vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 22h24


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Santé: pas plus de place au privé

Robert Dutrisac   23 janvier 2008  Québec
Québec — Dans un rapport unanime, le groupe de travail présidé par Claude Castonguay recommandera d'ici quelques semaines de ne pas ouvrir davantage la porte au secteur privé dans le système de santé, tant du côté du financement que de celui de la prestation de services. Les possibilités qui sont offertes au privé en santé doivent rester les mêmes qu'à l'heure actuelle.

C'est un consensus auquel sont arrivés les trois membres du groupe de travail, une position unanime à laquelle ses deux vice-présidents, Michel Venne et Joanne Marcotte, ne donnent toutefois pas la même signification.

Le groupe de travail, qui a reçu en juin dernier de la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, le mandat de revoir le financement du système de santé et l'apport du secteur privé, ne procédera pas à «une remise en question fondamentale» du système actuel, a indiqué au Devoir Michel Venne, un des deux vice-présidents du groupe, celui qui a été désigné par le Parti québécois. Samedi dernier, dans une allocution prononcée devant des étudiants en médecine à l'Université de Montréal, Michel Venne avait d'ailleurs déclaré: «Pour le groupe de travail, l'apport du secteur privé doit être considéré comme complémentaire. Nous ne recommanderons aucune expansion du rôle du secteur privé dans les services de santé.»

Jointe hier, la vice-présidente choisie par l'Action démocratique du Québec, Joanne Marcotte, donnait toutefois une tout autre interprétation des conclusions du groupe de travail. «Ce qui va sortir dans le rapport, c'était le programme de l'ADQ en 2002. Je suis très, très contente des orientations», a-t-elle dit. Dans sa plate-forme électorale de 2002, l'ADQ proposait d'«additionner la contribution du privé» pour soulager le système public de santé et promettait de travailler «à accroître la possibilité pour les gens de payer, sur une base volontaire, le coût total de services de santé qu'ils pourraient vouloir se procurer dans le secteur privé».

Il y a tout lieu de se surprendre que les trois membres de la commission aient pu surmonter leurs différences idéologiques pour arriver à signer un rapport unanime. Qu'on en juge: Claude Castonguay, l'un des pères de l'assurance maladie au Québec, prône depuis plusieurs années et sur nombre de tribunes l'instauration d'une contribution des usagers, ou ticket modérateur, ainsi que l'introduction d'assurances privées pour des services fournis exclusivement par le système public à l'heure actuelle; Michel Venne s'est toujours porté à la défense d'un système universel, gratuit et financé par l'État; et la cinéaste Joanne Marcotte, dans son documentaire L'Illusion tranquille, que certains critiques ont qualifié de «brûlot néolibéral», dénonce vertement les «mensonges» du modèle québécois, à commencer par son système de santé déliquescent.

Si le groupe de travail préconise une forme de statu quo, il n'en demeure pas moins que le secteur privé a tout de même la possibilité d'accroître son rôle en santé, estime Mme Marcotte. Avec la loi 33 qu'a fait adopter en décembre 2006 le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, en réponse au jugement Chaoulli de la Cour suprême, les citoyens québécois ont maintenant la possibilité théorique de contracter une assurance privée pour des soins couverts par le régime public. Pour l'heure, cette loi permet aux Québécois de prendre de l'assurance pour trois chirurgies: la chirurgie de la cataracte, le remplacement de la hanche et celui du genou. Cette assurance privée donnerait accès à des soins dans des cliniques privées dont les médecins sont désengagés du régime public.

Cette possibilité doit être étendue graduellement à plusieurs autres chirurgies dites électives à mesure que l'État est en mesure de fournir une garantie de soins offerts aux frais de l'État dans des délais raisonnables. «Ça vient du gouvernement. Ce n'est pas de nous», a souligné Mme Marcotte. «Si, par règlement, on autorise une prestation privée avec du financement privé, à ce moment-là, il y a une ouverture. On ne peut pas dire qu'on n'étendra pas [le rôle du privé]. C'est déjà dans les cartes; on n'invente rien», a fait valoir la vice-présidente.

Michel Venne n'a pas le même point de vue. Le rôle du secteur privé restera essentiellement ce qu'il est à l'heure actuelle: dans la prestation de services. Les assurances joueront un rôle secondaire. «Les États-Unis étant un cas particulier, dans toutes les autres démocraties, c'est le cas», a-t-il signalé.

