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Michel David   17 novembre 2007  Québec
Comme si cela ne suffisait pas d'avoir à soigner notre pauvre «nous», Jean-François Lisée nous apprend maintenant qu'il y a en réalité plusieurs «nous» qui cohabitent au sein de la nation québécoise.

Autour d'un «nous» majoritaire et prédominant mais pas supérieur pour autant graviteraient un certain nombre de «nous» plus petits: anglophone, juif, italo-québécois, etc. Bien entendu, les frontières entre tous ces «nous» sont éminemment poreuses. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce pas?

À son habitude, M. Lisée a lancé cette semaine un essai dont la lecture est stimulante. Le sujet est inspirant et tout le monde veut y mettre son grain de sel, mais le malade survivra-t-il à tous ces médecins qui se bousculent à son chevet?

Selon un sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de l'Institut du Nouveau Monde, 88 % des Québécois se disent très ou plutôt heureux alors que 10 % se disent carrément malheureux. Bien entendu, les sondages ont leurs limites, mais ces chiffres ne semblent pas traduire un bien grand malaise. Alors, de grâce, lâchez-nous un peu.

Une fois chez le médecin, tout le monde réussit à se trouver un bobo. Cette semaine, la commission Bouchard-Taylor a découvert que les PME ont aussi un problème d'accommodements raisonnables. Il est sans doute inquiétant pour un entrepreneur de penser que ses employés risquent de déserter pendant un mois à l'occasion du ramadan, mais a-t-il vraiment un problème d'identité?

Gérard Bouchard exagère un brin quand il dit constater une «très grande ouverture» à l'immigration et une «très grande volonté d'accueil» dans toutes les régions, mais il est sans doute vrai que les médias ont projeté une image déformée des travaux de la commission.

C'est dans leur nature d'accentuer les contrastes. Ainsi, les chefs péquistes ont ragé pendant des années de voir l'importance accordée à une poignée de dissidents qui monopolisaient les caméras mais dont les positions ne reflétaient pas celles de la grande majorité des membres du PQ.

***

L'irruption du fondamentalisme dans l'espace public est indéniablement une réalité préoccupante, mais toutes les sociétés occidentales doivent y faire face. Le sentiment de méfiance envers l'islamisme consécutif aux attentats du 11 septembre 2001 est également un phénomène universel. À cet égard, on peut raisonnablement espérer que la commission Bouchard-Taylor fera oeuvre utile.

L'évolution démo-linguistique du Québec nourrit aussi un sentiment d'insécurité bien réel, mais cela n'est pas nouveau. En février 1989, un documentaire de l'Office national du film intitulé Disparaître, dont Lise Payette était la narratrice, évoquait déjà l'extinction des Tremblay et autres «pure laine», qui seraient submergés par les vagues d'immigration. La réaction avait été assez semblable à celle que provoquent aujourd'hui certains témoignages devant la commission Bouchard-Taylor. On avait crié à l'alarmisme et à la xénophobie.

Le regain de ferveur souverainiste provoqué par l'arrivée de Jacques Parizeau à la tête du PQ et l'échec de l'accord du Lac-Meech a fait taire les prophètes de malheur. Plusieurs ont pensé que bien des problèmes se régleraient d'eux-mêmes le jour où le Québec deviendrait un pays.

Au printemps dernier, certains ont reproché à Gérard Bouchard les propos qu'il avait tenus dans une entrevue au magazine Voir. Selon lui, la souveraineté «nous donnerait cette espèce de confiance en soi, cette valorisation, cette sécurité psychologique et symbolique auxquelles nous aspirons d'une façon quasiment maladive».

On peut également penser que la souveraineté accroîtrait sensiblement la force du français, même si une enclave francophone sur un continent massivement anglophone devra toujours faire preuve de la plus grande vigilance.

***

Bon nombre de ceux qui diagnostiquent aujourd'hui un problème d'identité font partie d'une génération — la mienne — qui voyait dans l'indépendance un horizon essentiel. Ils semblent un peu désorientés de voir que la population a décidé de faire une pause dont on ne peut pas prévoir la durée. Si regrettable qu'elle puisse être, il s'agit d'une réalité avec laquelle il faut composer de façon pragmatique.

