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Robert Lemieux (1941-2008) - L'avocat du FLQ s'éteint

Brian Myles   22 janvier 2008  Québec
Le samedi 16 octobre 1971, environ 3000 manifestants arborant les couleurs des patriotes de 1837-1838, dont Michel Chartrand et Me Robert Lemieux sur notre photo, manifestent dans les rues de Montréal afin de souligner le premier anniversaire de l’imp
Le samedi 16 octobre 1971, environ 3000 manifestants arborant les couleurs des patriotes de 1837-1838, dont Michel Chartrand et Me Robert Lemieux sur notre photo, manifestent dans les rues de Montréal afin de souligner le premier anniversaire de l’imp
L’avocat et militant indépendantiste Robert Lemieux, un ardent défenseur des membres du Front de libération du Québec (FLQ), s’est éteint durant son sommeil à son domicile de Sept-Îles, dans la nuit de dimanche à hier.
M. Lemieux, 66 ans, a été retrouvé hier matin par sa conjointe, Johanne, inerte sur un sofa. Il s’était rendu récemment à l’hôpital en se plaignant de maux de tête et de problèmes de vision. Selon les premières constations des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), appelés sur les lieux en matinée, il s’agit d’une mort naturelle. Un décès qui prive le Québec d’un deuxième pilier des droits civiques, deux mois après le décès de l’ex-juge en chef de la Cour suprême, Antonio Lamer.

«C’est une curieuse coïncidence qu’il soit décédé le jour de l’anniversaire de naissance de Martin Luther King. C’était lui aussi un défenseur des libertés publiques au premier degré», fait remarquer l’ex-felquiste Paul Rose. Toute sa vie, Me Lemieux a gardé des contacts avec ses anciens clients du FLQ qu’il a entraînés dans de véritables procès politiques dans les années 70. «Il a fait ces procès en respectant les convictions des gens, et non pas en leur faisant nier leurs gestes, explique Paul Rose. Il avait beaucoup de respect pour l’engagement politique, social et culturel des accusés qu’il défendait.»

Dans la tourmente d’octobre 70
Reçu au Barreau en 1966, Robert Félix Lemieux était promu à une brillante et lucrative carrière d’avocat au terme de ses études parmi les «Anglais» à l’université McGill. Parfaitement bilingue, il décroche un poste au sein du cabinet O’Brien, Home, Hall, Nolan, Saunders, O’Brien et Smythe. En 1966, les Vallières et Gagnon d’un certain Québec en ébullition sociale et politique le détournent irrémédiablement de la pratique conventionnelle du droit. Le Comité d’aide au groupe Vallières-Gagnon, fondé par Jacques Larue-Langlois, cherche de l’aide. Pierre Vallières et Charles Gagnon, les deux principaux idéologues du FLQ, ont été arrêtés à New York lors d’une manifestation devant le siège social de l’ONU. Rapatriés au Canada, ils sont accusés de meurtre en raison de leurs écrits révolutionnaires (c’était avant l’adoption des chartes des droits).

Âgé de 25 ans, Robert Lemieux est «déprimé» chez O’Brien, Haume, Hall, Nolan, Saunders et Smythe. D’autant plus qu’il est un indépendantiste de la première heure qui milite au sein du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault. Il se tourne donc vers l’assistance judiciaire (l’ancêtre de l’aide juridique) pour obtenir des mandats au criminel. Il tombe par hasard sur le dossier de Vallières et Gagnon qu’il accepte de représenter. Le livre de Vallières, Nègres blancs d’Amérique, constitue à ses yeux «un chef-d’oeuvre de littérature révolutionnaire». Le jeune avocat mène avec succès son tout premier procès politique et il obtient l’acquittement des deux têtes pensantes du FLQ, ce qui lui vaudra d’être congédié du cabinet O’Brien, Haume, Hall, Nolan, Saunders et Smythe en 1968.

Me Lemieux gagne en notoriété lors de la crise d’octobre 1970, à la suite de l’enlèvement du ministre Pierre Laporte, en agissant à titre de négociateur du FLQ auprès du gouvernement. Il était hors de question qu’il se fasse conduire aux séances de négociation par des policiers de la Sûreté du Québec (SQ). Un jeune reporter judiciaire prometteur, Claude Poirier, devient donc son chauffeur attitré pendant la durée de la crise. La Loi des mesures de guerre, et l’emprisonnement de centaines de militants indépendantistes sans histoire de violence, constitue l’épreuve la plus pénible de sa carrière.

