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Projet Marois: les Québécois hésitent

Kathleen Lévesque   7 novembre 2007  Québec
Pauline Marois a beau persister à promouvoir son projet de loi sur l'identité québécoise, rien n'y fait. Moins d'un Québécois sur quatre estime que la chef du Parti québécois devrait maintenir son projet tel quel, selon un sondage Léger Marketing-Le Devoir.

La pièce maîtresse de l'action politique du Parti québécois, cet automne, ne suscite guère l'enthousiasme. Si 23 % de la population estime que Pauline Marois devrait garder le cap, 39 % des personnes interrogées estiment que le projet de loi devrait être modifié afin qu'il soit conforme aux chartes des droits, tandis que 27 % voudraient qu'il soit tout simplement retiré. Seulement 11 % des Québécois ne se prononcent pas.

Cette enquête menée par Léger Marketing pour le compte du Devoir, entre le 31 octobre et le 4 novembre auprès de 1000 répondants, a une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20. Elle a été effectuée alors que, depuis plus de deux semaines, les débats et les critiques autour des intentions péquistes de priver les nouveaux arrivants qui ne parlent pas français du droit de briguer les suffrages municipaux et provinciaux fusent de toutes parts.

Le Parti québécois a présenté son projet de loi comme une façon de donner «une assise pour que la nation québécoise s'affirme et s'épanouisse». Qualifié de «réponse au malaise qui habite les Québécois», ce projet est respectueux des minorités, affirmait le PQ lors de son dépôt à l'Assemblée nationale.

Chez les francophones, on constate une certaine résistance: seulement 24 % des répondants prônent le maintien du projet de loi dans son état actuel, contre 43 % qui disent qu'il faudrait l'amender et 23 % qui souhaitent son retrait. Chez les anglophones, c'est 47 % de la communauté qui rejettent l'idée de Mme Marois. Dans toutes les régions du Québec, l'appui au projet péquiste ne dépasse jamais le quart de la population.

Le sondeur Jean-Marc Léger constate que les Québécois ne prennent toutefois pas de position radicale à l'égard du projet de loi. «Les gens estiment que le projet est légitime mais vraiment imparfait», croit-il, faisant même valoir que la chef péquiste a marqué des points. «Ne serait-ce que parce que cela a permis de dynamiser le tiers des électeurs qui est sa base militante, Mme Marois y gagne. Elle a parlé à sa clientèle», estime Jean-Marc Léger.

Ce dernier souligne d'ailleurs que les Québécois considèrent Pauline Marois comme la personnalité politique qui ferait le meilleur premier ministre. La chef péquiste recueille 36 % d'appui, devançant ainsi Mario Dumont qui obtient 28 %, et Jean Charest, 24%. Françoise David de Québec solidaire (3 %) et Scott McKay du Parti vert (1 %) ferment la marche. Comparativement au sondage Léger marketing de septembre dernier, l'appui à Mme Marois est en hausse de trois points.

Au chapitre des intentions de vote, la lutte à trois se poursuit. Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec sont au coude à coude. Après répartition des indécis, tous deux auraient obtenu 31 % des appuis de la population si des élections avaient eu lieu à la fin de la semaine dernière. L'Action démocratique du Québec se serait retrouvée en troisième place avec 27 % des voix. Québec solidaire et le Parti vert auraient récolté chacun 5 % d'appui, et 1% des répondants auraient choisi d'autres partis politiques.

«Les jeux ne sont pas faits. Chaque parti peut espérer la victoire, y compris les libéraux, analyse Jean-Marc Léger. Le parti politique qui va réussir dans les prochains mois à aller chercher 35 % des voix, va gagner l'élection de façon minoritaire. Pour former un gouvernement majoritaire, cela prend 38 % d'appui.»

Chez les francophones, le PQ mène avec 36 % contre 30 % pour l'ADQ et 25 % pour le PLQ. Les libéraux connaissent une remontée par rapport à septembre dernier. De la même façon, la satisfaction à l'égard du gouvernement de Jean Charest a littéralement bondi de huit points depuis deux mois, atteignant maintenant 40 % (6% de très satisfaits et 34 % qui se considèrent assez satisfaits). «Pour la première fois depuis longtemps, les libéraux voient un potentiel de vote compte tenu de la différence entre la satisfaction face au gouvernement et les intentions de vote qui sont à 31 %», explique M. Léger.

