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Études sur la langue - Charest nie être intervenu

Dumont veut revoir les seuils d'immigration, mais pas le PQ

Antoine Robitaille   25 janvier 2008  Québec
Québec — Jean Charest a nié hier toute intervention de sa part, de celle de son entourage ou de sa ministre Christine St-Pierre pour retarder la publication d'une étude du démographe Marc Termote démontrant l'érosion du français à Montréal.

«Il n'est pas question de cacher quoi que ce soit, et ce n'est pas une décision politique, c'est une décision qui est prise par l'Office [québécois] de la langue [française] de rendre publiques des études au moment où il les aura toutes en main», a déclaré le premier ministre à la Presse canadienne, de Davos, en Suisse, où il participe au Forum économique mondial. Afin de justifier qu'on attende jusqu'à la fin de mars pour dévoiler les études, il a soutenu qu'«il faut s'assurer d'avoir l'ensemble du portrait».

C'est le démographe Marc Termote, dans des entrevues mercredi, qui avait soutenu que la ministre St-Pierre, comme ancienne journaliste, aurait préféré divulguer l'étude lors d'une conférence de presse, le 18 janvier, mais que des directives venues de plus haut l'en avaient empêchée. Mme St-Pierre s'est employée hier à réfuter cette version des faits. «Il n'y avait rien à mon agenda vendredi dernier», a-t-elle insisté. «J'ai beaucoup de respect pour lui, c'est un grand chercheur», mais «qu'il s'en tienne à ses recherches», a-t-elle dit à propos de M. Termote. À l'Office québécois de la langue française, on affirme qu'en accordant des entrevues, celui-ci a commis un bris de contrat.

L'étude du démographe, qui n'a pas encore été rendue publique, conclurait que les allophones se sont beaucoup anglicisés au cours de la dernière décennie. Si rien n'est fait, une tendance conduira donc à la minorisation de ceux qui parlent français à la maison vers 2021 sur l'île de Montréal. Déjà, les Montréalais de langue maternelle française sont minoritaires, comme Statistique Canada l'a révélé le mois dernier.

Revoir les seuils

S'exprimant hier après-midi à l'issue d'un caucus de ses députés, Mario Dumont a soutenu que «les libéraux ont négligé l'intégration linguistique, et cette négligence dans l'application des politiques a eu des impacts et a des impacts». Selon lui, le gouvernement Charest doit des explications à la population. Il est «impensable» que le premier ministre Jean Charest «n'ait jamais entendu parler ou vu les conclusions de cette étude-là», sinon cela traduirait chez lui un «manque total et complet d'intérêt pour cette question-là», a-t-il dit. En revanche, s'il «en a entendu parler et en a vu les conclusions, et s'il l'a caché à la population alors que ces sujets-là étaient en débat, c'est un geste extrêmement répréhensible, extrêmement grave».

Au fond, c'est pour faire accepter les nouveaux seuils d'immigration que le gouvernement a «sciemment» caché ces études, a affirmé Mario Dumont. «Si j'arrivais devant vous et que je vous disais que le gouvernement a "accidentellement" caché cette étude ou "inconsciemment caché cette étude", vous allez tous vous rouler à terre de rire.» Par conséquent, M. Dumont souhaite que soit repris le débat sur les seuils d'immigration qui se sont tenus à l'automne. Au terme d'une commission parlementaire, le gouvernement avait décidé de hausser les seuils de manière «quasi historique», les faisant passer de 45 000 à 55 000 immigrants par année.

«Nous avons profondément l'impression que les Québécois se sont fait avoir», a dit le chef de l'opposition. Selon lui, les seuils «ont été adoptés dans un contexte où des faits extrêmement importants et des études qui étaient directement au coeur du sujet ont été cachés, non seulement cachés à la population [mais] cachés aux parlementaires qui faisaient le travail». À ses yeux, l'augmentation «radicale» du nombre d'immigrants «va avoir un impact encore plus grand, encore accéléré, sur la présence de la langue française à Montréal», et c'est pour cette raison qu'on devrait le ramener au moins temporairement au seuil actuel de 45 000.