La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a raison de dire qu'il ne faut pas faire payer aux nouveaux arrivants le prix de notre incapacité à décider de notre avenir politique. Le projet de citoyenneté québécoise ressemble à un succédané pour la souveraineté, qui risque même d'indisposer les immigrants plutôt que de favoriser leur adhésion au projet souverainiste.

On peut toujours lancer des hypothèses à propos de l'effet bénéfique de la souveraineté, mais il importe surtout de prendre les moyens d'assurer la pérennité et l'épanouissement d'une société française dans un contexte où le Québec demeurera jusqu'à nouvel ordre une province canadienne.

Délesté de l'irritant majeur que constitue la création de deux classes de citoyens canadiens, le projet de loi sur l'identité présenté par Pauline Marois constituerait certainement une contribution appréciable dont le gouvernement Charest et l'ADQ pourraient difficilement continuer à ne pas tenir compte.

Surpris d'apprendre la publication de l'essai de Jean-François Lisée, certains au PQ se demandent quel but il poursuivait vraiment en incitant la chef du PQ à proposer l'instauration d'une citoyenneté québécoise. Cet esprit astucieux cherchait-il à renforcer l'identité québécoise ou à faire sa propre promotion?

L'ancien chef de cabinet de Jacques Parizeau, Jean Royer, disait de lui qu'il était une véritable «boîte à idées» mais qu'il importait au plus haut point de séparer le bon grain de l'ivraie. Sa stratégie pour des étudiants étrangers ne manque pas d'imagination, même si elle paraît un peu compliquée. Sa proposition d'offrir aux diverses confessions la possibilité de dispenser un enseignement religieux dans les écoles risque d'être nettement moins bien reçue, comme celle de fusionner les réseaux francophone et anglophone des cégeps.

M. Lisée a raison de dire qu'il ne faut pas se tromper de cible. Le risque est encore plus grand quand on se trompe de problème.

mdavid@ldedevoir.com
 
 
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  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 17 novembre 2007 00h11
    Quelle est la grosseur du brin ?
    Avez-vous entendu et lu tous les mémoires et toutes les interventions devant la commission monsieur David ?

    Sur la totalité, à quel niveau atteint-on le brin ?

    Encore une fois, faudra-t-il comprendre votre 'région' comme une insulte, ou une incapacité chronique à reconnaître que les gens des régions ne sont pas plus bigots ou demeurés que les montréalais.

  • Richard Desrochers
    Inscrit
    samedi 17 novembre 2007 05h11
    perte de temps
    Toujours la même "cliquette" dont on entend parler. Monsieur Lisée, madame Payette, les journalistes en général qui appuient toujours le PQ et ses idées, Pauline Marois et j'en passe. On dirait un vieux disque en vinyle qui ne cesse de tourner avec toujours la même chanson. Quand une personne comme Mario Dumont chante un refrain différent, alors là il faut l'analyser, le disséquer, afin de trouver ce qui n'est pas normal. Quand la région de Québec vote Conservateur ou ADQ, on fait une étude sur nous (celle du Bloc) afin de comprendre le mystère Québec. On chante faux selon certains puisqu'on ne pense pas comme les bien pensants. Pourtant......

    La réalité démontre que les Québécois sont mieux servis par les Conservateurs qu'ils ne le seraient par un gouvernement du Piquiou majoritaire avec ses cerveaux de l'immobilisme ou rétrogrades genre Marie Malavoy, Pauline, bientôt Nicole Léger et combien d'autres beaucoup plus style années 70 que 2000. L'appui inconditionnel des syndicats envers le Piquiou démontre également une drôle de démocratie axée sur la pensée unique. D'ailleurs au Québec, n'oublions pas qu'il y a deux sortes de Québécois selon certains. Les vrais Québécois, ceux qui détestent les États Unis, le Canada anglais, les Juifs, ceux qui aiment la CSN et qui sont séparatistes. Les autres comme moi, pro américain (sauf Bush et sa clique), pro-Canada, anti syndicaliste et non séparatiste, nous faisons partie des faux Québécois. Nous sommes des ignorants selon certains. D'ailleurs, je suis toujours surpris de constater que dans les vrais Québécois comme on en retrouve tant parmi les artistes, on n'hésite jamais à tendre la main à l'ennemi (le Canada) afin de financer soit des films ou des spectacles. On couche dans le lit de celui qu'on aime pas quand cela fait notre affaire. Un peu comme une fille de rue qui accepte de l'argent de l'homme honni, celui qu'elle n'aime pas mais qui la nourrit de son argent sale. Demandez à monsieur Falardeau qui finance ses navets en grande partie? Que ferait Ti Paul (Piché) sans l'argent du Canada pour financer ses spectacles ou ses disques ennuyants?

