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Montrer les dents

Michel David   15 janvier 2008  Québec
L'humeur maussade du premier ministre Charest n'était pas feinte à l'issue du souper auquel Stephen Harper avait convié ses homologues provinciaux au 24 promenade Sussex, vendredi soir dernier. À tous égards, le programme fédéral pour venir en aide au secteur forestier et à l'industrie manufacturière est décevant pour le Québec.

Il n'y a pas si longtemps, M. Charest aurait pourtant réussi à y voir un «pas dans la bonne direction» ou encore une «ouverture à la négociation», comme Benoît Pelletier l'a fait l'automne dernier quand M. Harper a proposé une limitation au pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dont les modalités en faisaient un véritable attrape-nigaud.

Il est vrai que le premier ministre canadien semble penser qu'il en a assez fait pour démontrer l'ouverture de son fédéralisme, mais plusieurs de ses initiatives avaient déjà un caractère largement symbolique.

L'octroi au Québec d'une toute petite place au sein de la délégation canadienne à l'UNESCO ne valait certainement pas ces cris de joie. Habitués à l'intransigeance qui caractérisait les libéraux, on a semblé prendre pour une grande concession ce qui relevait plutôt de la simple bienséance.

Certes, le ton est plus conciliant, mais la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes n'a pas plus de portée juridique que la motion de Jean Chrétien sur la «société distincte». Cela ne saurait compenser la perte de poids politique qui résultera de la diminution relative du nombre de députés en provenance du Québec.

La grande différence depuis quelque temps est que M. Charest semble avoir décidé qu'il ne tentera plus de faire passer les vessies pour des lanternes, laissant plutôt à Mario Dumont le soin de faire l'apologie du gouvernement fédéral.

***

On peut comprendre que M. Harper ait été irrité de voir les 700 millions supplémentaires accordés au Québec au titre de la péréquation engloutis dans des baisses d'impôt. Cet épisode a manifestement été un tournant dans les relations entre Québec et Ottawa. Par la suite, on n'a plus entendu M. Harper vanter les mérites de M. Charest et l'importance de sa contribution au maintien de l'unité canadienne.

Après des années de lamentations sur le déséquilibre fiscal, le premier ministre canadien a sans doute eu la désagréable impression d'avoir été le dindon de la farce. Il n'est pas étonnant qu'il se montre maintenant si pingre et tienne à ce que les fonds fédéraux destinés aux provinces soient répartis sur une base par personne.

Si M. Harper a été indisposé par cette affaire, M. Charest peut aussi avoir le sentiment de ne pas avoir tiré tout le bénéfice politique qu'il pouvait espérer de son amitié avec son homologue fédéral.

Un an de lune de miel avec les conservateurs a abouti à l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire à Québec. Soit, le bilan mitigé du premier mandat a sérieusement hypothéqué la campagne libérale, mais il faut bien constater que montrer les dents devant Ottawa ne semble choquer personne, bien au contraire.

Un des principaux handicaps de Jean Charest depuis qu'il est devenu chef du PLQ a été de ne pas être perçu comme un défenseur suffisamment acharné des intérêts du Québec par rapport au reste du Canada, et plus particulièrement par rapport à Ottawa. À des degrés divers, ses prédécesseurs ont eu le même problème, mais aucun n'a vu sa loyauté envers le Québec remise en question à ce point.

Il est vrai que, pendant des années, la crainte d'apporter de l'eau au moulin souverainiste a eu un effet paralysant sur le PLQ. M. Charest avait été expédié à Québec précisément pour barrer la route à Lucien Bouchard, et la perspective d'un autre référendum était comme une épée de Damoclès qui retenait les fédéralistes québécois de dénoncer, comme plusieurs en auraient eu envie, les exactions des libéraux de Jean Chrétien.

Cette menace étant écartée pour l'avenir prévisible, M. Charest a tout le loisir de se faire l'écho du consensus québécois avec d'autant plus de crédibilité que personne ne peut l'accuser de sabotage.

***

Mario Dumont a claqué la porte du PLQ en 1992 parce qu'il trouvait que Robert Bourassa avait trahi les intérêts du Québec en signant l'accord de Charlottetown, mais on a parfois l'impression que la proximité du pouvoir le rend lui-même moins exigeant.

