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Maison du partage d'Youville - Une banque alimentaire menacée de fermeture à la veille des Fêtes

Louise-Maude Rioux Soucy   21 décembre 2007  Québec
La famille de Myriam Kelso a ses aises à la Maison du partage d'Youville où elle a trouvé bien plus qu'une banque alimentaire. Mais à moins d'un retournement de dernière minute, celle-ci devra faire comme des centaines d'autres ménages et mettre une croix sur ce baume devenu essentiel.

À quatre jours de Noël, les coffres de la Maison du partage d'Youville, dans le sud-ouest de Montréal, sont désespérément vides. Toutes les réserves ont été épuisées et ses administrateurs se préparent au pire, soit à la fermeture, à plus ou moins brève échéance.

Techniquement, la direction s'apprêtait à mettre la clé sous la porte aujourd'hui même, à défaut de pouvoir mettre la main sur les 60 000 $ nécessaires pour couvrir les frais de la ressource jusqu'au 31 mars 2008. La ministre Marguerite Blais a toutefois réussi à rassembler 23 000 $ qui lui permettront de reporter la fermeture de quelques semaines encore. Un «cadeau de Noël inespéré» mais insuffisant pour sauver la banque.

La perspective est d'autant plus crève-coeur que l'organisme ne manque pas d'aliments, ni de vêtements ou de meubles d'ailleurs. «En fait, nous sommes encore capables de les livrer et nous pouvons encore offrir du soutien psychosocial et des activités éducatives. Mais on n'a plus rien dans nos coffres pour payer le loyer et assurer le financement de l'infrastructure», explique la directrice générale de la banque, Madeleine Daoust.

Pour les centaines d'habitués, réguliers ou non, cette perspective est tout simplement alarmante. «Avec les revenus que nous avons et le loyer que nous payons, personne ne pourra prendre la chose à la légère et aller à l'épicerie acheter ce que la Maison nous procurait. Et personne d'entre nous n'a envie de se retrouver avec un frigo complètement vide. Juste d'y penser, c'est désespérant», raconte Myriam Kelso.

Elle n'est pas la seule à s'en inquiéter. Si la Maison doit se résoudre au pire, 370 familles perdront leurs soupapes de sécurité et 1700 autres ne pourront plus s'habiller et se meubler convenablement. Sans oublier tous ceux qui frappent à la porte de la Maison en situation d'urgence. «Quand quelqu'un arrive chez nous et dit: "j'ai faim!", on se rend compte que ça n'est généralement que la pointe de l'iceberg», confie la directrice générale.

Briser l'isolement

Tous ceux qui demandent de l'aide ont donc accès à des denrées de première nécessité, mais aussi à un suivi étroit et personnalisé. À la Maison du partage d'Youville, l'objectif est d'abord d'outiller les gens afin de les aider à améliorer concrètement leurs conditions de vie. Ceux-ci sont également invités à prendre part aux activités de la banque, à titre de bénévoles.

C'est justement de cette manière que Pierre Bourdon est devenu un des bons samaritains qui donnent son coeur et son âme à la Maison d'Youville. Auparavant, il lui aura fallu passer par une véritable descente aux enfers. «C'est la Maison du partage qui m'a aidé à recommencé à vivre. Maintenant, je suis en processus pour réintégrer le marché du travail et je m'implique régulièrement pour redonner un peu de ce que j'ai reçu.»

Mais pour que M. Bourdon puisse continuer à donner au suivant, la direction de la banque aurait besoin d'un montant de 250 000 $ par an. Or, même si on réunit la subvention du ministère de la Santé et des Services sociaux, l'allocation de Centraide — qui a fondu de 22 000 $ en 2006 — et les dollars amassés dans la communauté, le trou béant de 60 000 $ reste intact.

La direction espère toutefois que le temps des Fêtes saura inspirer des solutions porteuses. Elle fonde aussi un peu d'espoir dans la député de Saint-Henri-Sainte-Anne. Marguerite Blais s'est en effet engagée à revenir à la charge en janvier afin de trouver un moyen de sauver cette banque, qui dessert les quartiers de Pointe-Saint-Charles, Saint-Henri et Petite-Bourgogne.

Si Québec consent à délier les cordons de sa bourse, il faudra toutefois que cela se fasse en surplus, a prévenu Mme Daoust. «Si jamais on décidait de financer notre organisme à la hauteur de nos besoins, il ne faudrait pas que cela se fasse aux détriments des autres organismes, comme c'est arrivé dans le passé.»

La Maison du partage d'Youville est un organisme à but non lucratif qui compte cinq salariés, 55 bénévoles et 56 participants aux programmes de travaux compensatoires. Elle compte sur un réseau solide de donateurs, dont 15 en alimentation et cinq fournisseurs de vêtements ou de meubles. Elle a aussi l'appui d'un peu plus de 200 donateurs particuliers.