Pour l'ADQ, ce sondage ne contient aucune bonne nouvelle. Son glissement derrière les libéraux et les péquistes devrait être une sonnette d'alarme et inciter la formation de Mario Dumont à revoir sa stratégie des derniers mois. Le pire ennemi de l'ADQ, selon Jean-Marc Léger, c'est son assurance de gagner lors des prochaines élections générales, comme si cela allait de soi compte de tenu de sa performance de mars dernier. «L'élection de l'ADQ n'est pas inévitable. Ça se mérite de gouverner le Québec. Jusqu'à présent, la démonstration de la capacité de l'ADQ n'a pas été faite. Quand on se cantonne dans une critique du gouvernement, ça peut être dangereux. Les gens se demandent quelle est l'offre de l'ADQ», fait valoir M. Léger qui rappelle que l'ADQ n'a pas encore réussi à transformer le vote adéquiste «d'opposition et impertinent» en un véritable appui fidèle.

Pour ce qui est de la question nationale, elle semble bien loin des préoccupations des Québécois. Si un référendum sur la souveraineté du Québec avait lieu, 37 % des Québécois voteraient oui. «Ce n'est pas à l'ordre du jour», constate Jean-Marc Léger.






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Vos réactions

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  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 06h24
    La seul question d'importance...
    « La question qui devrait être posé ne devrait pas porté sur un aspect du projet de Constitution qui a été décrié par les idéologues du fédéralismes. En fait telle que posée cette question du sondage mesure le résultat de la campagne de dénigrement du projet réaliser par la médiacratie fédéraliste, qui détourne et manipule le débat, en mission pour bloquer toute idée de débat sur une éventuelle Constitution du Québec. La seul question qui compte vraiment c est celle ci: êtes vous d'accord pour que l on fasse un DÉBAT dans la plus grande rigueur sur le projet de doter le Québec de sa propre Constitution. Et pour influencer sur le résultat de cette question, en poser une autre juste avant, histoire de disposer les esprits: Pensez vous que préciser davantage le cadre légale de l état du Québec serait utile pour régler le problème des accommodements raisonnables et de l' immigration. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 7 novembre 2007 07h26
    Le titre est trompeur
    « Il est écrit plus haut : «23 % de la population estime que Pauline Marois devrait garder le cap et 39 % estiment que le projet de loi devrait être modifié afin qu'il soit conforme aux chartes des droits. Si je compte comme il faut, ça fait un total de 62 % en faveur. Les Québécois n'hésitent pas tant que ça, me semble. Par contre, ça hésite plus sur la souveraineté du Québec avec 37 % même si la chose n,est pas à l'ordre du jour. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 07h30
    Seule contre tous
    « Encore une claque en pleine face! Combien lui en faudra-t-il pour se rendre compte de l'ineptie de son projet de loi? Vu le peu d'appui en faveur de celui-ci, logiquement, la Marois devrait le retirer illico presto et s'attaquer à d'autres problèmes plus pressants auxquels le Québec est confronté.
    Eh bien, que nenni, monsieur, elle ne le fera pas. Comme bien souvent et comme tant de dirigeants du PQ, elle a raison, c'est nous qui ne comprenons pas. Cette attitude persiste et horripile de plus en plus de Québécois, mais elle ne la voit pas, je devrais dire ne peut pas la voir du haut de son piédestal.
    Je renverrai la Marois à un article très intéressant paru aujourd'hui dans La Presse sur les compétences en orthographe des petits Québécois. Simplement édifiant! Elle fera sans doute porter le chapeau de cette situation au PLQ, à l'ADQ, au ROC ou encore à d'autres forces occultes... Le fait brutal est que le français se casse la gueule au Québec, mais ça, ce n'est pas important. Instaurons plutôt une carte de citoyenneté québécoise et faisons passer un test de français aux nouveaux immigrants. Allons quand même au bout des choses : pour être logique, il faudrait que les Québécois aussi le passent ce fameux test. Les résultats risquent d'être surprenants, car, que cela plaise ou non, de nombreux Québécois sont analphabètes ou ont un niveau de français très inférieur à celui de nombre d'immigrants. Pourront-ils alors se porter candidats aux diverses élections? Question à débattre, je suppose, mais, comme ce sont des « pure laine »...
    Comme dirait l'autre, « charité bien ordonnée commence chez soi ». Pourquoi ne pas montrer aux Québécois à parler un français correct? Ce serait déjà un début!
    Mais je m'égare et, de toute façon, je ne comprends rien...
    Néanmoins, petit conseil à la Marois : continuez sur votre lancée, Madame, c'est le meilleur moyen de débarrasser le Québec (dont je fais partie) du PQ, qui n'a plus grand chose à apporter à La belle province! »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 07h59
    L'essoufflement de Mario Dumont
    « En théorie, entre un PQ qui a perdu le Nord, et des libéraux hésitants entre la fuite de leurs responsabilités et le déni de la réalité, l'ADQ est la seule alternative au sempiternel ronron des vieux partis. Le programme de gouvernement adéquiste est centré autour des bonnes priorités ( http://www.adq.qc.ca/programme ).
    .
    Pourtant la sauce ne prend pas : Mario Dumont semble incapable "transformer ses essais" en un discours politique cohérent et mobilisateur, qui rejoigne suffisamment de Québécois. Il dénonce l'incohérence des autres partis, en particulier l'incapacité du PLQ de mettre ses actes en accord avec son discours, mais lui-même n'a guère de cohérence dans son propre discours. Pourtant, il y'a bien de la cohérence dans son programme de gouvernement, pourquoi ça ne parait pas dans ce qu'il dit? Est-ce qu'il croit seulement en son propre programme? On a parfois le sentiment qu'il cherche à s'en distancier...
