vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La référence Lévesque

Antoine Robitaille   1 novembre 2007  Québec
Vingt ans après sa mort, tous les partis politiques évoquent la pensée du chef péquiste. Mais sait-on vraiment ce qu’il penserait des débats actuels?
Photo : Jacques Nadeau
Vingt ans après sa mort, tous les partis politiques évoquent la pensée du chef péquiste. Mais sait-on vraiment ce qu’il penserait des débats actuels?
Décédé il y a vingt ans aujourd'hui, René Lévesque est devenu un jalon, une référence de moralité politique, invoquée par les membres de toutes les formations politiques. Pourquoi? En raison non seulement de son action, disent des observateurs, mais aussi de la façon dont il est parti et du contexte dans lequel il a quitté ce monde.

Québec — Cette semaine, ce fut le festival René Lévesque. Pour fustiger l'actuelle chef péquiste et ses récents projets de loi sur la citoyenneté, Jean Charest s'est référé en ces termes au fondateur du Parti québécois: «Est-ce que René Lévesque, qui fut un grand démocrate, aurait accepté un projet de loi qui propose d'établir deux classes de citoyens, qui renie un principe démocratique de base, à savoir que quiconque peut participer à la conduite de la société en se présentant aux élections?»

Dans une lettre ouverte au Soleil, des juristes de l'Université de Montréal se sont interrogés en ce sens: «Demandons-nous d'ailleurs ce que René Lévesque penserait de ce projet, lui qui, à bon droit, rechignait à l'idée que l'identité québécoise s'affirme en excluant certains "citoyens". Que l'on soit souverainiste ou fédéraliste, est-ce vraiment ce genre de Québec que "nous" voulons?»

Lundi, lors des audiences de la Commission sur les pratiques d'accommodement, le coprésident Gérard Bouchard a admonesté un participant en se référant au fameux personnage: «Si René Lévesque revenait, ce second discours le décevrait.» Quant à Mario Dumont, lorsqu'il plaidait pour une réforme du mode de scrutin — avant le 26 mars dernier... —, il citait constamment René Lévesque.

Mais sait-on vraiment ce que René Lévesque penserait des débats actuels? Martine Tremblay, qui a été sa collaboratrice dès les années 70 et qui a occupé le poste névralgique de chef de cabinet, souligne d'abord que plusieurs lui posent cette question sur de nombreux sujets. «C'est un signe que, vingt ans après sa mort, il nous manque toujours», note-t-elle. Le personnage est devenu «un étalon» (au sens d'«étalon de mesure»). «Non, enfin», se reprend-elle, un sourire dans la voix, «pas "étalon", je veux dire une borne, une référence.» Mais selon Mme Tremblay, il est difficile de dire dans quel sens René Lévesque aurait tranché.

Le biographe Pierre Godin, qui publie ces jours-ci une synthèse en 720 pages de ses quatre tomes sur le parcours du «grand petit homme» (René Lévesque - Un homme et son rêve, Boréal), répond d'abord ceci: «Faire parler les morts, ce n'est pas mon métier.» Puis, il risque quelques pistes à partir des contradictions du personnage. D'abord, note Godin, «les contraintes, il n'aimait pas beaucoup ça». Lévesque, rappelle-t-il, a eu du mal à accepter le principe même de la loi 101. On peut donc imaginer qu'il aurait été réticent à propos des limites à la participation politique (éligibilité, pétitions, etc.) que comporterait la citoyenneté québécoise définie par les projets de loi récemment déposés par le PQ de Pauline Marois. «Mais c'est sûr qu'il serait d'accord avec l'objectif de fond, [soit] redresser la situation de la francisation», dit Pierre Godin. Le biographe ajoute que, mort en 1987, Lévesque «aurait évolué comme tout le monde depuis ce temps-là, en fonction du monde d'aujourd'hui».

Outre ses réalisations, ce sont les circonstances dans lesquelles il a quitté ce monde qui ont contribué à construire la référence Lévesque. Peut-être que s'il était décédé deux ans plus tôt, peu après sa démission, par exemple, les choses auraient été légèrement différentes. Pour avoir vécu cette époque, Martine Tremblay en est certaine: «En 1985, c'était devenu une sorte d'indésirable dont tout le monde souhaitait le départ.» Puis, en 1986, Lévesque publie ses mémoires. Succès de librairie inouï, plus de 100 000 exemplaires s'envolent. «On redécouvrait le Lévesque qu'on avait tant aimé avant 1984.» Martine Tremblay travaillait avec René Lévesque à l'époque sur les projets de télévision du premier ministre nouvellement retraité. «Il avait retrouvé l'affection des gens» et les offres de conférences, d'entrevues, de rencontres, pleuvaient.