    Quant à vous monsieur David, quand je vous entend parler de Pauly girl (Pauline), je sens chez vous une si grande admiration pour cette dame aux supposées grandes réalisations telle la réforme de l'éducation par exemple (un vrai désastre). Tout ce qu'a touché Pauly girl fut un véritable désastre, un gouffre, mais ça, vous ne pouvez l'avouer, du mons publiquement, tellement votre appui envers elle semble indéfectible.

    L'appui des nationaleux envers du drôle de monde tels les Castro, Arafat, le Hezbollah et la Palestine, démontre votre sens réel de la démocratie. D'ailleurs, il m'arrive parfois de vous souhaiter un chef comme Castro dans votre futur pays du Québec. Mais au moins, laissez nous 6 mois pour vendre nos maison et sacrer le camp d'ici si cela devait arriver.

  • Andrée Ferretti
    Abonnée
    samedi 17 novembre 2007 09h06
    Un second Claude Morin?
    Quand on pense que monsieur Lisée a été un conseiller important auprès de plusieurs premiers ministres péquistes et qu'en même temps, on constate le déclin sans cesse aggravé de la lutte pour l'indépendance, on se demande avec inquiétude quel a été, quel est le rôle réel de ce monsieur.
    Andrée Ferretti

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 17 novembre 2007 09h12
    Les Québécois sont heureux, alors...FREEZE !
    M. David, est-ce que vous sous-entendez que, parce que les Québécois se disent heureux à un très haut niveau, qu'il faut laisser les choses comme elle sont actuellement...genre ?

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 17 novembre 2007 10h03
    Ralentir travaux...
    "La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, a raison de dire qu'il ne faut pas faire payer aux nouveaux arrivants le prix de notre incapacité à décider de notre avenir politique. Le projet de citoyenneté québécoise ressemble à un succédané pour la souveraineté, qui risque même d'indisposer les immigrants plutôt que de favoriser leur adhésion au projet souverainiste."
    Oui, c'et le malaise le plus important actuellement. Jean-François Lisée est très loin des réalités socio-économiques de la Province du Québec. C'est le manque de cohérence, le déséquilibre vertigineux entre ce qui est dit et ce que nous voyons dans la société. Lisée a « une boite à idées » qui n'est pas utile (d'où le mot outil, d'ailleurs) parce qu'il n'a pas «l'apprentissage » suffisant pour bien faire des travaux dans la société comme le plombier, si ce dernier n'a pas une bonne boîte à outils. Il lui manque de la pratique, c'est certain. Peut-être que nos amis de la construction pourrait lui donner un coup de main?

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    samedi 17 novembre 2007 11h31
    Le Citoyen Montoya ferait un excellent plombier !
    (Oui, je sais, je suis Québécois, je me déchoque vite quand je ne suis pas totalement indigné.)

    Le Citoyen Montoya vient de faire en peu de mots et en encore moins de citations une excellente analyse du malaise actuel au Québec.

    Pourquoi des succédanés à la souveraineté et à l'indépendance ?

    Pour commencer quelque part à partir de quelque chose, voyons !

    Et ce n'est pas en vue d'exclure quiconque à la citoyenneté québécoise, mais bien pour être bien certain qu'il/qu'elle commprenne bien les enjeux que présente cette citoyenneté en vue d'une affirmation collective croissante necessaire mais pas nécessairement suffisante pour la faire enfin cette indépendance nationale !

