Conseil général des jeunes adéquistes - L'ADQ veut couper les vivres aux assistés sociaux aptes au travail
Québec — Un vent de droite a soufflé sur l'Action démocratique (ADQ) de Mario Dumont, qui n'hésiterait pas à couper les vivres aux assistés sociaux aptes au travail. Le chef de l'opposition officielle a été poussé à préciser sa pensée sur cette question, samedi, quand il a été invité par l'aile jeunesse de son parti à durcir la position de l'ADQ.
Réunis en conseil général à Québec, une centaine de jeunes adéquistes âgés de 16 à 25 ans ont adopté une série de propositions, dont une prévoit que, sous un gouvernement adéquiste, les assistés sociaux aptes au travail seraient obligés de participer à des programmes d'études, sous peine de voir leur chèque amputé, et perdraient progressivement leurs prestations, s'ils en reçoivent depuis quatre ans ou plus.
Par la suite, en point de presse, loin de se dissocier de son aile jeunesse, M. Dumont a soutenu que le programme d'aide sociale devait être transitoire, donc temporaire, et qu'il serait prêt à faire ce qu'il faut pour «convaincre» les prestataires n'ayant pas de contraintes à se trouver un emploi.
«On parle de la même chose. On parle de cette nécessité encore plus évidente, car s'il y a un moment dans l'histoire du Québec où c'est encore plus important de s'attaquer à ces problèmes-là, c'est sûrement où dans la grande majorité des régions du Québec on parle de pénurie de main-d'oeuvre», a dit M. Dumont.
«On est tous dans la même direction d'un nécessaire retour à l'emploi de gens qui sont aptes au travail», a-t-il ajouté, ne pouvant imaginer diriger un parti qui encouragerait «des programmes qui cultivent la dépendance».
Le chef adéquiste a cependant refusé de s'engager formellement à faire de la proposition de l'aile jeunesse un engagement ferme.
La position des jeunes va plus loin que celle véhiculée par le parti durant la dernière campagne électorale, alors qu'on se contentait alors de favoriser un ensemble de mesures susceptibles de favoriser le retour à l'emploi, sans donner de précision sur les pénalités prévues ni fixer d'échéance au-delà de laquelle le chèque serait coupé.
Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers jeunesse, le député de Joliette, Pascal Beaupré, est aussi un partisan de la ligne dure. «Il est tout à fait inacceptable que des gens aptes au travail choisissent de demeurer par choix prestataires de l'aide sociale», a-t-il dit lors d'un entretien. La proposition de l'aile jeunesse, «c'est ce que ça va prendre pour contraindre les gens aptes au travail à retourner à l'emploi», a ajouté le député.
Le Québec compte au moins 140 000 adultes aptes au travail et bénéficiaires de l'aide sociale, dont environ 20 000 ont moins de 25 ans. L'aide sociale doit être «un tremplin pour autre chose, pas une trappe pour y rester», a résumé de son côté M. Dumont.
Par ailleurs, les jeunes adéquistes ont adopté diverses propositions autour des thèmes de la santé mentale et du monde du travail. Suicide, schizophrénie, anxiété sociale, burn-out, tels sont les sujets de préoccupations des jeunes adéquistes. Ils voudraient donc qu'un gouvernement adéquiste mette davantage l'accent sur la prévention, l'information et le traitement de ces maladies.
Réunis en conseil général à Québec, une centaine de jeunes adéquistes âgés de 16 à 25 ans ont adopté une série de propositions, dont une prévoit que, sous un gouvernement adéquiste, les assistés sociaux aptes au travail seraient obligés de participer à des programmes d'études, sous peine de voir leur chèque amputé, et perdraient progressivement leurs prestations, s'ils en reçoivent depuis quatre ans ou plus.
Par la suite, en point de presse, loin de se dissocier de son aile jeunesse, M. Dumont a soutenu que le programme d'aide sociale devait être transitoire, donc temporaire, et qu'il serait prêt à faire ce qu'il faut pour «convaincre» les prestataires n'ayant pas de contraintes à se trouver un emploi.
«On parle de la même chose. On parle de cette nécessité encore plus évidente, car s'il y a un moment dans l'histoire du Québec où c'est encore plus important de s'attaquer à ces problèmes-là, c'est sûrement où dans la grande majorité des régions du Québec on parle de pénurie de main-d'oeuvre», a dit M. Dumont.
«On est tous dans la même direction d'un nécessaire retour à l'emploi de gens qui sont aptes au travail», a-t-il ajouté, ne pouvant imaginer diriger un parti qui encouragerait «des programmes qui cultivent la dépendance».
Le chef adéquiste a cependant refusé de s'engager formellement à faire de la proposition de l'aile jeunesse un engagement ferme.
La position des jeunes va plus loin que celle véhiculée par le parti durant la dernière campagne électorale, alors qu'on se contentait alors de favoriser un ensemble de mesures susceptibles de favoriser le retour à l'emploi, sans donner de précision sur les pénalités prévues ni fixer d'échéance au-delà de laquelle le chèque serait coupé.
Porte-parole de l'opposition officielle pour les dossiers jeunesse, le député de Joliette, Pascal Beaupré, est aussi un partisan de la ligne dure. «Il est tout à fait inacceptable que des gens aptes au travail choisissent de demeurer par choix prestataires de l'aide sociale», a-t-il dit lors d'un entretien. La proposition de l'aile jeunesse, «c'est ce que ça va prendre pour contraindre les gens aptes au travail à retourner à l'emploi», a ajouté le député.
Le Québec compte au moins 140 000 adultes aptes au travail et bénéficiaires de l'aide sociale, dont environ 20 000 ont moins de 25 ans. L'aide sociale doit être «un tremplin pour autre chose, pas une trappe pour y rester», a résumé de son côté M. Dumont.
Par ailleurs, les jeunes adéquistes ont adopté diverses propositions autour des thèmes de la santé mentale et du monde du travail. Suicide, schizophrénie, anxiété sociale, burn-out, tels sont les sujets de préoccupations des jeunes adéquistes. Ils voudraient donc qu'un gouvernement adéquiste mette davantage l'accent sur la prévention, l'information et le traitement de ces maladies.
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