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Identité - La FTQ et la CSN sont contre le projet Marois

La Presse canadienne   31 octobre 2007  Québec
Québec — Alliées naturelles du Parti québécois (PQ), la CSN et la FTQ n'hésitent pourtant pas à joindre leur voix au concert des critiques formulées envers le projet de loi 195 sur la citoyenneté qu'a déposé Pauline Marois.

Le PQ devra donc compter sans l'appui des grandes centrales syndicales s'il maintient son intention d'obliger les immigrants et les Canadiens des autres provinces qui s'installent au Québec à apprendre le français pour avoir le droit de se présenter aux élections provinciales, municipales et scolaires.

En conférence de presse, hier, le président de la FTQ, Henri Massé, qui avait appuyé officiellement le PQ lors des dernières élections générales du 26 mars, a demandé à Mme Marois de refaire ses devoirs et d'amender son projet de loi, en ce qui a trait aux droits éventuellement retirés aux nouveaux Québécois provenant des autres provinces canadiennes.

M. Massé est d'avis que les Canadiens ne doivent pas être traités sur le même pied que les immigrants de fraîche date.

«Ce qui me chatouille un peu dans ce projet de loi-là, c'est qu'on ramasse le monde du reste du Canada, on le met dans la même situation [que les immigrants], et cela amène un degré de difficulté qui est assez important», a-t-il soutenu.

Malgré les bonnes intentions de ses auteurs, le projet de loi doit donc être «retravaillé», selon lui.

Pour sa part, tout en reconnaissant que le projet de loi comporte des propositions intéressantes, la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, juge que la position défendue par le PQ revient à faire payer aux immigrants le prix de l'ambivalence des Québécois par rapport à la souveraineté.

«Spontanément, j'ai un peu de réserves à faire payer le prix à d'autres de notre indécision comme société québécoise», a-t-elle fait valoir.

Mme Carbonneau a nuancé son propos en disant que si le Québec était une «société normale», il pourrait, comme le font les pays souverains, imposer la maîtrise de la langue commune comme critère de citoyenneté. En attendant, «il faudra éventuellement envisager des amendements à ce volet-là», a-t-elle dit.
 
 
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