    C'est donc d'un étapisme nouveau que l'on parle aujourd'hui; l'esprit de Claude Morin vit toujours au PéQ !

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 17 novembre 2007 13h50
    Perte de temps.
    Comme vous avez donc raison, M. Desrochers.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 17 novembre 2007 18h19
    @ Richard Desrosiers
    M. Richard Desrosiers, qui reproche au PQ d'être encore dans les années 1970, reprend le terme de M. Maurice Bellemare, ancien ministre sous Duplessis qui appelait le PQ, "le Piquiou". Petite bassesse inutile pour ceux qui manquent d'argumentations solides. Vous vous situez à la hauteur des souveainistes qui appellent des gens comme vous, des fédérastes, ce qui n'est pas plus joli. Faudrait aller laver votre clavier puisque c'est une insulte écrite.

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 17 novembre 2007 18h42
    Pisse-Québécois
    Toujours le même refrain des assimilationnistes du genre de Richard Desrochers. Les artistes québécois souverainistes ont bien le droit de se faire financer avec l'argent du fédéral, qui est l'argent que les contribuables, y compris québécois et y compris souverainistes, versent par leurs impôts. Toujours le même refrain des rétrogrades droitisants revenant aux idées des années du capitalisme sauvage de la Révolution industrielle en les faisant passer pour des années modernes des années 2000, par rapport au lointain passé des années 1970 - l'école de Chicago étant un beau ramissis de clichés, de prémisses fausses et de non-sens mathématiques - nous commençons à en payer le prix économique et social et cela sera intenable d'ici une vingtaine d'années mais les partisans de l'hyperconcentration du capital et de l'échange de faveurs à l'intérieur de la petite classe des "dirigeants économiques" n'y voient que du feu. Il y a encore pas mal d'idées de l'Antiquité, du Moyen-Âge et du siècle des Lumières qui sont encore très pertinentes et fort appropriées, Monsieur Descrochers, et même des années 1970.

    Et peut-être faudrait-il que les assimilationnistes (partisans de l'assimilation des francophones dans le plus beau pays du Canadéa par leur minorisation incessante, leur marginalisation au sein du Parlement canadien, leur bilinguisation sous prétexte de liberté de langue, l'intégration de la moitié des immigrants à la minorité anglo-québécoise, donc louisianisation ou manitobanisation par inconscience et indolence, le pihelquiou et le pihelci et maintenant l'adéquiou et le pici des tarlas qui écoutent Andrew Arthur, Richard Martino et leurs confrères abêtissant la populace, s'étant toujours opposé aux mesures visant à consolider et à renforcer la francophonie au Québec) donc, les assimilationnistes soient plus respectueux de leur concitoyens qui ne partagent pas leurs idées politiques, en affublant les souverainistes de termes comme séparatistes, gaugauche, gauchisants, ignorants, cliquette, drôle de monde.

    Oui, quittez donc cette terre du Québec, Monsieur Desrochers, si vous êtes incapables de vivre avec vos concitoyens, allez vivre à Toronto ou à Calgary avec vos congénères qui s'abreuvent au National Post qui dénie l'existence des modifications climatiques. Parce que trop de spécimens antédiluviens de votre espèce sévissent au Québec, d'ici cinquante ans, nous serons un gros Nouveau-Brunswick ou un Manitoba - pittoresque n'est-ce pas. Mais je ne vois pas pourquoi le Canadéa ne devrait pas s'intégrer dans des vrais pays comme les United States; les Canadians seraient dans la 1re puissance mondiale, pas dans la 10e comme actuellement. Oui, fuyez vos responsabilités, Monsieur Desrochers, fuyez votre identité, honteux que vous êtes d'être un francophone d'Amérique, un Québécois. Quand on pense que les Irlandais, qui étaient à un saut de mer du coeur de l'Empire ont réussi à se dégager de leur sentiment d'infériorité et ont construit un pays, l'Irlande, qui connaît un progrès fulgurant - seraient-ils encore dans le Royaume-Uni qu'ils tourneraient en rond encore. Alors, vendez la votre maison et vous regarderez votre Banquier sur la câble à Flin Flon, votre canal 4 ne s'y rendant pas. J'en ai marre de ces Pisse-Québécois frustrés qui ne savent que cracher sur leur nation et qui pensent que tous les nationalistes ne sont jamais allé ni au États-Unis ni au Canada anglais ni ailleurs dans le monde. Il vomit les Québécois : qu'il parte.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 17 novembre 2007 20h15
    Bravo ! M. David !
    En plein dans le mil !

