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«Fini, la naïveté!»

Antoine Robitaille   10 novembre 2007  Québec
Jean-François Lisée, ancien journaliste et conseiller des Parizeau, Bouchard et maintenant Marois, nous avait habitués à des livres d'enquête touffus. À l'aube de la cinquantaine, il propose, dans une plaquette d'une centaine de pages (néanmoins dense), une révolution du «nous» qui se traduit par des propositions audacieuses. Et parfois controversées: pensons à cette citoyenneté québécoise liée à la maîtrise de la langue. Entretien.

Québec — Lorsqu'elle a réhabilité, dans un discours, le «nous» québécois majoritaire francophone, Pauline Marois a promis que, plus tard, elle mettrait de la chair autour de l'os. Par le dépôt de deux projets de loi — dont les deux autres partis ont refusé de discuter —, elle a tenté de remplir sa promesse. Mais la controverse a éclaté. La population s'est montrée très perplexe, du moins dans ce qu'un sondage récent a laissé voir. «On savait que ça allait venter, mais autant que ça, non», disait récemment un proche de la chef péquiste. Avec le sociologue Jacques Beauchemin, Jean-François Lisée a été un des conseillers qui ont convaincu Mme Marois de faire cette proposition. Dans Nous (Boréal), une plaquette dense, pleine de propositions — dont plusieurs audacieuses —, Lisée persiste en présentant l'analyse derrière cette proposition.

L'ancien conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard estime que la société québécoise, à l'instar de plusieurs sociétés d'Europe — il cite souvent l'Angleterre des Blair et Brown —, est récemment entrée dans un «moment majoritaire». Quand? Probablement avec cette histoire somme toute anecdotique des «vitres givrées» du YMCA. Là, on a atteint le «tipping point» (référence au livre de Malcolm Gladwell). On a basculé dans le «moment majoritaire», plongeant dans la crise des accommodements dits raisonnables et un changement de «paradigme».

Ainsi, après plusieurs décennies à se préoccuper surtout de corriger, de compenser et de «redresser les choses» pour les minorités, la majorité a décidé de penser à elle. D'où le retour au «nous». Et à l'acceptation de notre passé chrétien, dont Lisée parle à plusieurs occasions dans sa plaquette.

Bien sûr, cela ne signifie pas que les minorités ne seront plus l'objet d'attention, insiste Jean-François Lisée. De toute façon, le «moment minoritaire» a laissé beaucoup de structures et de législations pour les protéger. Mais il est plutôt temps de rompre avec une «naïveté» qui a imprégné une certaine social-démocratie et la «révolution des droits» (pour reprendre un titre de Michael Ignatieff), plaide-t-il.

En entrevue, Jean-François Lisée répète constamment qu'il est temps de devenir «sérieux», et ce, sur plusieurs questions brûlantes: «C'est fini, la naïveté dans notre volonté d'intégration des immigrants. Fini la naïveté, aussi, dans nos frais de scolarité. Il faut commencer à être sérieux, rigoureux. À l'école, c'est fini, la naïveté avec la pédagogie [il réclame un moratoire de dix ans sur l'implantation de la réforme au secondaire]. C'est le temps d'être sérieux, d'avoir des résultats.»

Intégration

Pour en «finir avec la naïveté» et bien intégrer les immigrants, les mesures possibles sont nombreuses, soutient Lisée. D'abord, le Québec a besoin d'agir sur le «fondamental», sur le «symbolique», en se donnant une constitution et une citoyenneté le plus vite possible. Car d'ici 20 ans, si les plans du gouvernement Charest se réalisent, «il y aura un million de futurs "nous" qui vont s'installer au Québec. Ce n'est pas rien: on est sept millions et demi au Québec. Il y a une personne sur sept de plus qui va arriver. C'est le temps d'être plus sérieux dans notre générosité. Plus clair entre nous. Et plus clair pour eux. Pour que leur intégration réussisse».

Être sérieux commandera d'abord de dépenser tous les deniers qu'il faut pour le faire: «Je trouve que c'est scandaleux que le Québec n'ait pas consacré à la francisation toutes les sommes venant du fédéral à cette fin», «scandaleux qu'on n'ait pas encore réglé la question de la reconnaissance des diplômes», martèle-t-il. «On n'a pas été assez exigeants avec nous. Et on n'a pas été exigeants avec ceux que j'appelle les futurs nous.»

En 2001, lorsqu'un projet de citoyenneté québécoise avait été proposé, M. Lisée s'était dit d'accord. Toutefois, rappelait récemment notre collègue Michel David, l'ex-conseiller de Lucien Bouchard avait adressé une mise en garde au gouvernement Landry: «Il y a cependant plusieurs façons de mal s'y prendre et de susciter beaucoup de méfiance chez les non-francophones. L'une d'entre elles est de lier cette citoyenneté au français de façon trop exclusive.» Mais n'est-ce pas ce que le PQ propose dans son projet de loi 195?

