent en mode polycarburants.

Cette politique du gouvernement Harper, qui subventionne des VUS hybrides plus gourmands que certains moteurs thermiques et des véhicules fort énergivores sous prétexte qu'ils peuvent utiliser des biocarburants, est directement inspirée des politiques de l'administration Bush. Celle-ci a trouvé ce moyen pour aider indirectement les trois grands constructeurs à verdir l'image des gros SUV en leur apposant l'étiquette d'hybride ou d'utilisateur de polycarburants alors que ces véhicules consomment davantage que des véhicules à moteur thermique classique, non subventionnés.
 
 
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 1 février 2008 22h59
    Le Québec n'a que 7»% de la pollution canadienne
    On peut se scandaliser de tout dans l'espérance verte des alarmistes, il demeure que le Québec est l'un des coins les moins pollués de la planète. Sa faible popuilation dasns une étendfue de territoire fait que la pollution est concentré dans les grands centres comme Montréal.Les ilots de chaleur urbain que le GIEC a refusé de considérer, s'applique bien au Québec.

    Pourtant mis à part cette concentration urbaine qu'est Montréal, la pollution est quasi inexistante et ramène le territoire québécois à un très bas niveau de 7% de la pollution totale du Canada.

    Je prend ma source d'une déclaration de Stéphane Dion alors ministre de l'environnement en 2005. Voci ce qu'on écrivait dans les journaux à l'époque : « Dans l'espoir de convaincre le gouvernement Charest de la logique de son plan sur Kyoto, Ottawa soutient que les industries québécoises ne devront assumer que 7 % de l'effort pancanadien de réduction des émissions de gaz à effet de serre.»...«Aux Communes, M.le Minuistre Stéphane Dion a lancé le même message: «Ce que le Québec pourra faire n'est pas aussi senti que dans d'autres provinces, parce qu'il y a moins de tonnes de gaz à effet de serre à réduire au Québec.»

    Le Québec peutr bien piaffer après les autres provinces quand son effort à faire <est de beaucoup moindre que l'Alberta qui à lui seul; doit réduire selon Kuyoto, 50% de ses émissions. Autant dire qu'il faut fermer l'exploitation pétrolière et chutyer en récession économique pour respecter les voeux des alarmistes et des médias qui leur servent de haut-parleurs.

    Mais auhjourd'hui l'écolo Francoeur nous rapporte un iollogisme de la politique québécoise dans son plan vert. À force de vouloir bousculer les habitudes des gens et nous faire croire à l'apocalypse, nos écolos multiplent les faux pas qui sont coûteiux pour notre économie. Reculez en arrière, les écolos le demandent car le bogue climatique de l'an 2100 s'en vient...

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 2 février 2008 07h14
    Paroles Paroles
    Comme quoi les beaux discours de nos politiques sur l'environnement ne sont que des discours. L'État n'a aucune volonté de favoriser les véhicules peu énergivores et de freiner l'expansion des pollueurs.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 2 février 2008 08h28
    La planète marron.
    Le Québec est si pauvre que le moindre cent est un manque à gagner. Ça coûte moins cher de faire des discours et ça pollue parait-il moins????

  • Michel Lauzon
    Inscrit
    samedi 2 février 2008 09h38
    Big Brother veut du CO2
    Quand tu est à ton compte le pire ennemi c'est le gouvernement. Peu importe quelle branche du gouvernement d'ailleurs ils haïssent tous les entrepreneurs, les travailleurs à leur compte et les proprios de PME incorporés.

    Fermer un compte de TPS/TVQ "is next to impossible". Ils te disent l'avoir fermé mais te reviennent 10 ans plus tard avec des surprises incroyables.

    Il ne faut surtout pas essayer d'obtenir des subventions, c'est vraiment dangeureux. J'ai été "subventionné" pour sortir un programmeur du BS : dans le meilleur cas tu change 4 trente sous pour une piastre et tu te tape du travail de con pour remplir des formulaires inutiles. Dans le pire cas c'est un revenu imposable et tu paie de ta poche .

    Dans le cas des transports le bût réel est de nuire à l'amélioration de la lutte au CO2.

    La Zenn toute électrique est interdite sur les routes au Québec pour des raisons qu'on a pas besoin de connaître pour savoir que ce sont des mensonges.

    Un bécycle électrique cesse de t'aider à 50 Kmh pour les mêmes raisons.

    Il faudrais que le public dicte les politiques et surtout les façons de travailler aux fonctionnaires. Les élus ne sont pas capables de le faire et les sous-ministres n'ont aucun intérêt à ce que ça fonctionne bien (quand ils ne sont pas corrompus).

    Ça prendrait une loi qui criminalise le mensonge.

