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Brian Myles   23 novembre 2007  Québec
La pédale au plancher à la ville, à la campagne, à la montagne: dans les publicités, les automobiles sont toujours plus rapides.
La pédale au plancher à la ville, à la campagne, à la montagne: dans les publicités, les automobiles sont toujours plus rapides.
La mort tragique de Bianca Leduc, une fillette de trois ans fauchée par deux adolescents ivres de vitesse à L'Île-Perrot, a relancé le débat sur la sécurité routière au Québec. Le premier ministre Jean Charest espère un changement de la «culture de conduite automobile». Le projet de loi des libéraux reste cependant muet sur la publicité — vrombissante — des constructeurs automobiles.

Johanne McIntyre est résolue à mettre un frein à la vitesse sur les routes. Au lendemain de la mort de Bianca Leduc, tuée par deux adolescents qui roulaient à vive allure dans un secteur résidentiel, elle a organisé une marche rassemblant 1500 citoyens de L'Île-Perrot déterminés à prendre en main leur sécurité. Après la mise en place de «patrouilles de citoyens», son prochain cheval de bataille sera celui de la publicité.

Il suffit de regarder la télévision l'espace d'une soirée pour mesurer à quel point les constructeurs de voitures sont accros de la vitesse. La pédale au plancher à la ville, à la campagne, à la montagne: ils vantent essentiellement la performance de bolides toujours plus rapides. À cet égard, les publicités inventives de Martin Matte, qui distille des messages de sécurité avec une bonne dose d'humour pour Honda, constituent l'une des rares exceptions à la règle.

«Quand je vois ça, je me mets en colère. Ils [les constructeurs] n'arrêtent pas de nous dire qu'on peut faire de la vitesse, alors qu'on sait tous qu'on n'a pas le droit d'en faire!, s'insurge Mme McIntyre. Les jeunes apprennent à faire de la vitesse en écoutant la publicité. Ça leur rentre dans le cerveau.»

Mme McIntyre et son conjoint ont refusé que leurs trois enfants conduisent avant l'âge de 20 ans. «Je leur ai toujours dit: quand tu as un volant dans les mains, tu tiens ta vie et celle des autres entre tes mains.» À l'instar de plusieurs lecteurs et auditeurs qui ont réagi à la mort de la petite Bianca, Mme McIntyre pose une question toute simple: pourquoi la publicité incite-t-elle à la vitesse sur les routes et non à la prudence?

La vitesse tue, l'adage est connu. Encore mercredi, un chauffard est mort après avoir percuté un autre véhicule alors qu'il filait en trombe sur le boulevard Christophe-Colomb, en grillant tous les feux rouges sur son passage. La route a tué plus de 700 Québécois l'an dernier, le quart à cause de la vitesse.

Une préoccupation répandue

La publicité sur les automobiles est une préoccupation grandissante dans ce contexte d'insécurité. En 2006, c'était le deuxième motif de plainte en importance aux Normes canadiennes de la publicité (NCP), une première dans l'histoire de cet organisme d'autorégulation de l'industrie de la pub. Le bureau a traité 104 plaintes et en a retenu 44 en matière de publicité automobile. Dans l'écrasante majorité des cas, les citoyens dénonçaient des publicités encourageant des pratiques imprudentes ou dangereuses, reconnaît Janet Feasby, vice-présidente aux normes pour le Conseil.

Pour les trois premiers trimestres de 2007, trois plaintes ont été retenues contre Mitsubishi, Volkswagen et un constructeur non identifié. Ils ont tous trois cessé volontairement la diffusion des messages controversés. Le cas de Volkswagen, qui s'était rendu célèbre par le passé avec sa campagne «Tasse-toi mononcle», est édifiant. Dans une pub imprimée, une femme à l'air terrifié enlace un arbre après être sortie d'une Volks dans laquelle elle était passagère. Le titre: «C'est ce qu'on appelle être équipé pour l'autobahn.» Le bureau des normes a jugé que l'annonce faisait preuve «d'indifférence à l'égard de la sécurité du public».