«Le climat est cependant complètement nouveau», écrit-il dans son livre. En entrevue, il précise l'objection: faire de la maîtrise du français une condition d'obtention de la citoyenneté ne revient pas à dire que «le citoyen du Québec est seulement francophone». À ses yeux, il faut en finir avec ce «mauvais objectif linguistique» qui consiste à dire que le Québec doit devenir aussi «francophone que l'Ontario est anglophone». En exigeant une maîtrise du français, on favorise l'égalité des chances, insiste-t-il.

Au fond, souligne-t-il, c'est ce que René Lévesque et Camille Laurin ont dit et fait en 1977. S'adressant à de nouveaux arrivants imaginaires, Lisée résume: «Nous sommes sérieux dans notre volonté d'avoir une majorité francophone plurielle. Et nous sommes sérieux dans notre volonté de faire en sorte que vous, qui vous joignez à nous, ayez des vies qui soient des succès parce que vous aurez acquis la langue commune et, par nos écoles, vous aurez acquis nos valeurs communes.»

La phrase est belle. Mais il reste que l'idée de la citoyenneté liée à la maîtrise de la langue provoque des accusations d'ethnicisme. «C'est parce que nous sommes des souverainistes québécois», répond M. Lisée. Les institutions et les partis qui dénonçaient la loi 101 au moment de son adoption disent aujourd'hui que le problème est «réglé grâce à cette même loi». Même «Jean Chrétien et Stéphane Dion ont affirmé que la loi 101 était une grande loi canadienne», rappelle-t-il.

Viser l'équilibre

Pour mesurer dorénavant son «succès linguistique», le Québec devrait viser à préserver, au cours des décennies à venir, l'équilibre linguistique atteint au tournant du siècle, croit Lisée. Une situation dans laquelle les francophones se sentent en sécurité parce que majoritaires. Où la minorité anglophone a une masse critique qui lui permet d'avoir ses institutions. Et des minorités culturelles qui ont une véritable vie italo-montréalaise, helléno-montréalaise, etc. «Ça, c'est le Québec qu'on aime. Mais chacun de nous a peur de le perdre, actuellement.»

Pour maintenir cet équilibre, il faudra beaucoup d'immigrants. Dans son livre, il pourfend Mario Dumont pour la façon dont il a abordé la question: «Un mauvais leader [qui s'est saisi] d'un événement d'actualité ou d'un motif de mécontentement pour l'enfourcher sans se soucier du dommage causé ou de sa capacité à conduire la société vers un équilibre nouveau.»

Dans Nous, Lisée raffine des propositions qu'il avait déjà présentées dans Sortie de secours (Boréal, 2001). Il faudrait à son sens commencer dès les prochaines années à accueillir le maximum d'immigrants étudiants (25 000 à terme) afin qu'ils peuplent ces cégeps et ces universités bientôt sous-utilisés. Il propose aussi des méthodes pour retenir le plus possible les jeunes Québécois, notamment les étudiants en médecine.

Et si lui plongeait en politique active pour réaliser tous ces projets? «Pour l'instant», c'est non. Il a ses enfants: un garçon, une fille, et un centre de recherche, le CERIUM, qui ont besoin de lui. Mais plus tard? Il ne dit pas non.






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Vos réactions

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  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 9 novembre 2007 23h15
    Pourquoi tous ces immigrants?
    « Le QUÉBEC a besoin de main-d'oeuvre. Ses enfants lui manquent. On les a tués dans le sein de leur mère, à coup de 35,000 par année et cela depuis 30 ans. Le million d'immigrants qu'il faut aller chercher ailleurs, nous ne les avons pas accueillis dans nos familles, le temps voulu, par des politiques familiales généreuses et fraternelles. La famille s'est disloquée et elle n'est plus le coeur qui fait battre le Québec d'aujourd'hui.

    Lorsqu'un peuple procède de cette manière, il a de quoi s'inquiéter. On fera l'indépendance pour qui, le temps voulu? Si jamais ce temps vient? J'essaie de m'imaginer le peuple du Québec,dans un vingtaine d'années. Je pense ne pas me tromper en pensant qu'il portera encore le nom de peuple québécois, mais il sera tellement bigarré, que je me demande comment il pourra arriver à reconnaître ses fibres communes...issu d'un mélange aussi rapide et accéléré? »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 10 novembre 2007 08h41
    Un Québécois c'est quelqu'un qui vit au Québec. Oh yeah?
    « Lorsque je regarde Josée Di Stasio à la télé j'entends une Québécoise. Quand je regarde soeur Angèle Rizzardo, j'entends une authentique Italienne. Lorsque je vois Pascal Yiacouvakis faire la météo, j'entends un Québécois. Quand je vois Nadia Assimopoulos, j'entends une Grecque. Ne me demandez pas de voir en Yiacouvakis un Grec et en Assimopoulos une Québécoise, je ne peux pas. A moins d'halluciner.