  • Robert Côté
    Abonné
    samedi 2 février 2008 10h11
    Bien emballé,mal ficelé et très aéré !!
    Nos politiciens sont champions dans l'art d'emballer des programmes de telle sorte que l'apparence plaise aux citoyens.Par contre,ces supposées aubaines sont ficelées de telle sorte que peu de gens dans la réalité puisent vraiement y avoir accès.En bout de ligne, ils sont si aérés que ce sont les marchands qui en profitent le plus.Nos bons politiciens devraient regarder "vert" l'europe plutôt que vers le Sud et l'Ouest.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 2 février 2008 10h26
    Encore de la propagande écolo
    Le Québec n'a que 7% de la pollution canadienne et c'est le chef vert Stéphane Dion qui en 2005 l'affirmait quand il voulait que le gourvernement Charest adopte le plan de Kyoto. Il était le Ministre fédéral de l'environnement et sous son gouvernement les GES ont augmenté de 24% par rapport à 1996. Wow , l'arroseur arrosé... Les GES est-ce vraiment la cause de tous les problèmes du monde.

    On en est rendu à donner toutes sortes d'interprétations mais l'objectif ultime est de désabiliser l'économie de marché pour instaurer le socialisme et la simplicité volontaire. Les méchants capitalistes doivent être exterminés et l'environnement en est le cheval de Troie. Le blogue climatique de l'an 2100 est devenu la religion à la mode.

    On laisse les gens mourrir de faim, on les laisse s'entretuer et il ne faut surtout pas intervenir, on ne s'occupe pas de multiplier les sources d'eau potable. Tout ca ne sont pas des CO2, ennemi public numéro 1. Si on faisait fausse route ???

    Pourtant une kyrielle de scientifiques que l'on baillonne ont voulu exprimer leur point de vue à Bali. Mal leur en fut, ils n'ont pas droit au chapitre, il faut les taire. Ces derniers ont écrit au secrétaire général de l'ONU, en voici la teneur.

    Lettre ouverte au Secrétaire général des Nations Unies

    Le 13 décembre 2007

    Re : La conférence des Nations Unies sur le climat conduit le monde dans une très mauvaise direction

    Cher Monsieur le Secrétaire général,

    Il n'est pas possible d'arrêter le changement climatique, phénomène naturel qui a affecté l'humanité au fil des ans depuis très longtemps. L'histoire géologique, archéologique, orale et écrite, atteste des défis profonds qu'ont du relever les sociétés du passé lorsqu'elles ont été confrontées à des changements non anticipés de température, de précipitations, de vents, et d'autres paramètres climatiques. Il faut que les pays du monde se donnent les moyens de mieux résister à tout l'éventail des phénomènes naturels en favorisant la croissance économique et la création de richesses.

    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a divulgué des conclusions toujours plus alarmantes concernant l'influence sur le climat de dioxyde de carbone (CO2) produit par les hommes, un gaz non polluant qui est essentiel pour la photosynthèse végétale. Nous avons observé les données qui ont conduit les experts à considérer les émissions de CO2 comme nocives, et nous disons que les conclusions du GIEC ne peuvent justifier la mise en oeuvre de politiques qui réduiront nettement la prospérité future. En particulier, il n'est pas établi qu'il soit possible de changer significativement le climat global en réduisant les émissions humaines de gaz à effet de serre. De surcroît, parce que les tentatives de réduire les émissions ralentiront le développement, l'approche des Nations Unies en matière de réduction du CO2 est à même d'accroître, et non de diminuer la souffrance humaine qui résultera des futurs changements climatiques.

    Les résumés à l'intention des décideurs sont, parmi les textes du GIEC, ceux qui sont les plus lus par les politiciens et les non scientifiques, et ils sont la base de la formulation de la plupart des propositions politiques en matière de changement climatique. Ces résumés, néanmoins, sont rédigés par une équipe relativement restreinte, et leur texte final est approuvé au mot près par les représentants des gouvernements. La majorité des contributeurs du GIEC, et les dizaines de milliers d'autres scientifiques qui ont qualité pour commenter ces sujets, ne sont pas impliqués dans leur rédaction. Et les résumés ne peuvent être considérés, en ces conditions, comme le reflet d'un consensus parmi les experts.


    Contrairement aux impressions données par les derniers résumés :

    -Les observations récentes de phénomènes tels que le retrait des glaciers, la montée du niveau des mers et les migrations d'espèces sensibles aux températures ne signalent pas de changements climatiques anormaux, car aucune des fluctuations constatées ne se situe à l'extérieur des limites de la variabilité naturelle connue.
    -Le taux de réchauffement moyen (0,1 à 0,2 degrés Celsius par décennie) enregistré par les satellites au cours de la dernière partie du vingtième siècle se situe dans les limites du réchauffement et du refroidissement naturels tels que constatés au cours des 10 000 dernières années.
    -Les principales autorités scientifiques, y compris des membres éminents du GIEC, reconnaissent que les modèles informatiques utilisés aujourd'hui ne peuvent permettre de prédire le climat. En dépit des prédictions informatiques de hausses de température, et en conformité avec ce que nous venons d'écrire, il n'y a pas eu de réchauffement global depuis 1998. Que les températures actuelles se stabilisent après une période de réchauffement à la fin du vingtième siècle correspond à la continuation aujourd'hui de cycles climatiques multi décennaux et millénaires.