Robert Lemieux a payé un prix pour sa solidarité avec les felquistes. Avec Pierre Vallières, Charles Gagnon, Michel Chartrand et Jacques Larue-Langlois, il est accusé d’appartenance au FLQ et de conspiration séditieuse pour renverser le gouvernement du Canada. À la suite de l’acquittement de Gagnon et de Larue-Langlois lors d’un premier procès, les accusations contre les trois autres seront retirées au fil du deuxième procès. Me Lemieux défendra par la suite de nombreux membres du FLQ impliqués dans les événements d’octobre 70. «Les juges le haïssaient à mort. Il les avait tous contre lui, à part peut-être un ou deux. C’était un plaideur très humain, très authentique. C’était sa force. Un gars ne pouvait pas lui conter n’importe quoi», se souvient Paul Rose.

La célébrité pesait lourd sur ses épaules. Tombé sous le charme de Sept-Îles, ce Montréalais d’origine y déménage en 1974... pour ne jamais en revenir. Lemieux appréciait la mer, les kilomètres de plage sans fin et les grands espaces de la Côte-Nord. Il a vécu pauvrement de son propre aveu, en travaillant momentanément dans une station service, à une époque où il avait des ennuis avec le Barreau du Québec. Robert Lemieux a cependant pratiqué le métier d’avocat toute sa vie, notamment dans le droit du travail et le droit de la famille. Grâce à ses talents de négociateur, il a parfois ramené l’harmonie au sein de couples brisés en apparence, relate Paul Rose. «Ça ne lui donnait pas d’argent, parce que, là, il perdait sa cause. Mais c’était un homme de principe, un des rares avocats qui ne pensaient pas seulement à l’argent», affirme Paul Rose.

Robert Lemieux a continué de défendre certains clients à Montréal, dont Hans Marotte. En 1988, le jeune étudiant devait répondre de 86 accusations pour avoir déroulé une banderole sur la croix du mont Royal et vandalisé des commerces qui ne respectaient pas la loi 101. Me Lemieux avait très bien su demeurer dans le cadre légal, tout en faisant un autre procès politique, cette fois sur la survie du français, se rappelle Hans Marotte. Celui-ci a été condamné à des travaux communautaires pour 33 accusations de méfaits. Par un merveilleux tour de passe-passe, l’accusation la plus importante, concernant la bannière apposée sur la croix du mont Royal, a été retirée. Robert Lemieux avait réussi à semer la pagaille. «Plus personne ne savait à qui appartenait la croix. Plus personne ne pouvait dire si elle avait été donnée ou prêtée à la Ville par la Société Saint-Jean-Baptiste. Donc, il n’y avait plus de victime!», raconte Hans Marotte en en riant encore.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 22 janvier 2008 07h12
    Repose en paix, Me Robert Lemieux
    « Il a été la courroie de transmission qui a brassé la cage de nos politiciens très provinciaux et fédéraux à la fin de 1970 quand le sort fait aux Québécois n'était pas trop juste.

    C'est là que Pierre "just watch me" Trudeau nous a envoyé sa "canadien army" pour calmer une grande partie du peuple Québécois qui avaient commencé à montrer un peu trop de sympathie aux revendications des Felquistes, ce qui semble avoir favorisé la mort de Pierre Laporte dans cet atmosphère militaire d'arrestations multiples de nos poètes. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 07h12
    Merci de ne pas accepter, dans un silence complice...
    « Dommage que des patriotes comme lui nous quittent, jours après jours, sans que nous ayons les "gosses" de nous donner un pays. Franchement désolant. Pendant ce temps, on tape sur la tête des "irresponsables et dangeruex fauteurs de troubles" comme Pauline Marois...

    Merci Me Lemieux de ne pas avoir rampé, comme tant d'autres, en acceptant les miettes, dans un silence complice, de nos colonisateurs; parfois anglais,certes, mais trop souvent petits bourgeois parvenus canadiens-français. Car on colonise encore... Ô nation qui accepte d'exister à condition d'être unie à son bourreau, on colonise encore! »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 08h15
    rip
    « un de moins, dix de plus.
    Du moins espérons-le. La guerre sera gagnée. »

