Lettres: N'importe quoi!
Ras-le-bol de la simplification à l'extrême, des raccourcis, des corrélations boiteuses, des affirmations non fondées, des exigences présentées sans évaluations. Fatiguée de ces élus pressés, prétendant parler en notre nom, bazardant tout sur leur passage et exigeant ceci et cela immédiatement.
D'abord, Mme Marois qui menaçait de faire tomber le gouvernement sur ce qu'elle qualifiait d'enjeu fondamental: la crise forestière. Et de placer sa loupe directement sur les seules données de pertes d'emplois de cette industrie, sans égard au transfert possible vers d'autres secteurs. Sans égard, finalement, à l'évolution inéluctable dans le sens d'un développement plus raisonnable. Bien sûr, il y a crise, mais le leadership s'exerce-t-il en présentant les paramètres d'une équation un à la fois?
Et voilà Mario Dumont exigeant l'abolition des commissions scolaires, à défaut de quoi, nous pourrions nous retrouver en élections. Rien de moins! Mais si pressé soit-il, le chef de l'opposition officielle ne nous a toujours pas exposé son système de relève. Qui assumera les responsabilités quotidiennes gérées par le personnel des commissions scolaires? Les municipalités (à leur corps défendant)? Les conseils d'établissements (parents bénévoles et personnel élu dans chacune des écoles)? Les directions régionales du MELS? Et à quel coût récurrent ce transfert s'effectuerait-il? À l'entendre, pour éviter d'être renversé, le gouvernement devrait enclencher sans tarder le démantèlement de toute la structure. Selon ses exigences, nous devrions cesser de lui adresser des questions trop compliquées et le croire sur parole: les millions ne manqueront pas d'apparaître au solde net et les services seront améliorés! Serions-nous membres d'une secte à notre insu pour que l'on nous demande un tel acte de foi?
Par ailleurs, pour l'ADQ, le faible taux de participation aux élections scolaires signifie indiscutablement le souhait des électeurs de voir cette structure disparaître. Cette corrélation relève plus de l'interprétation partisane que de l'analyse sérieuse. On peut s'abstenir de voter parce que l'on est satisfait d'une situation. Ou que l'on ne se sent pas concerné (pas d'enfants), ou indifférent ou encore parce que l'on ne connaît pas les candidats. Bref, des problèmes potentiels à évaluer et à résoudre, certes. Mais une indication claire, un signal non équivoque? Holà!
Quelle note obtiendrait un étudiant présentant de tels raisonnements? Vous la voulez en chiffres ou en lettres?
D'abord, Mme Marois qui menaçait de faire tomber le gouvernement sur ce qu'elle qualifiait d'enjeu fondamental: la crise forestière. Et de placer sa loupe directement sur les seules données de pertes d'emplois de cette industrie, sans égard au transfert possible vers d'autres secteurs. Sans égard, finalement, à l'évolution inéluctable dans le sens d'un développement plus raisonnable. Bien sûr, il y a crise, mais le leadership s'exerce-t-il en présentant les paramètres d'une équation un à la fois?
Et voilà Mario Dumont exigeant l'abolition des commissions scolaires, à défaut de quoi, nous pourrions nous retrouver en élections. Rien de moins! Mais si pressé soit-il, le chef de l'opposition officielle ne nous a toujours pas exposé son système de relève. Qui assumera les responsabilités quotidiennes gérées par le personnel des commissions scolaires? Les municipalités (à leur corps défendant)? Les conseils d'établissements (parents bénévoles et personnel élu dans chacune des écoles)? Les directions régionales du MELS? Et à quel coût récurrent ce transfert s'effectuerait-il? À l'entendre, pour éviter d'être renversé, le gouvernement devrait enclencher sans tarder le démantèlement de toute la structure. Selon ses exigences, nous devrions cesser de lui adresser des questions trop compliquées et le croire sur parole: les millions ne manqueront pas d'apparaître au solde net et les services seront améliorés! Serions-nous membres d'une secte à notre insu pour que l'on nous demande un tel acte de foi?
Par ailleurs, pour l'ADQ, le faible taux de participation aux élections scolaires signifie indiscutablement le souhait des électeurs de voir cette structure disparaître. Cette corrélation relève plus de l'interprétation partisane que de l'analyse sérieuse. On peut s'abstenir de voter parce que l'on est satisfait d'une situation. Ou que l'on ne se sent pas concerné (pas d'enfants), ou indifférent ou encore parce que l'on ne connaît pas les candidats. Bref, des problèmes potentiels à évaluer et à résoudre, certes. Mais une indication claire, un signal non équivoque? Holà!
Quelle note obtiendrait un étudiant présentant de tels raisonnements? Vous la voulez en chiffres ou en lettres?
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