    En contraste brut avec l'affirmation souvent répétée selon laquelle la science du climat a établi les faits de façon irréfutable, des recherches récentes et très sérieuses ont mis en doute davantage encore que ce n'était le cas l'hypothèse d'un réchauffement climatique global dangereux causé par les hommes (voir http://ipcc-wg1.ucar.edu/wg1/docs/ wg1_timetable_2006-08-14.pdf). Mais parce que les groupes de travail du GIEC ont reçu la consigne de ne prendre en compte que les travaux publiés avant mai 2005, les découvertes importantes issues de ces recherches n'ont pas été prises en compte : le dernier rapport du GIEC est, en ces conditions, d'ores et déjà concrètement périmé.

    La conférence des Nations Unies sur le climat à Bali a été conçue aux fins de conduire le monde vers des restrictions drastiques d'émissions de CO2, sans que soient tirées les leçons de l'échec du protocole de Kyoto, de la nature chaotique du marché européen du CO2, et de l'inefficacité d'autres initiatives coûteuses destinées à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Les analyses basées sur un calcul avantage/coûts ne viennent pas justifier l'introduction de mesures globales destinées à limiter et à réduire la consommation d'énergie aux fins de réduire les émissions de CO2 . Il est, qui plus est, irrationnel de recourir au « principe de précaution » dès lors que la plupart des scientifiques reconnaissent que le réchauffement, aussi bien que refroidissement, sont des possibilités réalistes dans le moyen terme
    La focalisation actuelle de l'ONU sur le « combat contre le changement climatique », illustrée par le communiqué de lancement du Rapport sur le développement humain par l'ONU le 27 novembre dernier distrait les gouvernements et les conduit à ne pas envisager une adaptation aux menaces des changements climatiques naturels inévitables et divers. Une anticipation nationale et internationale de ces changements est nécessaire, et doit être centrée sur les moyens à même de permettre aux êtres humains les plus vulnérables de s'adapter aux conditions futures. Les tentatives de prévenir le changement climatique global sont essentiellement futiles et constituent un gaspillage de ressources qui seraient mieux dépensées si elles étaient utilisées pour répondre aux problèmes réels et pressants auxquels l'humanité est confrontée.

    Bien sincèrement.


    Don Aitkin, PhD, Professeur, chercheur, ancien Président, Université de Canberra, Australie

    William J.R. Alexander, PhD, Professeur émérite, Département.d'Ingéniérie des biosystèmes, Université de Pretoria, Afrique du Sud; membre du comité scientifique et technique des Nations Unies sur les désastres naturels, 1994-2000.

    Bjarne Andresen, PhD, physicien, Professeur, Niels Bohr Institute, Université de Copenhague, Danemark.

    Geoff L. Austin, PhD, Professeur, Département de physique, Université d'Auckland, Nouvelle Zélande

    Timothy F. Ball, PhD, consultant en environnement, ancien Professeur de climatologie, Université de Winnipeg, Canada.

    Ernst-Georg Beck, Biologiste, Merian-Schule, Fribourg, Allemagne.

    Sonja A. Boehmer-Christiansen, PhD, Enseignante au Département de Géographie, Hull University, Rédactrice en chef, Energy & Environment journal, Royaume Uni.

    Chris C. Borel, PhD, scientifique, Etats-Unis.

    Reid A. Bryson, PhD, DSc, DEngr, ancien chercheur au Center for Climatic Research, Professeur émérite de météorologie, de géographie, et d'études environnementales, Université du Wisconsin, Etats-Unis.

    Dan Carruthers, M.Sc., biologiste, consultant, spécialiste de l'écologie animale dans les régions Arctiques et Subarctiques, Alberta, Canada.

    R.M. Carter, PhD, Professeur, Laboratoire de géophysique marine, James Cook University, Townsville, Australie.

    Ian D. Clark, PhD, Professeur d'hydrogéologie et de paléoclimatologie, Département. de sciences de la terre, Université d'Ottawa, Canada.

    Richard S. Courtney, PhD, consultant en sciences du climat et de l'atmosphère, expert au GIEC, Royaume-Uni.

    Willem de Lange, PhD, Département des sciences de la terre et de l'océan, School of Science and Engineering, Université Waikato, Nouvelle Zélande.

    David Deming, PhD (Géophysique), Professeur, College of Arts and Sciences, Université d'Oklahoma, Etats-Unis.

    Freeman J. Dyson, PhD, Professeur émérite de physique, Institute for Advanced Studies, Princeton, New Jersey, Etats-Unis.

    Don J. Easterbrook, PhD, Professeur émérite de géologie, Western Washington University, Etats-Unis.

    Lance Endersbee, Professeur émérite, ancien doyen du Département d'ingéniérie, Monasy University, Australie.

    Hans Erren, géophysicien et spécialiste du climat, Sittard, Pays-Bas.

    Robert H. Essenhigh, PhD, E.G. Bailey Professor of Energy Conversion, Département d'ingéniérie mécanique, Ohio State University, Etats-Unis.