Rien n'empêche les constructeurs de recommencer le manège, sous une autre forme. L'industrie des fabricants d'illusions est assujettie à des codes de conduite en ce qui a trait à la publicité destinée aux mineurs et à la publicité sur les boissons alcoolisées. À titre d'exemple, vous ne verrez jamais une annonce exploitant la crédulité ou l'inexpérience des enfants. Et personne ne boira un verre ou ne fera allusion aux propriétés enivrantes du houblon dans une pub. Les codes à ce sujet, élaborés à l'initiative des annonceurs, sont clairs et stricts. Et ils sont généralement respectés. Mais lorsqu'il est question de bolides roulant à vive allure au son d'un jingle agressant, c'est le vide quasi absolu.

Le bureau des Normes canadiennes de publicité traite les plaintes du public au cas par cas. Il ne peut, de son propre chef, édicter un code de la publicité automobile. Les annonceurs ou les gouvernements doivent en faire la demande. À ce jour, ils ne l'ont pas fait, affirme Janet Feasby.

Si peu imaginatifs

Guy Paquette, professeur au département d'information et communication de l'Université Laval, est l'un des rares chercheurs à avoir pu mesurer les effets de la publicité automobile sur les jeunes conducteurs, dans une étude datant de 1999. Il en est arrivé à la conclusion que les effets à court terme étaient inexistants. Au contraire, la publicité axée sur la performance des voitures générait même un jugement négatif chez les participants.

À long terme, le débat reste à faire. Les publicités contribuent à la construction des représentations sociales sur l'automobile en tant qu'outil facilitant la performance individuelle, une valeur dominante dans notre société. Le cinéma participe tout autant, sinon davantage, à ces représentations, compte tenu de son influence prédominante auprès des jeunes, estime M. Paquette. Au nom de l'éthique, le chercheur estime cependant que les constructeurs et les publicitaires devraient s'abstenir de glorifier la performance des voitures. «Ceux qui ne le font pas font preuve d'irresponsabilité sociale, et ils devraient être dénoncés. Que ces gens aient l'intelligence de faire de l'autocontrôle», dit-il.

La Table québécoise de la sécurité routière a recommandé dans son rapport final d'encadrer les publicités des constructeurs, car elles sont susceptibles d'influencer les conducteurs (les jeunes en particulier) lorsqu'elles vantent «les mérites de la vitesse, de la liberté ou de la puissance des moteurs», affirme le document.

Jean-Marie De Koninck, président de la Table, souhaite de tout coeur que les publicitaires changent leur regard sur la voiture. «Je trouve que les gens qui font ces annonces manquent tellement d'imagination, et c'est pour cette raison que je trouve Martin Matte si amusant», dit-il.

Le groupe de travail de M. De Koninck a suggéré au gouvernement et aux constructeurs d'établir ensemble des lignes directrices. Cette approche «volontaire» a été retenue car l'entreprise privée et les publicitaires ont su faire preuve de bonne volonté par le passé, dans le cas des enfants et de l'alcool. Si la méthode douce ne donne aucun résultat, à moyen terme la Table préconise l'introduction de règlements.

En principe, la balle est dans le camp du ministère des Transports. Un appel du Devoir au bureau de la ministre, Julie Boulet, est demeuré sans réponse. L'Association canadienne des constructeurs de véhicules n'a pas rappelé Le Devoir non plus.






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  • Marc Langlois
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 05h10
    J'approuve cette iniciative
    « Pourquoi le gouvernement accepte-t-il la vente de biens qui sont, par leurs capacités techniques, illégales ? J'explique: pourquoi autoriser l'entrée au pays de véhicules pouvant dépasser la limite de vitesse permise ? »

  • Françoise Labelle
    Inscrite
    vendredi 23 novembre 2007 08h11
    Tasse-toé, chu plus haut et plus gros ! L'agressivité, ça s'apprend.
    « Et les véhicules d'inspiration militaire? Sur certains, il ne manque que le canon mitrailleur pour éliminer les rivaux sur la route. Combien de trucks qui voyagent toujours allège mais très allègre. Enfin, plusieurs modèles de véhicule ont été surélevés pour suivre cette mode plugro-pluo qui va pourtant à l'encontre de la tenue de route.
    Mais il me semble pourtant que plusieurs propriétaires de ces véhicules sont de vieux singes grimaçants. »