La ministre de l'Immigration, Yolande James, a refusé de répondre au chef adéquiste hier. Son porte-parole, Bruno-Serge Boucher, a toutefois précisé qu'il n'était aucunement question de reprendre ce débat et que le gouvernement entend «garder le cap»: «90 % des gens qui se sont prononcés sur le sujet en commission nous ont dit qu'il fallait hausser les niveaux», a-t-il répondu, soulignant que ces gens étaient «sur le terrain». «À ma connaissance, ce ne sont pas des menteurs!»

Le PQ dit non à l'ADQ

Le Parti québécois a refusé de suivre l'ADQ et de contester les seuils d'immigration en vigueur, ce que M. Dumont lui a vertement reproché. «Aujourd'hui, ils se rendent compte que Jean Charest leur a caché des études fondamentales, puis ils restent main dans la main avec lui.»

«Nous, ce qui nous préoccupe, c'est la qualité de la francisation plutôt que les niveaux d'immigration», a rétorqué le député péquiste de Mercier, Daniel Turp. Il estime que l'État doit créer «de réelles possibilités de francisation pour les nouveaux arrivants qui ne maîtrisent pas déjà le français». Selon M. Turp, c'est pour cette raison que le PQ a déposé un projet de loi sur l'identité dans lequel il y a des «propositions concrètes» comme la mise en place des «contrats d'intégration» et l'application de la loi 101 aux entreprises de plus de 25 employés. Ces mesures ont été rejetées par Mario Dumont, qui soutient que le «contrat d'intégration» enlève des droits démocratiques à des citoyens, ce qu'aucun groupe organisé n'a réclamé depuis ceux qui s'opposaient à ce que les femmes obtiennent le droit de vote au Québec, il y a 67 ans.

Au reste, M. Turp s'est surpris que la ministre St-Pierre affirme «sans gêne» que l'OQLF est indépendant. Pourtant, la précédente ministre responsable de la Charte, Line Beauchamp, avait affirmé en point de presse le 30 janvier 2007 que c'est «à sa demande» que l'OQLF avait mené une série de visites dans les commerces à l'automne 2006, «tout juste avant la campagne électorale, afin de contrer la perception que l'anglais gagnait du terrain au centre-ville de Montréal».

La ministre St-Pierre a quant à elle promis hier qu'elle annoncera bientôt un bouquet de mesures qui auront deux objectifs: inverser la tendance au déclin du français à Montréal et accroître la qualité du français.

***

Avec la Presse canadienne
 
 
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  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 25 janvier 2008 07h00
    Le rapport Durham
    C'est l'application du rapport Durham...

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 07h29
    Tuer notre peuple
    En 2003, les Américains ont accueilli 703,542 immigrants, soit un immigrant par 412 hab. Pour 2010, Yolande James veut faire venir 55,000 immigrants au Québec soit un immigrant pour chaque 100 francophones. Mme James veut tuer notre peuple.

    En 2006, à part la Californie (33 millions) , la Floride (16 millions) , le New Jersey (8,5 millions) , NY (19 millions) et le Texas (21 millions), aucun État américain n'a accueilli plus de 55,000 immigrants. Aucun!

    Le District of Columbia (la "capitale nationale") a accepté seulement 3775 immigrants. Le Maine (1,3 million hab) en a reçu 1719, l'Alaska 1554, le Vermont 895 et le Wyoming 376 immigrants, soit 122 fois moins que le Québec!!!

    Toute proportion gardée, le Québec a reçu 2,3 fois plus d'immigrants que l'Alaska, 4 fois plus que le Maine, 4,6 fois plus que le Vermont et 8 fois plus que le Wyoming.

    Rien, mais absolument rien ne justifie 55,000 immigrants pour le Québec. A part la chute du Parti Libéral et le prochain référendum qui pourrait se tenir avec 15,16, voire 17% d'immigrants. Est-ce que Mme James travaille pour sa cause? Ou la nôtre?

    http://www.dhs.gov/ximgtn/statistics/publications/

    PS: Est-ce qu'on va nous expliquer comment Yolande James, enfant de la Loi 101, a fait pour faire son secondaire en anglais????

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 07h33
    Question
    Quelqu'un peut-il m'expliquer quel intérêt Christine Saint-Pierre, Jean Charest ou l'OQLF ont-ils à cacher un rapport assez accablant pour la langue française?