    Christopher Essex, PhD, Professeur de mathématiques appliquées, Directeur adjoint du programme de physique théorique, University of Western Ontario, Canada.

    David Evans, PhD, mathématicien, ingénieur en informatique, Directeur de « Science Speak », Australie.

    William Evans, PhD, éditeur, Naturaliste, Département de sciences biologiques, University of Notre Dame, Etats-Unis.

    Stewart Franks, PhD, Professeur, Hydroclimatologue, Université de Newcastle, Australie.

    R. W. Gauldie, PhD, Professeur, Hawai'i Institut de géophysique et de planétologie, Ecole des sciences et technologies de l'océan, Université de Hawai'i à Manoa

    Lee C. Gerhard, PhD, Scientifique émérite, Université du Kansas; ancien Directeur, Kansas Geological Survey, Etats-Unis.

    Gerhard Gerlich, Professeur de physique mathématique et théorique, Institut fur Mathematische Physik der TU Braunschweig, Allemagne.

    Albrecht Glatzle, PhD, Agro-Biologiste et Gerente ejecutivo, INTTAS, Paraguay

    Fred Goldberg, PhD, Professeur, Institut Royal de Technologie et d'Ingéniérie mécanique, Stockholm, Suède.

    Vincent Gray, PhD, expert au GIEC, auteur de The Greenhouse Delusion: A Critique of « Climate Change 2001 »,Wellington, Nouvelle Zélande.

    William M. Gray, Professeur émérite, Département. de sciences de l'atmosphère, Colorado State University, directeur du Tropical Meteorology Project, Etats-Unis.

    Howard Hayden, PhD, Professeur émérite de Physique, University of Connecticut, Etats-Unis.

    Louis Hissink MSc, M.A.I.G., éditeur, AIG News, consultant en géologie, Perth, Australie.

    Craig D. Idso, PhD, Président, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, Arizona, Etats-Unis.

    Sherwood B. Idso, PhD, Président, Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, Arizona, Etats-Unis.

    Andrei Illarionov, PhD, Chercheur, Center for Global Liberty and Prosperity; fondateur et Directeur de l'Institute of Economic Analysis, Etats-Unis.

    Zbigniew Jaworowski, PhD, physicien, Président du Conseil scientifique du Laboratoire central de protection radiologique, Varsovie, Pologne.

    Jon Jenkins, PhD, MD, computer modelling -virology, Australie.

    Wibjorn Karlen, PhD, Professeur émérite, Département. de géographie physique et de géologie, Université de Stockholm, Suède.

    Olavi Karner, Ph.D., Chercheur associé, Département de physique atmosphérique, Institut d'astrophysique et de physique de l'atmosphère, Toravere, Estonie

    Joel M. Kauffman, PhD, Professeur émérite de chimie, University of the Sciences, Philadelphie, Etats-Unis.

    David Kear, PhD, géologue, ancien Directeur Général, Department. of Scientific & Industrial Research, Nouvelle Zélande.

    Madhav Khandekar, PhD, ancien chercheur à Environment Canada; Rédacteur en chef, Climate Research (2003-05); membre du bureau de Natural Hazards; expert au GIEC, 2007, Canada.

    William Kininmonth M.Sc., ancien chef de l'Australia National Climate Centre, consultant pour la Commission de climatologie de l'Organisation météorologique mondiale, Australie.

    Jan J.H. Kop, MSc, Professeur émérite d'ingéniérie en santé publique, Université technique de Delft, Pays-Bas.

    R.W.J. Kouffeld, Professeur émérite, Conversion de l'énergie, Université technique de Delft, Pays-Bas.


    Salomon Kroonenberg, PhD, Professeur, Département de géotechnologie, Université technique de Delft, Pays-Bas.


    Hans H.J. Labohm, PhD, économiste, ancien conseiller au Clingendael Institute, Pays-Bas.

    Lord Lawson of Blaby, économiste; Président du Central Europe Trust; ancien Chancellor of the Exchequer, Royaume-Uni.

    Douglas Leahey, PhD, météorologue et consultant en qualité de l'air, Calgary, Canada.

    David R. Legates, PhD, Directeur, Center for Climatic Research, University of Delaware, Etats-Unis.

    Marcel Leroux, PhD, Professeur émérite de climatologie, Université de Lyon, ancien directeur du Laboratoire de climatologie et de risques environnementaux au CNRS, France.


    Bryan Leyland, International Climate Science Coalition, consultant et ingénieur en énergie, Auckland, Nouvelle Zélande.

    William Lindqvist, PhD, consultant en géologie, Californie, Etats-Unis.

    Richard S. Lindzen, PhD, Alfred P. Sloan Professor of Meteorology, Département des Sciences de la terre et de l'atmosphère, Massachusetts Institute of Technology, Etats-Unis.

    A.J. Tom van Loon, PhD, Professeur de géologie, Université Adam Mickiewicz, Poznan, ancien président de l'European Association of Science Editors, Pologne.

    Anthony R. Lupo, PhD, Professeur de sciences de l'atmosphère, Department. of Soil, Environmental, and Atmospheric Science, Université du Missouri, Etats-Unis.