    Comme s'il fallait le définir ce "NOUS" !

    Maintenant qu'on se reconnaît, qu'on a plus besoin de se définir à l'autre ou se faire définir par l'autre, on nous occupe à nous définir nous-mêmes dans une loi ou une charte. Pour qui encore ? Pour NOUS ? On sait pas qui on est ?

    He bein, mettez-y donc juste ce "NOUS" en un seul mot, dans cette charte ! Puisqu'il y en a pas d'autres.

    Nous n'avons pas à nous définir. Pour personne. Ni aucune charte. Nous sommes un peuple trop riche et complexe pour çà. Laissons çà aux autres de le faire à leur guise. Qu'ils se fassent des commissions.

    NOUS, parcontre, pouvons très bien définir ce que nous ne sommes pas et ne voulons pas. C'est plus simple.

    C'est çà qui doit aller dans une loi ou charte.

    Ce processus de sélection de ce qui est innacceptable pour nous, distinguera bien assez naturellement par les choix libres de chacun les nous des eux.

    Et au diable les définitions interminables de Pierre-Jean-Jacques pour vendre du papier.

  • Bernard Charron
    Abonné
    samedi 17 novembre 2007 23h43
    «Louisianisation» accélérée ?
    Le projet sur la «citoyenneté» ne met-il pas en lumière le fait que le carcan de la « constitution » de 1982 (toujours pas entérinée par l'Ass. Nat. du Québec) rend impossible à l'État-nation fédéré du Québec de se doter des outils nécessaires (jugés normaux, aujourd'hui !-voir texte de M. Rioux) à l'intégration d'un nombre important d'immigrants qui ne parlent pas «minimalement» la langue français, avant de venir ?

  • Sylvain Racine
    Abonné
    dimanche 18 novembre 2007 13h01
    Je suis un Québécois très heureux...
    Moi je suis très heureux. Laissons les choses telles qu'elles le sont. Vive le statu quo, vive la droite, vive la guerre, vive la privatisation du système de santé et vive l'augmentation des frais de scolarité.

    Un Québécois vivant en Suède

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 18 novembre 2007 19h52
    Fausse vérités du multiculturalisme!
    Ces fausses vérités dont les oeufs du multiculturalisme se pondent à la douzaine, ne sont-elles pas à l'égal des vrais mensonges du communautarisme qui les couvent à la centaine? Ces termes «multiculturalisme et communautarisme», charriés par un verbeux fonctionnarisme d'antichambre dont Jean-François Lisée fait figure de proue, ne sont-ils pas les abris de l'actuelle clandestinité coranique, des actuelles sources divisionnaires et des actuelles souches religionnaires du parallélisme fondamentaliste islamique qui causent tant de frictions, de frustrations et de déstabilisation, par leurs potentiels minés d'explosifs?

    Nous faudra-t-il aller jusqu'à timbrer d'une sorte l'intégrisme québécois, toute «enveloppe» qui y apporte le fondamentalisme des ayatollahs musulmans et l'extrémisme coranique des mollahs de l'Islam et d'autres machiavels d'Allah? Alors qu'ils planchent actuellement sur la rédaction du procès de béatification de l'imam Saïd Jaziri , ne faudra-t-il pas mettre au pas LES MÉDIAS BROYEURS ET MÉLANGEURS de ce genre de mélis-mélos dégueulasses d'inepties dont ils tentent de gaver les spectateurs et lecteurs qu'ils prennent pour des fats inconscients et des béats heureux d'être contents?