  • Gilles Théberge
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 08h32
    La langue molle du PQ
    Plus ça va, plus j'ai de la difficulté à suivre les raisonnements abscons du PQ. Le feu est pris dans la cabane. comment réagit le PQ : on va faire un exercice de feu pour nos pompiers...

    Plus ça va plus je pense qu'avec un parti comme celui-là, ça ne fera pas des enfants forts. Bien que je ne sois d'aucune manière unpartisan de l'ADQ, je dois admettre que faute de solutions, il pose au moins de bonnes questions.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 08h39
    Il dit vrai.
    Un politicien, c'est rarement honnête.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 08h49
    M. Charest n'est pas du tout intervenu pour la langue française
    On le croit : «Jean Charest a nié hier toute intervention de sa part, de celle de son entourage ou de sa ministre Christine St-Pierre»

    M. Charest aime mieux intervenir, en tant que fédéraliste, comme il l'a fait trèa activement pour le clan du NON au référendum de 1995.

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 09h22
    La petite merde politique
    Tout ce petit jeu politique se fait contre les Québécois.

    On a beau s'appeler St-Pierre, on est pas nécessairement pour la défense des droits de ceux qui sont envahis par ces hordes de langues étrangères. Elle s'en lave les mains à la Charest.
    Elle marche au pas, notre madame-la-ministre.

    Si la langue française meurt, on trouvera la balle de St-Pierre, près de son coeur.

    La présidente de l'Office de la langue française, une bonne libérale comme de raison, tient le même jargon et surtout le même ton. Vont-elles toutes à l'école de Monique Jérôme-Forget ? La courroie ( strap ) prise dans la poulie !

    Et si je ne fais pas erreur, il me semble que M.Brent Tyler,autrefois de l'Alliance Québec et contestataire de la loi 101 siège sur ce CA.

    Nos libéraux fédés ont toujours marché sur des oeufs en pensant s'en tirer à bon compte. Le mépris n'aura qu'un temps et la familiarité cessera d'en engendrer. Quand ?

    Quand la petite merde va atteindre le ventilateur.

    Utilisez votre langue partout, elle demeure à mes yeux la plus belle façon de nous dire combien on l'aime.

    Savoir s'en servir,c'est éviter d'être l'aveugle qui mène l'aveugle.

    Valdor Lagacé-Gallant

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 09h23
    OUI il nous faut agir il nous faut des lois
    Nous ne pouvons pas laisser les choses aller comme elles vont.
    1. Les francophones désertent la ville pour les banlieues ou la qualité de vie, le cout de la vie est meilleur et le fardeau fiscale moindre
    Passons une loi pour soit interdire le mouvement des francophones, ou bien forçons la fusion de toutes les banlieues avec Montréal. (Oups ! cela a déjà été tenté avec des résultats désastreux, la preuve que la force ne fonctionne pas).
    2. Les francophones ne font pas assez d'enfant comparé au immigrant, Passons une loi qui de 1 forcera tous les francophones à avoir au moins 3 enfants et cette loi aussi stérilisera tout non francophone.
    3. Il y a plus de famille qui parle une autre langue que le français dans les confins de leur maison. Passons une loi pour interdire cette pratique et installons des micros dans ces maisons.
    Je crois qu'avec ces mesures nous allons sauver le Québec et la langue française.

    Mais avant de prendre ces mesures à la larose et à La Marois demandons-nous une chose. Quel est le but de la loi 101 ? Faire de tous des francophones ou que tous soyons capable de fonctionner en français quand la situation le demande ? Faire de tous de Québécois, cela viendrait à dire que le NOUS de la Marois n'est pas inclusif car tous vivons au Québec donc par définition des Québécois tout comme nous sommes tous des Canadiens et aussi Américain car nous vivons au Canada et en Amérique du Nord. Il est utopique de demander à tout immigrant de première génération de parler français car ces personnes arrivent ici avec, la plupart 2 langues : leur langue maternelle et l'anglais car cette dernière est la plus enseigné au monde comme deuxième langue.
    Ce qu'il faut accepter comme but n'est pas de savoir combien de français on entend sur la rue ou dans les foyers, mais plutôt combien de personnes né au Québec comprennent le français. Parce que il ne faut pas oublier que plus il y aura de loi et plus on impose cette loi par des mesures coercitive plus il y aura de résistance à l'adoption de la langue française comme langue principale. Ce qu'il faut ce sont des mesure plus incitative et volontaire et rendre la langue française plus attrayante comme langue d'adoption.