    Richard Mackey, PhD, Statisticien, Australie.

    Horst Malberg, PhD, Professeur de météorologie et de climatologie, Institut fur Meteorologie, Berlin, Allemagne.

    John Maunder, PhD, Climatologue, ancien Président de la Commission for Climatology de la World Meteorological Organization (89-97), Nouvelle-Zélande.

    Alister McFarquhar, PhD, économie internationale, Downing College, Cambridge, Royaume-Uni.

    Ross McKitrick, PhD, Professeur, Département d'économie, University of Guelph, Ontario, Canada.

    John McLean, PhD, analyste de données climatologiques, chercheur en informatique, Australie.

    Owen McShane, PhD, économiste, directeur de l'International Climate Science Coalition, Directeur, Centre for Resource Management Studies, Nouvelle Zélande.

    Fred Michel, PhD, Directeur, Institute of Environmental Sciences, Professeur de sciences de la terre, Carleton University, Canada.

    Frank Milne, PhD, Professeur, Département d'économie, Queen's University, Canada.

    Asmunn Moene, PhD, ancien Directeur du Centre de prévision, Institut de Météorologie, Norvège.

    Alan Moran, PhD, Economiste en énergie, Directeur de la IPA's Deregulation Unit, Australie.

    Nils-Axel Morner, PhD, Professeur émérite Paléogéophysique et Géodynamique, Université de Stockholm, Suède.

    Lubos Motl, PhD, Physicien, Université Charles, Prague, République tchèque.


    John Nicol, PhD, Professeur émérite de physique, James Cook University, Australie.

    David Nowell, M.Sc., Chercheur à la Royal Meteorological Society, ancien président du Groupe météorologique de l'OTAN, Ottawa, Canada.

    James J. O'Brien, PhD, Professeur émérite, météorologie et océanographie, Florida State University, Etats-Unis.

    Cliff Ollier, PhD, Professeur émérite (Géologie), Research Fellow, University of Western Australia, Australie.

    Garth W. Paltridge, PhD, physique de l'atmosphère, Professeur émérite, ancien Directeur de l'Institute of Antarctic and Southern Ocean Studies, University of Tasmania, Australie.

    R. Timothy Patterson, PhD, Professeur, Département. de Sciences de la terre (paléoclimatologie), Carleton University, Canada.

    Al Pekarek, PhD, Professeur de géologie, Département de sciences de la terre et de l'atmosphère, St. Cloud State University, Minnesota, Etats-Unis.

    Ian Plimer, PhD, Professeur de géologie, School of Earth and Environmental Sciences, Université d'Adelaide, Professeur émérite de Sciences de la terre, Université de Melbourne, Australie.

    Brian Pratt, PhD, Professeur de géologie et de sédimentologie, Université du Saskatchewan, Canada.

    Harry N.A. Priem, PhD, Professeur émérite de géologie planétaire et de géophysique, Université d'Utrecht, ancien Directeur de l'Institut de Géosciences, Pays-Bas.

    Alex Robson, PhD, Economiste, Australian National University, Australie.

    Colonel F.P.M. Rombouts, Responsable de la sûreté et de la qualité de l'environnement, Royal Netherland Air Force, Pays-Bas.

    R.G. Roper, PhD, Professeur émérite de sciences de l'atmosphère, Georgia Institute of Technology, Etats-Unis.

    Arthur Rorsch, PhD, Professeur émérite, Génétique moléculaire, Leiden University, Pays-Bas.

    Rob Scagel, M.Sc., spécialiste des microclimats, consultant, Pacific Phytometric Consultants, Canada.

    Tom V. Segalstad, PhD, (Géologie/Géochimie), directeur du Musée de géologie, Professeur de géologie environnementale, Université d'Oslo, Norvège.

    Gary D. Sharp, PhD, Center for Climate/Ocean Resources Study, Salinas, Californie, Etats-Unis.

    S. Fred Singer, PhD, Professeur émérite de sciences de l'environnement, University of Virginia ; ancien directeur du Weather Satellite Service, Etats-Unis.

    L. Graham Smith, PhD, Professeur, Département. of géographie, University of Western Ontario, Canada.

    Roy W. Spencer, PhD, climatologiste, chercheur, Earth System Science Center, University of Alabama, Huntsville, Etats-Unis.

    Peter Stilbs, TeknD, Professeur de chimie physique, Ecole de sciences chimiques, KTH (Institut royal de Technologie), Stockholm, Suède.

    Hendrik Tennekes, PhD, ancien Directeur de recherche, Royal Netherlands Meteorological Institute, Pays-Bas.

    Dick Thoenes, PhD, Professeur émérite d'ingéniérie physique, Eindhoven University of Technology, Pays-Bas

    Brian G Valentine, PhD, PE (Chem.), Technology Manager -Industrial Energy Efficiency, Department of Energy, Washington, DC, Professeur de sciences, University of Maryland at College Park, Etats-Unis.