Au moment au l'ADQ était au sommet de sa popularité, en septembre 2002, il avait semé la consternation au Québec et la joie à Toronto en déclarant devant les membres du Canadian Club que la question constitutionnelle avait disparu de son écran radar.

On croyait que la leçon avait porté. Jouer au béni-oui-oui ne lui réussira pas mieux qu'en 2002. Depuis qu'il est devenu chef de l'opposition officielle, on a bien du mal à retrouver les accents autonomistes d'avant les élections du 26 mars. Devant le gouvernement Harper, il semble avoir perdu tout sens critique.

À l'annonce du plan conservateur, jeudi, le leader parlementaire de l'ADQ, Sébastien Proulx, était ravi: «J'ai compris que M. Harper avait donné suite à l'engagement qu'il avait pris à Rivière-du-Loup.» Si M. Charest trouvait qu'il n'y avait pas assez d'argent pour le Québec, il n'avait qu'à mieux négocier!

Vendredi, quand il s'est rendu compte que tout le monde au Québec sauf l'ADQ jugeait l'aide fédérale insuffisante, M. Dumont a senti le besoin de corriger le tir. Il faudrait 100 millions de dollars de plus pour le Québec, convient-il maintenant, mais il appartient à M. Charest de plaider pour les obtenir. Autrement dit, s'il échoue, ce sera sa faute et non celle de M. Harper. Pas fort.

mdavid@ledevoir.com






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  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 08h06
    La politique de la mendicité.
    « Tant que le Québec va envoyer plus de 40 milliards à Ottawa annuellement pour qu il envahissent ses juridictions, on aura jamais les conditions nécessaires pour se donner un stratégie d'état cohérente et donc performante. C est le prix à payer pour être un demi état annexé à un autre. Les pays d'Europe du Nord sont les plus performants au monde en matière de création et répartition de richesse, le Québec a les mëmes caractéristiques, qui lui manque t il pour ëtre aussi performant: Un stratégie d'un état cohérente qu on ne peut avoir qu en étant un état optimal.Maintenant j'entend un commentaire dans la salle; quelqu un me dit que j oublie de comptabiliser le montant que le Québec perdra s il sort de la cage à castor canadienne. Une étude de STACAN démontre que le gain net que le Québec (2004)tire de la fédération est de 2,1 milliards $. Ce manque à gagné peut être compenser par le gains (2,5 milliards $)fait par l élimination des dédoublements si on sort de ce système dysfonctionnel. Le vrais gain pour le Québec serait d avoir enfin entre ses mains l ensemble de ses leviers, prérequis indispensable pour se donner une stratégie d état cohérente et performante (état optimal).

    Un grande partie de cette récupération de nos leviers de développement pourrait être réaliser avec le programme que l ADQ propose . Sauf que ce programme suppose qu il soit défendu par un leader qui a un minimum de sens de l État,avec un minimum de carrure, malheureusement Mario n aucun sens de l état donc aucun centre de gravité (girouette) et n aura jamais la colonne pour défendre les intérêts supérieurs du Québec. Il nous fera perdre un temps précieux avec sa lubie néo créditiste. Et non on a pas fini de pratiquer une politique de la mendicité envers l'état qui nous a annexé. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 08h15
    Montrer le dents ne marche plus!
    « Stephen Harper a compris que les demandes des gouvernements du Québec, péquistes ou libéraux, sont comme des spirales sans fin. Le client Québec n'est et ne sera jamais satisfait. Mais le levier de la menace sécessionniste n'est plus. C'est à Jean Charest et à son gouvernement de faire maintenant preuve d'imagination et de détermination pour aider les travailleurs québécois en sérieuse difficulté dans quelques secteurs. Le vieux refrain de la "faute à Ottawa" ne marche plus. Mais évidemment, pour un souverainiste, tout sera réglé avec la sécession... »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 08h51
    Depuis le temps qu'on prend le reste du Canada pour des cons...
    « ...fallait bien que ça arrive.
    La gaffe c'est et ce sera toujours; de la part du Québec, d'invoquer la non ingérence du Fédéral dans nos programmes spécifiques où NOUS SEULS sommes «avons la compétence»!
    On se «fout» le pognon reçu pour le besoin «X» dans les poches et on l'assigne à «Y».
    Et après on veut être crédibles et respectés.
    De plus, la place à l'UNESCO ça m'a toujours fait rigoler et c'est plus une insulte qu'une faveur que cet octroi.
    Si les temps ont changé, la mentalité de petit n'a pas quitté la presse Québécoise sinon on aurait hurlé à l'insulte devant cet octroi au lieu de se sentir flatté.
    Ça me fait penser à cette blague d'Yvon Deschamps (remonter dans les années 60) qui disait que son boss (Anglais de Westmount) était bien gentil de lui prêter, par cette chaude journée de juillet où il devait se consacrer à son party, sa tondeuse flambant neuve (vous vous rendez compte de la marque de confiance) pour couper (gratuitement en plus) le gazon (immense). En remerciement le boss a même trouvé le temps de lui apporter une bière (chaude) et de boire un coup avec lui (le boss en avait une glacée). Quelle belle marque de confiance il lui faisait! Ben, on n'a pas changé, «on est petit» sauf que c'est des places bidon et autres foutaises qu'on nous refile et on applaudit et ça marche! »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 08h52
    L'aide au secteur forestier
    « On peut difficilement blâmer M.Harper de lier son engagement à aider le secteur forestier uniquement si son budget de 2008 est adopté à la Chambre des Communes. En effet, cette aide ne peut être accordée que si elle se situe à l'intérieur d'un budget. Or, que je sache, elle ne peut être accordée à l'intérieur du budget de 2007 à moins de créer un déficit budgétaire.