    Et pour les francophones il nous faut arrêtez de regarder la boite à idiot qu'est la télé et aller se coucher plus tôt et faire des enfants. Je dirais même qu'il nous faudrait un retour de la mère au foyer mais cela n'est plus correct à dire alors je dit le retour d'un parent au foyer pour s'assurer la survie des familles francophone qui parle français dans leur maison.

  • jacquesdumas2@videotron.ca
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 09h30
    Pauvre francais
    cà ne prend pas 20 comités pour se rendre du piètre état de la langue francaise à Montréal; c'est de plus en plus anglais même ;a l'est de St-Laurent; on a qu'à voir les enseignes avec anglais avec prédominance et qu'à se promerner pour entendre parler anglais et ce ne sont pas que des touristes; donc quand l'office va donc mettre ses culottes avant d'autres manifestations monstre pour y remedier; et cà presse; jacquesdumas2@videotron.ca

  • André Champagne
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 10h07
    Qui dit la vérité? - Aucune importance!
    Le français est en perte de vitesse à Montréal, c'est là la seule vérité d'importance. Nous savons déjà depuis longtemps que les politiciens disent ce qu'ils veulent bien nous dire.
    Est-ce que l'immigration est en cause dans le cas de la diminution des francophones à Montréal? Oui, sans doute, mais nous avons besoin de nouveaux citoyens. Il faut donc prendre les dispositions pour les inciter fortement à apprendre le français et leur faire comprendre que le Québec est un état francophone. La loi 101 doit être modifiée pour mieux encadrer cette réalité. Pour ce faire, il faut un courage politique que les libéraux de monsieur Charest n'ont pas et n'auront jamais.

  • Louis Lapointe
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 10h16
    L'OQLF n'est pas indépendant
    Bonjour M.Robitaille,

    Je viens d'aller consulter l'organigramme de l'Office québécois de la langue française. Cet organisme public n'est pas chapeauté par un conseil d'administration, mais bien par la ministre elle-même, Mme St-Pierre. Selon l'organigramme, les membres de l'OLF relèvent de la P.D.G., Mme Boucher, qui elle-même relève de la ministre.

    Donc, si l'on se fie à cet organigramme, l'OQLF n'est pas indépendant du pouvoir politique, au contraire, il en est tributaire.

    Louis Lapointe
    Brossard

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 10h32
    Pourquoi augmenter l'immigration au Québec?
    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays. Autrement dit, c'est la productivité de sa population. Tous les économistes sont d'accord là-dessus.

    PAYS POPULATION PIB/Hab

    Inde 1,1 milliard 3 344$
    Nigeria 131 millions 1 188$
    Pérou 27 millions 5 983$
    Danemark 5,4 millions 34 737$
    Finlande 5,2 millions 31 208$
    Islande 295 mille 35 586$
    Irlande 4.1 millions 40 160$
    Luxembourg 465 mille 69 800$
    Norvège 4,6 millions 42 364

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur.

    Le Québec souverain serait au 22e rang au monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant (30 143 $ US PPA). Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang.


    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants. Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous seront alors plus productifs. C'est là la vraie clef de notre survie.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 10h50
    Gesca ou la tête dans le sable...
    Allez lire le très suffisant Boisvert ce matin dans La Presse (à coté Jean Lemire est M. Modestie...) vous avez là toute la pensée de Gesca et des Feds sur la question linguistique et l'avenir du Québec

    http://www.cyberpresse.ca/article/20080125/CPOPINI


    "la donnée-clé du recensement de 2006 pour le français est que les trois quarts des immigrants «allophones» passent au français plutôt qu'à l'anglais. C'est la plus forte proportion jamais enregistrée. Il y a 40 ans, la majorité passait à l'anglais."

    Pas de problème puisque les allos se mettent au français plus que jamais se dit Gesca. Pourquoi s'énerver le poil des jambes avec ça?

