17 millions pour combattre les gangs de rue
Les organismes du milieu sont invités à s'engager dans la prévention
Photo : Jacques Nadeau
Le ministre a annoncé un investissement en prévention pour contrer les gangs de rue aux côtés d’intervenants jeunesse et de jeunes, dans un gymnase du nord-est de Montréal où sont enseignés la boxe, le kick boxing, les arts martiaux. Ce gymnase
Québec consacrera 17,6 millions de dollars sur trois ans à la prévention contre les gangs de rue. Fait intéressant, des projets issus du milieu seront ainsi soutenus financièrement par le gouvernement pour contrer les gangs de rue.
Les projets qui seront financés pourront cibler les familles de ces jeunes ou les jeunes eux-mêmes, par du théâtre, de la musique, des activités sportives, des conférences ou autres.
«On veut que l'imagination ne soit pas empêchée de se faire valoir. Tous les projets qui seront solides, qui seront sérieux et qui auront pour objectif la prévention pourront être acceptés», a indiqué hier le ministre de la Sécurité publique et de la Justice, Jacques Dupuis.
Le ministre a annoncé cet investissement en prévention pour contrer les gangs de rue aux côtés d'intervenants jeunesse et de jeunes, dans un gymnase du nord-est de Montréal où sont justement enseignés la boxe, le kick boxing, les arts martiaux. Ce gymnase est la propriété d'un ancien membre d'un gang de rue, Ali Nestor-Charles, qui s'en est sorti et qui aujourd'hui veut aider ces jeunes.
Lui-même séduit par les gangs à l'adolescence, parce qu'il ne pouvait s'exprimer, élevé dans un milieu strict, il raconte aujourd'hui qu'il cherchait alors quelque chose: être considéré, connaître la solidarité d'un groupe, avoir du pouvoir.
Il a ensuite fréquenté les centres jeunesse, où il a découvert les arts martiaux et rencontré des intervenants qui l'ont aidé. «On a beau leur dire de sortir des gangs de rue, que c'est dangereux et tout, si tu n'as pas de solution de remplacement, si on ne te donne pas quelque chose en échange, tu vas y rester, parce que t'es là, t'es "famous". On te valorise dans les gangs et tout. Il faut donner quelque chose d'autre aux jeunes», a-t-il dit en entrevue.
Aujourd'hui, à son gymnase, M. Nestor-Charles accueille des jeunes à faible revenu, parfois gratuitement, pour les sortir du guêpier. «Un jeune qui a beaucoup de violence en dedans de lui, tu le mets sur un sac; il se défoule. Je le rentre avec moi sur le ring; il fait du combat. C'est sûr qu'il ne fera pas de victimes à l'extérieur par la suite. Sa rage, il va la passer ici à l'intérieur.»
Harry Delva, coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d'Haïti, indique qu'un petit «noyau dur» de seulement 200 ou 300 jeunes «mène la barque» des gangs de rue. Mais plusieurs autres gravitent autour, intéressés, tentés, partisans ou victimes.
Plus précisément, du montant de 17,6 millions qui a été annoncé, 8,1 millions seront consacrés à des projets provenant des travailleurs de rue ou de conseillers en orientation, par exemple, qui visent à prévenir l'adhésion à un gang ou à sortir un jeune d'un gang.
On publiera également un guide pour les intervenants afin de leur enseigner quoi faire lorsqu'ils sont placés devant une telle éventualité.
On élaborera aussi un site Internet destiné aux parents, leur indiquant comment réagir quand ils ont des soupçons et à qui s'adresser.
Une somme de cinq millions sera également réservée à des projets issus des communautés et qui visent à empêcher l'exploitation sexuelle des jeunes.
Une somme de 4,5 millions sera consacrée à la surveillance de personnes vulnérables, qui ont fait de la prison et qu'on veut empêcher de récidiver. Pour ce programme, Québec s'est inspiré de l'expérience de la ville de Philadelphie.
Fait à noter, ces 17,6 millions versés à la prévention s'ajouteront aux sommes déjà allouées aux corps policiers pour la répression, a noté le ministre Dupuis.
Les projets qui seront financés pourront cibler les familles de ces jeunes ou les jeunes eux-mêmes, par du théâtre, de la musique, des activités sportives, des conférences ou autres.
«On veut que l'imagination ne soit pas empêchée de se faire valoir. Tous les projets qui seront solides, qui seront sérieux et qui auront pour objectif la prévention pourront être acceptés», a indiqué hier le ministre de la Sécurité publique et de la Justice, Jacques Dupuis.
Le ministre a annoncé cet investissement en prévention pour contrer les gangs de rue aux côtés d'intervenants jeunesse et de jeunes, dans un gymnase du nord-est de Montréal où sont justement enseignés la boxe, le kick boxing, les arts martiaux. Ce gymnase est la propriété d'un ancien membre d'un gang de rue, Ali Nestor-Charles, qui s'en est sorti et qui aujourd'hui veut aider ces jeunes.
Lui-même séduit par les gangs à l'adolescence, parce qu'il ne pouvait s'exprimer, élevé dans un milieu strict, il raconte aujourd'hui qu'il cherchait alors quelque chose: être considéré, connaître la solidarité d'un groupe, avoir du pouvoir.
Il a ensuite fréquenté les centres jeunesse, où il a découvert les arts martiaux et rencontré des intervenants qui l'ont aidé. «On a beau leur dire de sortir des gangs de rue, que c'est dangereux et tout, si tu n'as pas de solution de remplacement, si on ne te donne pas quelque chose en échange, tu vas y rester, parce que t'es là, t'es "famous". On te valorise dans les gangs et tout. Il faut donner quelque chose d'autre aux jeunes», a-t-il dit en entrevue.
Aujourd'hui, à son gymnase, M. Nestor-Charles accueille des jeunes à faible revenu, parfois gratuitement, pour les sortir du guêpier. «Un jeune qui a beaucoup de violence en dedans de lui, tu le mets sur un sac; il se défoule. Je le rentre avec moi sur le ring; il fait du combat. C'est sûr qu'il ne fera pas de victimes à l'extérieur par la suite. Sa rage, il va la passer ici à l'intérieur.»
Harry Delva, coordonnateur des projets jeunesse à la Maison d'Haïti, indique qu'un petit «noyau dur» de seulement 200 ou 300 jeunes «mène la barque» des gangs de rue. Mais plusieurs autres gravitent autour, intéressés, tentés, partisans ou victimes.
Plus précisément, du montant de 17,6 millions qui a été annoncé, 8,1 millions seront consacrés à des projets provenant des travailleurs de rue ou de conseillers en orientation, par exemple, qui visent à prévenir l'adhésion à un gang ou à sortir un jeune d'un gang.
On publiera également un guide pour les intervenants afin de leur enseigner quoi faire lorsqu'ils sont placés devant une telle éventualité.
On élaborera aussi un site Internet destiné aux parents, leur indiquant comment réagir quand ils ont des soupçons et à qui s'adresser.
Une somme de cinq millions sera également réservée à des projets issus des communautés et qui visent à empêcher l'exploitation sexuelle des jeunes.
Une somme de 4,5 millions sera consacrée à la surveillance de personnes vulnérables, qui ont fait de la prison et qu'on veut empêcher de récidiver. Pour ce programme, Québec s'est inspiré de l'expérience de la ville de Philadelphie.
Fait à noter, ces 17,6 millions versés à la prévention s'ajouteront aux sommes déjà allouées aux corps policiers pour la répression, a noté le ministre Dupuis.
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