À la sortie de son livre, intitulé Derrière les portes closes - René Lévesque et l'exercice du pouvoir, en avril 2006, Martine Tremblay avait critiqué le dernier tome de Pierre Godin, L'Homme brisé. Elle reprochait à ce dernier d'avoir soutenu que le fondateur du PQ, après sa démission, était entré «dans la période la plus noire de sa vie». Cette semaine, M. Godin a nuancé sa version: «Il est vrai qu'il avait rebondi après sa démission», après s'être réconcilié avec sa femme; il avait «accepté de ne plus faire de politique», il avait fait son voyage autour du monde, des conférences, des contrats pour la télévision. «Il était sur un high quand il est mort», souligne M. Godin.

C'est dans cette atmosphère de popularité retrouvée et de paix intérieure reconquise que, subitement, René Lévesque s'éteint. Le personnage avait marqué l'imaginaire de son vivant, avait accompli des travaux d'Hercule. On l'avait poussé vers la sortie, mais il avait eu le temps de revenir en grâce dans l'opinion publique.

Son décès en 1987, alors qu'il était encore dans la soixantaine, a donc été ressenti comme «prématuré, soudain, inattendu», analyse son successeur à la présidence du Parti québécois, Pierre Marc Johnson. «Il avait incarné un certain mouvement de recherche de reconnaissance chez les Québécois comme nul autre chef de gouvernement avant lui. En ce sens-là, il était une icône.» Sa mort, au moment où elle est survenue, a «cristallisé tout ça», ajoute Johnson. Les émissions spéciales, le deuil, les funérailles, etc., ont ramené à la mémoire le parcours incroyable de celui qui se faisait vouvoyer en privé mais dont les «gens ordinaires» se sentaient si proches qu'ils le tutoyaient spontanément.

Cette «cristallisation» a des effets politiques immédiats. Chez les nationalistes, elle met définitivement fin à ce qu'on avait appelé le «syndrome postréférendaire». On a envie de reprendre le combat. Pierre Marc Johnson, tenant de l'affirmation nationale, avait déjà de la difficulté avec son propre leadership. Le député-poète Gérald Godin avait réclamé sa tête et le retour de Jacques Parizeau quelques semaines plus tôt. La mort du père de la souveraineté a accéléré le départ de Johnson, qui part le 10 novembre. M. Johnson le reconnaît lui-même aujourd'hui: «Je savais que sa mort entraînerait les débats de ce que j'appelle les dépouilles de l'héritage idéologique [et que] ça traînerait en longueur.» Il ajoute: «J'étais passé à travers quelque chose d'un peu analogue au décès de mon père. Je sais comment [le fait de] se saisir de la mémoire de quelqu'un immédiatement après sa mort peut représenter des situations presque intolérables.»

Paradoxe, la mort de Lévesque — qui, ayant opté pour le «beau risque» quelques années plus tôt, avait eu de bons mots pour l'accord du Lac Meech — ravive la position des «purs et durs»: «Je savais que ceux qui se serviraient de sa mort, ce serait les purs et durs, ceux qui, au PQ, n'ont jamais hésité devant quoi que ce soit pour se donner un peu de consistance. On compense sa marginalité par ce qu'on peut. Et, effectivement, ce sont les purs et durs qui se sont revendiqués de lui alors que ce sont eux qui lui ont rendu la vie si difficile politiquement. C'est paradoxal, mais c'est tout à fait péquiste», conclut M. Johnson.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 06h28
    Lévesque a kidnappé la cause
    Non seulement Lévesque a kidnappé la cause de la souveraineté en tassant tout le monde, mais 20 ans après sa mort on est encore poigné avec son inutile association dans le décor.

  • stephen Sauvé
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 07h54
    Pour d'autres Renés....
    Parce que nous sommes interpelés à trouver chez lui ce qu'il avait de meilleur...parce que nous sommes interpellés à trouver en nous ce qui peut permettre à cette terre de porter les pleins fruits qu'elle mérite...