    Ne faudra-t-il pas tout d'abord circonscrire les repaires historiques et culturels, à partir desquels la dynamique de notre identité typiquement québécoise trouvera les assises d'une «définition officielle», par loi, partant de sa justification et de sa motivation? Le projet, si imparfait fut-il, de Pauline Marois n'était-il pas alors une première étape qui cadrait, sans défaut, avec les démarches de certains pays d'Europe qu'on cite en exemple, en regard, notamment, de la sauvegarde et du respect des potentiels de leur langue ainsi que des garanties d'équilibre sociétal, de stabilité et de paix sociales dont elle est l'engin? N'est-ce pas par sa propre langue qu'une Nation transmet ses valeurs fondamentales et prend la défense tout à fait légitime de ses acquis intra-générationnels et extra-générationnels? N'EST-CE PAS LÀ LE MINIMUM, LE «SINE QUA NON» DE CE QUI EST À PRENDRE, SINON À LAISSER?

    Aux chapitre de la non-intégration orchestrée et Des refus qui nourrissent le repliement sur soi, les ghettos asiatiques et arabes, principalement de la région montréalaise, ne sont-ils pas des masses qui alourdissent le déficit québécois de l'intégration des immigrants dans lequel déficit se mirent des fonctionnaires qui ne carburent qu'aux gazeuses émanations politiques, dans la matière? Les malaises exprimés devant les commissionnaires itinérants Bouchard/Taylor et dont le «résumé anticipé desdits «intellos» fut probablement écrit avant les auditions, ne sont-ils pas des indicateurs d'urgence, avant que ça n'explose, pour le plus grand plaisir de certains qui jouissent d'une période d'indifférence et d'appui, les oeillères bien ancrées et les yeux fixés, qui relèvent de l'angélisme crasse, période à nulle autre pareille, dans notre historie politique? N'est-ce pas là, entre autres, une triste démonstration des échouements de la ploutocratie capitaliste et de ses actuels suzerains libéraux?

    D'où venait l'opposition audit projet de Pauline Marois? Ne venait-elle pas tout d'abord du PLQ de Jean Charest dont les voiles restantes sont à plat et dont le gouvernail est sous mains-mises et à la merci des vagues que provoquent et soulèvent certaines communautés insulaires et minoritaires montréalaises dont les mégas capitaux ont encore, sur les transporteurs du capitalisme libéral, des effets-cyclones? Ne venait-elle pas également du fringant chef de l'Opposition officielle qui ne peut tolérer que les indépendants accros péquistes et les dépendants accros libéraux fassent de leçons aux pseudo-autonomistes de sa cuvée?

    À Rome, ne faut-il pas vivre comme les romains? N'est-ce pas une question «basic» de savoir, de savoir-vivre, de savoir-faire et de simple savoir-être? Comme c'est dans «le poulailler parental» et le «nid familial», que prennent forme les oeufs de la vie québécoise, comme celle d'ailleurs, ne sera-t-il pas une mission de bonne guerre et une victoire de très lucide aloie et de stratégiques déploiements, que d'inscrire les parents des immigrants à des cours de «langue québécoise», cette «merveille de chez-nous», aux uniques fins de COMPRENDRE CORRECTEMENT, de S'EXPRIMER CONVENABLEMENT, de COMMUNIQUER ET D'ÉCHANGER CIVILEMENT, CULTURELLEMENT ET AUTREMENT?

    En commençant par les irritants du quotidien et à titre d'un exemple parmi mille, à Québec comme à Montréal, ne serait-on pas tout à fait justifié d'exiger que les chauffeurs de taxi, dans l'exercice de leur fonction, s'expriment en tout temps, entre eux et en présence des clients, comme les chauffeurs d'autobus le font, c'est à dire dans la langue de Molière qu'ont si bien adaptée «Gilles Vigneault» et tant d'autres? Quels zouaves pompeux, des coulisses avocassières, oseraient encore confabuler, avec toute l'ostentation dont ils font actuellement l'étalage, qu'une telle exigence irait à l'encontre des droits de la personne, cette espèce de fourre-tout qui est en train de devenir la forme la plus payante, mais aussi et surtout la plus frelatée du chantage et de la pression par l'oppression que recherchent les menaces constantes de poursuites et de procès?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

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