  • André La Lancette
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 09h12
    La mesure à bien meilleur goût.
    « L'automobile existe depuis plus de 100 ans. À l'époque de son invention elle fut considérée comme un progrès dans les transports terrestres. C'était plus rapide que la marche à pied, à cheval ou à vélo. Bien sûr, c'était aussi plus dangeureux.
    Ça exigeait donc l'exercice du jugement de la part des utilisateurs, sous peine d'accidents très malheureux, comme d'ailleurs il en existait avant. Un siècle plus tard après de très nombreux accidents presqu'inévitables en raison de la nature humaine des utilisateurs qui n'a pas évolué aussi vite que la mécanique de leurs engins; on se retrouve devant le discours plus souvent alarmiste qu'autrement des détracteurs de ces engins.
    On forme des commissions comprenant généralement des gens qui ont en sainte horreur l'utilisation de ces machines "diaboliques" et il en ressort des recommandations telles que si elles étaient appliquées nous ramèneraient à l'époque de la calèche (ex.:30 kilomètres/heure = 18.6 milles à l'heure, c'est-à-dire la vitesse d'un ado en forme à vélo).

    Ne serait-il pas plus utile, de former adéquatement les utulisateurs à exercer leur jugement lors de utilisation de leurs véhicules plutôt que démoniser les fabricants, les véhicules, la publicité, les automobilistes et autres?

    Bien sûr, il n'existe pas encore des cours de "bon jugement" dans les institutions secondaires au Québec, mais ça m'empêche pas la société civile de répandre la nouvelle au lieu de brandir l'anathème.

    En terminant en paraphrasant un "Livre" célèbre: Celui (un conducteur automobile) qui n'a jamais roulé à 50 km./heure dans une zone de 30; 70 km./heure dns une zone de 50 ou 110 km./heure dans une zone de 100, lance la première pierre.

    A. L., Montréal »

  • Robert Geoffrion
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 09h43
    Solution simple
    « Une partie de la solution serait si simple: forcer les fabriquants d'automobiles à ajouter un limitateur de vitesse sur les voitures vendues et immatriculées au Canada.
    Mais pour ce faire, ça prendrait des dirigeants politiques qui ont une colonne...
    On peut rêver non?... »

  • Patrice Vaillancourt
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 10h06
    Mauvais Pigeon
    « Voilà quelques années, des journalistes demandaient la même question à Jacky Stewart lors d'un grand-prix de formule 1 montréalais : «Ne croyez-vous pas que la Formule 1 fait la promotion de la vitesse ? » Et monsieur Stewart de répondre : « En 50 ans, nos voitures ont énormément évolué, vos cours de conduite, quant à eux, sont toujours restés les mêmes.

    Moi, j'ai plutôt peur des téléphones cellulaires, des voitures qui roulent sans pneus d'hiver, des vieilles voitures qui roulent sans contrôle technique annuellement, des jeunes qui ont un permis de conduire sans avoir eu un minimum de 20 h. de pratique obligatoire sur la route (Avant examen). Et j'en passe... Mais bon ! Ça, nos législateurs ont toujours reculé. Alors vivement Mémé dans son épave, à cheval sur les lignes, tout en roulant 60 km/h sur l'autoroute, en train de composer un numéro de téléphone sur son cellulaire. Comme quoi il n'y pas que les petits-jeunes-à-casquette, en Honda Civic, qui sont dangereux.

    Chauffeur de taxi depuis 19 ans, c'est pas une pub qui vient influencer ma conduite sur la route. Encore une fois, certains font fausse route. J'ai une voiture avec une grosse cylindré, très performante et jamais je ne changerai avec la petite voiture que j'avais voilà 10 ans. Je ne roule pas plus vite ou ne suis un maniaque pour autant. »

  • loiselet
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 10h35
    La consommation obligée
    « La publicité en générale est une gangrène. C'est une dictature. On impose des coupes à blanc d'émissions parfois captivantes, on monte la volume à chaque attaque publicitaire, on répète ad nauseam, bref, c'est l'écoeurantite aigüe. Même Radio-Canada, qui siphonne nos taxes en plus, s'impose...

    La pollution publicitaire n'a qu'une utilité:
    nous convaincre à moins consommer.