    Paul Lafrance
    Québec »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 09h19
    Le loup édenté de Rivière-du-Loup.
    « À la dernière chasse provinciale du Québec, la bergerie a frôlé la catastrophe.

    Le loup et sa meute de louveteaux dirigés par Picotte,le loup sans voix, se sont dirigés vers la grande ville.

    La troupe de scouts préférée du scribe à trois pistoles n'est pas parvenue à faire leur pisse autour de tout le territoire. Ils n'ont pas traversé les eaux de peur de se mouiller la queue.

    M.Dumont vieillit mal. Les Insulaires ont vu les loups les encercler avant aujourd'hui.

    Hurler à tout vents ne fait plus peur aux brebis égarées.

    En attendant la prochaine chasse, écoutons-le tenter d'ajuster leurs hurlements.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 09h47
    Depuis le temps que le reste du Canada nous prend pour des c...
    « De toutes façons, il n'y a rien à espérer des "fédérastes", expression inventée jadis par Guy Tardif, plusieurs années avant qu'in ne fût ministre... Et il ne l'appliquait pas qu'à ceux d'Ottawa! »

  • Jean-Marie Bergman
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 10h19
    Il n'y a pas de consensus québecois
    « La notion selon laquelle il y aurait un consensus québecois- une sorte de separatisme mou- est complètement fausse. Beaucoup de québecois, y compris des francophones, prèfèrent de beaucoup un dialogue permanent entre politiques fdéraux et provinciaux pour se protéger des dérives totalitaires éventuelles des uns ou des autres. La vraie valeur de la fédération est d'empêcher souvent (maheureusement pas toujours) les plus grossières discriminations. »

