Commission Bouchard-Taylor - Sherbrooke, terre d'accueil
La tolérance a une ville: Sherbrooke. La capitale des Cantons de l'Est en a fait la preuve tout au long du forum des citoyens appelé hier soir par la commission Bouchard-Taylor.
La ville estrienne est souvent décrite comme un modèle d'ouverture. Elle a reçu environ 5000 immigrants depuis le début de la décennie. Elle a aussi été la première ville fusionnée du Québec, en 2004, à se doter d'une politique d'intégration des nouveaux immigrants.
Près de 300 personnes étaient inscrites au forum, un record depuis le début des travaux de la Commission. Les jeunes étaient représentés en surnombre et ils ont fortement et positivement marqué les échanges.
«En quoi sommes nous brimés par les accommodements raisonnables, a demandé Gabriel Leboeuf, un étudiant. Ce n'est pas l'identité qui est en péril. J'ai l'impression que l'ouverture fait place à la fermeture. Ce sont les Québécois qui ont besoin de l'immigration. C'est donc aux Québécois que revient la responsabilité de l'intégration.»
Des immigrants plus ou moins récents ont carrément demandé à leur société d'accueil de tirer la ligne fermement pour éviter les dérives. «Il va falloir que l'espace public soit laïque», a dit un homme d'origine africaine. «Non au kirpan dans les écoles», a dit un jeune d'origine libanaise. Un autre encore a salué l'égalité des hommes et des femmes et le respect des enfants au Québec. Il a affirmé que c'était aux immigrants de s'adapter. «Là ou tu vas, fait ce que tu verras», a résumé Antonio Gracia-Molero.
Il y a tout de même eu quelques faux accords dans cette symphonie de la tolérance. Anne Bürgi, du Centre des femmes immigrantes, a déploré la montée de la xénophobie depuis le 11 septembre. Plusieurs néo et anciens-Québécois ont répété que l'intégration passait d'abord et avant tout par la maîtrise du français, la reconnaissance des diplômes et l'accès au travail, toujours difficile.
«Nous souhaitons avoir les mêmes chances d'accès à l'emploi, qu'il soit noir, blanc ou jaune», a dit Armel Bendzi, d'origine africaine avant de livrer un appel à la modération à l'endroit de Mario Dumont «qui a attisé les divisions». La salle l'a ovationné.
Les audiences se poursuivent aujourd'hui et demain à Sherbrooke. Au total, 24 mémoires et huit témoignages seront entendus. Le maire Jean Perreault sera un des premiers au micro ce matin.
La ville estrienne est souvent décrite comme un modèle d'ouverture. Elle a reçu environ 5000 immigrants depuis le début de la décennie. Elle a aussi été la première ville fusionnée du Québec, en 2004, à se doter d'une politique d'intégration des nouveaux immigrants.
Près de 300 personnes étaient inscrites au forum, un record depuis le début des travaux de la Commission. Les jeunes étaient représentés en surnombre et ils ont fortement et positivement marqué les échanges.
«En quoi sommes nous brimés par les accommodements raisonnables, a demandé Gabriel Leboeuf, un étudiant. Ce n'est pas l'identité qui est en péril. J'ai l'impression que l'ouverture fait place à la fermeture. Ce sont les Québécois qui ont besoin de l'immigration. C'est donc aux Québécois que revient la responsabilité de l'intégration.»
Des immigrants plus ou moins récents ont carrément demandé à leur société d'accueil de tirer la ligne fermement pour éviter les dérives. «Il va falloir que l'espace public soit laïque», a dit un homme d'origine africaine. «Non au kirpan dans les écoles», a dit un jeune d'origine libanaise. Un autre encore a salué l'égalité des hommes et des femmes et le respect des enfants au Québec. Il a affirmé que c'était aux immigrants de s'adapter. «Là ou tu vas, fait ce que tu verras», a résumé Antonio Gracia-Molero.
Il y a tout de même eu quelques faux accords dans cette symphonie de la tolérance. Anne Bürgi, du Centre des femmes immigrantes, a déploré la montée de la xénophobie depuis le 11 septembre. Plusieurs néo et anciens-Québécois ont répété que l'intégration passait d'abord et avant tout par la maîtrise du français, la reconnaissance des diplômes et l'accès au travail, toujours difficile.
«Nous souhaitons avoir les mêmes chances d'accès à l'emploi, qu'il soit noir, blanc ou jaune», a dit Armel Bendzi, d'origine africaine avant de livrer un appel à la modération à l'endroit de Mario Dumont «qui a attisé les divisions». La salle l'a ovationné.
Les audiences se poursuivent aujourd'hui et demain à Sherbrooke. Au total, 24 mémoires et huit témoignages seront entendus. Le maire Jean Perreault sera un des premiers au micro ce matin.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