    Liza Frula est québécoise; Alfonso Gagliano est italien
    Alexandra Diaz est québécoise, Oswaldo Nunez est chilien
    Sébastien Bovet est québécois, Frédéric Nikolof est suisse
    Jean-Marie de Konick est québécois, Jean-Paul Gilson est belge
    Emilie Heymans est québécoise, Lara Fabian est belge
    Nathalie Petrowski est québécoise; Minou Petrowski est française
    Patrick Masbourian est québécois; ses parents sont arméniens
    Luck Mervill est québécois; Dany Laferrière est haitien
    Normand Brathwaite est québécois; Dan Philip est antillais
    Rachid Badouri est québécois, Linda Thalie est algérienne.
    René Angelil est québécois; Sam Hamad est syrien.
    Rima Elkouri est québécoise, Wajdi Mouawad est libanais.
    Donald Brashier est québécois; Charlie Biddle était américain

    Qu'on en commun Brashier, Elkouri, Angelil, Badouri, Brathwaite, Mervill, Masbourian, Petrowski, Heymans, De Konick. Bovet, Diaz, Frula, Yiacouvakis et Di Stasio, qui en font des Québécois? Au téléphone, y sonnent tous québécois.

    En 2007, l'identité québécoise ne se limite pas aux seuls fils et filles des colons français du 17e. D'où la bêtise de l'expression " pure laine ", expression à proscrire. Mais ce n'est pas parce qu'il faut bannir cette expression archaique qu'on a bizarrement ressuscité, qu'il faille passer à l'autre extrême et considérer bêtement comme québécois tous ceux qui habitent le territoire, comme le veut la langue de bois actuelle, alias le nationalisme civique.

    A ceux qui me diront qu'un Québécois c'est quelqu'un qui vit au Québec je leur dirai que la plus grande chanteuse québécoise vit aux USA depuis 10 ans. Le plus grand joueur de hockey québécois vit à Pittsburg depuis 25 ans. La plus grande comédienne québécoise vit en Californie depuis 25 ans. Le plus grand compositeur de chansons québécoises vit en Europe depuis 30 ans. La plus grande poétesse québécoise a vécu 40 ans à Paris et le plus grand artiste québécois, 50 ans en France.

    Un Québécois c'est quelqu'un qui parle français comme Céline Dion, Geneviève Bujold, Mario Lemieux, Luc Plamondon, Anne Hébert et Jean-Paul Riopelle. Un Québécois ça s'entend. »

  • rabah hammachin
    Inscrit
    samedi 10 novembre 2007 09h33
    citoyenneté
    « La citoyenneté est à ce que je sache un attribut du fédéralisme. De ce fait, jusqu'à preuve du contraire, il n'y a pas de citoyenneté provinciale au Canada. Pas plus québecoise que néo-écossaise ou manitobaine. Qui veut-on alors tromper avec ces soi-disant projets, voués aux oubliettes de l'histoire. Si on veux réaliser la souveraineté, il faut aux dirigeants des partis souverainistes, plus d'imagination et surtout plus de transparence dans les objectifs, avec moins d'agendas cachés. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 10 novembre 2007 09h57
    Nos présidents de syndicats, de vrais anglophiles canadian
    « Alors, la FTQ et la CSN désirent protéger les habitants actuels du ROC afin qu'on ne les forcit ou forçat point à causer le français au Québec, même après 3 ans de tentatives pour avoir enfin le nationalité québécoise qui pourrait permettre à ces anglophones de se présenter à nos élections.

    Merci à nos valeureux président(e) de syndicats pour nous aider à demeurer "full démocratique"...genre, pour ne pas que le Québec tente de franciser les immigrés du ROC qui protège si bien la langue française "ou ce qu'il en reste", sur leur territoire "full bilingue". »

  • marie g guiomar
    Inscrite
    samedi 10 novembre 2007 10h09
    de la cohérence!
    « Excellente réflexion sur le bouquin de Jean François Lisée. De tous les paramètres qui fondent l'identité et l'appartenance la langue est le plus commun et le plus objectif. Le passé, la religion et autres aspects culturels sont autant de dimensions sujettes à interprétations et à mésinterprétations.
    La maîtrise de la langue devrait, à mon avis, être exigée de tous les citoyens ou aspirants : non seulement elle permet la convergence des efforts en vue de la constitution d'une société digne de ce nom, où l'on se comprend, ou on peut débattre et vivre en paix, mais elle aussi l'outil de l'instruction et de l'éducation. Apprendre le français (pas une forme abâtardie et laxiste) devrait donc être une obligation civique pour tous : les «pure laine» et les immigrants. L'appel au sérieux que lance M. Lisée (je n'ai hélas pas lu son livre) ne peut pas s'appliquer qu'aux néo-québécois. Pour que la langue soit fondatrice de l'identité québécoise elle doit faire l'objet d'un redressement de la part de tous et en particulier des professeurs de tous les ordres d'enseignement, des parents, des médias et autres publicistes. Donc de tout le monde.
    Le projet de loi de Madame Marois dont l'annonce coïncide avec le désastreux bilan sur le français à l'école à de quoi laisser perplexe en effet. Devons-nous exiger des autres ce que nous serions incapables de nous appliquer nous-mêmes? »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 10 novembre 2007 10h30
    25 000 étudiants à terme"
    « Un étudiant au cégep coûte 10,000$ par année aux contribuables. A l'université, c'est 12,000$.
    Est-ce que Lisée est conscient que la facture pourrait monter à 300 millions de dollars par année et ce à l'heure où on se plaint du sous-financement de nos universités?