Le maintien d'un régime public

Les recommandations du groupe de travail Castonguay feront consensus au sein de la société, a assuré Michel Venne. Contrairement aux procès d'intention dont il a fait l'objet, le groupe n'a pas planché sur la privatisation du système de santé mais tente plutôt d'élaborer «des propositions qui ont toutes pour objectif d'assurer la pérennité de notre système public de santé», a-t-il avancé. Son mandat porte sur «le maintien d'un régime public de santé fort et la protection des plus démunis, notamment l'accès aux soins pour l'ensemble de la population peu importe son statut social et son niveau de revenu», a-t-il rappelé.

Le groupe recommandera que «des balises soient maintenues ou établies pour faire du secteur privé déjà existant un allié du système plutôt que de continuer à le voir comme une menace», a-t-il indiqué.

Le secteur privé est déjà un joueur important dans le système de santé québécois, a rappelé M. Venne. Au Québec, 80 % des services de première ligne sont donnés dans des cliniques, des polycliniques ou des cabinets privés.

Le groupe de travail s'est largement inspiré des expériences en Europe, où la population est en meilleure santé qu'au Canada ou aux États-Unis, où elle est plus satisfaite des services reçus et où les soins coûtent moins cher.

Dans son allocution devant les étudiants en médecine, Michel Venne a cité une étude, commandée par le groupe de travail, qui constate que l'accessibilité des Québécois aux soins de santé est l'une des moins bonnes du Canada, déjà dans le peloton de queue à cet égard parmi les pays développés.

Pour bien des Québécois, l'accès à un médecin de famille est problématique. S'il est vrai que le nombre de médecins par habitant est élevé au Québec par rapport à la plupart des autres provinces, il existe une pénurie de médecins généralistes. Dans le passé, 60 % des étudiants en médecine choisissaient la première ligne et 40 %, la voie des spécialités; aujourd'hui, cette proportion s'est inversée. Il n'y aurait plus que 30 % des étudiants qui choisissent la médecine familiale.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 23 janvier 2008 07h00
    Le privé en santé
    « L' entretien ménager devrait être confié au privé. Je crois que c'est le seul moyen d'assurer la propreté des chambres et des salles d'opération. La sécurité d'emploi dans ce domaine est une menace constante.L'entretien donné à contrat ferait en sorte que la direction d'un hôpital pourrait changer de fournisseur dès qu'il serait constaté que le travail n'est pas bien fait, ce qui est impossible dans le système actuel, d'où une prolifération de germes mettant en danger des malades déjà fragilisés par la maladie.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Richard Lépine
    Abonné
    mercredi 23 janvier 2008 08h57
    C'est déjà fait
    « Ben oui,"la job de bras" a déjà été faite par le marchand de la santé Philippe Couillard qui s'est empressé de donner par le biais de la loi 33 une interprétation fortement élargie au jugement Chaoulli qui n'en demandait pas tant. Le mal est déjà fait et le rapport du groupe de travail Castonguay ne fera qu'entériner le nouvel état de fait où le privé augmente sa présence en santé. Cette présence du privé en santé ne fait pourtant que dénaturer le système car le profit n'a rien à faire avec la vie et la santé des gens, comme le disait si bien, il n'y a pas si longtemps, le directeur général du Jewish Hospital.
    De grâce, aussi, cessons d'affubler le dit Castonguay du titre de père de l'assurance maladie: son opposition à ce projet au conseil des ministres de l'époque est un secret de polichinelle.
    Richard Lépine »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 23 janvier 2008 09h23
    Bizarre...la solution elle est là pourtant
    « Il y a déjà quelques temps lorsque le docteur Chaouli, je crois que c'est ça son nom, «obtint le droit d'ouvrir le privé», le journal de Montréal fit une de ses enquêtes à sensation (comme celle qui prouva qu'on rentre dans les usines de traitement d'eau de la ville de Montréal ou dans nos barrages comme dans un moulin, ou à l'intérieur de l'aéroport PET ex Dorval ) et il nous montra que, «plein de personnel infirmier», j'allais écrire infirmières mais on m'aurait traité de sexiste bien qu'il n'y avait que des gens de sexe féminin dans l'enquête, jouait sur les 2 tableaux pour se faire un bon «motton» de $ avec le privé tout en assurant ses vieux jours avec le service public.
    Elles travaillent 1 ou 2 jours pour le public, ce faisant, elles sauvegardent leur ancienneté, la retraite, le plan de bénéfices etc. et elles nous larguent pour aller se faire la piastre dans le privé le reste du temps. Bon, c'est pas toutes et tous qui font ça, mais si ce noyau était invité à faire un choix, entre le public ou le privé, après on pourrait agir.
    Là, on est coincé. Pourquoi tolérer une telle situation?
    Un travailleur de GM ne pourrait pas travailler chez GM le lundi et Toyota le reste du temps.
    Je ne parle pas des infirmières mises à la retraite qui reviennent généreusement boucher le trou laissé derrière elles à prix d'or, c'est la faute au gouvernement en premier. Merci au PQ et à Madame Marois, qui se targue de son «expérience» pour revenir au pouvoir.
    Vaut mieux quelqu'un sans expérience qu'avec une telle expérience, entre nous soit dit.
    Alors, prenons position et le problème sera vite réglé. Sans nuire à personne et en libre choix. Je ne crois pas que ce personnel «hybride» mettra longtemps à choisir entre le public et le privé. Après on verra s'il y a lieu de faire d'autres ajustements.
    Souvenons nous l'approche «problème-solution» de Descartes :
    Tout problème, peut se décomposer en petits problèmes faciles à résoudre.
    Qu'en pensez-vous? »