    Gerrit J. van der Lingen, PhD, géologue et paléoclimatologue, consultant en changement climatique, Geoscience Research and Investigations, Nouvelle-Zélande.

    Len Walker, PhD, Ingénieur en énergie, Australie.

    Edward J. Wegman, PhD, Department of Computational and Data Sciences, George Mason University, Virginie, Etats-Unis.

    Stephan Wilksch, PhD, Professeur de gestion et de technologies de l'innovation, Université de technologie et d'économie, Berlin, Allemagne.

    Boris Winterhalter, PhD, ancien chercheur, Geological Survey of Finland, ancien professeur de géologie marine, Université d'Helsinki, Finlande.

    David E. Wojick, PhD, P.Eng., consultant en énergie, Etats-Unis.

    Virginia Raphael Wust, PhD, chercheuse, Sédimentologie et géologie marine, James Cook University, Australie

    A. Zichichi, PhD, Président de la Fédération mondiale des Scientifiques, Genève, Suisse, Professeur émérite de Physique, Université de Bologne, Italie.


    (Copie transmise aux chefs d'Etat des pays dont les signataires sont citoyens).

  • Aubé Louise
    Inscrite
    samedi 2 février 2008 13h02
    Encourager l'écoénergie par TOUS!
    En tant que travailleure autonome, j'abonde dans le sens de monsieur Belisle concernant tous les arguments précités. Il est clair que le Québec gagne à encourager l'écoénergie par tous ses citoyens, peut importe leur statut fiscal! Il s'agit de la planète à protéger.... et par conséquent, de l'espère humaine..... à la quantité de travailleurs autonomes qui conduisent des voitures, la marge est significative, et, de plus, ce n'est pas parce que les T.A. qui bénéficient déjà d'un numéro de taxe de vente qu'ils n'ont pas moralement droit à ce crédit, dans lequel cas, il me semble être en face d'une situation d'iniquité flagrante. Louise Aubé, Bic (Qc)

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 2 février 2008 15h16
    La Zenn, n'est pas prête
    Michel Lauzon fait de l'association de pensée kyotiste et gonfle la baloune écolos encore une fois.

    S'il avait remarqué que la Zenn n'a une autonomie que de 50Km ou 30 milles avec ses six batteries 12 volts, il aurait compris que ce véhicule dont la vitesse de pointe est de 50Km ne peur circuler sur nos autoroutes et nos boulevard de ville qui ont une vitesse plus élevée. Tout au plus, elle peut marauder dans des quartiers résidentiels. D'ailleurs le fabricant québécois ne visait pas tout de suite le marché at large.

    Mais non, il préfère faire de la sémanthique et blâmer les bigs Brothers américain et canadien, ca fait plus "in" et à la mode.

    Pourtant la vérité est tout autre. Bush possède une maison qui se chauffe avec des capteurs solaires et Gore dépense vingt fois plus d'énergie que la normale pour chauffer la sienne. Bush a instauré des normes environnementales qui ont permis une réduction supérieure à certains pays signataires de Kyoto. Gore se promène en avion pour vendre son film pour faire du show et s'emplir les poches avec son Hedge Fund : Generation Fund.

    Kyoto n'est pas la panachée et la preuve est que l'Italie signataire a des problèmes très sérieux à Naples. Vous n'avez sûrement pas remarquer les tonnes de détritus qui jonchent le long des routes car les sites d'enfouissements sont mal gérés et que la mafia les contrôle.

    La Russie est aussi signataire du protocole et toute construction d'usine énergétique et d'oléoduc sont soustrait à des études environnementales comme ici. Nous en fait à la queue leu-leu des BAPE et on ploient sous les tonnes de rapports de toutes sortes. Autre pays, autre moeurs.

    Pendant ce temps des humains crévent de faim, manquent d'eau potable, c'est pas grave ! Nous on combat inutilement le CO2 sans savoir s'il est la cause ou la résultante du réchauffement. On se prépare après le bogue informatique de l'an 2000 au bogue climatique de l'an 2100.

    Ca doit être pour ca qu'on baîllone une pléthore de scientifiques chevronnés qui se sont adressé directement au secrétaire général de L'ONU, patron du GIEC, cet organisme politico-pseudo-scientifique qui publie les résumés pour décideurs neuf mois avant les études scientiques pour corroborer le résumés déjà médiatisé à outrance. On appelle ca farder la vérité pour parvenir à conditionner le peuple aux volontés des dirigeants politiques. C'est ce que dénoncait Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, en accusant le dogme du "politiquement correct" d'empêcher un plus grand nombre de scientifiques et d'hommes d'Etat de rendre public leur scepticisme concernant la cause humaine du réchauffement climatique. Voici les terme exacts de sa sortie peu médiatisée naturellement:

    « La menace hypothétique liée à un futur réchauffement climatique dépend exclusivement de prévisions très spéculatives. Et le Groupe intergouvernemental sur le changement climatique de l'ONU (IPCC) est un « monopole partisan ».»