    Déjà, des cegeps en région se sont lancés dans le recrutement d'étudiants étrangers. Dans la Beauce la Commission Bouchard nous a appris cette semaine qu'il y avait 106 étudiants de Madagascar à St-Georges!!! Sur moins de 1500 étudiants. Le but? Sauver la job des profs et des administrateurs du cegep. Idem à Matane, Shawinigan et Rouyn. Mais à quel prix pour les contribuables?

    Le vieillissement de la population entraine une augmentation inévitable des frais des soins de santé. Mais si à l'autre bout de l'échelle démographique on ne peut épargner à l'Éducation parce que le lobby syndical veille à ses intérêts professionels et va repêcher jusqu'à Madagascar pour sauver sa job, où est-ce qu'on va trouver le fric pour soigner nos vieux?

    Une autre passe, inconnue du bon peuple, mais qui marche bien dans le monde de l'immigration: les études à bas prix via la filière de l'immigration.

    De plus en plus d'immigrants débarquent ici avec un visa de résident permament mais viennent en fait pour étudier. Pour l'obtenir ils ont répondu aux normes. En gros: un niveau cegep, connaissance du français, quelques mots d'anglais et un an ou deux d'expérience professionnelle. C'est tout ce que ça prend pour avoir un visa de RP. Mais une fois ici, pas question de travailler et de construire le pays pour lequel ils viennent tout juste d'avoir un visa.
    Qu'est-ce qu'ils font? Ils prennent une jobine de trois mois, dans un dépanneur ou what ever? Après, ils ont droit -tenez-vous bien- aux prêts et bourses comme votre fils ou fille. Ils s'inscrivent à l'université, ne paient que 2000$ (comme les Québécois) plutot que 10,000$ (comme les étrangers) et vivent 3 ans sur les prets et bourses des con...tribuales. Même si tout ca est légal, il s'agit évidemment d'une immense tromperie.

    Quel est l'ampleur de cette fraude? Don't know. Mais il s'agit de se promener sur les sites d'immigrants pour savoir que la combine est fort répandue. A quand un dossier dans le Devoir?

