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Éducation - Landry, Facal et Lisée partent en guerre contre la réforme

Les anciens compagnons d'armes de Pauline Marois nient lui faire un croc-en-jambe, même si elle a lancé la réforme

Antoine Robitaille   30 janvier 2008  Québec
Selon l’ancien premier ministre Bernard Landry, la réforme de l’enseignement «est un échec et son implantation aveugle et obstinée met en péril l’avenir de nos élèves».
Photo : Agence France-Presse
Selon l’ancien premier ministre Bernard Landry, la réforme de l’enseignement «est un échec et son implantation aveugle et obstinée met en péril l’avenir de nos élèves».
Québec — D'importantes personnalités péquistes — l'ancien premier ministre Bernard Landry en tête — qui étaient au pouvoir lorsque la réforme de l'éducation a été pensée et mise en place ont signé un manifeste la fustigeant et exigeant «l'annonce immédiate d'un moratoire» sur son implantation en 4e et 5e secondaire et à l'éducation des adultes.
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  • Nicolas Lauzier - Abonné
    30 janvier 2008 08 h 22
    À quand "Lisée" et "Facal" sur mon bulletin de vote?
    Non mais vous imaginez l'envergure intellectuelle qu'aurait le PQ?
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  • André Poupart - Abonné
    30 janvier 2008 08 h 31
    Réforme de l'éducation
    Que les souverainistes se tiennent debout devant cet enjeu, cela inspire confiance. Il n'est jamais trop tard pour faire mieux. Surtout que la mise en pratique du projet ne donne pas les résultats visés. Alors on s'amende et on vise mieux. Je suis solidaire de cette attitude. Anne Legaré
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  • Robert Mayrand - Abonné
    30 janvier 2008 08 h 38
    Étrange
    Alors que les sociétés les plus développées se dirigent vers des modèles inspirés par le socioconstructivisme, le Québec veut faire un retour vers une approche de type scolastique. Le recul apparent du Québec vient peut-être du fait que d'autres sociétés ont adopté et mis en oeuvre des réformes qui leur ont permis de progresser. C'est sans doute la vieille programmation des collèges classiques qui sert toujours de grille d'analyse à Landry et à ses congénères. Il serait peut-être temps d'aller voir ailleurs. Je sais, le mot socioconstructivisme peut paraître difficile. Mais y a-t-il vraiment des mots difficiles ou seulement des mots dont on n'arrive pas à appréhender correctement le sens? Je vous invite à suivre un cours sur les idéologies curriculaires. Encore une fois, le Québec se souvient, mais le passé n'est pas nécessairement garant de l'avenir. Les défis qui pointent à l'horizon ne vont pas se résoudre avec les anciennes recettes des Oblats et des Jésuites.
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  • Roland Berger - Abonné
    30 janvier 2008 09 h 39
    La réforme : visée, ingénierie et contrôle
    D'abord rappeler qu'au Québec, la volonté gouvernementale de réformer l'enseignement et ses contenus remonte aux années 1960, c'est-à-dire à la création du ministère de l'Éducation. Il s'agissait fondementalement de remplacer un enseignement fondé sur la transmission magistrale de connaissances plutôt disparates par un mode d'acquisition de ces connaissances axée sur l'esprit des disciplines scolaire, notamment en français et en mathématique. En clair, pour les élèves, être meilleurs en rédaction qu'en dictée, être meilleurs en résolution de problèmes qu'en calcul.

    Découlant des recommandations du rapport Parent, la visée était des plus louable. Son ingénierie par les hauts fonctionnaires a fait échouer sa réalisation. Ces derniers, certains de leurs vérités (empruntées à l'Europe et aux États-Unis), ont considéré le Québec comme un vaste terrain d'expérimentation, négligeant de les mettre à l'épreuve dans des milieux restreints et de se donner toutes les garanties requises pour ne pas sacrifier les élèves des échantillons retenus.
    La tentative actuelle de réforme, petite-fille de la première, n'a pas échappé à cette approche technocratique et aristocratique. Au-delà d'une expérimentation dans quelques écoles, c'est toutes les écoles qui ont été mises à la réforme alors que les résultats de ces essais n'avaient été analysés sous tous ces angles. Comme lors des tentatives antérieures, les hauts fonctionnaires étaient pressés, empressement alimenté par des politiciens qui veulent des résultats palpables au cours de leur bref mandat.

    L'autre difficulté majeure vient de ce que ces politiciens nommés ministres de l'Éducation, n'ont aucune emprise réelle sur la bureaucratie gouvernementale. Sauf de rares exceptions, ils sont mutés à d'autres fonctions, alors qu'ils commencent à peine à comprendre le système qu'ils ont à administrer, et ce, quel que soit le parti politique au pouvoir.
    En clair, l'ingénierie qu'en ont fait les hauts fonctionnaires du Ministère a fait échouer une réforme par ailleurs hautement souhaitable. Résultat, nous assisterons bientôt à un retour en arrière qui se fera au détriment des enfants dont les parents n'ont pas la capacité ou le temps de faire acquérir à leurs enfants ce que nous appelons aujourd'hui « les compétences transversales », c'est-à-dire de la majorité des enfants. En français, seule une minorité d'élèves seront en mesure de rédiger un texte qui se tienne, alors que la majorité d'entre eux auront des notes acceptables en dictée. Que deviendront ces derniers au secondaire ? Décrocheront-ils dès le premier cycle ?

    Ce n'est pas tant les écoles qu'il faut réformer que l'appareil gouvernemental quasiment indépendant qu'est devenu le ministère de l'Éducation lui-même. Mais ce n'est pas demain la veille qu'un parti au pouvoir s'attaquera à cette tâche périlleuse, une tâche qui ne pourra pas être accomplie en un ou deux mandats. Le Québec doit pourtant prendre le contrôle de son système d'éducation, un contrôle qui nécessite une approche non partisane. Reste à espérer qu'il y ait suffisamment d'hommes et de femmes de bonne volonté et de bonne foi dans les trois partis pour se lancer dans cette entreprise vitale pour l'avenir du Québec.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Mario Asselin - Abonné
    30 janvier 2008 12 h 26
    Une initiative «PRO CHAOS» en éducation
    M. Rebello pense que la réforme, c'est l'école alternative qui l'a fait souffrir quand il était jeune. M. Landry ne veut pas que son nom soit associé à une réforme qu'il ne reconnaît plus. Qu'il se rassure, moi aussi, j'en perds mon latin souvent et je ne veux pas l'arrêt pour autant. Quant à M. Facal, j'ai l'impression qu'il veut les mêmes choses que nous tous... que les savoirs à l'école prennent beaucoup de place, que l'école soit exigeante!

    Il n'y a rien de rassembleur dans cette démarche.

    Vouloir des élèves plus actifs dans les classes en train d'apprendre, vouloir qu'ils sachent agir avec les connaissances qu'ils apprennent et vouloir que les profs disposent de plusieurs stratégies pour faire apprendre... on ne doit pas arrêter de poursuivre ce but!

    Les ténors qui passent par-dessus les épaules de Mme Pauline jouent le jeu d'un syndicat qui brise bien plus qu'il ne construit.

    Il faudra bien un jour que les gens s'aperçoivent que ce qu'on met en arrière du concept de réforme ne veut pas dire la même chose pour à peu près personne. La Réforme n'existe plus... et ce, depuis un bon bout de temps!
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  • Eric Thiffault - Abonné
    30 janvier 2008 19 h 02
    Et pourquoi pas
    Je suis d'accord avec M. nicolas Lauzier. A quand une pétition....
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