    Parceque nous sommes conviés au banquet des démocrates, Lévesque nous ayant montré le chemin....

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 08h43
    @ Jacques Noël
    M. Jacques Noël se trompe quand il déclare que M. René Lévesque a kidnappé la cause de la souveraineté-association. C'est Pierre Bourgault qui a décidé lui-même de laisser le R.I.N. se faire hara-kiri malgré M. Lévesque, qui ne voulait pas ça, parce que M. Bourgault voyait bien que le R.I.N. n'allait nulle part après la fondation du PQ.

    Le PQ sera utile tant qu'il y aura assez de Québécois pour souscrire à ses objectifs de souveraineté du Québec.

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 08h48
    Victime des intégristes
    J'ai toujours trouvé déplorable et extremement triste que M.Lévesque a été mis à la porte de son propre parti par les intégristes nationalistes.Ce fut un coup bas dont il ne s'est jamais remis.
    M.Lévesque était un grand démocrate.Dès le début il trouvait ultra prétentieux de se donner comme nom Parti Québecquois. Comme il le disait si bien, il n'y a pas de Parti Français, Parti Américain etc...c'est comme prétendre que nous sommes les seuls à représenter les québecquois!!! Ce nom lui fut dès le départ imposé. M.Lévesque trouvait absurde de faire disparaitre des panneaux routiers le STOP qui existent dans tous les pays et est un code international; encore une fois les intégristes se sont imposés. M.Lévesque était contre la close nonobstant accompagnant la loi 101.Il disait comment peut-on prétendre vouloir aider un peuple à se libérer en lui enlevant des droits, c'est du paternalisme!!! Encore là les intégriste l'ont tassé. Et la liste est longue...Bien des gens qui disent admirer M.Lévesque font parti de ceux qui ont eu sa peau et pour qui il n'était pas un chef assez pur et dur!!!

    Mordecai Richler lors d'une rencontre avec M.Lévesque lui aurait dit qu'il l'admirait comme démocrate mais détestait Camille Laurin qu'il considérait comme intégriste. M.Lévesque lui aurait répondu que si il(M.Richler) n'aimait pas M.Laurin, lui M.Lévesque l'aimait encore moins...c'est tout dire!
    Le Parti Québecquois est un parti patricide, hélas contrôlé par des intégristes de la langue.C'est pourquoi beaucoup de canadiens respectent la mémoire de M.LÉvesque mais détestent le parti qui s'est débarassé de son "père" , un complot des gens qui voulaient être plus "catholique que le pape".

    M.Lévesque, je me souviens!

  • Gilles Laterrière
    Abonné
    jeudi 1 novembre 2007 08h52
    Moi, je m'en souviens !
    C'est le titre de la réplique de Bourgault aux mémoires de René Lévesque "Attendez que je me souvienne". Cette réplique est à lire et à relire.

    Selon Lévesque, Bourgault était un indésirable au PQ parce qu'il était un dangereux personnage. Pourtant rien dans les écrits ou les gestes de Bourgault ne supporte un pareil jugement.

    Je crois que Lévesque estimait Bourgault dangereux car il représentait une véritable menace pour son leadership au PQ, particulièrement de 1970 à 1976. Imaginez un seul instant que Lévesque n'eut pas fait obstacle à ce que Bourgault se présente en 1970 dans un comté raisonnablement prenable par le PQ. Il n'est pas impensable que Bourgault eut été élu cette année là, de même qu'en 1973, pendant que Lévesque perde ces deux élections. Avez vous pensé aux conséquences d'une telle situation sur l'opinion des membres du PQ à propos du leadership dans ce parti ? Bourgault aurait profité d'une tribune exceptionnelle pour parler d'indépendance alors que Lévesque aurait continuer de peiner à se faire entendre dans une chronique de journal. Pas nécessaire d,être un devin pour imaginer la suite ! Qui osera dire que Lévesque n'a jamais été capable de ce calcul ?

    Pour revenir sur la question des purs et durs qui font la vie impossible à leurs chefs, se souvient on que l'un des jujets constants de discorde entre les deux hommes concernait la langue française. J'invite les détracteurs de Bourgault à relire ses écrits la dessus de 1960 à 1977. Ils réaliserontque Bourgault prônait des mesures qui devinrent en 1977 la loi 101, c'est à dire de légiférer pour que le français devienne la langue de travail au Québec On sait que Lévesque y était fortement opposé et qu'il a dans les faits réduit la portée de la législation proposée en astreignant seulement les entreprises d'une certaine taille à se franciser. Nous en subissons encore les conséquences aujourd'hui parce que la loi 101 n'a pas atteint cet objectif.