    À quand une émission spéciale qui contiendrait toute cette merde dans un même créneau afin que les gens intéressés aillent s'y informer, ou tirent la chaîne? Jamais.
    Les publicistes savent qu'il faut mettre de la pression (on est assez stressé comme ça), obliger les gens, leur laver le cerveau (sublimement s'il le faut, c'est une question de survie)pour qu'on gobe leurs fadaises. »

  • Gérard Lépine
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 11h57
    pères Noël
    « A Noël, jadis, on reconduisait les conducteurs éméchés chez eux. J'oublie le nom de projet, mais c'était le prof de Koninck qui avait lancé l'affaire.
    En Alsace, ensuite en France, et en lui donnant le crédit dans les pubs, on fait la même chose, et même plus dans les Pyrénées Orientales, puisqu'il existe "Route 66", un bus subventionné qui ramène en ville les fêtards toute l'année et surtout l'été, en tout cas pour ceux qui n'ont pas nommé de "capitaine" de soirée, qui ne boit pas d'alcool, et est servi gratuitement dans les clubs. Bravo de Koninck! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 12h23
    Bof...
    « Pub ou non, il y a des fous sur la route et la police gratte les voies de service en placottant avant d'aller boire leur café. On n'a pas attendu Guy Paquette pour comprendre l'impact de la pub sur les consciences. Vous avez Gabriel Tarde ou René Girard pour le mimétisme, un des nerfs de la pub. Pub ou non, une auto qui peut aller vite est une auto qui ira vite. Voyez les 4X4, ça roule et en maudit même en ville. Facile d'incriminer la pub. Créons des sanctions vives et d'ordres criminelles car ce sont des homicides volontaires ce genre de crime (pour moi ce sont des crimes puisque nous savons que l'automobile tue comme une arme. Voyez en Irak, on y met même des bombes)et qu'est-ce qu'une seconde de bêtise qui tue un être de trois ans d'âge alors que la vie et les joies et les bonheurs lui était offertes. Scandaleux. »

  • François Gosselin
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 12h50
    Une question de gros sous
    « L'industrie automobile, avec sa soeur l'industrie pétrolière, se sont imposées comme pilier central de l'économie, surtout en amérique du nord. Il suffit de jetter un oeil au top 20 des plus grandes multinationales pour constater que plus de la moitié d'entres-elles font dans l'automobile ou dans le pétrole. Elles ont trvaillé très fort pour prendre autant de contrôle sur nos vies. Elles ne le laisseront pas partir facilement. Et nos gouvernements sont très dépendants des sources de revenus reliés à ce secteur de l'économie. Nous enrichissont ces deux acteurs économiques à coups de dizaines de milliards $. Il ne faut pas s'attendre à ce que le changement viennent de leur part ! Surtout que dans le cas des gouvernements, changer de cap voudrais dire investir massivement des budgets qu'ils n'ont pas, dans les tranports en commun. Ajoutez à ça la volonté populaire de payer toujours moins de taxes, de répondre aux problèmes de congestion en construisant ponts et autoroutes, et vous avez la recette pour qu'on ne sorte jamais de cet étau d'exploitation économique. Ça va changer quand l'essence va coûter une fortune et quand les résidents de quartiers résidentiels en an auront assez de l'agression permanente de l'automobile. Ça pourrait venir assez vite.

    Et la vitesse ? Laissez-faire la publicité. Mettez plutôt en place le photoradar. Et les photos au feux rouges. Vous allez voir les comportements changer. Radicalement. En ce moment faire une opération radar avec 4 policiers et trois voitures coûte une fortune. En bien franchement, les policiers ont autre chose à faire. Mais pour l'instant, l'automobiliste considère le photoradar comme une atteinte grave à sa liberté. Il sait très bien qu'il y a tellement peu de policiers, que les risques de se faire prendre son presque nuls. Changer cette dynamique demandera un courage politique hors du commun. Je doute que nos politiciens aient l'envergure et la détermination nécéssaire. »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 16h08
    Le veau d'or
    « L'auto c'est le veau d'or des temps modernes: n'y touchez pas car le peuple barbare vous fera perdre votre dépot si vous tenez un discourt hostile à l'auto dans une campagne électorale. Claude Larose ne passera pas à Québec parcequ'il annonce qu'il est pour des voies réservées au transport en commun sur les autoroutes de la capitale. Qu'arriverait-il au Bloc Québécois s'il prônait une politique canadienne de voitures durables et vertes, c'est-à-dire que les constructeurs seraient tenus de construire des modèles semblables, d'une année à l'autre à moins d'amélioration sur la réduction de la cote de consommation ou de la sécurité? Ces autos durables orienteraient la consommation vers d'autres produits durables. Ce serait trop beau pour être vrai.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • gilbert troutet
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 18h54
    L'Homo québécus
    « J'ai trouvé ironique qu'à côté du commentaire de François Gosselin, il y ait une publicité pour CAA. En voilà qui font aussi, à leur façon, la promotion de l'automobile!