    .
    C'est un "control-freak" comme Stephen Harper, mais il est loin d'avoir la stature intellectuelle d'un Harper, et son jeu est faible stratégiquement: on voit bien qu'il navigue à vue, à l'instinct, ce qui ne suffit pas pour assurer une victoire électorale dans le contexte politique que connait le Québec depuis quelques années.
    .
    Son éminence grise Gilles Taillon est peut-être ferré en économie, mais côté sex-appeal c'est un peu juste, ça sent encore sa taverne et sa PME de fond de comté. Ça lui prendrait des gens d'envergure et d'expérience comme André Caillé, mais on voit bien que dès que Dumont est en présence de quelqu'un qui pourrait lui faire de l'ombre, il renâcle. Il lui manque l'épaisseur humaine pour incarner et assumer le genre de leadership qui pourrait rendre son parti crédible comme option de gouvernement.
    .
    Donc Mario reste sur la touche, marquant un point ça et là mais certainement pas en position de remporter le match. C'est à se demander si son véritable objectif, au lieu de prendre le pouvoir, n'est pas simplement de gouverner par procuration en forçant la main aux libéraux sur des dossiers sans danger, tels précisément l'abolition des commissions scolaires que la majorité des citoyens souhaitent voir disparaître ; le dépôt de cette motion ne fera rien pour atténuer cette impression.
    .
    Au final, il devient difficile « d'acheter » le personnage : à force de musarder dans l'accessoire, il perd toute crédibilité sur l'essentiel, et en particulier les réformes économiques et fiscales dont le Québec aurait pourtant bien besoin. On espérait Harper, on aura Sarkozy. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 08h34
    L'avenir s'exprimera un jour pas le passé...
    « Je ne suis pas fédéraliste pour un sou et cela veut dire que je ne peux participer à «la campagne de dénigrement du projet réaliser par la médiacratie fédéraliste, » dont parle M Pomerleau. Il y a beaucoup de québécois qui sont en train de signer un manifeste contre l'intolérance (http://www.contrelintolerance.blogspot.com/) que le Parti Québécois construit actuellement avec des points de vue désastreux quant à la notion d'identité et tout ce qui va avec. Si vous lisiez la belle conversation dans le Courrier International, vous y verrez une perception très bizarre qui dit que les communautés historiques du Québec, la juive et l'anglo-saxonne, ne seront pas dans l'obligation de connaître le français. Seules les immigrants auront cette obligation. Ainsi donc, rien ne changera au Québec puisqu'il y restera les mêmes forces qui font que cette Province est entamée par le fait anglo-saxon.
    Trois classes de citoyens : québécois purs, anglos/juifs purs, immigrants impurs. Quand je me promènerai dans le Québec national et indépendant, j'entendrai le français à Hochelaga, l'anglais à Westmount et centre ville et Power Corporation et la Petite Italie et Outremont et la rue saint Laurent, et avenue du Parc, NDG1Côtes st Luc et j'en passe... Les immigrants deviendront bilingue par force pour participer à la vie civique du Québec à côté d'un hassidique parlant anglais/hébreux-allemand (yiddish) uniquement, à côté d'un anglais qui pourra aussi participer à la même vie sans y comprendre un traitre mot.
    Je comprends que les québécois comprennent qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le Parti Québécois. En même temps ce manifeste contre l'intolérance (lisez-le car c'est la fine fleur du Québec éduqué qui s'exprime) démontre que le Québec est loin d'être xénophobe, qu'il est ouvert à des alternatives d'avenir dont le PQ est loin d'en avoir compris les tenants et aboutissants. Dites-le au PQ pour que cela lui donne des idées constructives et moins inégalitaires tout en lui demandant de suivre cette belle idée du poète René Char grand combattant de la liberté: «Notre héritage n'est précédé d'aucun testament». »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 09h05
    Encourageant
    « C'est plutôt encourageant que la campagne raciste -on a même tu le fait que Tony Blair appuyait un projet semblable en Angleterre - des médias tant du Québec que du Canada contre le projet de Mme Marois, laisse quand même 45 % des francophones assez favorables. Le peuple québécois, surtout les francophones, est si "culpabilisable" facilement. De toute façon Mme Marois, dès le début, laissait entendre que ce projet était perfectible; ça aussi les médias ne le mentionnaient guère. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 09h24
    La politique "politicienne"...
    « En ratoureuse politicienne, Pauline Marois ne se laissera certainement pas piéger à l'instar de Boisclair! Sachant pertinemment que le P.Q. n'est d'abord et avant tout qu'un véhicule qui doit la mener à son objectif ultime: devenir la première femme premier ministre du Québec! Elle saura bien "sortir d'autres lapins du sac" afin de contourner une souveraineté devenue de plus exsangue par la sape de politiciens égotistes! »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 10h11
    La Marois et Lord Durham une réincarnation?
    « Après réflexion, le projet de la Marois ressemble beaucoup au rapport de Lord Durham. Avec quelque petite nuance les deux vise le même but. La différence c'est que Durham avait le pouvoir de le faire et la Marois Non car le Québec n'est pas un pays. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 7 novembre 2007 10h24
    @Étienne Merven
    « M. Merven, vous n'êtes pas analphabète mais impoli. On ne dit pas La Marois comme on ne dit pas Le Merven. Autrement, votre raisonnement est bon.