  • Carol Trottier
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 08h16
    Pour la bonne cause
    « On dirait le portrait de notre Gandhi québécois ! J'ai eu le privilège de le côtoyer pendant près d'un an,dans son bureau du deuxième étage face à l'hôpital St-Luc, entouré de la cellule du F.L.Q. Pas de fanatiques, des "prêts à mourir" pour la bonne cause. Il était un des leurs, leur ardent défenseur. Quarante ans plus tard, le sang coule à flot outre-mer, c'est aller plus loin que Sept-Îles pour défendre leur cause. Paul Rose aussi était un homme respectable : c'était le bon temps, malgré la poudrerie dans l'air. Viendra-il un temps, où on n'aura plus besoin d'avocats alors que seule la justice régnera ? Le Christ y croyait et est mort pour la Bonne cause.
    Combien de morts encore, avant que cela n'arrive ? »

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 09h10
    Il y a quelques années...
    « Entre 1975 et 1980, j'ai assisté à un congrès du Barreau du Québec au Château Frontenac de Québec. Ce fut le seul.
    L'un des panélistes était le juge Robert Cliche. Je ne sais pourquoi, mais il a souligné ainsi l'importance de Me Lemieux: les "accusés du F.L.Q." ont contacté plusieurs grands criminalistes pour être bien défendus, notamment moi-même, et il est curieux que le seul qui ait accepté soit Robert Lemieux". »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 09h18
    Je me souviens...des victimes
    « Qui se souvient des victimes de nos terroristes du FLQ? Moi JE ME SOUVIENS : Thérèse Morin (tuée en 1966) Walter Leja (estropié à vie en 1963), Mlle St-Germain (tuée en juin 70) et Pierre Laporte (octobre 1970)
    Sans parler des dizaines de bombes mises dans les boites à lettre, et divers endroits publiques qui auraient pu tuer plein d'innocentes victimes.Et sans parler de la Loi des Mesures de Guerre demandée par Robert Bourassa mais provoquée directement par le FLQ...

    Que M.Lemieux repose en paix, mais ce n'est pas du tout un héros pour moi. »

  • Fernand Foisy
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 09h22
    Je me souviens !
    « Je me souviens précisément d'un jeune, talentueux et redouté plaideur, Me Robert Lemieux, pendant ce qu'on a appelé «Les événements d'octobre 70»;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux qui travaillait sur un coin de table dans les bureaux du Conseil central de Montréal de la CSN à l'automne 1970, tout juste avant le fatidique 16 octobre 1970;
    Je me souviens de secrétaires dévouées du Conseil central qui tapaient, sans se plaindre, les longues plaidoiries que le jeune et fougueux avocat avaient rédigées à la main;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux qui travaillait tard dans la nuit sans s'inquiéter de la rémunération qu'il recevrait peut-être, un jour;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux qui mettait tout son coeur et toute son énergie au service des démunis sans se préoccuper des répercussions sur sa réputation d'avocat;
    Je me souviens du Barreau du Québec, qui sous les pressions des gouvernements libéraux autant au fédéral qu'au «provincial», avait laissé arrêté et emprisonné, dans l'exercice de ses fonctions, et laissé saisir les dossiers de l'un de ses membres en règle, Me Robert Lemieux;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux, qui, une fois libéré, se remettait au travail au même rythme, nullement impressionné par les forces gouvernementales répressives;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux qui, pour son grand malheur selon certains, épousait carrément la cause de ses clients dont il était souvent le dernier recours;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux, arrêté sous la loi des mesures de guerre de Pierre Elliott Trudeau, à qui j'apportais à la prison Parthenais, tout le matériel de bureau, y compris un dactylographe afin qu'il prépare, en compagnie de ses co-détenus, Michel Chartrand, feu Pierre Vallières, feu Charles Gagnon et feu Jacques Larue-Langlois, leurs défenses devant le juge Roger Ouimet;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux, détenu sans accusions formelles, pendant 4 mois à la prison de Parthenais, qui se présentait, portant la toge et ses boîtes de carton dans le box des accusés devant affronter seul, les représentants de la Reine les avocats Fed Kaufman, feu Gabriel Lapointe, Yves Fortier, feu Jacques Ducros, Jean-Guy Boilard et Bruno Pateras;
    Je me souviens d'un Robert Lemieux, libéré par le Juge Ouimet, après 4 mois de détention préventive, en février 1971, faute d'accusation formelle.
    Robert Lemieux, avocat, a payé chèrement de sa personne parce qu'il a commis le crime odieux de vouloir obtenir justice pour tous sans exception.
    C'est ce Robert Lemieux, grand patriote, à qui je veux, en ces quelques mots, rendre hommage aujourd'hui.
    Merci Robert !