    On pourrait commencer par enquêter du coté de cette irano-française, emprisonnée en Iran, étudiante à 38 ans à Montréal avec un visa de résidente permanente! Ayoye! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 10h48
    Dommage...
    « À l'université, les profs en général n'aiment pas lire dans les travaux écrits le «Nous » royal. Ils disent : »pour qui vous prenez-vous pour parler au nom des autres de la sorte! » Je dis la même chose à Lisée, pour qui vous prenez vous pour parler ainsi de moi? Imaginons un instant le Québec sans commencement, c'est-à-dire sans ce « futur » Nous. Le premier canadien français ou non fut un premier « immigrant ». Je vois mal les amérindiens dire nous sommes des »immigrants » mais je comprendrais mieux si les premiers européens le disent. Ça, c'est ce qu'on devrait apprendre de prime abord à l'école. Je ne suis pas un « futur nous », c'est mal juger de ma réalité. Je refuse absolument d'être assimilé parce que je suis un être libre et les droits de l'homme me garantissent cette liberté. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est essentiel pour le respect d'un individu ou groupe à un autre individu ou groupe.
    « D'où le retour au «nous». Et à l'acceptation de notre passé chrétien » Voilà le problème majeur du Québec. Cette province qui crie sur tous les toits qu'il est laïc mais qui dans le fond a encore une profonde et réelle nostalgie de la période Duplessis. Ce passé chrétien ne peut être ni devenir un avenir laïc et moderne. On comprend mieux la situation réelle, ontologique, du problème actuel de l'identité québécoise, les accommodements raisonnables. Ce fond catholique que le Québec n'a pas réussi à faire parti. Ça parle et ça exclut. La grande noirceur est toujours là, tapie au sien même du Parti Québécois. (Lisez mon livre pondu en 1999 avec Pierre Thibeault, Frénétiques, treize intellectuels québécois répondent à la question: « Quelle est votre perception de la culture au Québec à l'aube du XXIe siècle? » aux éditions Triptyque). Rien n'a changé jusqu'à aujourd'hui.
    Il y a de la nostalgie là-dedans. Nous savons que les principes judéo-chrétiens ont alimenté, en Europe, toutes les mouvances proto-fascistes et fascistes. Les progressistes sont montrés du doigt et les discours sont de plus en plus démagogiques. D'ailleurs, en Europe, lorsqu'on parle politique, on ne va pas parler avec les représentants de l'Église catholique comme on a tendance à le faire ici.
    Ainsi donc, il n'y a qu'à partir. Vous n'aurez plus de travailleurs immigrants (un rêve juste pour voir) et nous laisserons les 'Nous » entre eux « qu'ils peuplent ces usines et ces entreprises bientôt sous-utilisés. » (Lisée avec des changements); qu'il n'y ait plus d'étudiants enfants d'immigrants pour « qu'ils peuplent ces cégeps et ces universités bientôt sous-utilisés. » De ce point de vue, Lisée n'a pas tord. Pendant ce temps-là, les autres Provinces s'enrichisseront de cet apport fondamental de l'immigration.
    Dommage car les québécois sont u peule si attachant qu'on s'attriste à les voir manipulés de la sorte par des forces très sombres qui font vraiment très peur. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    samedi 10 novembre 2007 13h09
    Naïveté du radicalisme académique
    « Je me demande bien ou Mr. Lisée va trouver l'argent pour "franciser" tous ces immigrants. La seule façon de le faire économiquement, ce serait de remettre l'économie québécoise "sur 'a track".
    .
    Mais le radicalisme cauteleux des ténors sécessionistes (ne jouons pas sur les mots SVP) est précisément l'inverse de ce qu'il faudrait pour celà. La survie du peuple québécois sera économique, ou elle ne sera pas. Tout le reste est masturbation intellectuelle.
    .
    J-F Lisée ferait peut-être bien de descendre de sa tour d'ivoire, en effet. Mais plus la perspective d'une accession démocratique à l'indépendance s'éloigne (pour des raisons principalement démographiques), plus la minorité extrémiste du mouvement séparatiste québécois est tentée par les solutions radicales, par des méthodes totalitaires qui ne peuvent mener qu'à la confrontation civile.
    .
    Il n'y a rien là-dedans pour faire valoir aux immigrants, qu'ils soient de première, de seconde ou de troisième génération, quel intérêt ils pourraient bien avoir à quitter le Canada. Pourtant des pistes de réflexion existent: ça pourrait être par exemple une constitution similaire à celle de l'Ile Maurice, qui garantit la représentation de TOUTES les communautés ethniques mauriciennes (il y'en a 13 si je me souviens bien) dans les institutions gouvernementales et législatives.
    .
    Mais le rêve d'inclusion de l'indispensable apport migratoire dans le "nous" ethnique québécois, curiosité historique issue du creuset colonial britannique, est une utopie. Et une utopie, par définition ça n'existe nulle part. Le modèle d'intégration québécois, de-facto, est très similaire au modèle multiculturaliste canadien. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et les balivernes séparatistes, à part de justifier les salaires des J_F Lisée de ce monde, ne mèneront qu'aux désillusions. »

  • Jacques Fontaine
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 13h32
    À bas la rectitude politique !
    « J'en ai marre de ceux et celles qui s'insurgent contre ce projet de loi au nom de la rectitude politique. Pensez-vous qu'on accepterait un député au Japon qui ne parlerait pas japonais ou un maire en Turquie qui ne parlerait pas turc ?! Comment peut-on traiter de raciste, de xénophobe un projet de loi qui dit qu'un représentant du peuple, pour avoir droit à se proposer comme tel, devrait être en mesure de parler la langue de la majorité de ses électeurs ?! C'est l'évidence même ! Il faut être complètement colonisé ou taré ou de mauvaise foi pour ne pas comprendre le bien-fondé de cette proposition. Et j'en ai marre de la mauvaise foi de ces néo-Québécois qui font semblant de ne pas comprendre la différence entre s'intégrer et s'assimiler. On ne demande pas aux immigrants de s'assimiler et de ne plus jamais parler leur langue, pratiquer leur religion, manger leur bouffe ou conserver leur tradition sous peine de pendaison ! On leur demande de s'intégrer à la majorité, ce qu'ils devraient faire de toute façon peu importe le pays où ils auraient choisi d'aller. Intégration ne veut pas dire assimilation! Les immigrants au Danemark apprennent le danois et ceux qui vont en Finlande apprennent le finlandais. Pourtant, ce sont deux langues relativement «inutiles», puisqu'elles ne sont parlées que par environ 5 millions d'habitants dans le monde. Mais on ne peut pas vivre au Danemark sans parler danois, ni en Finlande sans parler finlandais. Il n'y a qu'à Montréal, me semble-t-il, où l'on peut passer sa vie entière sans parler un mot de français sans pour autant en souffrir socialement ou pécunièrement ! Le français est une grande langue internationale, la deuxième la plus étudiée dans le monde après l'anglais. Il y a pire torture dans le monde que de demander aux néo-Québécois qu'ils apprennent notre belle langue comme condition sine qua non d'y être les bienvenus ! Ceux qui vivent ici depuis des années et qui refusent d'apprendre le français ne méritent pas de bénéficier de notre système puisqu'ils n'en font pas réellement partie. Quand tu ne t'intéresses pas aux gens qui forment plus de 80% de la population de l'endroit où tu habites, tu as de sérieux problèmes. Apprendre le français ne force personne à ne plus parler sa langue ou à ne pas apprendre l'anglais. S'intéresser minimalement à l'histoire et à la mentalité des Québécois francophones ne veut en aucun cas dire qu'il faille oblitérer son passé, ses croyances, ses valeurs. À la rigueur, on ne force personne à nous aimer, on demande juste aux immigrants d'apprendre à nous connaître et comme ça, s'ils ne nous aiment toujours pas, au moins, leur opinion sera fondé sur des faits, des expériences personnelles et non pas sur des clichés malveillants colportés par The Gazette et autres médias anglophones antiindépendantistes. Et quand on n'aime vraiment pas les gens qui nous entourent, on devrait avoir la décence d'aller ailleurs plutôt que de taper sur la tête de nos hôtes tant honnis. Le Québec n'est pas une prison et la Terre est si vaste... »

