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Changement théorique

Marie-Andrée Chouinard   13 décembre 2007  Québec
Ajustement cosmétique ou révolution? Alors que la commission Bouchard-Taylor va fermer ses micros, le gouvernement Charest veut ajuster la Charte québécoise des droits et libertés pour rappeler l'importance de l'égalité entre les hommes et les femmes. L'intention est noble, le geste louable. Mais ce rappel à l'ordre laisse en suspens encore trop d'iniquités.
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    13 décembre 2007 06 h 20
    Enfin, pourquoi le droit ne protège-t-il pas encore les salariés "sifflant la fin de la récréation" (whistleblowing)
    À mon avis, privilégier une valeur au profit d'une autre en modifiant en conséquence la Charte des droits et libertés de la personne ne servira à rien. Voici pourquoi.

    D'abord, la Charte canadienne des droits et libertés de la personne est prioritaire à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et toutes deux prohibent la discrimination sexuelle.
    Ensuite, les chartes ont besoin de lois et règlements pour assurer leur application, notamment dans le monde du travail. Au Québec, les salariés victimes de représailles patronales fondées sur le sexe, comme toutes les autres d'ailleurs, voient souvent leurs causes prendre plusieurs années avant d'être analysées, réglées et éventuellement tranchées par la Commission des normes du travail et la Commission des relations du travail: encore aujourd'hui, le temps profite aux débiteurs...ici les employeurs...
    Enfin et surtout, il faudrait que l'un des partis politiques mette enfin de l'avant la protection des salariés contre le "whistleblowing", par exemple en se servant des mécanismes prévus par la Loi sur les normes du travail. Actuellement,un salarié ne peut, à moins d'accepter d'être validement congédié, dénoncer une discrimination interdite par une charte lorsque celle-ci se produit dans son milieu de travail. À mon avis, il faut que le droit permette réellement à ceux qui savent de parler aux bons endroits, notamment aux médias. Alors, on saurait ce qui se passe.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    13 décembre 2007 08 h 31
    Bravo...
    Excellente réfléxion et je vous suis là-dessus...C'est plus subtil qu'on ne le pense...la lutte, hélas, continue pour les femmes même encore dans les sociétés occidentales. Nous n,avons de leçons à doner à personne. Dans ce sens, hélas là aussi, Kadhafi a eu raison de critiquer la France pour l'égalité des droits. Merci.
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  • Roland Berger - Abonné
    13 décembre 2007 09 h 35
    Mais justement...
    « Mais il ne faudrait pas que ce geste symbolique masque l'implacable réalité », écrit Marie-Andrée Chouinard. Mais justement, ce geste a été posé pour masquer l'implacable réalité. Et Christine St-Pierre ne le sait que trop bien, elle qu'on a vu agaçée devant le questionnement musclé de Bernard Derome au téléjournal d'hier soir.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • roger montreal - Abonné
    13 décembre 2007 20 h 13
    Toutes les tribunes sont bonnes
    CHAREST ne sait plus quel tribune prendre,pour montrer qu il bouge.
    Encore aujourd'hui, tous les journalistes pour sa loi, devant le lieutenant gouverneur du QUÉBEC ,chose que l on ne voit jamais.
    Oui hier Mme ST PIERRE devant son ancien collègue de RADIO CANADA paressait bien piteuse pour défendre sa loi.
    ROGER MONTREAL
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