    Tout simplement mon cher Boisvert parce que les allos ne sont pas des nous et demeurent des eux à vie quoi qu'on fasse (en 40 ans, le vote ethnique péquiste n'a pas bougé d'un iota: jamais plus que 8%, peu importe le contexte. Et on ose parler du "mystère Québec"). Seuls leurs enfants le deviennent. Or comme on fait rentrer 50,000 eux par année, dans 20 ans les eux vont être un million plus le million déjà rentré, bref ils vont être 20 à 25% du Québec, concentrés essentiellement sur l'ile de montréal. Ca c'est le plan de match d'Ottawa pour tuer notre peuple, en tuant son coeur. Il va nous rester quoi comme identité nationale même s'ils parlent français pour les 3/4?

    Là, on touche le fond de la question, mais on ne fait que commencer à l'aborder?

    Quelle sorte de Québec veut-on? Voilà la vraie question qu'a éviter la Commission Bouchard-Taylor? Un Québec francophone multiethnique sans identité nationale? Une sorte de ROC multiethnique, version joualisante? Ou un Québec nous avec identité nationale marquée, assise sur 400 ans d'histoire?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 11h47
    @ M. Noël : le chat est sorti du sac
    M. Noël a fait sortir le chat du sac, La Marois va lui tomber dessus. Le problème n'est pas que les immigrants ne parle pas français, c'est qu'il ne vote pas Pcul, C'est qu'ils ne sont pas indépendantistes, c'est qu'ils ne sont pas des NOUS ils sont des EUX.

    Merci M. Noël vous aves définit les NOUS et les EUX pour être un NOUS il faut être indépendantiste ou tout au moi voté Pcul. La Marois va jouir.
    M. Noël le premier référendum a été perdu, le deuxième a été perdu, et dans les 2 cas la majorité de Québécois on dit NON. Alors allez dans les champs, regardez la nature, sentez les fleurs, rêvez au Québec qui ne sera jamais. Et vivez dans le Québec qui est.
    Parce que l'on ne fait plus d'enfant, il nous faut des immigrants un point c'est tout. On ne peu pas avoir son gâteau et le manger à la fois........

  • Christian Tallon
    Inscrit
    vendredi 25 janvier 2008 12h49
    Le Québec veut-il vivre ou pas : vue trans-atlantique
    Vu de France, la Question du Français au Québec a quelque-chose d'agaçant ! Deux référendum ratés, des lois très bonnes mais mal appliquées et surtout la priorité donnée à la consommation par rapport à l'identité nationale.

    La liberté et l'indépendance ont un certain coût. Le Québec est-il prêt à payer pour eux ?

    Avec 1,4 enfant par femme je crois, comment ne pas récourir à une immigration francophone ? C'est de l'ethno-suicide. Ce serait dommage que 400 ans d'une belle aventure se termine en queue de poisson et en Disneyland américain du Nord (c'est pitoresque le Québec et c'est pas trop loin de New-York).

    Faire des enfant, bâtir un Etat, donner la primauté à la langue française partout dans la Province, ouvrir des délégations à l'Etranger et des centres culturels (à Shanghai par exemple), créer un afflux d'étudiants du Monde entier dans les Universités francophones, devenir leader mondial en énergies douces et en construction bois / électricité / éoliennes / photovoltaique, réorienter les échanges, mettre une lingua-taxe sur l'affichage non français remplissant ainsi les caisses de l'Etat et permétant au Québec de développer ses propres programmes, ne donner le droit de vote provincial qu'aux personnes connaissant suffisamment la langue et la culture québécoises comme cela se fait partout ailleurs, reconquérir Montréal district par district par des programmes de logement à prix réduits réservés aux francophones (et aux anglophones de souche bien évidemment qui ont des droits historiques). Faire un contrat d'immigration clair : vous ne resterez pas au Québec si vous travaillez en anglais ou mettez vos enfants dans une école anglaise.

    Si le Québec veut vivre il vivra. S'il ne le veut pas il disparaîtra. Il a tous les moyens pour choisir l'une ou l'autre des deux voies.

    De mon point de vue, ce n'est pas le Canada qui anglicise le Québec. Pour exister dans une Amérique du Nord anglophone, il faut de l'énergie et de la persévérance. La liberté a un prix !

    Un autre intervenant dit :

    Ce qui fait la richesse d'un pays, c'est le produit intérieur brut PIB par habitant, pas le nombre de personnes dans ce pays.

    On est en train de relativiser cette notion de PIB. Une société solidement structurée n'a pas besoin d'être richissime pour se sentir bien.

    Autrement dit, c'est la productivité de sa population. Tous les économistes sont d'accord là-dessus.