  • François Caron
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 13h59
    Le Citoyen Montoya ne ressmeble à personne !
    « En effet, de se réclamer d'une mouvance humaniste internationaliste transculturelle gommeuse d'identité nationale le dessert un peu pas mal, et porter son statut d'immigrant fier d'ëtre canadian en étendard ne lui rend pas le plus fier des service dans un forum de nationaleux qui apprennent à marcher, à converser, à discuter et à organiser sa pensée.

    Et laissez-moi vous dire que si l'estimation de 55 000 immigrants par année de Miss James (1 100 000 en vingt ans, FOU BRAQUE) s'avère juste (vivment le retour du PéQ), nous en aurons plein les mains pour les accueillir (seront-ils tous autonomes, cultivés, articulés et francophones comme le Citoyen Montoya ?), leur expliquer notre vécu et nous faire respecter, nous les Canadiens-Français survivants des 250 dernières années de système de pensée anglo-saxon culturellement, socialement, économiquement morbide et contre nature.

    Et "nous" ne pourrons tout faire tout "seuls".

    Pour la survie et la sauvegarde de la culture française et de la langue canadienne-française en Amérique du Nord, nous, les nationalistes indépendantistes québécois, sommes les seuls à porter un idéal d'État républicain français en Amérique, nous sommes la dernière chance de tous ceux qui ont choisi la Province of Quebec pour vivre, fonctionner et nous invectiver et enquiquiner en français (et enquiquiner c'est "fatiquant", mais c'est encore tolérablement "raisonnable"...).

    "Le Québec qu'on aime,[...] on a peur de le perdre actuellement", dixit J-F Lisée.

    Le Citoyen Montoya n'a pas à avoir peur de nous, du "nous", d'ëtre parmi nous et même "d'être nous", mais au contraire doit se servir de toutes ses énergies polémiques pour aider à détruire la mentalité de race supérieure hypocrite et rampante de nos anciens ennemis mais néanmoins compatriotes circonstanciels Anglais et leurs suiveux nouveaux arrivants assimilés anglophones.

    Aidez-nous, colonisés de l'intérieur, à nous émanciper, et continuez de nous "challenger" (excusez l'anglicisme, merci) pour nous surpasser dans l'argumentation et dans l'action pour faire du Québec un pays juste, beau à voir et où il fait bon vivre en harmonie avec nos nouveaux concitoyens présents et à venir. »

  • François Caron
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 14h11
    Mise en garde aux caves en béton armé...
    « Ce n'est pas pcq on ne maîtrise pas la langue vernaculaire et que l'on est de première génération au Québec que l'on ne peut pas se sentir et donner l'image d'être Québécois.

    L'amour des institutions et de son prochain de l'abondance du coeur sans égard à l'accent et à la manière sont une marque bien plus tangible de québécité que de manisfester une attitude tête baissée de perdant-exploité-colonisé-vaincu-frileux-amer-et-aigri.

    Une autre occasion ratée par le citoyen Noël de se voir mis en nomination pour un prix Nobel, n'importe lequel... »

  • François Caron
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 14h12
    Mise en garde aux caves en béton armé...
    « Ce n'est pas pcq on ne maîtrise pas la langue vernaculaire et que l'on est de première génération au Québec que l'on ne peut pas se sentir et donner l'image d'être Québécois.

    L'amour des institutions et de son prochain de l'abondance du coeur sans égard à l'accent et à la manière sont une marque bien plus tangible de québécité que de manisfester une attitude tête baissée de perdant-exploité-colonisé-vaincu-frileux-amer-et-aigri.