    Faut se respecter, incluant nos adversaires politiques, à moins de manquer d'arguments solides ou d'être impolis naturellement. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 10h37
    À Étienne Merven
    « J'ai lu votre commentaire jusque là où vous parlez de la Marois pour désigner madame Pauline Marois. Votre irrespect enlève tout crédit à votre propos. Le Merven devrait le savoir.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 11h13
    Merven, le Breton, j'aime ton nom...
    « En Bretagne, on a tendance à mettre une particule devant le nom car il désigne généralement un animal et c'est aussi un petit syndrome monarchiste. Merven, joli nom de l'Ile et Vilaine (Fougères) en Bretagne vient de Saint-M'Hervé qui vient de saint Hervé, Merven ou Mervon qui vivait au VIème siècle. La Marois ou la Pauline ou le Yvon, ce n'est pas impoli, pas plus que le Merven. On disait dans la campagne, le Hervé comme le Pierrot. C'est ce que j'aime au Québec, ce sont tous ces noms de la vieille France qui sont encore si vivants de par chez nous.
    Baragouiner vient aussi du breton quand ils défilèrent pour cause de misère à Paris et qui criaient « bara » (du Pain) ; « gwin » (du vin ou gwin dru, vin rouge). Les parisiens se moquaient d'eux et les enfants disaient à leurs parents : « mais qu'est-ce qu'ils baragouinent ? » D'où le mot baragouiner. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 11h15
    À messieurs Bousquet et Berger
    « Je ne pense pas être impoli ou insultant. Lisez les articles des journalistes et vous constaterez que ceux-ci laissent souvent tomber M., Mme, etc. Sachez que je respecte aussi les personnes avec lesquelles je ne suis pas d'accord.
    La Marois est ma façon à moi de me référer à Mme Marois, car j'ai effectivement très peu d'estime pour cette personne qui ne s'est révélée qu'opportuniste et arriviste, sans rien apporter de nouveau au débat politique, si ce n'est diviser encore plus la société québécoise et, peut-être, mener la province à sa perte. Elle ne s'intéresse qu'à sa cause personnelle, à elle. Elle n'a qu'un seul objectif : devenir premier ministre du Québec... pour le reste, alle faire foute, comme on dit chez moi.
    Maintenant, si vous pensez que je suis impoli, je n'y peux rien, et si ça vous chante de m'appeler Le Merven, faites, je ne me sens pas du tout blessé ou insulté, car ce sera très bien dit. En effet, je suis le seul Merven mâle du Canada... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 7 novembre 2007 11h20
    @ L'Archambault impoli aussi
    « L'Archambault se place dans le groupe des impolis aux arguments déficients. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 12h16
    La Marois, la Pompadour, la Brinvilliers, l'Autrichienne
    « De tout temps on a préfixé les noms de femmes célèbres de l'article défini, avec en effet une intention satirique - de la courtisane à la souveraine en passant par l'empoisonneuse. La formulation de Mr. Merwen ne me semble pas dépasser les bornes de la convenance, Pôline n'est tout de même pas encore béatifiée. Et puis je suis d'accord avec lui, quelle personne antipathique.