    Une population acculturée ou en voie d'acculturation perd de sa productivité et de sa vigueur.

    PAYS POPULATION PIB/Hab

    Inde 1,1 milliard 3 344$
    Nigeria 131 millions 1 188$
    Pérou 27 millions 5 983$
    Danemark 5,4 millions 34 737$
    Finlande 5,2 millions 31 208$
    Islande 295 mille 35 586$
    Irlande 4.1 millions 40 160$
    Luxembourg 465 mille 69 800$
    Norvège 4,6 millions 42 364

    Ajoutons la Suède, la Suisse, etc, tous des pays avec relativement peu de population et un niveau de vie supérieur.

    Les pays très riches avec une petite population sont soit des paradis fiscaux qui pompent la richesse crée par leurs voisins (Luxembourg, Suisse), soit des pays nordiques à très forte identité nationale justement.

    Le Québec souverain serait au 22e rang au monde quant à son produit intérieur brut (PIB) par habitant (30 143 $ US PPA). Sur le plan de la superficie de son territoire (1 667 441 km2), le Québec se placerait au 18e rang dans le monde et, en regard de la population (7 651 531 habitants), il se situerait au 94e rang.

    Le Québec est un grand pays qui s'ignore, manifestement sous peuplé (la vallée du Saint Laurent et le Lac Saint Jean) alors que les techniques modernes permettraient une population infiniment supérieure, créant des besoins, de l'activité et de la richesse.

    Il n'est d'ailleurs pas question dans cet article d'un Québec souverain, la question semblant avoir été tranchée par deux référendums, mais d'un Québec fortement francophone adossé à un Canada dynamique.

    Il n'y a aucune corrélation entre le niveau de vie et l'ampleur de la population.

    Non, mais un pays vieillissant tend a avoir moins de besoins, plus de charges. Les québécois semblant ne pas vouloir avoir d'enfants, on ne voit pas ce qui à par l'immigration, peut empêcher sa disparition.

    Il y a actuellement au Québec un mantra à l'effet que le Québec a absolument besoin de plus d'immigrants.

    Si le Québec veut vieillir et mourir, il n'a qu'à continuer à consommer, à manger des big macs et à ne pas faire d'enfants.

    Si au moins nous réussissions à intégrer tous ou presque tous les immigrants au Québec francophone, ce pourrait à la limite être acceptable d'accueillir plus d'immigrants, mais plus de la moitié de ceux-ci ne s'intègrent pas à la majorité francophone, alors on se tire dans le pied en augmentant inconsidérément le nombre d'immigrants.

    Ce raisonnement est curieux ! Le meilleur investissement pour un pays est de faire venir de jeunes adultes dont le coût d'enseignement a été assumé par d'autres pays, formés ou susceptible de l'être vite, créant une famille dont les enfants seront québécois et qui créront des besoins donc de l'activité économique. Par contre, il faut éviter (la sélection est importante et le contrat signé) que le Québec ne soit qu'une plaque de transit vers le reste du Canada ou les Etats-Unis.

    La santé économique et sociale du Québec viendra plutôt en donnant une meilleure instruction à nos enfants. Nous seront alors plus productifs. C'est là la vraie clef de notre survie.

    Non, une population en diminution même plus productive est une population qui meure seulement un peu moins douloureusement.

    Le choix est entre les mains des Québécois. Il n'y a pas de complot canadien-anglais contre le Québec. Il s'agit d'un choix de société, comme en France d'ailleurs : soit une société de vieillards terminant seuls leur vie dans des hospices, soit des enfants porteurs de rêves et qui font le bonheur des vieux jours des vieillards.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 16h51
    Nier la négation
    Quelque temps encore et Charest niera d'avoir nié. Regardez-le aller.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 25 janvier 2008 16h56
    Et nous?
    Fort bien: notre masse critique diminue, alors, que faisons-nous pour augmenter le taux de natalité et ramener les francophones vers l'ouest ? Comme bien d'autres le PQ me désole avec son angélisme crasse: nous on continu à consommer (comprendre ici que pour consommer au max les enfants sont de trop) et l'on francise les immigrants pour qu'ils, eux, renforcent notre masse critique ! C'est ainsi que, lâchement, nous disparaissons.

    Claude L'Heureux, Québec

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