    Il est curieux que tous encensent René lévesque de cette façon alors que dans ce débat sur la langue, ce chef bien aimé s'est retrouvé isolé dans son propre parti sur cette question et qu'aujourd'hui beaucoup de ses adversaires fédéralistes d'hier et d'aujourd'hui admettent le bien fondé de cette législation sur la langue.

    Je crois que pour le bien de la cause de l'indépendance, il faut cesser de mettre René lévesque sur un pareil piedestal. Ce n'est pas pour rien que les fédéralistes d'aujourd,hui lui voue un pareil respect.

    J'ai été un partisan de René Lévesque et je demeure admiratif devant l'ensemble de son action politique mais je ne crois pas qu'il faille chercher en lui les réponses aux problèmes que la société québécoise est confronté car il demeure ce qu'il a toujours été, soit un homme suceptible de se tromper comme tout le monde.

    Gilles Laterrière

  • claire dufour
    Abonnée
    jeudi 1 novembre 2007 10h06
    Lévesque n'est pas un kidnappeur.
    Peut-on reprocher à M.Lévesque sa force, son charisme, sa droiture, son humilité quand nous analysons ce qui s'est passé au PQ depuis sa disparition?
    Si ses succédeurs avaient eu un ego plus mesuré, peut-être serions-nous sur le chemin de l'indépendance.

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 10h11
    Lévesque était confédéraliste
    J'ai été candidat deux fois pour le Parti québécois. J'ai donc croisé plusieurs fois dans ma vie l'illustre chef du PQ. Ce dernier n'était pas en faveur de la séparation du Québec du Canada. Il souhaitait, comme Mario Dumont, le remodelage de la fédération actuelle. Bref, une vraie confédération.

    Son ambivalence politique a créé et crée encore bien des déchirements dans son parti. Cela ne m'a pas empêché d'admirer l'homme qu'il était. On sentait qu'il nous aimait et qu'il n'était pas au-dessus des siens. Il a cherché une formule pour modifier la donne de son temps. Si on avait suivi son élan, le Québec aurait été plus loin que ce qu'il nous proposait. On a imité sa tergiversation et l'élan a été brisé. Il parlait d'un pays dans le grand pays. Moi, je voulais un pays à côté de celui dont le Québec allait se séparer.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    jeudi 1 novembre 2007 10h24
    Leas moutons de Panurge...
    Pierre Marc Johnson a bien raison de mentionner que " les purs et durs n'ont jamais hésité devant quoi que ce soit pour se donner un peu de consistance. On compense sa marginalité par ce qu'on peut." Encore aujourd'hui, ils sont prêts à aller à "l'abattoir" les deux yeux fermés "ben durs" alors que même la nouvelle cheffe du P.Q. se contorsionne de toutes les façons pour éviter d'aborder "le sujet"! Cependant,toujours aussi déconnectés de la réalité démocratique même si plus de 60% de TOUS les Québécois n'y croient pas (selon les plus récents sondages), toujours aussi convaincus d'être les "seuls vrais Québécois" qui "l'ont l'affaire" derrière leurs oeillères, toujours prêts à se jeter à l'eau, même quand "c'est gelé"... sinon vous êtes traître ou colonisé! C'est indiscutable!!!

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 1 novembre 2007 10h30
    Démocrate chatouilleux et susceptible
    Dans Bourgault, Jean-François Nadeau fait bien ressortir le fait que derrière le grand démocrate dont il donnait l'image se cachait un Lévesque chatouilleux et susceptible, et parfois hautement mesquin. Son attitude envers Bourgault n'a été rien d'autre qu'hyper dégueulasse. Cette attitude a rongé le projet d'une souveraineté dont René Lévesque ne voulait pas vraiment. Ça aurait fait tellement bien de s'entendre avec le Canada anglais.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 11h38
    @gilles bousquet
    le RIN s'est fait harakiri pour faire avancer la cause comme le RN a accepté la fusion avec le PQ pour la même raison. A partir de là, Lévesque a mené le show tout seul, tassant tous les séparatistes comme on disait à l'époque.