  • Roger Dion
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 11h20
    Harper le grand manipulateur//menteur/
    « Bravo les gens se réveillent, et voient HARPER comme il est vraiment, un manipulateur avec la complicité de CHAREST et DUMONT, a la dernière élection provincial.
    HARPER a joué avec CHAREST en rencontrant DUMONT en particulier avant l élection et DUMONT est devenu autonomiste pour nuire aux PARTI QUÉBÉCOIS mais
    /la grenouille / a DUMONT a grossi et il a pensé être /le boeuf/au pouvoir, voila l erreur fait par CHAREST, de baisser les impots, a la fin de la campagne électoral.
    Le chef conservateur, a joué avec les deux chefs de parti aux QUÉBEC, CHAREST a comprit le manège trop tard avec des promesses de l'UNESCO dans le coridor LA NATION QUÉBÉCOIS qui ne veut rien dire ,le DÉFICITE FIXCAL , quelques centaines milliers dollars, tout est réglé quand le fédéral nage dans les surplus de dizaines MILLIARDS DE DOLLARS.
    CHAREST a compris, que les électeurs voient de plus en plus, les manipulation de HARPER, et son intérêt est de s éloigner de HARPER /L USIONNISTE/.
    Nous le voyons encore avec l argent donné aux province a quel condition l enquète sur MULRONY une demi enquète après ca et ca .OUI il est temps que les gens voient ses manipulateurs HPER DUMONT et CHAREST qui voudrait bien se dissocier des deux autres.
    ROGER MONTREAL »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 12h09
    Rentrer la queue ?
    « S'il ne faut plus montrer les dents, comme le prétend monsieur Lebel, peut-être vaut-il mieux se rentrer la queue entre les deux jambes pour se faire mieux baiser par le fédéral qui accumule des surplus faramineux avec la caisse de l'assurance-emploie pendant que nous jouissons de baisses d'impôts et d'un réseau scolaire endetté avec des infra-structures en lambeau ?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 13h22
    Ça va passer ou ça va casser !
    « Qui peut faire mieux, dans l'actuelle conjoncture de la famille canadienne éclatée? Qui mieux que le modéré et magnanime Stephen Harper peut sortir le Canada du bourbier scandaleux des Commandites, du marécage infesté Mulroney/Aibus/Schreiber, des engagements spécieux afghans qu'avait pris le PLC, de la surexploitation et des abus des impôts et des taxes, des élans nationalistes du Québec, le libre-échange ne fonctionnant que dans le sens unique et au rythme des idées fixes des états-unien, etc., etc. ? Dion et son clan ? Jamais. Layton et son Lieutenant québécois ? Pas sérieux. Duceppe et sa gang de bénéficiaires des gracieusetés du Canada qu'ils tentent de faire sauter ? Pure délire. Les White, Wardlow, Fogal, Figueroa, Gray, Brisson, Longley, Smith, Parsons, Harris et Christie ainsi que les fantômes de leurs placards, tous réunis ? On se croirait à la terre de feu.

    Les attitudes d'assistés sociaux quémandeurs incorrigibles ainsi que les boutades et les écarts de langages que chérissent et recherchent les médias et que se permettent avec une ostentation injustifiée, pour des fins de visibilité plutôt que de notoriété et respectabilité, les Premiers Ministres de l'Ontario, du Québec et de Terre-Neuve, ne contribuent en rien à l'amoindrissement des effets pervers du déséquilibre fiscal d'une Fédération devenue outrageusement centralisatrice, sous les libéraux de Trudeau et de Chrétien.

    Le Canada de Stephen Harper a l'allure d'une grosse entreprise familiale qui doit se remettre des coups et contre-coups d'une droite caviar libérale extrémiste. Une grande famille reconstituée dont certains membres, ayant très mal vieilli, sont devenus hargneux, acrimonieux et belliqueux, totalement incontrôlables, absolument insatiables et quasiment invivables ? Pour le plus grand bien de toute la population canadienne, les «grands ados gâtés et chaotiques» de la politicaillerie provincialiste et à courte vue, mériteraient une convocation au sommet et une solide semonce. Et, les tapageurs excessifs que sont Terre-Neuve-et-Labrador et Québec, mériteraient de se voir intimés de mettre fin à leur marginalité de rebelles, tout aussi insolents qu'obsolètes, au risque certain d'être expulsés de la Fédération. Que ça vienne d'Ottawa ou des «buttons» de la bergerie québécoise, il est plus que temps que les insupportables tensions que fomentent les importuns transfuges et les pénibles trouble-fête, viennent à une fin.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • David Sanschagrin
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 15h57
    Jean Charest l'autonomiste?
    « Il semble qu'à chaque fois on doit réinventer la roue. Je m'explique. Nous ne comprenons toujours pas que cette fédération ne répond pas adéquatement aux besoins du Québec, mais qu'elle répond plutôt à ses propres impératifs, et de plus, qui peut être mieux placé, socio-économiquement et géographiquement, que le gouvernement du Québec pour répondre à nos besoins? Peut être que M. Charest est rendu au bout de ce cycle, comme un Bourassa ou un Lévesque avant lui, qui pourra l'amener à conclure que le fédéralisme actuel ne nous réussit pas et que devoir tendre la main est plutôt infantilisant. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 16h08
    Le rêve s'est éteint, soyons réaliste
    « À lire Jean-Claude Pomerleau, la mendicité du Québec sera réglée par l'indépendance. Erreur monumentale...