    À part ça, nous avons des celtisants distingués sur ce forum. »

  • Dany Pelchat
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 12h32
    Identité québécoise
    « Depuis plusieurs années, l'identité québécoise est continuellement remise en question. Dès que le peuple québécois essaie d'affirmer son identité et ses valeurs, il y a immanquablement quelqu'un quelque part au Québec ou au Canada qui se lève pour remettre en question ces valeurs ou pour dénigrer les choix que nous voudrions faire.

    On le voit presque quotidiennement depuis le dépôt à l'Assemblée nationale, par Pauline Marois, de son projet de loi sur la citoyenneté québécoise.

    Combien de pamphlets ont été produits par des journalistes (journaux, radio et TV) du Canada anglais, et même du Québec, pour essayer de nous culpabiliser et nous diminuer comme peuple en nous traitant de racistes et de xénophobes. Pourtant, aucun de ces journalistes ne dit un seul mot sur ce qui se passe à l'extérieur du Québec.

    Prenez par exemple le pamphlet écrit récemment dans le journal La Presse par la journaliste Lysianne Gagnon au sujet du projet de loi sur la citoyenneté québécoise présenté à l'Assemblée nationale par Pauline Marois. Dans son pamphlet, Lysianne Gagnon oublie (volontairement ?) de dire que même en Angleterre, le pays on ne peut plus démocratique de sa majesté la reine du Canada, un projet de loi similaire a été présenté par Tony Blair l'an dernier, lequel recommandait justement d'imposer aux immigrants l'obligation de connaître suffisamment l'anglais pour pouvoir devenir citoyens britanniques et pour avoir le droit de voter et se présenter aux élections. Pourtant, Lysianne Gagnon n'a jamais écrit une seule ligne pour dénoncer cette situation qui est pourtant tout-à-fait normale dans tous les pays qui se respectent. Alors si c'est tout-à-fait normal pour l'Angleterre d'avoir une telle loi, pourquoi ça ne le serait pas pour le Québec ?

    Un autre exemple: La Californie, état faisant partie du plus puissant pays du monde les États-Unis. Cet état a adopté, il y a quelques temps déjà, un projet de loi exigeant que l'anglais soit la SEULE langue officielle reconnue dans tout l'appareil administratif de l'état comme les tribunaux, la fonction publique, l'éducation, la santé et l'administration. Pourtant, aucun journaliste américain, canadien ou autre ne s'est levé pour critiquer ou remettre en question cette loi et ses principes sous-jacents.

    Voulez-vous savoir pourquoi notre identité et nos valeurs québécoises sont remises en question aussi souvent ?

    À mon humble avis, cette situation a commencé lors de la révolution tranquille, au moment ou le Québec a commencé à prendre conscience de son identité et a voulu affirmer ses valeurs, mais elle a atteint son point culminant après 1982, suite au rapatriement unilatéral de la Constitution, sans l'accord du Québec après la Nuit des longs couteaux. C'est à partir de ce moment que les Québécoises et les Québécois ont réalisé, avec horreur, quelles étaient les vraies intentions et objectifs anti-démocratiques de PET, Jean Chrétien et du ROC (Rest Of Canada) lors du référendum de 1980.

    Ces sinistres individus nous ont fait payer chèrement d'avoir répondu "NON" à la question référendaire. Nous nous en mordrons les doigts jusqu'à la fin de nos jours ou jusqu'à ce que l'Indépendance du Québec se réalise enfin ! C'est pour cette raison que l'identité québécoise est remise en question aussi souvent.