    Une autre occasion ratée par le citoyen Noël de se voir mis en nomination pour un prix Nobel, n'importe lequel... »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 10 novembre 2007 16h28
    Pour M. Noël
    « Si je suis votre raisonnement, on investit moins en éducation, il y a moins d'étudiants. On investit plus en santé, les besoins sont criants avec le vieillissement de la population. Ça semble logique.
    Et pour poursuivre, plus la population va vieillir, moins on aura besoin d'investir en santé. Ce sera dans la mortalité qu'il faudra mettre le plus d'argent : embaumements, cercueils, enterrements, cimetières.
    Après ... ben après, c'est fini. »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    samedi 10 novembre 2007 23h04
    Le rêve de monsieur Lisée.
    « La survie d'un Québec français, faut oublier ça.
    Juste à lire les commentaires, déjà les ambitions de Jean-François sont dépassées.Je sais que l'affaire du "nous" ressemble beaucoup à l'affaire du "référendum" d'André Boisclair. Quel entêtement! Je suis souverainiste depuis le début, depuis presque 50 ans. Aujourd'hui, j'abandonne, il n'y a plus rien à faire.La cause est perdue. Il faut se trouver un Zacharie Richard qui pleurera en chanson la perte d'un pays français.

    Richard Vaillancourt
    de Courville...
    r_vaillancourt@videotron.ca »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    dimanche 11 novembre 2007 07h57
    WE, c'est nous! @François Caron...
    « Un des grands maîtres de la prose poétique russe du premier XXe siècle, Zamiatine, écrivit en 1920 un bel ouvrage, « Nous autres ». Un ouvrage qui marqua des générations de jeunes hommes et femmes qui se battaient contre le totalitarisme. C'est une expression terrible puisque nous avons vu ce que cela fit il n'y a pas longtemps dans l'ex-Yougoslavie et ailleurs. Il faut dire que là, il y avait 35 ans de marmite bien explosive. Alors le « Nous » est un mot si exclusif, si peu inclusif (paradoxe presque platonicien) que oui, cela fait peur. Tout est si fragile dans la nature politique humaine. Ce « Nous » qui fit aussi que les autrichiens, au rattachement de leur petit pays à l'Allemagne, poussèrent les juifs « dégénérés » dans les rues munis de brosses à dents pur nettoyer les pavés un à un.
    « Dégénérés » comme la chanson des Aïeux, Dégénération. Voyez le clip où l'on voit un Québec à la mode des rats des champs et rétrograde (en URSS, on avait Petrograd). Un Québec rural, loin de sa réalité, loin de sa modernité. C'est comme si on disait aux jeunes d'aujourd'hui de retourner à la campagne des grands-parents pour conduire le cheval aux champs. Ça ressemble à al fête des mères instaurée par le régime de Vichy à la mode pétainiste pour célébrer Travail, Famille, Patrie (en fait de revaloriser le rôle de la femme au foyer comme dans la chanson des « Aïeux »!). Peut-être que quelques européens peuvent aider à éviter ce genre de catastrophe. En écoutant cette chanson, on pourrait croire qu'elle fut écrite par le curé du village. Alors, ce « nous » me devient incompréhensible.
    « D'où le retour au «nous». Et à l'acceptation de notre passé chrétien, dont Lisée parle à plusieurs occasions dans sa plaquette. » Ce que l'on lit dans cet article, c'est cette contradiction là. La république est une notion large et commune à ce qui doit fonder un État et un pays. C'est ouvert au monde et ça a une devise : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Le passé chrétien suppose une église rassembleuse où je n'ai pas accès puisque je n'ai pas la foi, ce n'est pas suffisamment laïc pour moi. Mais cela peut aider Lisée dans le phénomène de la langue puisque grâce au baptême de l'esprit chacun et chacune peut communiquer avec Dieu avec la langue que celui-ci lui a envoyé. Dans ce cas d'espèce, on n'a pas besoin de français mais d'instituer dans la nouvelle constitution québécoise, la glossolalie (Pour les chrétiens, la glossolalie correspond au « parler en langues », phénomène décrit dans les Actes des Apôtres (II, 6 sq.).
    Oui vous avez raison puisque je ne suis pas « Nous » qu'il faudrait mieux pour moi de ne plus intervenir dans votre famille qui est « un forum de nationaleux qui apprennent à marcher, à converser, à discuter et à organiser sa pensée ».je ne crois pas être le bien venu. Mais comme il y a des valeurs à défendre, la faiblesse est de vouloir le faire. Il faut dire que très jeune, dès ma naissance, j'ai eu à l'oreille cette expression véridique possédant un lourd poids Historique (avec une grande hache) : « La valise ou le cercueil!». Comme ma famille ne pouvait plus trouver de cercueils, elle fut obligée de prendre la valise. C'est ce que j'entends actuellement au Québec avec le « Nous ». »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 11 novembre 2007 09h33
    pour Mario Tremblay
    « On peut contrer l'augmentation du cout des soins de santé en
    1) Imposant un ticket modérateur (comme c'est le cas dans la plupart des pays qui ont une assurance-santé couvrant toute la population)
    2) Privatisant une partie des soins de santé pour ceux qui veulent payer.