    Fernand Foisy
    Ex Secrétaire général
    Conseil central de la CSN à Montréal »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 09h38
    Merci à Robert Lemieux
    « Robert Lemieux fut un de ces Québécois pour qui l'avenir du Québec français devait paser par la souverraineté. Les écueils que les fédérastes ont posé sur sa route ne l'a pas éloigné de ses convictions, comme ce fut le cas pour tant d'autres qui, aujourd'hui, prêchent le réalisme, c'est-à-dire le fédéralisme. Merci Robert Lemieux !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 09h48
    Les vrais ennemis :'' petits bourgeois parvenus canadiens-français''
    « Nous avons été quatre avocats à défendre les membres du FLQ et les gens accusés à tort d'en être membres. Parmi nous il y avait Me Bernard Mergler, juif anglophone, mais parfait bilingue, épris de justice et indépendantiste. Malheureusement, il est mort (lui aussi pauvrement) un beau matin au bureau. Comme lui dans sa communauté, Robert a été ostracisé toute sa vie par les bourgeois parvenus canadiens-français qui n'avaient et ont toujours pour seul objectif leur bien-être personnel. Il y a là aussi une raison pour son choix de vivre à Sept Îles.

    Bon voyage Robert. Tu auras été une des rares personnes à avoir vécu selon ton idéal et à avoir accepté d'en payer le prix. À nos guignols politiciens de tout acabit, prenez donc exemple sur cet homme, le Québec ne s'en portera que mieux. Au lieu de viser le pouvoir à tout prix, devenez donc des ''hommes politiques'' et non des politiciens de bas étage. Le respect se mérite et ceux qui t'ont connu, Robert, te l'ont donné et le garderont.

    Chacun de nous aura un jour à faire le passage. Certains auront la chance de le faire en paix d'autre non. On emporte avec soi ce que l'on a donné; tu ne manqueras donc de rien. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 10h44
    Un homme libre
    « Aux ignares qui revendiquent "Liberté je cris ton nom partout" je dit que voilà un homme libre, libre de faire ce qu'il croyait juste de faire et non ce qu'il avait envi de faire. L'Histoire devra se rappeler de ce fils de la liberté.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Francois Piazza
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 11h59
    Tu étais un homme libre ( François Piazza )
    « Robert,

    Dans un de ces hiers de la vie, on s'est connu et aperçu un peu apparenté par alliance. Homme libre, convaincu, persécuté par l'ensemble de la plupart de tes pairs, tu étais, le temps d'une parenthèse, fantasque et jovial comme si rien n'était. Pourtant cette liberté que tu défendais, tu l'a payé cher, Très.
    J'espère qu'au NoWhere Bar, tu vas retrouvé Jacques Larue-Langlois et nos copains du MDN, du Comité de défense des Prisonniers Politiques... face à la mer que tu aimais tant.
    « Il fait grand jour au large et nuit noire en nos coeurs»
    Salut »

  • Sylvain Basque
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 13h22
    Que la paix soit avec lui.
    « J'ai à peu près l'âge de Lemieux. J'ai été riniste, j'ai été péquiste. J'ai eu de grandes espérances. Mais nous sommes un peuple frivole et, je suis bien d'accord avec Steve Fortin, nous n'en avons pas. Lemieux me rappelle Chevalier de Lorimier: un homme honnête et généreux doté d'une réelle compétence mise au service d'une grande cause, celle de tout un peuple. Mais, comme l'écrivait Nietzsche, les faibles tuent les forts. Nous ne méritons pas Lemieux, Bourgault, Lévesque et leurs compagnons. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 13h23
    Je me souviens aussi...
    « J'avais oublié Wilfrid O 'Neil, un autre honnête québécois assassiné par le FLQ en 1963 »

  • Landry Lucien
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 15h12
    Réagir?
    « Le Devoir perd sa dynamique à ne pas nous montrer les réactions de ses lecteurs. Pourquoi réagir? »

  • Lemieux Line
    Inscrite
    mardi 22 janvier 2008 17h37
    Notre "Gandhi" national, notre "Martin Luther" national...
    « Les québécois qui me rendent fière d'être québécoise se comptent sous la dizaine. L'avocat Robert Lemieux est un ceux-là. Son intelligence n'a pas encore connu son égale.