    Pourquoi en serait-il autrement puisque PET et Jean Chrétien, nos petits québécois serviles, Maîtres des basses oeuvres canadiennes en terre québécoise, ont permis au ROC de pouvoir enfin dormir en paix, pour le reste de ses jours, après avoir rapatrié la constitution en 1982, sans l'accord du Québec. Avec sa formule d'amendement blindée à toute épreuve et la Charte des droits et libertés qui les accompagnaient, le sort du Québec dans le Canada a été coulé dans le béton et scellé à tout jamais.

    Et pour ajouter l'injure à l'insulte, PET et Jean Chrétien ont eu l'indécence de signer, en bons sujets rampants devant la reine d'Angleterre, (reine par la grâce de Dieu du Royaume-Uni, du Canada et autres royaumes, territoires et colonies, chef du Commonwealth et défenseur de la foi), tous les documents constitutionnels qui ont scellés à tout jamais le sort du Québec dans le Canada. Comme geste de bassesse extrême (et le terme est faible) envers leur propre Peuple et Nation, le Québec, ils ne pouvaient pas faire mieux !!! Ce n'est donc pas surprenant que les gens du ROC, avec l'aide de nos brebis québécoises fédéralistes, les aient gardés à la tête de LEUR gouvernement canadien pour une aussi longue période. Ils y sont restés pour services rendus envers le Canada ! Et dire qu'ils osaient et osent encore prétendre être de vrais et fiers Québécois ! Quelle sinistre hypocrisie !

    Nos amis du ROC, majoritaires d'une mare au Québec et du Québec à l'autre mare, peuvent dorénavant dormir sur leurs deux oreilles car pour eux, il n'y aura plus jamais d'amendements constitutionnels emmerdants. Donc plus rien à craindre de ces petits Québécois trop revendicateurs à leurs goûts. Jean Charest et Mario Dumont l'ont bien compris et c'est pour ça qu'ils nous cachent la vérité en nous disant que le fruit n'est pas mûr (pour rouvrir la constitution canadienne). Ils savent très bien que le seul moyen de contrecarrer les effets néfastes de cette constitution canadienne est, pour le Québec, d'accéder à sa pleine SOUVERAINETÉ.

    Pourtant, comme tous les bons fédéralistes aveugles et convaincus, incapables d'envisager d'autres alternatives, ils espèrent, en tentant de nous endormir avec des termes vagues et sans substance comme "Autonomie" et "Fédéralisme asymétrique", repousser cette échéance de la Souveraineté le plus loin possible pour ne pas avoir à reconnaître, malgré leurs convictions, que la fédération canadienne est un échec total et retentissant. S'ils étaient vraiment honnêtes, ils nous diraient plutôt que le fruit est complètement pourri depuis 1982.

    Et que dire de cette constitution canadienne, qu'aucun gouvernement du Québec digne de ce nom n'a jamais reconnue ni signée à ce jour, mais qui nous a quand-même été IMPOSÉE DE FORCE par le ROC. Quel superbe geste de démocratie et d'ouverture envers le Québec de la part de PET, Jean Chrétien et du ROC !!! Pourtant, lors du référendum de 1995, ces mêmes individus ont eu le culot de venir nous dire, à nos frais, qu'ils nous aimaient. Encore un autre bel exemple d'hypocrisie.

    Alors ne soyons pas surpris de voir notre identité et nos valeurs remis en question aussi souvent car la constitution canadienne, telle qu'elle a été conçue par le ROC, et tout ce qui va avec, leur donne tous les droits de le faire et les canadiens serviles comme Lysianne Gagnon ne s'en priveront pas.

    Donc, en attendant notre prochaine assimilation ou notre réveil collectif, chers concitoyennes et concitoyens du Québec, dormons tranquillement en paix sur nos deux oreilles et faisons de beaux rêves érotiques autonomistes ou fantasmons sur le fédéralisme asymétrique car Super Mario et Jean Charest veillent sur les intérêts du Québec (?) ET SURTOUT sur ceux du Canada, leur seule véritable nation !