    La péréquation est la mesure exacte de notre "dépendance financière" envers le Canada. Même Terre-Neuve et son exploitation du pétrole "off-shore" nous dépasse économiquement, nous faisant glisser au huitième rang canadien au niveau richesse. On parle de 8 milliards par année et l'on doit rajouter le déséquilibre fiscal de 2,3 milliards en 2007. C'est loin du 2,1 milliards de notre cher Monsieur Pomerleau.

    Oui, il y a dédoublement mais a t'on évalué que la fonction publique fédérale demeurant au Québec devra être intégrée à l'autre fonction publique. Les fonctionnaires fédéraux seront en surplus dans certains domaines et nous devrons assumer leur fond de pension. Effectivement on est loin des économies r^bées par notre cher Pomerleau.Puis nous auroins de nouvelles responsabilité tels l'armée, les postes, les douanes, l'assurance-emploi, etc... Que penser du « fond de pension du Canada » auquel nous ne contribuons pas et que nos ainés recoivent mensuellement à partir de 65 ans un chèque avec un flag rouge dessus. Allez vous couper cette siource de revenus à nos ainés ? Car il faudra le financer seul après la séparation.

    enfin, il y a le débat sur la répartition de la dette fédérale qui sera ardu au point où Mme marois parle d'une période de flottement de 5 ans. Comment vivra t'on pendant ce 5 ans ? Tous les savants calculs des péquistes arrivent à 19% absorbés par le Québec alors que le fédéral réclamera au départ 30%" Chaque écart de 1 % représente des millards à supoporter. Ca aussi c'est pas dans les chiffres de nos illusionnistes. Imaginons qu'on se ramasse à 24 % soit le niveau de la population actuelle. ce 5 % non prévu représente par année un déboursé supplémentaire de 2,5 milliards. Wow, Monsieur Pomerleau, il en manque, on va le trouver où? On va mettre nos BS à l'oeuvre ? À faire quoi?

    La réponse sur la période de flottement est dans le geste de Jacques Parizeau au référendum de 1995 où il avait rendu liquide 18 milliards de la caisse de dépôt et l'avait placé dans un compte de banque à Toronto pour pallier aux soubresauts des lendemains. Avec les années, c'est tous les fonds de la Caisse de dépôt, notre bas de laine collectif, qui va y passer soit 80 milliards. Est-ce que c'est ca que Monsieur Pomerleau désire ? Vivoter 5 ans et ensuite devenir un pays pauvre.

    L'État providence a créé un peuple dépendant et non indépendant. On a tué l'esprit d'initiative d'un peuple et maintenant on chiâle. Trop tard, le baby boom des années 70 est rendu au seuil de la retraite et la génération X n'est pas en mesure de prendre la relève et les responsabilités. Renée Claude chantait: C'est le début d'un temps nouveau, la moitié des gens n'ont pas trente ans, etc... Oui, en 70 on avait la main d'oeuvre et la volonté, elle s'est esmoustillée au fil de l'attente et maintenant la relève n'est pas au rendez-vous. Les jeunes pensent chacun pour soi et ont été tellement couvés par le suystème qu'il n'ont plus la ferveur que nous avions. Le rêve s'est éteint...

    Soyons réalistes et unissons nous au lieu de nous déunir surtout à l'heure où les pays se regroupe en bloc comme en Europe avec une monnaie commune : l'Euro, des frontières permettant la libre circulation des biens et un gouvernement européen en gestation, C'est l'antithèse de la séparation. Ici au Québec, on a des gens à contre-courant comme Monsieur Pomerleau. Son esprit nostalgique et revenchard n'a pas de solution viable à l'heure de la mondialisation à moins qu'il immigre en Chine...


    Je crois que Monsieur Charest a le devoir de nous démontrer que le Conseil de la Fédération est une instance crédible capable d'infléchir le gouvernement central dans un dialogue d'égal-à-égal comme l'esprit des pères de la Confération en tout erespect des particularités de chacun. Monsieur Charest a raison d'être de mauvaise humeur, Harper se montre obtu et intransigent au lieu d'être ouvert et conciliant.

    Le fédéral est la créature des provinces et non l'inverse. De quoi faire rougir Harper de honte d'imiter les libéraux en matière de relations internes au Canada. Le ONE CANADA C'est Trudeau pas Haroper qui préconisait ca... »

  • loiselet
    Abonné
    mardi 15 janvier 2008 20h35
    Bon édito.
    « Le dernier paragraphe est aussi très pertinent. »

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