    Line Lemieux »

  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 18h04
    C'est une page de notre histoire...
    « Je viens de lire ce beau texte en l'honneur de Robert Lemieux. Peu importe que l'on soit indépendantiste ou bien fédéraliste, force est d'admettre que son décès provoque, dans une certaine mesure, la fermeture d'une des rares pages de notre histoire collectif se rapportant aux évènements d'octobre 1970. Espérons que de tels évènements ne se répèteront pas dans l'avenir. »

  • Belleau Arlene
    Inscrite
    mardi 22 janvier 2008 19h38
    Me Lemieux, un homme libre
    « Me Lemieux, j'espère que vous avez enfin trouvé la liberté que vous avez toujours défendue. Ce fut un honneur que de travailler pour vous durant ces années. Vous laissez le souvenir d'un homme qui défendait ses convictions, un idéaliste, travaillant et défendant les "petits gens" pour presque rien et même, plus souvent qu'autrement, pour rien. Reposez en paix, je garderai de vous un très bon souvenir. »

  • carol guay
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 20h41
    merci Mtre Lemieux
    « quand, je vous ai connu à sept-iles en 1974, j'étais un ptit libéral, vous, le doc. Banville, Denis Perron et les autres indépendandistes, m'avez convaincu, que le canada bilingue n'étais pas ma patrie et ne le serais jamais, que seul un Québec libre pouvais nous permettre de vivre pleinement un pays, merci à vous et aux autres Perron, Banville, Ouellet, Paradis, Godbout et tous les autres indépendantistes de notre belle Cote Nord. En un québec pays, je crois, vive le québec libre »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    mardi 22 janvier 2008 23h07
    Dieu n'est pas le dieu des morts, mais des vivants.
    « Je joins mon nom au début des nombreux témoignages de reconnaissance post mortem du grand homme que fut Robert Lemieux.

    Le hic dans tout ça, et il faut encore le répéter: Quand réaliserons-nous que ce n'est pas une fois morts qu'il faut rendre hommage à non pionniers, mais de leur vivant?

    Dieu n'est pas le dieu des morts, mais des vivants.

    http://tribunes.forumslog.com »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 22 janvier 2008 23h17
    Hommages
    « Je suis attristé par sa disparition, mais je me dis qu'il a semé au sein de notre société un altruisme qui a fleuri. D'autres, plus jeunes, s'investissent maintenant tout autant que lui le fit dans la défense des droits. Pour certains, j'en suis convaincu, il aura servi de modèle. »

  • lemieux suzanne
    Inscrite
    mercredi 23 janvier 2008 00h56
    merci
    « La famille Lemieux tient à remercier du plus profond de nos coeurs vos nombreux témoignages de sympathies, de respect et d'amour. Il fut un grand homme public mais aussi un père généreux, un frère extraordinaire dont la passion et les convictions nous ont toujours inspirés. Ses libertés ont parfois été brimées, mais cela n'a jamais ralenti son ardeur pour la justice.
    Un merci particulier à M. Myles pour la justesse, le discernement et la finesse de son texte.
    Suzanne Lemieux »

  • hahn marie-gaelle
    Inscrite
    mercredi 23 janvier 2008 04h03
    Respect
    « Homme de conviction qui a payé cher d'être resté "droit dans ses bottes",il a défendu les plus affaiblis du système.
    RESPECT.
    Hommage à ces quelques hommes Honnêtes-Pierre Bourgault aussi- qui me gardent encore la fierté d'être un peu québécoise. »

  • Gabriel Bernard
    Inscrit
    mercredi 23 janvier 2008 12h41
    Trop d'hommages endommage...
    « Je respecte et respecterai l'opinion de tous celles et ceux qui ont rendu et rendront hommage à Me Robert Lemieux.

    Toutefois qu'il me soit permis de dire que dans l'article signé part monsieur Brian Myles dans Le Devoir du 22 janvier un rapprochement quelconque entre le parcours juridico-social de l'ex-juge en chef Antonio Lamer et celui de Me Lemieux est plutôt hirsute..

    D'autre part une caution venant de l'ex-felquiste Paul Rose ne constitue pas , je crois, la référence par excellence.

    On doit reconnaître que Me Lemieux a toujours été un homme de principe. Mais il aurait été souhaitable que le chroniqueur Brian Myles eût exprimé dans son article dithyrambique un jugement critique plus aiguisé........

    Gabriel Bernard
    Outremont »

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