    Dany Pelchat Lévis »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 12h55
    Du pouvoir d'un petit « le »
    « Je n'aurai jamais imaginé que l'emploi d'un petit « le » lancerait une telle polémique...
    Je remercie quand même chaleureusement tous ceux qui ont pris la peine de faire connaître leur opinion sur cette question d'importance interplanétaire...
    Il ressort de tout cela, toutefois, que mon emploi du « le » n'est pas si malodorant, mais qu'il se rapproche davantage du vieux françois tout à fait toléré, visiblement pas par Messieurs le Berger et le Bousquet (au fait, monsieur, je ne pense pas que L'Archambault et moi ayons une déficience en matière d'arguments; nous ne voyons pas les choses de la même maniêre et je trouve que nous faisons preuve de grande lucidité!).
    Bref, sachez que je me régale en lisant les commentaires des lecteurs ett que vous pouvez compter sur moi pour en pondre d'autres de mon cru.
    Sur ce, Inch'Allah! »

  • Patrick Maillet
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 12h58
    Les chartes garantissent quoi?
    « Si le projet de loi 195 (dit Marois) incluait le droit aux immigrants de passer son test en français et an anglais, serait- il conforme à la charte?

    Si un immigrant arrive du Mali, peut-il demander un test en Bambara? S'il vient d'Espagne, peut-il demander un test en Espagnole?

    Les chartes disent qu'on ne peut pas discriminer par la langue... anglais ou français! Si on ne discriminait pas par la langue... on laisserait l'immigrant choisir la langue dans laquelle il veut passer sont test de citoyenneté.

    AUCUN pays dans le monde garantit ce type de liberté. Nous ne pouvons pas imposer le français uniquement, car au Canada l'anglais est protégé par les chartes!

    Dans un Québec souverain bilingue... la lois ne respecterait pas la charte. Dans un Québec souverain francophone... la lois Marois serait NORMALE. »

  • Louis Cousineau
    Abonné
    mercredi 7 novembre 2007 14h02
    Quelle bêtise..et puis, un autre titre trompeur du Devoir
    « Beaucoup des réactions sont des bêtises hélas! 62% des répondants favorables avec ou sans amendements ne justifient pas le titre trompeur. Encore une autre déception de la part d'un lecteur déçu de son journal. Et que dire de Michel David!
    Louis Cousineau »

  • Loraine King
    Inscrite
    mercredi 7 novembre 2007 16h43
    Le Retour d'Henri Bourassa - Pour Dany Pelchat
    « Mais ne vous inquiétez donc pas, Dany Pelchat. Pour chaque pamphlet anti-Québec publié au Canada anglais il y a un bon nationaliste de service Québécois qui dépeint, pour votre plaisir et votre amusement, les Québécois comme d’imbéciles Elvis Gratton. Ces bons nationalistes de service s’empresseront de voter une loi pour s’assurer que les citoyens du Québec, ces Elvis épais, ne votent pas pour des gens qui ne parlent pas français – ben pas qu’ils le fassent déjà ou qu’ils l’aient déjà fait, mais au cas où ‘le petit peuple’ n’obéisse pas aux dictats de ceux qui contrôlent et définissent l’identité Québécoise. On se croirait au bon vieux temps où le fondateur de ce journal jetait son fiel sur les femmes du Québec, sauf qu’aujourd’hui on n’est pas sexiste : on traite également Québécoises et Québécois comme des enfants. »

  • Pierre de La Coste
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 18h05
    En France aussi nous devons défendre notre langue
    « Je suis Français et je défend le projet de Madame Marois, qui n'a rien de raciste. Il répond à un problème urgent, celui de l'immigration, nécessaire au Quebec, mais qui doit être respectueuse de l'identité Quebecoise. Mais ce projet pose aussi la question de fond: si l'on ne peut pas défendre l'identité du Quebec dans le cadre du Canada...eh bien il faut faire l'indépendance.
    Il faut surtout insister sur le fait que défendre la langue française, ce n'est jamais du racisme. La langue, ce n'est pas une race. Lorsque l'on est exclu de quelque chose (un travail, la citoyenneté, les services publics...) parce que l'on est noir, juif, ou arabe, c'est du racisme, parceque l'on ne peut rien sur sa couleur de peau. Mais cela dépend de vous d'apprendre au moins les rudiments de la langue française, donc il est légitime d'exiger cela en échange d'un droit, quelqu'il soit. Ce n'est pas de la discrimination.
    En France, nous sommes en train de mettre en place un dispositif de cette nature, mais il est vrai que nous sommes un pays indépendant...Bon courage, Madame Marois.
    Pierre de La Coste »