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  • Parisien Jaque
    Abonné
    vendredi 21 décembre 2007 06h27
    Urgence d'agir!
    « Je ne sais pas ce qu'en pense les lecteurs du journal, mais je trouve tout à fait inacceptable la fermeture de cette maison. Le Québec, malgré ce qu'en disent plusieurs, est quand même riche en ce sens que nous avons les moyens d'assurer le minimum aux démunis. Que l'on cesse de soigner les grosses compagnies et, de grâce, que l'on cesse de me promettre des réductions d'impôt et qu'on réinvestisse dans les organismes sociaux. Je peux fort bien me passer d'un téléviseur haute définition si je sais que cet argent colmatera les brèches de notre dignité. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    vendredi 21 décembre 2007 11h50
    Largent est devenu le seul objectif
    « Depuis juin 1989, depuis que karol wojtyla alias jean-paul II a fait cesser la $aine RÉPARTITION MONDIALE RÉGULIÈRE, après chaque période de quatre (4) années d'ÉVOLUTION de la GENT HUMAINE, plein de riche$$e $e $ont bâtie$ dan$ le MONDE ENTIER mais, la PAUVRETÉ est devenue de plus en PLUS CRIANTE.

    Cette triste situation ne fait qu'empirer et deviendra pire que PIRE dans les années qui viendront, à moins que l'humanité réalise ce NON-SENS INVOLUTIF et que la $aine répartition de cet argent ne recommence comme à cette époque quand même pas si lointaine. En ce temps, question de s'assurer de la PROBITÉ des agents qui veillaient à prendre en charge cette $aine RÉPARTITION aux divers GOUVERNEMENTS DÉMOCRATIQUES de la TERRE ENTIÈRE, c'étaient les membres de l'ÉGLISE CATHOLIQUE, le PAPE en étant le CHEF de FILE, qui s'occupait de CELLE-CI.

    Mais, depuis plus de dix-huit ans, la CUPIDITÉ HUMAINE a été glorifiée/déifiée. Alor$, certain$(e$) bien NANTI$(E$) n'ont ce$$é d'accumuler ce$ riche$$e$ à coup de milliard$ et même plu$, ce qui a eue pour triste conséquence de rendre ce VICE de la CUPIDITÉ AVIDE re$pon$able de la PAUVRETÉ sans cesse grandissante. Cette situation déplorable est LA PRINCIPALE CAUSE de toute les déchéances telles que celles dont Madame RIOUX SOUCY fait mention.

    D'où, la seule solution possible serait de remettre effective la LIMITE qu'il y avait à cette CUPIDITÉ AVIDE humaine, à la FIN du MILLÉNAIRE PRÉCÉDENT soit, qu'après quatre ans de tergiver$ation$ diver$e$ de la population DÉMOCRATIQUE de la TERRE ENTIÈRE, une LIMITE de$ riche$$e$ po$$ible$ qu'un(e) humain(e) peut cumulée$ soit RÉTABLIE. Le$ Surplu$ récupéré$ étant réparti$ équitablement entre TOU$ le$ GOVERNEMENT$ DÉMOCRATIQUE$ de cette TERRE qui était toujours d'ÉMERAUDE, avant qu'une petite portion de richard$(e$) ne $urexploite CELLE-CI.

    En faisant une telle répartition RÉGULIÈRE, des cas désespérants comme la "MAISON du PARTAGE d'YOUVILLE" n'existeraient pas et la MALHONNÊTETÉ serait réduite de beaucoup, les gens comprenants que ÇA ne veut RIEN dire et que c'est de CELLE-CI qu'on doient s'EXTIRPER si on veut ACCÉDER à de meilleures conditions vitales...

    C'est ÇA ÉVOLUER ! »

  • lili sauvageau
    Inscrite
    vendredi 21 décembre 2007 19h30
    Mireille Grenier, intervenante.
    « Il est tout à fait dommage de constater l'appauvrissement des moins nantis dans leurs besoins essentiels. Ce n'est pas parce que nous sommes assis confortablement au chaud, dans notre fauteuil préféré qu'ils n'existent de gens qui ont froid, qui ont faim. Je n'ai cependant pas de moyens financiers pour les aider à la juste valeur de ce que la demande exige. Ma bourse ne le permet pas. Mais il me semble qu'on paye tellement cher au Québec en taxe comme travailleurs pour traiter avec diligence ceux et celles qui sont reconnus socialement pour aider les plus pauvres d'entres les plus pauvres.

    *Sachons que nous reconnaissons une société à la mesure dont elle traite ses moins nantis*. Première phrase entendus lors de mon cours universitaire en 1984. Bonne chance à tous ceux qui gravitent autour de la maison Youville et Lumière à ceux qui doivent prendre des décisions d'ordre financière. »

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