    D'autre part, les naissances ont chuté de 98 013 en 1990 à 72 010 en 2001, une chute de 26%! Le cout du budget de l'Éducation aurait dû fondre d'autant au fil des années. Mais c'est bien mal connaitre l'incroyable force du système à sauver son c... Non seulement le budget de l'Éducatio n'a jamais baissé, mais il n'a cessé d'augmenter.

    On a d'abord diminuer la taille des classes (souvez-vs des campagnes spectaculaires sur "nos classes surchargées avec 35 élèves"). On a donc coupé en 2000 les classes de maternelle, 1e,2e et 3e année à moins de 20 élèves (et 18 en milieu défavorisé). Résultat; on a sauvé 2000 jobs de profs. Cout pour les contribuables: 100 millions par année.

    Ensuite on a doublé les vannes à l'immigration. On est passé de 20,000 à plus de 40,000 immigrants (et là on s'en va vers les 55,000, soit 4 fois plus qu'aux USA per capita ce qui est fou raide!)

    Enfin, comme il manquait encore des élèves pour sauver les jobs du syndicat, on en est maintenant rendu à aller chercher des étudiants à Madagascar!!

    Trouvez-moi un journaliste syndiqué qui a dénoncé ce scandale qui coute des centaines de millions de dollars chaque années aux contribuables?

    Demandez à des journalistes de fouiller un dossier, d'analyser un discours, de pointer des méchants lorsqu'ils sont sur le flanc gauche, c'est leur demander l'impossible. »

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 11 novembre 2007 12h13
    au citoyen François Caron
    « "La nation est essentiellement culturelle"
    Fernand Dumont (mon ancien prof by the way)

    Dans le métro à Paris ou sur une plage en Californie, je reconnais facilement un Québécois: je tends l'oreille.
    Il y a 6,4 milliards d'êtres humains sur terre; 200 millions parlent français, 80 millions ont le français comme langue maternelle mais seulement 6 millions parlent français avec un accent québécois. Un Québécois ça s'entend.

    Quand j'appelle Bellsympatico, je sais en moins de 5 secondes si je parle avec un Québécois, un Acadien, un Français, un Maghrébin, un Africain, un Antillais, un latino ou un Anglophone. Un Québécois ça s'entend.

    Je regrette mais vous ne me ferez jamais prendre Dany Laferrière ou Linda Thalie pour des Québécois. Never over my dead body. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    dimanche 11 novembre 2007 17h25
    Un artificier!
    « Jean-François Lisée me fait penser à un fabricant de feux d'artifice. Ça pète de tous côtés, c'est souvent éblouissant, mais c'est toujours pour atteindre la nirvana souverainiste. Le jupon dépasse toujours, comme dans cette rocambolesque affaire de citoyenneté, laquelle relève exclusivement du fédéral, comme le juriste Lisée le sait fort bien. Mais l'homme aime bien faire parler de lui et il a ses entrées dans toutes les bonnes officines médiatiques. De plus, il est maintenant universitaire, c'est tout dire comme preuve d'objectivité! »

  • François Caron
    Abonné
    lundi 12 novembre 2007 19h15
    N'y a de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre
    « Monsieur Motoya, je n'interviens plus car vous m'avez amplement démontré votre mauvaise foi dans la défense d'une société internationaliste transculturelle désincarée.

    JE vous laisse à votre triste sort qui est de pérorer sur une politique qui exclut et qui divise (le fédéralisme anglo-saxon canadian) plutôt que de cheminer avec nous pour rendre le Québec indépendant.

    Vous vous suffisez amplement à vous-même et évidemment je ne suis pas de taille devant votre culture immense et étendueet votre modestie autoproclamée.

    JE ne dépenserai plus d'énergie à tenter de vous répondre piteusement devant votre rayonnante clarté d'analyse et d'argumentation.

    À partir de maintenant je vous ignorerai, et votre prose de même, superbement. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 13 novembre 2007 13h00
    @François Caron...Bonne change...
    « Vous avez raison, vous perdez votre temps. Que voulez-vous, seule l'Humanité me préoccupe. Tout comme René Char, Mon testament n'est précédé d'aucun testament. La terre est ronde et je danse sa rondeur. Elle n'est plate que pour les assis, il faut que rien ne bouge. C'est drôle que nous sommes encore au balbutiement du Refus Global. Comme à Borduas, on claque la porte au nez.
    Ma porte est ouverte au vent du large. vous pouvez frapper sans timidité et avec le courage qui vous caractérise. »

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