    Sa béquille de l'association on la traine encore aujourd'hui.
    Les sondages donnent généralement 25% à la souveraineté. Pour monter à 45% faut y ajouter la maudite béquille, béquille tout à fait inutile aujourd'hui avec le libre-échange continental.
    En fin de carrière, il s'est effondré devant Trudeau qui l'a roulé et devant Mulroney qui l'a endormi.
    Libérateur de peuple ti-poil? Mon oeil. Un loser.

  • Jacques Léger
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 11h48
    Ce sont amis que vent emporte
    Je ne sais trop que serait René Lévesque aujourd'hui ni comment il réagirait à nos débats. Cette société change à grande vitesse et cette nation s'ouvre sur le monde. Que ceux qui auraient tendance à répondre pour lui aient la décense de se calmer. La seule chose que je puis dire c'est qu'en son temps il fut cette flamme auprès de laquelle il faisait bon parfois de se réchauffer. Il fut de ceux qu'on voit partir à regret alors qu'on croyait déjà l'avoir oublié.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 11h58
    @Nestor Turcotte
    M. Nestor Turcotte écrit : «Si on avait suivi son élan, le Québec aurait été plus loin que ce qu'il nous proposait.»

    Ma réponse : M. Lévesque a été aussi loin que les Québécois le lui ont permis. Il n'est pas très utile de se demander si M. Lévesque était plus confédrationiste que souveraineté-associationiste ou preneur du beau risque. Le principal est de savoir que son gouvernement a beaucoup amélioré le sort des Québécois dans le Canada parce qu'ils ne voulaient pas, en assez grand nombre, en sortir.

    M. Lévesque ne voulait pas trop confronter et forcer la souveraineté du Québec pour finir avec la partition du Québec, la monnaie à négocier et tout le reste. Bourgault était plus vindicatif et n'aurait pas hésité une minute à couper les ponts avec le ROC même au risque que les affaires virent au vinaigre comme en Palestine où un peuple dit très démocrate en occupe un autre par les armes sans s'occuper des résolutions de l'ONU.

    Mme Marois a la bonne solution : Tenter de convaincre plus de Québécois de la souveraineté du Québec avant toutes choses. Elle ne pourra pas aller plus loin que l'intelligence collective des Québécois va choisir d'aller.

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 13h19
    Le respect Vs la Cage à Homard
    Bien des commentaires... nous font réaliser encore aujourd'hui que les pires ennemis de M.Lévesque n'étaient pas M.Trudeau ou les citoyens qui sont contents d'être nés au Canada, c'étaient les séparatistes purs et durs,hyper-paternalistes, pour qui les québecquois sont de stupides moutons qu'il faut conduire vers la terre promise.

    Ces gens ne sont pas des démocrates.Ils croient, comme M.Parizeau, qu'il faut une question piège pour nous prendre dans la cage à homard et qu'après nous ne pourrons plus reculer.Ces gens ont une croyance de type religieux accompagnée de pensée magique.Ils se foutent que les québecquois aient moins d'argent en poche suite à la séparation. Ils se foutent qu'après la séparation, les autres nations du Québec voudront tenir leur référendum et que les Cris (entre autres) voudront LEUR pays avec leur OR électrique...et que les citoyens du Québec se retrouveraient dans une situation moins intéressante qu'aujourdh'hui...IL faut croire à la cause ou mourir!!! Il y a les bons séparatistes et tous les autres sont de vils traitres.

    M.Lévesque, lui, respectait et aimait trop les québecquois pour les foutre dans le merdier de l'aventurisme. Cette noblesse le différencait de l'extrémisme des purs et durs.C'est ce démocrate respectueux des citoyens que les citoyens ordinaires manquent aujourd'hui, et que les séparatistes continuent à détester.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 1 novembre 2007 14h28
    @andré michaud
    Les Cris ont tenu, en 1995, un référendum où seul les Cris pouvaient voter. Les milliers de Blancs qui sont là-haut et qui ont sorti les Cris de leur sous-developpement atavique (allez voir leurs frères Cris en Ontario) n'ont pas eu le droit de vote. Seul les pure-cris ont pu voter.

    Personne ne s'en est offusqué. Au contraire on a souligné à travers le monde leur auto-détermination!

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
14 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012