  • Claire d'Hennezel
    Abonnée
    mercredi 23 janvier 2008 09h46
    Refuser l'indigence
    « Il reste à assurer, comme dans d'autres pays -européens notamment-, une "couverture maladie universelle" indexée aux revenus des particuliers. Surtout, et cette remarque vaut aussi bien pour les universités, le succès d'un privé complémentaire au service public réside dans la capacité à doter décemment le réseau public. L'accès aux besoins fondamentaux en matière de santé doit primer. De toute façon, le réseau de cliniques privées (une autre question que celle des assurances complémentaires privées)ne peut être rentable s'il multiplie de petites structures devant chacune investir en capital. Ainsi, assez naturellement, il aparaîtra moins coûteux en termes de PIB de recourir à un public bien équipé, plutôt qu'à un système indigent. Cela implique de penser en termes macro car le PIb n'est pas le budget du gouvernement. Il faut donc veiller à ce que ce budget alloué à la santé ne soit pas grévé dans la manoeuvre. »

  • Eric Barnabé
    Inscrit
    mercredi 23 janvier 2008 13h18
    La RRSSS gère du béton
    « Je suis de Québec, la RRSSS a construit un centre d'oncologie qui était terminé mais pas ouvert parce que le budget d'opération n'était pas voté. Les malades, les administrateurs s'en foutent. Dans le même hôpital, ces administrateurs ont déménagés les patients du dernier étage pour se faire des bureaux neufs avec une belle vue sur Québec. Un bain orthopédique de 25,000$ a été acheté, mais pas installé parce qu'un budget de 1,500$ n'était pas disponible.

    Dans un autre hôpital de Québec (Hôpital LAVAL), il y a quelques années une équipe médicale a été complètement formée pour un nouveau bloc opératoire en cardiologie. Pas de budget de 1,5 M$. L'équipe a été démantelée. Pendant ce temps, la RRSSS déménageait dans des locaux dans un immeuble neuf construit par et pour eux. Pas d'argent pour les malades, mais pour le béton pas de problème. Il faut croire que 3000 pc de bureaux, ça ne se trouve pas dans Québec.

    Les accessoires et les outils des blocs opératoires ont été achetés à la construction des blocs opératoires, souvent il y a plus de 30 ans. Tout tombe en panne ou manque, ce qui provoqie l'annulation de près de 1 opération sur 3. La liste d'attente se prolonge parce qu'on ne soigne pas les malades.

    Quand vous avez un rendez-vous avec un spécialiste à l'hôpital, le seul sujet du personnel est l'horaire de travail. Tu travaille où demain ? Si l'autre entre au 5ième, je suis supposé travailler en médecine nuclaire. Même le personnel régulier vie au jour le jour.

    Je me demande combien de personnes pourraient être suivies avec les équipements et le personnel que nous avons si ils étaient bien utilisés.

    Les médecins d'ailleurs traitent combien de patients par année ? Est-ce mieux ou pire au Québec ? J'aimerais bien le savoir afin de comprendre si ce sont les médecins ou les gestionnaires qui sont le problème. Actuellement j'ai la conviction que le problème est la priorité des administrateurs qui n'ont pas la motivation pour inniver une structure trop crigide.

    Je ne veux pas de la gestion mur-à-mur du privé, mais je crois que seul un changement des techniques d'administration pourraient faire améliorer la situation. La syndicalisation et la sécurité d'emploi ne motivent pas les administrateurs à innover, ce qui nous pousse vers le privé.

    Eric Barnabé, usagé régulier des hôpitaux »

  • Maurice Monette
    Abonné
    mercredi 23 janvier 2008 14h18
    Retour ver$ le futur...!
    « Qu'on se souviennent ce qui a provoqué cette DI$ETTE dan$ le$ $y$tème de $anté soit, c'est qu'il n'y a plus de limite à la cupidité humaine depuis que karol wojtyla alias jean-paul II a fait ce$$er la $aine répartion régulière de l'argent dans le MONDE DÉMOCRATIQUE de la PLANÈTE, après chaque période ÉVOLUTIVE de quatre ans.