  • Pierre Brousseau
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 20h49
    Que restera-t-il de nous ...
    « C'est la question que se posait René Lévesque à la fin de son mandat. Le Parti Québécois ressemble à un bateau sans capitaine pris en pleine tempête. Le projet d'indépendance est plus actuel que jamais devant l'érosion de notre pouvoir politique et économique. Il suffit de toucher le coeur pour rejoindre les québécois et leur expliquer la nécessité de protéger leur héritage culturel.
    Les gens d'ici savent qu'ils perdent graduellement leur liberté et ce sentiment se traduit malheureusement trop souvent par une violence mal exprimée.
    Sur ces mots, je vous laisse sur une pensée de M. Lévesque sur l'idée de l'indépendance : " L'idée de l'indépendance a besoin d'apprendre à patienter, à durer jusqu'au jour ou elle reposera non plus sur un mouvement, si vaste soit-il, mais carrément sur un peuple... »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 7 novembre 2007 20h49
    M Montoya
    « Le meilleur manifeste contre l intolérance c est d avoir un cadre juridique pour préciser les devoirs et obligation de chacun dans l état et cela s appel une Constitution. Il y des groupes qui ont des droits historiques au Québec, une minorité anglophone et les Premières nations. C est cette réalité géopolitique que la Constitution doit refléter, amoins que vous souhaiter abolir leur droits collectifs. »

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 8 novembre 2007 02h48
    "On espérait Harper" ?
    « Parlez pour vous! »

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    jeudi 8 novembre 2007 08h45
    Il faut arrêter l'hémorragie d'abord
    « Les conséquences des politiques irrespectueuses envers les immigrants commencent à apparaitre. Selon de récents statistiques reporté par le ministre des Affaires intergouvernementales, le Québec a récemment perdu plus de ses citoyens, partis s'installer dans d'autres provinces canadiennes, qu'il n'a gagné d'immigrants. Comment résister d'aller s'installer dans des provinces qui croient que l'immigrant est une richesse et non une source de problème, et qu'il ne faut pas tarder à exclure de la vie politique comme veux faire Mme Maroi, s'il ne veut pas parler comme on veut. Comment ne pas penser d'aller dans des provinces où le chômage est à 3% et où il ne compte pas d'être immigrant ou de souche pour trouver une BELLE job. Comment ne pas être séduit par des provinces qui n'ont plus de dette et qui pense vraiment à la prospérité qu'a s'acharner sur des minorités. Comment faire pour rester au Québec alors que les médecins et les autres professionnels trouve que ce n'est n'ai pas un bon endroit pour faires des enfants... Dites moi comment... »

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    jeudi 8 novembre 2007 10h10
    @Pierre de La Coste, Les vrais raisons de la loi de Marois
    « Des droits qui deviennent conditionnels. Je trouve ça très original d'entendre ça. Il faut respecter des conditions pour avoir droit à des droits. Une langue ne s'apprend pas par force, elle s'apprend par intérêt. Ne me dites pas que ce projet vise à conserver la langue française. Pas du tout. Je ne pense pas que les gens qui ne sont pas intéressé par le français vont se précipiter sur des écoles suite à l'adoption d'une telle loi. L'objectif de cette loi est d'éloigner les gens qui ne parlent pas français de la scène politique car par expérience CES GENS LÀ NE VOTENT JAMAIS PQ. Ce ne sont pas des indépendantistes. C'est très malin de la part de Mme Marois et c'est la preuve du vide que vit le PQ. Arrêter de nous prendre pour des idiots. Les naïfs qui pensent que cette loi vise à protéger le français doivent se réveiller. Un immigrant à besoin de travail pour améliorer ces conditions de vie. Si Mme Marois propose une loi qui garanti au immigrants qui parlent français, l'accès à un emploi, par exemple par la subvention des salaires. Pensez vous que les immigrants vont apprendre ou non le français? Une telle mesure permettra aux immigrants de parler français, de travailler et de contribuer (remplir les coffres de l'Etat), de se socialiser avec les québécois, ... N'est ce pas plus intéressant de leur donner un coup de pouce que de leur taper sur les doits. SVP, je ne veux plus entendre que cette loi vise à protéger le français. Mme Marois veut accéder au pouvoir, et la seule façon de le faire est de commencer de se débarrasser des gens qui ne sont pas péquiste par nature. Ensuite, Mme Marois aura plus de chance de devenir Première Ministre et c'est tout. Pas de souveraineté ni d'indépendance. Réaliser son fantasme personnel. »

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