    « L'ONU devrait créer deux groupes parallèles et publier deux rapports concurrents. Se débarrasser du monopole partisan est une condition sine qua non pour un débat efficace et rationnel. Fournir les mêmes moyens financiers aux deux groupes de scientifiques est un point de départ nécessaire. »

    À voir ce qui s'écrit de certains, la rationalité a fait place au dogmatisme de la religion kyotiste. La simplicit.é volontaire ne doit pas pêtre imposé, comme nos alarmistes le font actuellement...

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 2 février 2008 15h53
    Un difficile travail de réflexion
    Entre deux pauses café, des fonctionnaires du ministère du Revenu du Québec pourraient deviser une échelle de crédit d'impôt qui tiendrait compte de tous les citoyens et de tous les achats, une échelle allant des voitures les moins énergivores hybrides ou pas. Dans le même élan de zèle, ils pourraient déterminer une échelle de cotisation pour les propriétaires de voitures au-dessus de la moyenne, une taxe exemplaire frappant les acheteurs de suceuses d'essence, genre Hummer. Mais il s'agit d'un difficile travail de réflexion.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    samedi 2 février 2008 17h15
    Un programme qui fonctionne mal et la propagande anti-écolo
    Deux choses: la première c'est que le succès de la politique suédoise, pour ce qui est des questions de stimuler l'achat de véhicules écoénergétiques, devrait être analysée de près par les gouvernements tant québécois que canadien: les ventes de véhicules neufs environnementaux ont augmenté de près de 50 % en 2007 en Suède... http://www.businessweek.com/ap/financialnews/D8U8F
    Par ailleurs, il est simpliste de déclarer que les politiques de réduction des CO2 sont de la propagande écologiste. Cet accusation ne fait que démontrer la faible capacité de certains analystes à ne tenir compte que d'un aspect du débat environnemental lié à l'automobile. Le nombre de signatures est impressionnant mais il n'est signé que par des hommes. Chez les écolos, où le ratio femmes/hommes est beaucoup plus équilibré, le débat inclut davantage de questions sociales et éthiques liées aux changements climatiques et s'avère davantage englobant, ce qui est fondamental. Il faut comprendre que le fait de tenter de réduire les CO2 n'est que la pointe de l'iceberg pour ce qui est de protéger les gens contre la pollution de l'air, de l'eau, par le bruit, l'équité, l'utilisation du sol, etc. Mais plutôt que de discuter de l'ensemble des questions en même temps, il est plus fertile de le regrouper sous une seule problématique, soit celle des changements climatiques. Le fait de mettre en place des politiques visant à remplacer les véhicules énergivores par des véhicules éco-énérgétiques permet justement de diminuer l'impact des autres problèmes liés à l'automobile et au transport en général. Il s'agit simplement d'une question de logique et non d'une conspiration écolo. Enfin, plusieurs des scientifiques ayant signé le document dont fait état monsieur Trudel sont géologues ou travaillent dans des domaines très pro-pétroliers... De quelle propagande devrait-on parler?

  • Mathieu Dulude
    Abonné
    samedi 2 février 2008 21h55
    écoAUTO et pas de, écoVÉLO?, écoAUTOBUS?, écoMÉTRO?
    La carte mensuelle pour le transport en commun augmente régulièrement. Je crois que d'un point de vue écologique le transport en commun, tout comme le vélo, sont plus rentables pour l'environnement que de rouler en véhicule hybride.

    Il est aberrent d'utiliser l'argent des contribuables pour subventionner des gens qui s'achètent des « chars »neufs, quant on voit l'état des routes, des hôpitaux, des écoles...

    En subventionnant l'achat de voitures hybrides, ne vas t'on pas garder les prix de ces types de véhicules artificiellement élevés? Le meilleur moyen d'augmenter la demande pour des voitures moins énergivores, qu'ils soient hybrides ou d'autres technologies, c'est d'augmenter le prix de l'essence.

    Mathieu Dulude
    Montréal

  • Yvon Montoya
    Abonné
    dimanche 3 février 2008 09h00
    @Michel Lauzon. La loi qui criminalise le mensonge.
    Votre idée est excellente: "il faudrait une loi qui criminalise le mensonge." Un pendant à la Déclaration des Droits de l'Homme mais qui concernerait les responsabilités politiques. De ce point de vue et dans une autre perspective, peut-être que c'est aussi la solution pour que le Québec puisse s'émanciper une fois pour toute. Il faudrait voir maintenant les grimaces des politiques avec un tel projet qui est celui d'une attitude démaocratique absolue dans son essence. Les mettre à l'épreuve de la réelle démocratie ferait un grand bien au peuple et à tout le monde et par extension, à l'Humanité. Où est-ce qu'on signe le manifeste pour cette loi?

  • Lfa
    Abonné
    dimanche 3 février 2008 14h07
    Les deux cotés de la médaille
    La propagande de certains lecteurs du Devoir et anti-écologistes endurcis brandissant le spectre d'une catastrophe économique ne tient pas. L'économie ne se détruit pas, elle se transforme. Certaines entreprises sont vouées à se transformer ou à disparaître, tels les dinosaures. Il y aura toujours d'autres entreprises mieux adaptées pour les remplacer.