    Plein d'invention$ humaine$ pour thé$auri$er de$ million$, voire milliard$ et même plu$, ont été LA CAU$E de ce$ décrépitude$ carabinée$ du $y$tème de $anté. La privati$ation e$t peut-être une $olution pour certain$(e$) bien nanti$(e$) privilégié$(e$) mais, le SYSTÈME PUBLIC qu'on avaient avant ce août 1989, c'était un SYSTÈME ÉGALITAIRE.

    Depuis cette trite date, les gens n'ont que l'argent en tête et posent des gestes, jugements téméraires ou disent et pensent des choses qui n'ont plus que la CUPIDITÉ comme objectif FUTILE. Ainsi, ces ignares de notre conditions d'esprits / âmes incarnés(es) dans un corps physique ou véhicule charnel(le) n'ont plus aucun sens du respect, de la compassion et de la $age$$e, ce qui fait qu'on $'enfoncent de plus en PLU$ dan$ la GÉHENNE et par la privatisation toujours plu$ EXACERBÉE, on empirent la $ituation, puisqu'il n'y a plu$ de LIMITE$ à la CUPIDITÉ humaine.

    Si des gens sont dans des situations de déficit du point de vue physique, c'est qu'ils / elles n'ont plus de convictions de leur condition d'esprit ou âme incarné(e) qui doit se conduire selon un CODE d'INCARNATION (les COMMANDEMENTS de DIEU) qui stipule que NOUS devons toujours vivre en ayant l'AMOUR FRATERNEL de nos PROCHES et moins proches comme OBJECTIF. Mais, par la thé$auri$ation qui a envahies les populations depuis cette époque pas si lointaine, seule l'o$eille a de l'importance et le MONDE est entrain de se détruire par la $urexploitation que l'humanité en fait pour faire de l'argent, toujour$ plu$ d'argent...

    Donc, si le SYSTÈME de SANTÉ est si mal en point et que de plus en PLUS de gens auraient besoin de soins particuliers, c'est qu'on a perdu FOI en notre ÉTAT d'esprit / âme incarné(e) et qu'on agit sans RESPECTER le CODE de CONDUITE qui NOUS est transmis habituellement par l'ÉGLISE mais, cette DERNIÈRE a ce$$é de jouer son RÔLE de RÉGULATEUR depuis que karol wojtyla a posée son ERREUR de JUGEMENT en juin 89...

    Sans un "RETOUR à no$ ancienne$ $aine$ HABITUDE$ de PARTAGE", le FUTUR s'annonce des plus SOMBRE ! De LÀ l'expression "RETOUR ver$ le FUTUR" soit, RETOUR aux anciennes méthodes de $aine$ répartition$ régulière$ de l'argent dan$ le MONDE DÉMOCRATIQUE.

    Pour rendre plus concrètes ces RÉVÉLATIONS, je vais me citer en exemple. Donc, comme VOUS savez peut-être déjà car, ce n'est pas la première fois que je l'écris, étant devenu hémiplégique, suite à un accident d'automobile survenu le 16 décembre 1982, après vingt-cinq (25) années de travail ardu BÉNÉVOLE motivé par l'AMOUR FRATERNEL de mes PROCHES et moins proches, j'ai surmontés de tous les HANDICAPS causés par celui-ci. Même que, j'ai eue la "CHANCE" d'être privilégié pour recevoir et mettre en APPLICATION les GRANDES LOIS de la VIE INCARNÉE, qu'ON m'avaient transmises pendant la PHASE COMATEUSE du 16 décembre 82 au 03 janvier 1983.

    Alors, je confirme que NOUS n'avons rien à "tirer" du côté matériali$te de nos passages incarnés(es). Seulement avoir le néce$$aire pour BIEN VIVRE, devrait être l'OBJECTIF de nos PASSAGES ICI-BAS...! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    samedi 26 janvier 2008 16h30
    La place du privé
    « En santé, notre système fait même l'envie des américains qui s'en sont déjà inspiré. Il garanti l'accessibilité aux soins même aux plus faibles.

    Ce n'est pas vrai qu'on peut servir le privé et être disponible en même temps pour le public. C'est tout simplement mathématique.

    Si les médecins et plus spécialement les spécialistes ont grugé sur le privé c'est pour augmenter leurs honoraires.

    Il faut simplement apporter des modifications au système actuel, dont les rapports infirmiers(es) / médecins notamment. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
7 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009