    Mais pour revenir au sujet, je trouve que l'Homo québécus se rapproche des espèces primitives. Des "chars" de plus en plus gros, de plus en plus laids, de moins en moins aérodynamiques... J'ai hâte de voir l'essence dépasser 2$ pour ramener ces dinosaures à notre époque.

    Pour ce qui est de la vitesse, je suis d'accord avec ceux et celles qui préconisent le radar. En Europe, dans la plupart des villes et des villages, on a aussi réduit la largeur des rues ou créé des "chicanes" (passages étroits ou en zigzag) : l'effet psychologique est immédiat.

    Enfin, le Québec dans son ensemble gagnerait à dépendre un peu moins de l'automobile et du pétrole : tout ça vient d'ailleurs, nécessite des infrastructures qui coûtent cher et ne fait qu'aggraver notre déficit commercial. Par contre, nous sommes champions pour fabriquer des rames de métro que d'autres apprécient! »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 08h34
    Le veau d'or...
    « Bonjour M. L'Heureux
    Votre commentaire est intéressant.
    Si un manufacturier choisissait de construire durable et réussissait à rester en affaire, on assisterait au début d'un changement. J'ai eu 3 Maytag qui ont duré 30 ans sans service. Mes 3 nouvelles nécessitent un plan d'entretien que je dois utiliser plusieurs fois par an. C'est plus payant pour Maytag, voilà la logique. J'ai payé $1100 pour une imprimante HP multifonctionnelle et juste un peu après la garantie d'un an, j'ai dû payer le prix d'une imprimante bas de gamme et 10 jours de non usage pour la réparer, ce qui montre que dépenser plus pour plus de qualité n'est pas nécessairement rentable. Leica et Telefunken sont disparus du marché des camera pour le premier et des chaînes de son parce que la qualité coûtait plus que le marché n'était prêt à payer.
    Je n'arrive pas à imaginer quelle intervention gouvernementale peut changer cela.
    Daniel Beaudry
    Moncton »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h14
    Le veau d'or...
    « Bonjour M. L'Heureux
    Votre commentaire est intéressant.
    Si un manufacturier choisissait de construire durable et réussissait à rester en affaire, on assisterait au début d'un changement. J'ai eu 3 Maytag qui ont duré 30 ans sans service. Mes 3 nouvelles nécessitent un plan d'entretien que je dois utiliser plusieurs fois par an. C'est plus payant pour Maytag, voilà la logique. J'ai payé $1100 pour une imprimante HP multifonctionnelle et juste un peu après la garantie d'un an, j'ai dû payer le prix d'une imprimante bas de gamme et 10 jours de non usage pour la réparer, ce qui montre que dépenser plus pour plus de qualité n'est pas nécessairement rentable. Leica et Telefunken sont disparus du marché des camera pour le premier et des chaînes de son parce que la qualité coûtait plus que le marché n'était prêt à payer.
    Je n'arrive pas à imaginer quelle intervention gouvernementale peut changer cela.
    Daniel Beaudry
    Moncton »

  • Yvonne Dolbec
    Inscrite
    mardi 27 novembre 2007 16h45
    La vitesse comme valeur religieuse
    « Il est temps de se demander la question fondamentale: pourquoi est-ce que je dois aller vite? Pourquoi dois-je passer sur une jaune très foncée (elle vient de passer au rouge, en fait)? Pourquoi est-ce si important, si fondamenal, d'arriver, peut-être, quelques minutes plus vite à destination? Est-ce ma façon de participer à des valeurs discutables, de consumérisme, d'individualisme, de "performance"?

    Et si à la place, je choisissais d'autres valeurs, comme la courtoisie, la responsabilisation, l'empathie? De plus, en se fichant de l'urgence à tout prix, le stress tombe d'un cran, et je gagne en qualité de vie.

    Faut-il l'impertinence pour vendre ce changement de comportement, j'en suis! Vive Martin Matte et sa série sur la courtoisie au volant! »

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