    Il est évident que d'encourager l'achat de véhicules hybrides implique aussi et nécessairement encourager les manufacturiers de véhicules « verts », les fournisseurs de pièces et les revendeurs qui peuvent faire rouler l'économie tout autant que les manufacturiers d'autres types de véhicules plus polluants.

    Les véhicules hybrides font partie de l'équation écologique pour une portion importante de la population non-desservie efficacement par le transport en commun.

    Est-il nécessaire de répéter que le transport en commun aussi écologique soit-il, n'est vraiment efficace que pour une portion de la population allant d'un point A au point B et vice-versa. Il est mal adapté pour les transports multiples dans la même journée, le transport de matériel ou les déplacements hors des secteurs bien desservis.

    Un mouvement de conscience « verte » de la population est en cour à divers degrés dans la plupart des pays industrialisés, même chez nos voisins américains qui songent d'ailleurs à remplacer de plus en plus les énergies fossiles par l'énergie solaire. Voir l'article de la revue Scientific American de janvier 2008 " A grand plan for solar energy - By 2050 it could free the U.S. from foreign oil and slash greenhouse emissions ".

    Les actionnaires d'entreprises « dinosaures » et anti-écologistes endurcis ont intérêt à regarder autre part que chez les compagnies pétrolières et les manufacturiers réputés de véhicules énergivores.

  • Benoit Talbot
    Inscrit
    dimanche 3 février 2008 15h51
    Gènes et évolution
    La Terre à environ 4,5 milliards d'années. Depuis ce temps, les périodes de glaciation et les périodes de réchauffement se sont alternés en laissant des traces. Nous pouvons aujourd'hui estimer les variations climatiques du passé de manière assez précises grâce, entre autres, aux carottes prélevées dans les glaces de l'Antartique. La problématique actuelle, n'est pas qu'il y ait un réchauffement climatique, le vrai problème est de que depuis 4,5 milliards d'années, aucun réchauffement ne s'est effectué aussi rapidement. Les conséquences les plus désastreuses ne sont pas pour l'humain qui a une capacité d'adaptation très élevée, mais bien pour la biodiversité qui elle demande beaucoup plus de temps pour le faire.

    La faune et la flore se répartissent dans l'espace selon des facteurs climatiques: de précipitation et de température. On sait que pour chaque °C d'augmentation de température, les végétaux devront migrer vers le nord de 100 km, mais malheureusement, les végétaux (contrairement à certains réfugiés climatiques) ne pourront probablement pas se déplacer assez vite pour contrer l'augmentation des températures.

    Je n'avancerai pas de conséquences, pour ne pas sonner «alarmiste»... mais on peut simplement imaginer que le puit de carbone que sont les arbres, ne sera pas en mesure de capter autant de CO2 qu'actuellement. C'est une des conséquences du réchauffement climatique que l'on oublie souvent.

    Contrairement à vous, je sais qu'«Avancer par en arrière», c'est justement vivre en société. C'est le meilleur moyen de laisser la place à ceux qui embarquent dans l'autobus...biologiquement, c'est assurer que sa progéniture, si l'on transmet des gènes, ait assez de ressources pour survivre. C'est la pérennité de l'espèce.

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 4 février 2008 09h07
    @Mathieu Dulude
    Pour lwe transport en commun, les acheteurs d'hybride paient sur leur plaques et sur leur poeris de conduire. En plus, on taxe l'essence pour améliorer les routes mais on détourne l'argent pour faire des usine d'éthanol et subventionner les fermiers qui produisent du maïs.

    Alors, à bat les subventions mêmes les vertes...

  • Robert Normandeau
    Abonné
    lundi 4 février 2008 13h21
    Hybrides: Un son de cloche à l'opposé
    Bonjour,
    J'ai fait l'achat d'une voiture hybride Toyota Prius en mars 2007. Et quelle n'a pas été ma surprise de constater qu'effectivement, étant enregistré à la TVQ, je n'avais pas droit au remboursement de 2000$. J'ai alors enfourché mon cheval de bataille bien décidé à aller jusqu'au bout. Par chance, dès le départ, je suis tombé sur un fonctionnaire du ministère du revenu particulièrement compétent. Ne comprenant pas lui-même cette distinction (on aurait envie d'écrire: discrimination) entre les possesseurs d'hybrides, il a fait une enquête interne. Et au bout de quelques semaines (deux ou trois, donc très rapidement), il m'a rappelé pour me dire que c'était une erreur de directives entre les différents ministères et que j'avais droit au remboursement tant «que ce véhicule ne servira pas à faire des affaires mais demeure un véhicule récréatif qui ne fera l'objet d'aucune autre demande de remboursement de TVQ».
    J'ai alors envoyé ma demande accompagné d'une lettre et du nom du fonctionnaire et non seulement j'ai reçu le remboursement mais avec de l'intérêt (peu...) à cause du temps requis pour traiter ma demande (plus de quatre mois).
    En espérant que cela puisse inspirer d'autres possesseurs d'hybrides.
    Au plaisir.

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