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Hommage à René Lévesque

La Presse canadienne   2 novembre 2007  Québec
Québec — Le souvenir de René Lévesque, décédé il y a 20 ans hier, a plané au-dessus de l'Assemblée nationale alors que tous les chefs de parti lui ont rendu hommage.

Par la suite, les péquistes se sont réunis près de la statue du fondateur de leur parti, non loin de l'enceinte parlementaire.

Le premier ministre Jean Charest l'a qualifié de grand homme et de personnage marquant de l'accession du Québec à la modernité.

Notant qu'il avait marqué l'histoire journalistique avant d'en faire autant en politique, le premier ministre Charest a notamment souligné son rôle dans la nationalisation de l'hydroélectricité, l'adoption par son gouvernement de la Charte de la langue française, de la loi sur l'assurance automobile et de celle sur le financement des partis politiques.

M. Charest n'a pu éviter de faire allusion au débat actuel sur les accommodements raisonnables et l'identité québécoise, rappelant que René Lévesque avait connu l'horreur du nationalisme extrémiste lorsqu'il avait découvert les camps nazis en tant que correspondant de guerre. M. Charest a insisté sur le fait que M. Lévesque s'était dissocié du nationalisme ethnique, xénophobe et intolérant pour plutôt embrasser des valeurs d'ouverture et de tolérance.

Auparavant, le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, avait aussi insisté sur l'assainissement des moeurs politiques, qualifiant la Loi sur le financement des partis politiques d'héritage extraordinaire laissé par René Lévesque.

M. Dumont n'a pas manqué de souligner, d'ailleurs, que cette loi avait servi de modèle à travers le monde entier.

Rappelant lui aussi certaines réalisations marquantes, le chef adéquiste a par ailleurs souligné les qualités de clairvoyance et de courage qui habitaient M. Lévesque.

Enfin, première à parler, la chef péquiste Pauline Marois avait également relevé les faits marquants de la carrière de René Lévesque et ses grandes réalisations.

Cependant, Mme Marois avait plus longuement insisté sur le rêve de René Lévesque de créer un pays et sur le fait qu'il avait transmis aux Québécois la fierté de leur identité.

Dans la cérémonie qui a suivi, près de la statue de René Lévesque, Mme Marois a dit avoir senti le poids de son héritage au moment de devenir chef du PQ.

Elle a dit croire que son action avait permis aux Québécois de se voir différemment et de les convaincre qu'ils étaient bien «quelque chose comme un grand peuple», expression historique prononcée par M. Lévesque le soir de sa défaite au référendum de 1980.






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